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Le PS présidé par un banquier :


Pour six ou sept réunions par an au conseil d'administration de Dexia, Elio Di Rupo va toucher 32.000 euros bruts. A ajouter à ce qu'il perçoit comme président du PS fonction pour laquelle il a estimé devoir gagner autant qu'un ministre, soit 202.340 euros, comme bourgmestre de Mons 120 000 euros et
comme député 120 000 euros. Il a récemment renoncé à la présidence des intercommunales IEH 17.726 euros, et Idea 37.913 euros, mais reste administrateur de cette dernière, comme de la société de logements Sorelobo. Il siège également au conseil de six asbl (comme président dans quatre d'entre elles) et préside quatre sociétés anonymes liées à la commune de Mons. C'est énorme par rapport au revenu imposable moyen des Montois, 20 fois moins élevé. C'est encore peu en regard de capitalistes comme la famille Boël. Si la fortune de celle-ci rapporte un minable taux de 5%, cela lui fait un revenu annuel de 41 millions d'euros. Et justement, une partie de cette fortune est placée en actions Belgacom, société privatisée par un certain? Elio Di Rupo.
En ce sens, le président du PS a bien sa place à Dexia, descendant du Crédit communal privatisé.Car le tableau de chasse de Di Rupo permet de lui décerner le titre de plus grand « privatisateur » de l'histoire de Belgique.Comme ministre, il a mené la privatisation de Belgacom, a vendu la Sabena à Swissair (désastre qui refait l'actualité), a signé le premier arrêté de libéralisation de laposte (ce qui revient à une privatisation puisqu'elle ouvre au privé des activités du public). Et il était à un poste clé,Vice-premier ministre ou président d'un PS au gouvernement, lors d'un grand nombre d'autres privatisations (voir tableau). Di Rupo a beau peaufiner son langage de gauche en direction des travailleurs de Belgique ou des alter mondialistes en forum au Brésil, les capitalistes continuent à savourer leur porto allègres: ils savent leur serviteur aussi habile que fidèle.Et n'oublions pas: 'il en a marre des parvenus....'

Le palmarès de Di Rupo:


1994
Privatisation SNI (Distrigaz)

Vice-Premier ministre

1995 Privatisation Belgacom

Ministre responsable

1995 Privatisation Sabena

Ministre responsable

1995 Privatisation SNCI (banque)
Vice-Premier ministre

1995 Privatisation INCA (banque)
Vice-Premier ministre

1996 Privatisation Crédit communal
Vice-Premier ministre

1998 CGER totalement privatisée
Vice-Premier ministre

1999 Libéralisation Poste (> 350 gr.)
Ministre responsable

2000 Privatisation OCCH (banque)

Président du PS

2003 Libéralisation rail (fret)

Président du PS

2004 Belgacom en Bourse

Président du PS

2004 Privatisation Biac
Président du PS

 

 

Les gauches en wallonie sont des partis démocratiques ?  Pour la liberté d'expression ?  Pour la liberté d'opinion ?  Pour la liberté de penser ?  Pour la liberté de religion ou pas ?  Pour le vivre ensemble (dans le sens vivre paisiblement avec des gens différents) ?     Pour la liberté de circulation ? 

La réponse est NON car il faudra qu'on m'explique pourquoi le président du parti CHRETIEN Emmanuel Colbrant reçoit régulièrement des visites assez spéciale à son domicile privé comme ce 19/4/2017 où il a eu "la joie" de voir Grégory Devos le secrétaire des Jeunesses Socialistes de binche, secrétaire du syndicat CGSP/ADMIS (FGTB) administration communale de Binche et grand ami du député bourgmestre PS Laurent Devin etc..., propriétaire d'un blog communiste (pro PTB) http://le-drapeau-rouge.skynetblogs.be/ , etc... venir à la porte de son domicile avec UN COUTEAU en main !!! Cette fois-ci la scène qui a été filmée est diffusée !

Regardez donc l'article et la petite vidéo publiée par les journaux du groupe sudpresse afin de vous faire une idée de la gauche qui exerce une dictature digne de la corée du nord ou de cuba : http://www.lanouvellegazette.be/…/binche-ivre-il-est-filme-faisant-l-idiot-et-c-est-le-buzz ...

Je me demande si on va faire cela au domicile d'Elio Di Rupo ou des présidents du MR-CDH-ECOLO etc... ?  Finalement le parti CHRETIEN a plus à craindre des partis politiques des gauches que des terroristes musulmans !!

CHRETIEN n'a encore pour l'instant jamais eu un seul problème avec un seul musulman... par contre avec les militants de gauche là on ne peut pas en dire autant !!

 

 

 

Publié le Lundi 24 Avril 2017 à 20h07

 

Régions > Centre > Actualité

 

Binche: ivre, il est filmé faisant l'idiot et c'est le buzz !

 

Rédaction en ligne

 

Cette vidéo fait le buzz depuis quelques jours à Binche. Ce jeudi, Emmanuel Colbrant, président d’un parti politique chrétien qu’il a fondé récemment, a pris la décision de poster sur Youtube une vidéo d’un militant PS qui passait devant chez lui et qui a eu un comportement interpellant devant la maison d’Emmanuel. Grégory Devos, militant PS, explique aisément cette petite marque d’humour.

 

D.Claes

C’est le couteau qui a effrayé l’occupant de la maison.

 

Les faits se sont produits mercredi dernier, alors que Grégory Devos repartait après avoir passé la journée en ville pour le départ de la Flèche Wallonne.

Découvrez les détails de cette séquence vidéo et les explications de Grégory Devos dans nos éditions digitales.

 

 

 

- AVIS A l'ELECTORAT CHRETIEN QUI VOTAIT PS JUSQU'EN 2014 ET VOTERA PTB EN 2019: LE PS-PTB ETANT DEVENU DE CONFESSION RELIGIEUSE MUSULMANE ET S'ATTAQUANT AUX CHRETIENS, IL NE VOUS RESTE PLUS COMME UNIQUE SOLUTION EN TANT QUE CHRETIEN DE VOTER EN 2019 POUR LE PARTI "CHRETIEN" ! Regardez donc comment les gauches traitent le président de CHRETIEN: même les musulmans n'ont jamais osé faire ce genre d'acte ni au domicile, ni dans les lieux publics où se trouve le président de CHRETIEN ... c'est tout dire sur le genre d'individus que comportent les gauches !!! :
 
http://www.lanouvellegazette.be/1831879/article/2017-04-24/binche-ivre-il-est-filme-faisant-l-idiot-et-c-est-le-buzz

 

- AVIS A l'ELECTORAT CHRETIEN QUI VOTAIT cdH JUSQU'EN 2014: LE cdH ETANT DEVENU DE CONFESSION RELIGIEUSE MUSULMANE DEPUIS 2002, IL NE VOUS RESTE PLUS COMME UNIQUE SOLUTION EN TANT QUE CHRETIEN DE VOTER EN 2019 POUR LE PARTI "CHRETIEN" !

 

- AVIS A l'ELECTORAT CHRETIEN QUI VOTAIT Laurent Louis JUSQU'EN 2014: Laurent Louis ETANT DEVENU DE CONFESSION RELIGIEUSE MUSULMANE DEPUIS 2014, IL NE VOUS RESTE PLUS COMME UNIQUE SOLUTION EN TANT QUE CHRETIEN DE VOTER EN 2019 POUR LE PARTI "CHRETIEN" !

 

 

 

LA RUSSIE NE VEUT PLUS DE MARX ET DU COMMUNISME !   LA WALLONIE NE VA TOUT DE MÊME PAS VOTER POUR EUX EN 2018-19   DISONS NON AU PTB !

Les Russes ont rejeté Marx et retrouvé Jésus. L'Église orthodoxe russe renaît de ses cendres après 75 ans de persécution communiste. Ce renouveau spirituel traverse toutes les couches de la société et aujourd'hui il n'y a même plus assez d'églises pour tous les croyants !

 

https://www.youtube.com/watch?v=FjNHcwaWaK8

 

 

 

 

 

Publié le Lundi 18 Septembre 2017 à 07h07

 

Hupkens, patron de la Fédé, plaide pour des discussions avec Ecolo et le PTB pour des coalitions de gauche

 

G.G.

 

Cinq mois après son élection à la tête de la Fédération liégeoise du PS, forte de 15.000 militants, Jean-Pierre Hupkens estime qu’elle a déjà changé, notamment via une remobilisation des troupes via notamment une université d’automne. Et de plaider pour des coalitions le plus à gauche possible.

 

 

 


Hupkens
: «
Nous devons poursuivre nos mesures morales et éthiques. Mais il n’y a pas que ça...
»

S.K.

Hupkens : « Nous devons poursuivre nos mesures morales et éthiques. Mais il n’y a pas que ça... »

 

Vous êtes président de la Fédé du PS liégeois depuis cinq mois maintenant. Comment appréhendez-vous cette rentrée politique ?

Elle sera dans la droite ligne de ce que l’on a dit durant la campagne pour la présidence de la Fédération, avec comme thème central de rendre la parole aux militants. Nous aurons aussi la chance d’avoir le congrès final du « chantier des idées » du PS, ici à Liège, le 26 novembre. Et puis, parallèlement, nous lançons d’autres initiatives...

> Retrouvez l’interview de Jean-Pierre Hupkens dans son intégralité sur nos éditions digitales

> Le président de la Fédération liégeoise du PS envisage des alliances à gauche de la gauche.

 

 

 

 

Zuckerberg : « Je connais trop de personnes qui n’ont jamais osé réaliser leurs rêves. Le revenu de base peut changer la donne. »

 

Lara Deraes
Par Lara Deraes – mercredi 12 juillet 2017 – 

 

Crédit photographique : Shutterstock

 Au cas où cela vous aurait échappé : récemment, Mark Zuckerberg est allé chercher son diplôme à la prestigieuse université d’Harvard. Il y a douze ans, il quittait le campus, abandonnant ses études. Malgré cela, le voilà à présent diplômé par l’institution de renom qui l’a reçu comme un prince ou presque.

 

Discours de fin d'études

 

Parmi les honneurs qui lui étaient réservés, Zuckerberg a pu s’adresser aux autres étudiants. Dans son allocution, il a, entre autres évoqué, l’idée du revenu de base, un revenu gratuit versé à chaque citoyen.

 

 

Mark Zuckerberg, fraîchement diplômé, en compagnie de ses parents.

 

 

 

Zuckerberg est un fervent défenseur du revenu de base. « Nous devons évoluer vers une société qui mesure ses progrès à l’aide de standards économiques comme le PIB, mais aussi sur base du nombre de personnes heureux de ce qu’ils réalisent de leur vie, » a dit Zuckerberg dans son allocution. « Nous devons continuer à explorer des concepts tels que celui du revenu de base, pour offrir à tous un filet de sécurité permettant d’essayer de nouvelles choses. Je connais trop de personnes qui n’ont jamais concrétisé leurs rêves, à défaut d’une bouée de secours. »

 

« Nous devons continuer à explorer des concepts tels que celui du revenu de base»

 


Sujet brûlant à Silicon Valley

 


C’est la première fois que Zuckerberg se prononce en faveur du revenu de base. Avant lui, d’autres icônes de la Silicon Valley – comme Elon Musk – avaient déjà défendu cette idée.

 

La mutation qui s’opère dans notre société, mais aussi l’essor des robots et de l’IA plaide pour l’idée du revenu de base. « Vu les évolutions technologies constantes, nous avons de plus en plus besoin d’une société qui encourage l’apprentissage continu. Certes, donner à tous la liberté de découvrir son objectif personnel et de tout mettre en œuvre pour l’atteindre coûtera beaucoup d’argent. Des personnes comme moi devront mettre la main au portefeuille. »

 

 

Le Samusocial n’est pas un cas isolé: voici ce qu'ont touché deux élus MR via le CHU Brugmann

Pa. D. Publié le jeudi 15 juin 2017 à 12h07 - Mis à jour le jeudi 15 juin 2017 à 12h24

D’autres structures liées au CPAS de la Ville offrent des rémunérations élevées.

Mis sous pression, le CPAS de la Ville de Bruxelles a fini par remettre aux deux ministres régionaux de tutelle, Céline Fremault (cdH) et Pascal Smet (SP.A), le cadastre de ses structures annexes et des rémunérations des mandataires. Si les montants élevés perçus par les membres du bureau du Samusocial ont particulièrement choqué l’opinion publique en partie parce qu’il s’agit d’une ASBL à finalité sociale, le cadastre permet de constater que d’autres structures liées au CPAS de la Ville offrent également d’importantes rémunérations à leurs administrateurs.

Ainsi, Pascale Peraita (PS) a touché 12.541 € en 2015 et en 2016 en présidant la Société Anonyme Bruxelloise des Habitations (SABH), une structure autrefois créée pour reloger les personnes expropriées dans le cadre de la création de la jonction Nord-Midi. Les mandataires Michel Barnstijn (PS) et Christophe Pourtois ont tous les deux perçu un montant forfaitaire de 6.000€ en 2015 et 2016.

D’autres montants élevés sont octroyés au travers du CHU Brugmann: 32.365,56€ pour Christophe Pourtois (MR - au dessus à droite sur la photo d'illustration) et 24.274€ pour Alain Nimegeers (en dessous à droite sur la photo d'illustration), un conseiller communal qui avait quitté DéFI en 2013 pour rejoindre le MR dans la majorité. Grâce au CHU Saint-Pierre où elle préside le conseil d’administration, Pascale Peraita a également touché plus de 32.000€ par an.

L’une des structures mentionnées dans le cadastre attire particulièrement l’attention : le CHU Bxl (Centre hospitalier universitaire de Bruxelles). Nébuleuse, cette association Chapitre 12 a été mise sur pied pour fédérer les hôpitaux publics de la Ville de Bruxelles (CHU Brugmann, CHU Saint-Pierre, Institut Bordet et Huderf). Initiée par Yvan Mayeur (PS), la création de cette structure de droit public en 2015 avait été jugée peu judicieuse par le député bruxellois Bernard Clerfayt (DéFI).

"Sous prétexte de réaliser des économies d’échelle, il a mis sur pied cette structure qui fait doublon avec le réseau Iris qui coordonne déjà tous les hôpitaux publics bruxellois depuis plus de dix ans. Aujourd’hui, on se rend compte que cela coûte de l’argent sans savoir s’il y a eu un retour sur investissement", commente l’élu amarante.

Alors, une coquille vide le CHU Bxl ? Cette association a en tout cas permis de bien rémunérer les membres de son bureau : Christophe Pourtois et Pascale Peraita ont ainsi touché respectivement pas moins de 32.000€ et 20.000€ en 2016 et en 2015. D’autres mandataires de la Ville siègent dans ce bureau mais leur rémunération n’est pas reprise dans ce cadastre concernant uniquement les élus du CPAS. C’est le cas du bourgmestre démissionnaire Yvan Mayeur qui préside le CA du CHU Bxl, du chef de groupe MR Jacques Oberwoits, qui officie comme vice-président, ou encore de l’échevine Faouzia Hariche (PS).

Ce cadastre permet en outre d’y voir plus clair sur le salaire complet perçu par l’ancienne présidente du CPAS Pascale Peraita. En ajoutant à son salaire principal les montants énoncés plus haut ainsi que les 17.080€ du Samusocial, le total s’élève à plus de 200.000€.

Lundi, la Ville de Bruxelles a annoncé qu’un cadastre complet des très nombreuses associations et mandats serait bientôt présenté à l’opposition afin de travailler sur la gouvernance.

 

 

Publié le Jeudi 15 Juin 2017 à 10h19

Après le Samusocial, les Cuisines Bruxelloises? Les membres du bureau, dont Faouzia Hariche (PS), toucheraient 19.500€ bruts par an!

Belga

A l’image du Samusocial, l’ASBL Les Cuisines Bruxelloises a également attribué des rémunérations importantes à des mandataires politiques siégeant dans son organe de gestion. C’est ce qu’écrivent jeudi les journaux flamands De Morgen et Het Laatste Nieuws.

A.B.

Les Cuisines Bruxelloises ont pour mission de fournir des repas aux enfants des écoles et des crèches, aux patients des hôpitaux, aux résidents de homes et aux services administratifs du CPAS. La présidente du conseil d’administration de l’ASBL est Faouzia Hariche (PS), actuellement bourgmestre faisant fonction à Bruxelles-ville dans l’attente de la prestation de serment de Philippe Close (PS).

Selon ces journaux, Mme Hariche cumulait jusqu’en 2015 vingt-et-un mandats, dont sept rémunérés.

Le conseil d’administration des Cuisines Bruxelloises compte de nombreux mandataires politiques, lesquels touchent 77 euros de jeton de présence par réunion. Mais comme au Samusocial, un nombre d’administrateurs siègent également au Bureau de l’ASBL où les rémunérations sont beaucoup plus élevées.

Les quotidiens flamands évoquent un montant de 19.500 euros bruts par an, une somme supérieure à ce que Yvan Mayeur et Pascale Peraïta ont perçu au Samusocial, soulignent-ils.

 

 

 

Publié le Jeudi 15 Juin 2017 à 13h07

Un décumul des mandats ferait des ravages chez nos élus: un député sur deux serait concerné!

Ch.C.

D’après notre enquête, s’il était appliqué demain aux députés fédéraux, du gouvernement wallon et aussi flamand, le décumul des mandats ferait des ravages chez nos élus. Tous les partis seraient touchés. Certains bien plus que d’autres.

Exclusivité Sudpresse

NEWS

Député et bourgmestre ou échevin, président de CPAS, députés provinciaux... Ils sont nombreux, aujourd’hui, les élus à cumuler les fonctions. Certains le font avec la conviction que leur connaissance du terrain au niveau communal est précieuse à remonter dans l’hémicycle fédéral ou régional.

 Mais avec l’accumulation des affaires, le temps est au changement, à la transparence. Le PS, fortement touché, n’a plus d’autre choix que de tenter de montrer l’exemple et de proposer un décumul des mandats pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être avant les prochaines élection

> Quelles seraient les conséquences de cette décision si elle était appliquée à tous les députés?

> Lesquels seraient concernés?

> Quel coût et quels avantages pour la démocratie aussi?

> Quels partis sont les champions actuels du cumul?

 

 

 

Publié le Mardi 13 Juin 2017 à 10h09

Le frère d'Yvan Mayeur et la fille de Laurette Onkelinx ont travaillé au Samusocial: "J'ai l'ai vue deux fois, deux fois elle buvait du champagne avec la direction"

Rédaction en ligne

Selon de Morgen, le frère d’Yvan Mayeur mais également la fille de Laurette Onlelinx avaient un travail au sein de l’ASBL bruxelloise Samusocial. Ce lundi, le parquet de Bruxelles avait procédé à des perquisitions dans les locaux du CPAS de Bruxelles dans le cadre de l’enquête.

Photonews

Le quotidien flamand De Morgen affirme que le frère d’Yvan Mayeur et la fille de Laurette Onkelinx ont travaillé au Samusocial, une ASBL qui s’occupe de l’accueil de sans-abri à Bruxelles : « J’ai l’ai vue deux fois. Deux fois elle buvait du champagne avec la direction », explique une source à nos confrères au sujet de la fille de la socialiste.

Une série de perquisitions avait été exécutée lundi après-midi dans les bureaux du CPAS de la Ville de Bruxelles en lien avec l’enquête relative au Samusocial. Le parquet de Bruxelles a saisi un juge d’instruction dans le cadre d’une mini-instruction afin de faire procéder aux perquisitions. Il est apparu la semaine dernière que les membres du conseil d’administration du Samusocial, une ASBL qui s’occupe de l’accueil de sans-abris à Bruxelles, se voyaient attribuer des jetons de présence pour des réunions qui n’ont potentiellement pas eu lieu.

 

 

 

Publié le Mardi 13 Juin 2017 à 06h27

Mayeur et Peraïta devront rembourser: la Région peut réclamer les jetons non justifiés

M.B.

Des perquisitions ont été menées ce lundi dans les bureaux de la présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles, Pascale Peraïta, en lien avec l’affaire du Samusocial. Yvan Mayeur et Pascale Peraïta devront-ils rembourser les pseudo « jetons de présence » touchés alors qu’ils étaient membres du bureau du CA du Samusocial ? Oui, sans aucun doute possible, répond le député régional bruxellois Emmanuel De Bock, référence légale à l’appui.

 

Mal pris, Pascale Peraïta et Yvan Mayeur.

Belga

Mal pris, Pascale Peraïta et Yvan Mayeur.

Des perquisitions ont eu lieu lundi midi, rue Haute à Bruxelles, dans les locaux du CPAS de la Ville de Bruxelles et plus précisément dans les bureaux de la présidente, Pascale Peraïta. Un juge d’instruction a autorisé cette opération à la demande du parquet de Bruxelles, dans le cadre de ce qu’on appelle une « mini-instruction. »

 

 

 

 Publié le Lundi 12 Juin 2017 à 16h22

 

Perquisitions au CPAS de la Ville de Bruxelles après le scandale du Samusocial

 

Rédaction en ligne

 

Nous venons d’apprendre que les locaux du siège social du CPAS de la Ville de Bruxelles ont été perquisitionnés sur le temps de midi. Des sources nous confirment que plusieurs policiers étaient présents suite au scandale du Samusocial. Selon nos informations, c’est principalement les bureaux de la présidence qui étaient visés, donc ceux de madame Peraïta.


 

Le parquet de Bruxelles n’a, à ce stade, pas souhaité faire de plus amples commentaires concernant cette information. Ce dernier attend le feu vert du juge d’instruction en charge du dossier pour communiquer au sujet des suites que pourrait prendre l’affaire du Samusocial.

 

 

Nous apprenons également que le bureau d’Yvan Mayeur (PS), au sein de l’Hôtel de Ville, pourrait également faire l’objet d’une perquisition dans les prochaines heures.

 

Le dossier du Samusocial reste toutefois au stade de l’information judiciaire, bien que le parquet ait dû avoir recours à l’ordonnance d’un juge d’instruction pour effectuer ces perquisitions.

 

 

Publié le Samedi 10 Juin 2017 à 09h04

Les communes ont payé 132 millions de trop à Electrabel pour ses parts dans Ores

Belga

Un rapport de 2014 de la banque d’affaires Leonardo juge que les communes ont racheté les parts d’Electrabel dans l’intercommunale Ores à un prix largement supérieur à leur valeur de marché, rapporte samedi L’Echo.

Photo News

L’accord conclu en 2014 entre Electrabel et les représentants des 197 communes wallonnes actionnaires du réseau de distribution de gaz et d’électricité prévoyait un prix de cession de 407 millions d’euros pour les 25 % d’Electrabel dans Ores Assets, principale intercommunale wallonne de distribution de gaz et d’électricité. Mais la banque d’affaires situe en fait leur valeur de marché entre 248 et 304 millions. Le milieu de la fourchette, 275 millions, représente donc un écart de 132 millions par rapport au prix de cession convenu, chiffre Leonardo.

Ce rapport peut être un élément clé, souligne L’Echo, dans le débat qui agite le parlement wallon sur le prix payé par les communes wallonnes pour racheter les 25 % qu’Electrabel détenait encore dans Ores.

 

Publié le Samedi 10 Juin 2017 à 12h19

Yvan Mayeur, l'argent Samusocial et l'avenir: le futur ex-bourgmestre de Bruxelles ne sera pas député et n'aura pas d'indemnités de sortie

D.Sw. et M.B.

Voici les réponses aux questions qui restent ouvertes après la démission du bourgmestre de la Ville de Bruxelles.


Yvan Mayeur et Pascale Peraïta, le «
couple
» le plus détesté de Bruxelles.

Sergio Bianchini

Yvan Mayeur et Pascale Peraïta, le « couple » le plus détesté de Bruxelles.

Combien Yvan Mayeur et Pascale Peraïta ont-ils gagné au total sur le compte du Samusocial ?

Le chiffre n’est pas encore disponible. Mais nul doute que la commission d’enquête mise sur pied par le parlement bruxellois aura à cœur de faire la lumière sur cette question. Sur les seules trois dernières années, cela doit représenter environ 100.000 euros à eux deux.

Quel budget cela représentait-il pour l’ensemble des administrateurs ?

On ne possède pas encore le décompte total. Mais en 2014 et 2015, lui et Pascale Peraïta ont perçu deux tiers du budget prévu pour les administrateurs de l’ASBL. En 2015, ils sont ainsi chacun perçu 18.900 euros brut, soit 37.800 euros sur un budget total de 56.000 euros.

Mayeur député ?

Non, c’est certain ! Comme il est suppléant à la Chambre, pour le (re)devenir, il aurait dû compter sur la démission de la députée Karine Lalieux. Comme celle-ci ne devient pas bourgmestre, elle restera députée. Et elle ne démissionnera certainement pas car elle est très attachée à son travail parlementaire.

Percevra-t-il des indemnités de sortie ?

Non, il ne recevra ni indemnité de préavis ni prime de départ (…).

 

 

Publié le Jeudi 8 Juin 2017 à 08h03

"Je percevais 700 euros net par mois, je comprends que cela fasse débat", déclare Yvan Mayeur

Belga

Au cœur des récentes révélations sur la gestion controversée du Samusocial à Bruxelles, le bourgmestre de la ville, Yvan Mayeur (PS) se dit «étonné» de la proposition d’une commission d’enquête. «Je n’ai rien à cacher, le Samu doit faire la transparence sur son fonctionnement, pas de problème. Et s’il y a eu des erreurs, des maladresses, il faudra les reconnaître, les assumer».

C’est ce qu’affirme l’ancien membre du bureau du Samusocial dans un entretien accordé au Soir jeudi.

Il déplore «une réponse maladroite» de Pascale Peraïta, administratrice-déléguée démissionnaire du Samusocial, sur l’utilisation de l’argent public qui a «provoqué un amalgame qui a créé une légitime émotion populaire. Qui n’est rationnellement pas fondée. L’ensemble de l’argent est destiné à la cause de terrain et à l’organisation du travail. Tout le monde le sait, les médias le savent...».

M. Mayeur affirme avoir perçu «en net, avec les ponctions en fiscalité, 700 euros par mois». «C’est beaucoup, oui, je peux comprendre que ça fait débat. Et en même temps, il y avait, et il y a toujours, une justification liée à la masse de tâches accomplies», argumente-t-il.

En réserve des instances du PS

Interrogé sur l’éventualité de rembourser les émoluments perçus, M. Mayeur estime ne pas «avoir de difficultés», mais ne veut pas être accusé d’avoir perçu de l’argent indûment et réfléchit donc à «une autre manière de procéder.»

L’intéressé indique encore se mettre en réserve de toutes les instances du PS, dont le bureau politique, «pour ne pas embarrasser le parti» et «tant que la clarté et la sérénité ne seront pas pleines et entières».

 

Soupçon d'irrégularités au Parlement : une enquête ouverte au parquet de Bruxelles

Ju. B. (avec Belga) Publié le vendredi 26 mai 2017 à 15h27 - Mis à jour le vendredi 26 mai 2017 à 15h28

Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête, à la suite de faits qui se seraient déroulés à la Chambre des représentants, a indiqué à La DH son porte-parole, Denis Goeman."Une information judiciaire a été ouverte par la section financière du parquet, au sujet d'éventuelles irrégularités et infractions pénales", a-t-il précisé.

Les faits ont été dénoncés mercredi par Siegfried Bracke (N-VA), le président de la Chambre. "Je ne vais rien couvrir", affirmait-il ce matin dans Het Laatste Nieuws et De Morgen. Selon des informations issues de plusieurs médias, de l'argent aurait été versé au noir à des fonctionnaires responsables de la gestion du fonds de pension des députés.

Des témoins rapportent comment des fonctionnaires ont reçu des primes non taxées pendant une trentaine d’années. Le secrétariat du parlement de l’OTAN, un groupe de députés qui rencontrent régulièrement des parlementaires d’autres pays membres de l’OTAN, est concerné cette fois.

En interne aussi le président de la Chambre compte prendre des actions. "Il faut faire la lumière sur tous les services de la Chambre. Tout doit être mis à jour. Je vais enquêter sur le fond de l’affaire", a affirmé M. Bracke.

 

 

Publié le Vendredi 26 Mai 2017 à 22h31

Scandale à l'ISPPC à Charleroi: des budgets Inami pour la dentisterie n'auraient pas abouti dans les caisses des hôpitaux

Rédaction en ligne

Lire aussi : Philippe Lejeune (PS) bel et bien suspendu de ses fonctions de Directeur Général des Hôpitaux

Le conseil d’administration de l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC), réuni vendredi pour examiner le sort à réserver au directeur général de l’institution, s’est également penché sur des montants qui auraient été versés par l’Inami à destination des services de dentisterie, sans y parvenir.

Un courrier en ce sens est parvenu mercredi à l’administrateur général de l’institution, Laurent Levêque, ainsi qu’aux membres du conseil médical de l’ISPPC, a-t-on appris vendredi.

En confirmation de ce courrier, il est apparu que d’importants montants versés par l’Inami et destinés aux stagiaires en dentisterie de l’institution ne seraient pas parvenus dans les caisses de l’ISPPC. Il est convenu que pour chaque stagiaire en dentisterie, l’Inami débourse environ 12.000 euros, destinés à couvrir les frais d’encadrement de ces stagiaires, endossés par l’ISPPC. Or, selon le courrier parvenu aux responsables médicaux de l’ISPPC, ces montants auraient été détournés en direction d’une responsable.

Le préjudice actuellement chiffré concernerait 12 à 14 stagiaires, et aurait déjà donné lieu, l’an dernier, à des malversations s’élevant à 240.000 euros.

Le courrier dénonçant ces possibles agissements a été transmis au parquet de Charleroi et fait l’objet d’une enquête interne, avec notamment l’audition de la responsable du service, actuellement absente, indique encore le conseil d’administration de l’ISPPC.

Le directeur général des hôpitaux, le docteur Philippe Lejeune, a été suspendu de ses fonctions vendredi soir par le conseil d’administration.

 

 

Une prime polémique à 8.000€ dans le mini-ministère bruxellois en charge de la fiscalité

Julien Thomas Publié le samedi 27 mai 2017 à 09h18 - Mis à jour le samedi 27 mai 2017 à 09h21

Entre 110 et 150 employés du ministère bruxellois chargé de la fiscalité vont toucher ensemble un million d’€ en primes.

Entre 110 et 150 employés du nouveau mini-ministère bruxellois en charge de la fiscalité (Service public régional de Bruxelles Fiscalité ou SPRBF) percevront, dès 2017, une prime annuelle de 8.000 d’euros. Un montant non négligeable qui aura un coût d’environ un million d’euros pour les finances bruxelloises et qui fait grincer des dents chez un certain nombre d’autres travailleurs de l’administration bruxelloise, qui ne bénéficieront aucunement de cette nouvelle prime. Certains employés n’hésitent pas à parler d’un deux poids et deux mesures, tandis que le cabinet du ministre bruxellois des Finances, Guy Vanhengel (Open VLD), justifie cette prime par la complexité du paysage fiscal auquel doivent faire face les employés concernés.

La majorité régionale (PS-cdH-Défi-Open VLD-CD&V-SP.A) aura créé au moins sept nouvelles structures administratives (OIP ou mini-ministères autonomes) durant cette législature, chaque fois en affichant l’objectif d’une plus grande efficacité.

Comme La DH l’a relaté à différentes reprises, des craintes concernant une diminution du contrôle parlementaire et une réduction de la responsabilité des ministres de tutelle ont été émises par l’opposition, mais aussi par des partenaires de la majorité (PS-Défi-cdH).

C’est dans ce cadre que le mini-SPRB Fiscalité a vu le jour en janvier avec à sa tête Dirk De Smedt, étiqueté Open VLD à l’instar de son ministre de tutelle. Au même moment, le gouvernement bruxellois a approuvé la mise en place d’une prime annuelle et indexée chaque année pour un certain nombre d’employés contractuels et statutaires.

 

Du côté du cabinet de Guy Vanhengel, on rappelle que la prime est légale et existait déjà, bénéficiant au personnel de la direction de la gestion de la dette et de la gestion de la trésorerie. "Ces fonctionnaires sont responsables de la mise en œuvre d’une réforme fiscale sans précédent et d’une harmonisation des instruments fiscaux au niveau régional et communal".

 

Julien Thomas

 

 

Publié le Mardi 16 Mai 2017 à 09h32

Dénonciations graves à l'ISPPC: "Corruption et abus" (Exclusif)

Loïc Dévière

Ce lundi, un nouveau C.A. avait lieu à l’ISPPC. À la base, il s’agissait avant tout de valider toute une série de formalités administratives. Mais dans les points divers, un mail anonyme reçu par bon nombre d’administrateurs a éveillé l’intérêt de chacun.


Lejeune est accusé, mais le mail est anonyme. Prudence, donc...

D.G.

Lejeune est accusé, mais le mail est anonyme. Prudence, donc...

Il y était question de corruption pour des marchés publics, mais aussi de la prétendue utilisation des cuisines de l’institution par Philippe Lejeune pour son bal du bourgmestre de Merbes. Des accusations tellement graves que l’ISPPC a pris toute une série de mesures.

Bien sûr, les mails anonymes ne sont pas toujours les plus courageux. Et les informations qu’ils contiennent sont toujours à prendre avec des pincettes, c’est un euphémisme. Surtout quand ils partent dans tous les sens comme celui évoqué ce lundi soir à l’occasion du conseil d’administration de l’ISPPC. Visiblement, on y évoque en bref de la corruption pour différents marchés publics, à coups de voyages ou d’enveloppes. Mais aussi du matériel qui aurait visiblement disparu.

 

 

L'interview choc de la patronne du Forem: "Il n'y aura pas de l'emploi pour tous"

 Julien Thomas Publié le mardi 16 mai 2017 à 07h35 - Mis à jour le mardi 16 mai 2017 à 10h34

 

Belgique La patronne du Forem évoque les grands défis à venir en termes d’emploi.

"De manière globale, le Forem n’a, à ce jour, pas atteint l’ensemble des objectifs fixés par le contrat de gestion 2011-2016", concluait le rapport d’évaluation externe sur la mise en œuvre par le Forem de ses deux principales missions : l’accompagnement et la formation des demandeurs d’emploi wallons. Le nombre de personnes accompagnées est en effet passé, en cinq ans, de 108.000 à 89.000, soit une diminution de 17 % alors que l’objectif initial était de 130.000. Sur le plan de la formation, les chiffres ne sont également pas positifs, le nombre de demandeurs d’emploi ayant bénéficié, entre 2012 et 2015, d’une formation a ainsi baissé de 8,85 %, passant de 41.492 à 37.822 personnes. L’administratrice générale du Forem Marie-Kristine Vanbockestal revient pour La DH sur ces objectifs non atteints, les contextualise et évoque également les défis à venir en termes de mise à l’emploi dans le sud du pays.

Revenons sur cet audit externe du Forem…

"Je voudrais d’abord dire qu’au sujet du précédent contrat de gestion, la presse a évoqué un audit. Or, dans l’imaginaire, un audit est connoté négativement et relève d’une démarche extraordinaire. Ce n’était pas le cas. De plus, il y a tout simplement un ensemble d’éléments qui ont été évalués positivement. Par exemple, nous avons grandement amélioré nos relations aux entreprises. On a deux cibles au Forem : le demandeur d’emploi et les entreprises. Et le taux de satisfaction augmente grandement. Le Forem souffre d’un manque de notoriété dans le milieu entreprenarial mais quand une entreprise a fini par entrer en contact avec le Forem, on constate un phénomène de bouche à oreille qui se met en place. Il faut également indiquer qu’il y avait une inflation d’objectifs dans le contrat de gestion, dont la première et non la moindre était une réforme de structure. Cette réforme est presque finalisée. Puis, il y a aussi eu la réforme de l’État qui a demandé de l’énergie et n’était pas prévue."

 

 

Publié le Dimanche 30 Avril 2017 à 14h36

Inès El Khannouss, fille du premier échevin et échevin des Sports de Molenbeek-Saint-Jean, inculpée dans le cadre de la filière terroriste de Jumet

Rédaction en ligne

Selon nos confrères de RTL-TVI, Inès El Khannouss, la fille d’Ahmed El Khannouss, premier échevin et échevin des Sports de Molenbeek-Saint-Jean, a été inculpée dans le cadre de la filière terroriste de Jumet.


Elle est la fille de l’échevin Ahmed El Khannouss.

Elle est la fille de l’échevin Ahmed El Khannouss.

Elle comparaîtra devant un tribunal correctionnel avec six autres inculpés. La jeune femme avait été arrêtée en février dernier.

Ahmed El Khannouss a réagi par communiqué auprès de nos confrères à cette information peu avant midi ce dimanche. Il a indiqué être choqué par les amalgames faits dans cette affaire et a tenu à donner plusieurs précisions. "Le seul élément qui explique la citation du nom de sa fille dans le dossier est basé sur le fait qu'elle est tout simplement tombée amoureuse, à l'insu de ses parents, d'un des inculpés qui lui avait caché ses activités et idées. Il s'agit d'une étudiante épanouie au comportement irréprochable mais qui a été la victime naïve d'une relation amoureuse faussée",.

"Comme elle l'a déclaré de manière très claire à la justice, elle n'a jamais défendu de thèses radicales, a toujours pratiqué l'Islam modéré et ouvert de ses parents et a toujours dénoncé toute radicalisation dans la société. Tous les éléments du dossier le démontrent. Il n'est donc pas question dans cette affaire de la moindre activité en lien avec le terrorisme mais juste d'une simple histoire d'amour malheureuse", précise-t-il.

 

 

 

Publié le Samedi 22 Avril 2017 à 08h03

 Charleroi: le parquet ouvre une information sur les rémunérations à l'Intercommunale de Santé Publique

 

Belga

 

Le parquet de Charleroi confirme avoir ouvert une information judiciaire sur l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC). Des doubles jetons de présence étaient versés à 18 administrateurs depuis 2008. L’actuel président, Nicolas Tzanetatos, sera auditionné comme témoin lundi prochain par la police judiciaire fédérale.

 


Nicolas Tzanetatos, actuel président de l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC)

Photo News

Nicolas Tzanetatos, actuel président de l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC)

 

Le 18 janvier dernier, en marge du scandale Publifin, une anomalie a été constatée dans la comptabilité de l’ISPPC. Il est en effet apparu que 18 administrateurs percevaient des doubles jetons de présence depuis 2008, soit un montant total de 150 à 250.000 euros.

 

Selon les membres du conseil d’administration, l’explication réside dans le fait que le comité de secteur et le CA se réunissaient le même jour. Or, le système de perception a perduré lorsque la règle a été modifiée en 2008.

 

Par ailleurs, les émoluments du directeur général, Philippe Lejeune, ont émoustillé une partie des médias puisqu’ils dépassaient le plafond autorisé pour atteindre 330.000 euros. Là encore, une explication a été avancée : l’intéressé, qui est aussi médecin, n’est pas employé par l’ISPPC, mais se fait rétribuer via sa société.

 

Le parquet a confirmé ce vendredi qu’une information judiciaire était ouverte afin d’écarter tout soupçon de fraude organisée. A ce stade, rien d’illégal n’a été décelé. L’actuel président de l’ISPPC, Nicolas Tzanetatos (en place depuis 2013), sera auditionné lundi en tant que témoin par l’Office Central de la Répression de la Corruption (OCRC).

«Je n’ai aucune crainte. Je suppose que je devrai apporter des précisions aux enquêteurs», explique ce dernier qui ajoute que l’anomalie des doubles jetons de présence était passée inaperçue, y compris auprès de la tutelle, et qu’aucun administrateur ne se savait dans l’illégalité jusqu’à ce que le problème ne soit détecté. La procédure de remboursement est d’ailleurs engagée

 

 

Miller: «Se dire socialiste et jouer avec des gros revenus, c’est du foutage de gueule»

Ma.D
Mis en ligne samedi 18 mars 2017, 7h12

En plein scandale Publifin, « Le Soir » pose la question : peut-on être socialiste et gagner des millions ? Pour le député MR, « quand on se définit socialiste, on a une responsabilité sociale collective ».

Peut-on être socialiste et gagner des millions ? Alors que plusieurs rouges sont concernés par les « affaires » salariales du moment , « Le Soir » a posé la question à des politiques, patrons et politologues.

A les entendre, les plus opposés à des «  rémunérations indécentes  » sont… socialistes. Du côté des patrons ou de la droite, on n’est pas opposé à d’importants salaires pour les dirigeants, fussent-ils étiquetés PS.

► A lire sur Le Soir+: Peut-on être socialiste et gagner un million d’euros?

«  Quand on se définit socialiste, on a une double responsabilité : vis-à-vis de sa propre dignité et une responsabilité sociale collective, lance le député MR, Richard Miller. Se dire socialiste et jouer avec des revenus extrêmement importants, cela relève quand même du foutage de gueule ! Il y a eu des dérives et elles sont surtout le fait de gens qui se disent socialistes. »

 

 

 

Publié le Mercredi 19 Avril 2017 à 06h57

 Nouvelles révélations sur le rôle d'Armand De Decker dans le Kazakhgate: il aurait tenté de faire pression sur la Sûreté de l'Etat

 

Belga

 

Le service d’analyse de la Sûreté de l’Etat a produit quatre notes en 2012, 2014, 2015 et 2016 suggérant une ingérence et une manipulation française dans le dossier Kazakhgate ainsi qu’une implication de l’ex-président du Sénat Armand De Decker.

 

Alors que le service d’étude de la Sûreté préconisait depuis 2012 d’alerter le premier ministre et le ministre de la Justice, ce n’est que fin 2015 que ce dernier est informé pour la première fois. Et ce n’est qu’en 2016 que la Sûreté écrira au Parquet de Bruxelles.

« Un parfum de complicité »

Un rapport du comité R commandé par la commission d’enquête parlementaire pointe du doigt le rôle de l’ancien administrateur général Alain Winants, étiqueté Open Vld, qui sera auditionné ce mercredi. La Sûreté elle-même a relevé que ce dernier a traité personnellement cette affaire avec son homologue français en 2011, Bernard Squarcini, obtenant ensuite avec l’ex-conseiller de l’Elysée Jean-François Etienne des Rosaies, et en présence d’Armand De Decker, la Légion d’honneur. Or, le vote de la loi de transaction pénale élargie et son application au trio kazakhe Chodiev et consorts intéressant l’Elysée venaient d’être scellés. Une note de la Sûreté de 2014 évoque un «parfum de partialité et de complicité» dans le chef d’Alain Winants.

Le rôle d’Armand De Decker est largement détaillé dans ces notes de la Sûreté. Le comité R a enquêté sur la fiche d’un certain Eric Van de Weghe qu’Armand De Decker aurait transmise en mars 2011 au secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. Eric Van de Weghe est un homme d’affaires au lourd passé judiciaire, qui a traité avec le trio kazakhe Chodiev et consorts.

Sur instigation de De Decker

Au sein de la Sûreté, qui a traité avec lui, on suspecte l’Elysée du président Sarkozy - intéressé en 2011 par un deal avec le Kazakhstan nécessitant la fin des ennuis judiciaires de Chodiev et consorts en Belgique - d’avoir diligenté une demande de renseignements sur Eric Van de Weghe afin d’avoir accès au dossier Chodiev. La Sûreté belge a appris début avril 2011 d’un correspondant français qu’à l’instigation d’Armand De Decker, en visite à l’Elysée, le coordinateur national du renseignement de la présidence française avait prié les services de renseignement français (ex-DCRI, aujourd’hui DGSI) d’entrer en contact avec la Sûreté belge au sujet d’Eric Van de Weghe.

Selon une analyse exhaustive mais non concluante du service juridique de la Sûreté, Armand De Decker n’avait ni mandat, ni compétence pour agir de la sorte, son action étant en outre incompatible avec son statut d’avocat de Chodiev. L’ex-président du Sénat venait de retrouver sa toge en juillet 2010, la Sûreté pensant cependant que la plus-value de l’éminence MR devait être trouvée ailleurs que dans le champ juridique. Ces informations juridiques ont été transmises en 2016 au Parquet de Bruxelles.

Manipulations

Enfin, élément intéressant relaté dans le rapport du comité R, Armand De Decker a sollicité la Sûreté en mars 2011 pour actionner une méthode particulière de recherche à la suite de la perte ou du vol de son GSM lors d’une de ses visites à Paris. L’"ingérence» avait été retenue comme moyen justifiant le déploiement d’une telle méthode qui ne fut cependant jamais appliquée après le refus de la commission de contrôle. Le service d’analyse estime que, dans le dossier kazakhe, la Sûreté a pu se faire manipuler par son homologue française, par l’Elysée ou par Armand De Decker lui-même.

Pour étouffer l’affaire ?

En septembre 2015, a eu lieu une restructuration de la Sûreté qui a conduit à clore le dossier kazakhe, un inspecteur étant dès lors muté. Des membres de la Sûreté s’en sont plaints, certains y voyant la volonté de représentants du MR, et notamment de personnalités proches du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders d’étouffer l’affaire.

Le comité R a enquêté sur une série de plaintes qui ont été déposées. Il a notamment constaté l’intérêt particulier de la hiérarchie pour un de ses inspecteurs dont les sources jugées auparavant valables ont été radiées car ne correspondant plus aux nouveaux objectifs et dont le travail a été apprécié de manière différente. Le comité R s’est étonné que des réunions relatives aux conflits constatés n’ont pas été suivies de la rédaction de procès-verbaux et que la direction n’ait pas tiré de conclusions après des accusations parfois très graves. Mais en conclusion, le Comité R n’a pas trouvé d’éléments autres qu’un conflit interpersonnel entre deux membres de la Sûreté.

 

Grâce à Paul Magnette, Tecteo a encaissé 140 millions en 7 ans

  • 26 janvier 2017 00:00

Les décisions prises en 2008 par le ministre de l'Énergie Paul Magnette (PS) ont permis aux distributeurs énergétiques, Tecteo et Ores entre autres, de voir leur cagnotte exploser. On dit merci qui?

 

 © Dries Luyten

Les décisions prises en 2008 par le ministre de l'Énergie Paul Magnette (PS) ont permis aux distributeurs énergétiques, Tecteo et Ores entre autres, de voir leur cagnotte exploser. On dit merci qui?
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    Grâce à Paul Magnette, Tecteo a encaissé 140 millions en 7 ans

LE RÉSUMÉ
En modifiant toute une série de paramètres, le ministre de l'Énergie a permis aux distributeurs gaz/électricité de faire exploser leur cagnotte.
À partir de 2008, Tecteo a engrangé 20 millions d'euros supplémentaires chaque année.
L'ex-ministre de l'Énergie dit avoir travaillé avec l'ensemble du gouvernement et avoir tout fait pour diminuer la facture des consommateurs.

L'histoire - dans les milieux énergético-politiques belgo-belges - ressemble à celle du monstre du Loch Ness: on en parle, mais personne ne l'a jamais vraiment vu. Jusqu'à aujourd'hui. Comment l'entreprise publico-privée Tecteo/Nethys/Publifin a-t-elle pu faire exploser ses bénéfices ces dernières années et tirer des fonds de ses filiales en charge de l'énergie?

Pour être précis, il faut remonter à l'année 2008. Paul Magnette vient juste de débarquer au Fédéral, il a été désigné ministre en charge du Climat et de l'Énergie au sein du gouvernement Leterme I. Voilà donc Magnette dans le grand bain énergétique et avec son cabinet ministériel de l'époque, il s'attelle à la rédaction d'un arrêté royal relatif aux règles en matière de fixation et de réglementation des tarifs de l'énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d'électricité.

Ainsi un arrêté royal est-il publié le 2 septembre 2008 au Moniteur. Et l'article 7 est particulièrement intéressant puisqu'il établit entre autres un facteur "Bêta", indispensable au calcul de la prime de risque des distributeurs énergétiques. Magnette opte alors pour un coefficient de 0,65 et effectue d'autres retouches favorables aux distributeurs: les capitaux investis par les distributeurs sont pris en compte à la hausse, les économies à effectuer sont divisées par quatre!, la base des coûts de référence est modifiée et des restrictions sont imposées à la Creg dans l'analyse des coûts.

L'intervention de Magnette est contestée avec force par le régulateur, mais entre-temps, l'arrêté royal entre en application et une loi passe en décembre 2009. Elle ne tiendra qu'un an. La Cour constitutionnelle rend un avis en mai 2011 et torpille l'intervention de Paul Magnette. "Les propositions de la Creg ayant conduit à l'arrêté royal ont été modifiées par le ministre compétent avant d'être soumises à la signature du Roi, (...) par conséquent le Roi s'est substitué à la Creg en violation de la directive sur l'électricité."

Reste que les différentes "retouches" du socialiste ont évidemment plusieurs impacts.

L'un sur les consommateurs, l'autre sur les distributeurs.

En mai 2010, la Creg estime que les modifications des tarifs de distribution d'électricité et du gaz induites par le ministre par rapport à ses propositions ont entraîné une augmentation de 53 euros par an sur la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros pour le gaz.

Voilà pour les consommateurs.

Pour les distributeurs, en revanche, la loi Magnette est un véritable don du ciel.

Jugez plutôt. En 2010, le régulateur publie une étude relative aux composantes des prix de l'électricité et du gaz naturel. À la page 49 d'un document de 114 pages, la Creg constate qu'au 1er janvier 2008, chez le distributeur liégeois Tecteo, les prix du mégawattheure ont augmenté de 2 euros tant pour l'électricité que pour le gaz. Un jackpot pour l'entreprise liégeoise.

Un tour sur le site du président du conseil d'administration de Publifin André Gilles permet de constater que l'entreprise distribue 6.789.346 MWh/an de gaz et 3.415.511 MWh/an d'électricité. C'est écrit noir sur blanc, même si André Gilles ne précise pas à quelle année il fait référence.

La plus-value réalisée en termes d'opération de distribution de gaz est donc de 13,578 millions d'euros tandis que celle réalisée pour l'électricité est de 6,831 millions d'euros.

L'impact du changement législatif imposé par le ministre Paul Magnette en 2008 a donc été de 20 millions d'euros chaque année pour le groupe Tecteo.

Dès lors, si l'on s'en tient à la période 2008-2014, date à laquelle la compétence a été régionalisée et est passée entre les mains de la Cwape, c'est donc 140 millions d'euros qui sont tombés dans les caisses de Tecteo/Nethys grâce aux modifications du cabinet Magnette.

On dit merci qui?

"Ce sont les Liégeois de Tecteo qui ont effectué le lobbying le plus intense sur Magnette à l'époque", se rappelle un expert. "Ils avaient un problème notamment au niveau de la prise en compte de certains facteurs et ils ont mis une pression colossale sur Magnette."

Les différentes sources interrogées par L'Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent dans la direction de Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l'Énergie. "Elle a trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons", dit une source sous couvert d'anonymat. Une autre: "La Creg a même été obligée de transmettre des grilles tarifaires confidentielles au cabinet du ministre."

Pour être de bon compte, il faut dire que tous les distributeurs énergétiques - tant wallons que flamands - ont profité des prix à la hausse corrigés par le cabinet Magnette. Ores, l'ancienne intercommunale d'électricité du Hainaut, également. Les modifications du ministre socialiste ont permis à Ores d'engranger quelque 30 millions d'euros supplémentaires chaque année, selon les mêmes calculs. Plus de 200 millions d'euros sur sept ans.

C'est précisément chez Ores que Christine Declercq trouve un emploi de directrice juridique en juillet 2008 en quittant le cabinet Magnette.

Contactée mercredi, Christine Declercq dit être étonnée de se voir interroger sur des textes datant de 2008. "Je rappelle que l'arrêté royal a été concerté avec les autres partis et que je n'avais certainement pas le pouvoir de procéder aux manipulations qu'on me prête! Pour le reste, je pense que faire le procès des arrêtés de 2008 pour justifier la croissance de Nethys, c'est un très mauvais procès. Nethys est un groupe multiple, on fait des amalgames. Mais je vous renvoie a mon ministre de l'époque, il a fait cela avec l'ensemble du gouvernement."

Paul Magnette, de son c&

LE RÉSUMÉ

En modifiant toute une série de paramètres, le ministre de l'Énergie a permis aux distributeurs gaz/électricité de faire exploser leur cagnotte.

À partir de 2008, Tecteo a engrangé 20 millions d'euros supplémentaires chaque année.

L'ex-ministre de l'Énergie dit avoir travaillé avec l'ensemble du gouvernement et avoir tout fait pour diminuer la facture des consommateurs.

L'histoire - dans les milieux énergético-politiques belgo-belges - ressemble à celle du monstre du Loch Ness: on en parle, mais personne ne l'a jamais vraiment vu. Jusqu'à aujourd'hui. Comment l'entreprise publico-privée Tecteo/Nethys/Publifin a-t-elle pu faire exploser ses bénéfices ces dernières années et tirer des fonds de ses filiales en charge de l'énergie?

Pour être précis, il faut remonter à l'année 2008. Paul Magnette vient juste de débarquer au Fédéral, il a été désigné ministre en charge du Climat et de l'Énergie au sein du gouvernement Leterme I. Voilà donc Magnette dans le grand bain énergétique et avec son cabinet ministériel de l'époque, il s'attelle à la rédaction d'un arrêté royal relatif aux règles en matière de fixation et de réglementation des tarifs de l'énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d'électricité.

Ainsi un arrêté royal est-il publié le 2 septembre 2008 au Moniteur. Et l'article 7 est particulièrement intéressant puisqu'il établit entre autres un facteur "Bêta", indispensable au calcul de la prime de risque des distributeurs énergétiques. Magnette opte alors pour un coefficient de 0,65 et effectue d'autres retouches favorables aux distributeurs: les capitaux investis par les distributeurs sont pris en compte à la hausse, les économies à effectuer sont divisées par quatre!, la base des coûts de référence est modifiée et des restrictions sont imposées à la Creg dans l'analyse des coûts.

L'intervention de Magnette est contestée avec force par le régulateur, mais entre-temps, l'arrêté royal entre en application et une loi passe en décembre 2009. Elle ne tiendra qu'un an. La Cour constitutionnelle rend un avis en mai 2011 et torpille l'intervention de Paul Magnette. "Les propositions de la Creg ayant conduit à l'arrêté royal ont été modifiées par le ministre compétent avant d'être soumises à la signature du Roi, (...) par conséquent le Roi s'est substitué à la Creg en violation de la directive sur l'électricité."

Reste que les différentes "retouches" du socialiste ont évidemment plusieurs impacts.

L'un sur les consommateurs, l'autre sur les distributeurs.

En mai 2010, la Creg estime que les modifications des tarifs de distribution d'électricité et du gaz induites par le ministre par rapport à ses propositions ont entraîné une augmentation de 53 euros par an sur la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros pour le gaz.

Voilà pour les consommateurs.

Pour les distributeurs, en revanche, la loi Magnette est un véritable don du ciel.

Jugez plutôt. En 2010, le régulateur publie une étude relative aux composantes des prix de l'électricité et du gaz naturel. À la page 49 d'un document de 114 pages, la Creg constate qu'au 1er janvier 2008, chez le distributeur liégeois Tecteo, les prix du mégawattheure ont augmenté de 2 euros tant pour l'électricité que pour le gaz. Un jackpot pour l'entreprise liégeoise.

Un tour sur le site du président du conseil d'administration de Publifin André Gilles permet de constater que l'entreprise distribue 6.789.346 MWh/an de gaz et 3.415.511 MWh/an d'électricité. C'est écrit noir sur blanc, même si André Gilles ne précise pas à quelle année il fait référence.

La plus-value réalisée en termes d'opération de distribution de gaz est donc de 13,578 millions d'euros tandis que celle réalisée pour l'électricité est de 6,831 millions d'euros.

L'impact du changement législatif imposé par le ministre Paul Magnette en 2008 a donc été de 20 millions d'euros chaque année pour le groupe Tecteo.

Dès lors, si l'on s'en tient à la période 2008-2014, date à laquelle la compétence a été régionalisée et est passée entre les mains de la Cwape, c'est donc 140 millions d'euros qui sont tombés dans les caisses de Tecteo/Nethys grâce aux modifications du cabinet Magnette.

On dit merci qui?

"Ce sont les Liégeois de Tecteo qui ont effectué le lobbying le plus intense sur Magnette à l'époque", se rappelle un expert. "Ils avaient un problème notamment au niveau de la prise en compte de certains facteurs et ils ont mis une pression colossale sur Magnette."

Les différentes sources interrogées par L'Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent dans la direction de Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l'Énergie. "Elle a trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons", dit une source sous couvert d'anonymat. Une autre: "La Creg a même été obligée de transmettre des grilles tarifaires confidentielles au cabinet du ministre."

Pour être de bon compte, il faut dire que tous les distributeurs énergétiques - tant wallons que flamands - ont profité des prix à la hausse corrigés par le cabinet Magnette. Ores, l'ancienne intercommunale d'électricité du Hainaut, également. Les modifications du ministre socialiste ont permis à Ores d'engranger quelque 30 millions d'euros supplémentaires chaque année, selon les mêmes calculs. Plus de 200 millions d'euros sur sept ans.

C'est précisément chez Ores que Christine Declercq trouve un emploi de directrice juridique en juillet 2008 en quittant le cabinet Magnette.

Contactée mercredi, Christine Declercq dit être étonnée de se voir interroger sur des textes datant de 2008. "Je rappelle que l'arrêté royal a été concerté avec les autres partis et que je n'avais certainement pas le pouvoir de procéder aux manipulations qu'on me prête! Pour le reste, je pense que faire le procès des arrêtés de 2008 pour justifier la croissance de Nethys, c'est un très mauvais procès. Nethys est un groupe multiple, on fait des amalgames. Mais je vous renvoie a mon ministre de l'époque, il a fait cela avec l'ensemble du gouvernement."

Paul Magnette, de son côté, défend pied à pied la politique qu'il a conduite comme ministre de l'Énergie à l'époque.

Un expert dans son entourage rappelle ceci: "La Creg, et Guido Camps en particulier, avait dealé toute une série de choses uniquement à l'avantage des distributeurs flamands, Magnette a vu cela et s'y est opposé fermement, il a en quelque sorte rétabli l'équilibre global pour que les distributeurs wallons ne soient pas les dindons de la farce."

Interrogé, Paul Magnette indique ceci: "Je rappelle que ces arrêtés royaux ont été adoptés dans le cadre d'un processus transparent et d'un débat contradictoire qui requérait différents avis de la Creg. Les décisions que j'ai prises ont été approuvées par le conseil des ministres et on retrouvait évidemment les libéraux au gouvernement à cette époque... La Creg nous avait laissé toute une série de marges d'interprétation pour déterminer certains paramètres, nous l'avons fait quand nous l'avons fait, ils ont indiqué qu'ils n'étaient plus d'accord. Tout le monde se souvient de l'ambiance tendue qui régnait entre le régulateur, le gouvernement et le secteur."

Pour le reste, l'ex-ministre de l'Énergie Magnette ajoute ne pas "penser que les décisions prises à l'époque ont fait augmenter la facture du consommateur; la facture du consommateur a été au contraire la priorité de mon action en tant que ministre de l'Énergie au niveau fédéral". Et de rappeler "les nombreuses mesures qui ont été adoptées pour diminuer la charge énergétique sur les ménages". Entre autres la mise en place de la contribution de répartition des centrales nucléaires amorties et la mise en place de l'accès automatique au tarif social pour le gaz et l'électricité. "Faire baisser les prix était notre obsession", termine-t-il.

LE CABINET D'aVOCATS CRUCKE A TRAVAILLÉ POUR LA RÉGION WALLONNE

Le cabinet "Crucke-Desbonnet" a défendu la société wallonne du crédit social et le député Crucke, lui, interpelle le ministre sur le sujet au Parlement...

Quand on grimpe à l'arbre, répète souvent un vétéran bien connu de la politique belge, on prend garde à ne pas avoir le fond de son pantalon troué. La maxime pourrait être méditée avec soin par le libéral Jean-Luc Crucke, redresseur de torts de son état, député wallon MR, et pourfendeur des collusions et autres conflits d'intérêts au sein de l'appareil public, de la majorité wallonne et, singulièrement, ces jours-ci, du ministre socialiste Paul Furlan.

Jean-Luc Crucke est député mais il était également avocat jusqu'en 2016: il était gérant de plusieurs sociétés privées de type SPRL, dont l'une d'elle est dénommée "Crucke Desbonnet SPRL" dans laquelle il détenait 51%. Elle vient à présent d'être placée en liquidation. Fort bien: ce cumul public/privé est très largement répandu dans les assemblés parlementaires, pas grand-chose à y redire

Tiens, et quelles étaient donc les activités d'avocat de la société de Jean-Luc Crucke?

Le procès-verbal du conseil d'administration de la société wallonne du crédit social (SWCS) du 16 février 2012 est éclairant à ce sujet. Les administrateurs de cet organisme public wallon, chargé entre autres d'octroyer des prêts en matière de rénovation des logements, devaient se prononcer sur l'attribution de toute une série de marchés publics relatifs aux services juridiques de conseil et de représentation devant des juridictions. Or sur 6 marchés juridiques à attribuer, l'un ne l'a pas été et deux ont été emportés... par la société "Crucke-Desbonnet": l'un pour un montant de 28.350 euros et l'autre 8.465 euros.

Voilà donc, dès 2012, le député Jean-Luc Crucke avocat, via sa société privée, de la société wallonne du crédit social.

Crucke comme suppléant

Mais qui a donc la tutelle ministérielle sur cette société wallonne publique? C'est le socialiste Paul Furlan, pardi. Coup de chance: le député/avocat Jean-Luc Crucke siège justement, comme suppléant, dans la commission parlementaire du logement à Namur. Pensez-vous qu'étant lui-même avocat de la société de crédit social, Jean-Luc Crucke, avec sa casquette de député, se tiendrait éloigné du dossier de la société de crédit? Que nenni: il est encore intervenu sur le sujet en novembre dernier en commission parlementaire en interrogeant Paul Furlan.

Bref, les doubles casquettes et les chevauchements entre public et privé, Jean-Luc Crucke en connaît aussi un rayon.

"Je n'ai aucun parachute"

Interrogé mercredi soir, Jean-Luc Crucke dit ceci: "Je ne suis plus avocat, j'ai demandé ma radiation du barreau en 2016! Parce que je considérais ne plus avoir le temps d'être avocat. Je n'ai aucun parachute, moi, si je ne suis plus député! J'ajoute ne jamais avoir plaidé de près ou de loin un dossier dans lequel mon cabinet a été partie prenante. Zéro conflit d'intérêts et en plus les marchés ont été attribués via des marchés publics. Mais je sens bien que pour le moment il faut avoir la peau de Jean-Luc Crucke. C'est Paul Furlan qui doit démissionner, pas moi!".

LE RÉSUMÉ

En modifiant toute une série de paramètres, le ministre de l'Énergie a permis aux distributeurs gaz/électricité de faire exploser leur cagnotte.

À partir de 2008, Tecteo a engrangé 20 millions d'euros supplémentaires chaque année.

L'ex-ministre de l'Énergie dit avoir travaillé avec l'ensemble du gouvernement et avoir tout fait pour diminuer la facture des consommateurs.

L'histoire - dans les milieux énergético-politiques belgo-belges - ressemble à celle du monstre du Loch Ness: on en parle, mais personne ne l'a jamais vraiment vu. Jusqu'à aujourd'hui. Comment l'entreprise publico-privée Tecteo/Nethys/Publifin a-t-elle pu faire exploser ses bénéfices ces dernières années et tirer des fonds de ses filiales en charge de l'énergie?

Pour être précis, il faut remonter à l'année 2008. Paul Magnette vient juste de débarquer au Fédéral, il a été désigné ministre en charge du Climat et de l'Énergie au sein du gouvernement Leterme I. Voilà donc Magnette dans le grand bain énergétique et avec son cabinet ministériel de l'époque, il s'attelle à la rédaction d'un arrêté royal relatif aux règles en matière de fixation et de réglementation des tarifs de l'énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d'électricité.

Ainsi un arrêté royal est-il publié le 2 septembre 2008 au Moniteur. Et l'article 7 est particulièrement intéressant puisqu'il établit entre autres un facteur "Bêta", indispensable au calcul de la prime de risque des distributeurs énergétiques. Magnette opte alors pour un coefficient de 0,65 et effectue d'autres retouches favorables aux distributeurs: les capitaux investis par les distributeurs sont pris en compte à la hausse, les économies à effectuer sont divisées par quatre!, la base des coûts de référence est modifiée et des restrictions sont imposées à la Creg dans l'analyse des coûts.

L'intervention de Magnette est contestée avec force par le régulateur, mais entre-temps, l'arrêté royal entre en application et une loi passe en décembre 2009. Elle ne tiendra qu'un an. La Cour constitutionnelle rend un avis en mai 2011 et torpille l'intervention de Paul Magnette. "Les propositions de la Creg ayant conduit à l'arrêté royal ont été modifiées par le ministre compétent avant d'être soumises à la signature du Roi, (...) par conséquent le Roi s'est substitué à la Creg en violation de la directive sur l'électricité."

Reste que les différentes "retouches" du socialiste ont évidemment plusieurs impacts.

L'un sur les consommateurs, l'autre sur les distributeurs.

En mai 2010, la Creg estime que les modifications des tarifs de distribution d'électricité et du gaz induites par le ministre par rapport à ses propositions ont entraîné une augmentation de 53 euros par an sur la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros pour le gaz.

Voilà pour les consommateurs.

Pour les distributeurs, en revanche, la loi Magnette est un véritable don du ciel.

Jugez plutôt. En 2010, le régulateur publie une étude relative aux composantes des prix de l'électricité et du gaz naturel. À la page 49 d'un document de 114 pages, la Creg constate qu'au 1er janvier 2008, chez le distributeur liégeois Tecteo, les prix du mégawattheure ont augmenté de 2 euros tant pour l'électricité que pour le gaz. Un jackpot pour l'entreprise liégeoise.

Un tour sur le site du président du conseil d'administration de Publifin André Gilles permet de constater que l'entreprise distribue 6.789.346 MWh/an de gaz et 3.415.511 MWh/an d'électricité. C'est écrit noir sur blanc, même si André Gilles ne précise pas à quelle année il fait référence.

La plus-value réalisée en termes d'opération de distribution de gaz est donc de 13,578 millions d'euros tandis que celle réalisée pour l'électricité est de 6,831 millions d'euros.

L'impact du changement législatif imposé par le ministre Paul Magnette en 2008 a donc été de 20 millions d'euros chaque année pour le groupe Tecteo.

Dès lors, si l'on s'en tient à la période 2008-2014, date à laquelle la compétence a été régionalisée et est passée entre les mains de la Cwape, c'est donc 140 millions d'euros qui sont tombés dans les caisses de Tecteo/Nethys grâce aux modifications du cabinet Magnette.

On dit merci qui?

"Ce sont les Liégeois de Tecteo qui ont effectué le lobbying le plus intense sur Magnette à l'époque", se rappelle un expert. "Ils avaient un problème notamment au niveau de la prise en compte de certains facteurs et ils ont mis une pression colossale sur Magnette."

Les différentes sources interrogées par L'Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent dans la direction de Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l'Énergie. "Elle a trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons", dit une source sous couvert d'anonymat. Une autre: "La Creg a même été obligée de transmettre des grilles tarifaires confidentielles au cabinet du ministre."

Pour être de bon compte, il faut dire que tous les distributeurs énergétiques - tant wallons que flamands - ont profité des prix à la hausse corrigés par le cabinet Magnette. Ores, l'ancienne intercommunale d'électricité du Hainaut, également. Les modifications du ministre socialiste ont permis à Ores d'engranger quelque 30 millions d'euros supplémentaires chaque année, selon les mêmes calculs. Plus de 200 millions d'euros sur sept ans.

C'est précisément chez Ores que Christine Declercq trouve un emploi de directrice juridique en juillet 2008 en quittant le cabinet Magnette.

Contactée mercredi, Christine Declercq dit être étonnée de se voir interroger sur des textes datant de 2008. "Je rappelle que l'arrêté royal a été concerté avec les autres partis et que je n'avais certainement pas le pouvoir de procéder aux manipulations qu'on me prête! Pour le reste, je pense que faire le procès des arrêtés de 2008 pour justifier la croissance de Nethys, c'est un très mauvais procès. Nethys est un groupe multiple, on fait des amalgames. Mais je vous renvoie a mon ministre de l'époque, il a fait cela avec l'ensemble du gouvernement."

Paul Magnette, de son côté, défend pied à pied la politique qu'il a conduite comme ministre de l'Énergie à l'époque.

Un expert dans son entourage rappelle ceci: "La Creg, et Guido Camps en particulier, avait dealé toute une série de choses uniquement à l'avantage des distributeurs flamands, Magnette a vu cela et s'y est opposé fermement, il a en quelque sorte rétabli l'équilibre global pour que les distributeurs wallons ne soient pas les dindons de la farce."

Interrogé, Paul Magnette indique ceci: "Je rappelle que ces arrêtés royaux ont été adoptés dans le cadre d'un processus transparent et d'un débat contradictoire qui requérait différents avis de la Creg. Les décisions que j'ai prises ont été approuvées par le conseil des ministres et on retrouvait évidemment les libéraux au gouvernement à cette époque... La Creg nous avait laissé toute une série de marges d'interprétation pour déterminer certains paramètres, nous l'avons fait quand nous l'avons fait, ils ont indiqué qu'ils n'étaient plus d'accord. Tout le monde se souvient de l'ambiance tendue qui régnait entre le régulateur, le gouvernement et le secteur."

Pour le reste, l'ex-ministre de l'Énergie Magnette ajoute ne pas "penser que les décisions prises à l'époque ont fait augmenter la facture du consommateur; la facture du consommateur a été au contraire la priorité de mon action en tant que ministre de l'Énergie au niveau fédéral". Et de rappeler "les nombreuses mesures qui ont été adoptées pour diminuer la charge énergétique sur les ménages". Entre autres la mise en place de la contribution de répartition des centrales nucléaires amorties et la mise en place de l'accès automatique au tarif social pour le gaz et l'électricité. "Faire baisser les prix était notre obsession", termine-t-il.

LE CABINET D'aVOCATS CRUCKE A TRAVAILLÉ POUR LA RÉGION WALLONNE

Le cabinet "Crucke-Desbonnet" a défendu la société wallonne du crédit social et le député Crucke, lui, interpelle le ministre sur le sujet au Parlement...

Quand on grimpe à l'arbre, répète souvent un vétéran bien connu de la politique belge, on prend garde à ne pas avoir le fond de son pantalon troué. La maxime pourrait être méditée avec soin par le libéral Jean-Luc Crucke, redresseur de torts de son état, député wallon MR, et pourfendeur des collusions et autres conflits d'intérêts au sein de l'appareil public, de la majorité wallonne et, singulièrement, ces jours-ci, du ministre socialiste Paul Furlan.

Jean-Luc Crucke est député mais il était également avocat jusqu'en 2016: il était gérant de plusieurs sociétés privées de type SPRL, dont l'une d'elle est dénommée "Crucke Desbonnet SPRL" dans laquelle il détenait 51%. Elle vient à présent d'être placée en liquidation. Fort bien: ce cumul public/privé est très largement répandu dans les assemblés parlementaires, pas grand-chose à y redire

Tiens, et quelles étaient donc les activités d'avocat de la société de Jean-Luc Crucke?

Le procès-verbal du conseil d'administration de la société wallonne du crédit social (SWCS) du 16 février 2012 est éclairant à ce sujet. Les administrateurs de cet organisme public wallon, chargé entre autres d'octroyer des prêts en matière de rénovation des logements, devaient se prononcer sur l'attribution de toute une série de marchés publics relatifs aux services juridiques de conseil et de représentation devant des juridictions. Or sur 6 marchés juridiques à attribuer, l'un ne l'a pas été et deux ont été emportés... par la société "Crucke-Desbonnet": l'un pour un montant de 28.350 euros et l'autre 8.465 euros.

Voilà donc, dès 2012, le député Jean-Luc Crucke avocat, via sa société privée, de la société wallonne du crédit social.

Crucke comme suppléant

Mais qui a donc la tutelle ministérielle sur cette société wallonne publique? C'est le socialiste Paul Furlan, pardi. Coup de chance: le député/avocat Jean-Luc Crucke siège justement, comme suppléant, dans la commission parlementaire du logement à Namur. Pensez-vous qu'étant lui-même avocat de la société de crédit social, Jean-Luc Crucke, avec sa casquette de député, se tiendrait éloigné du dossier de la société de crédit? Que nenni: il est encore intervenu sur le sujet en novembre dernier en commission parlementaire en interrogeant Paul Furlan.

Bref, les doubles casquettes et les chevauchements entre public et privé, Jean-Luc Crucke en connaît aussi un rayon.

"Je n'ai aucun parachute"

Interrogé mercredi soir, Jean-Luc Crucke dit ceci: "Je ne suis plus avocat, j'ai demandé ma radiation du barreau en 2016! Parce que je considérais ne plus avoir le temps d'être avocat. Je n'ai aucun parachute, moi, si je ne suis plus député! J'ajoute ne jamais avoir plaidé de près ou de loin un dossier dans lequel mon cabinet a été partie prenante. Zéro conflit d'intérêts et en plus les marchés ont été attribués via des marchés publics. Mais je sens bien que pour le moment il faut avoir la peau de Jean-Luc Crucke. C'est Paul Furlan qui doit démissionner, pas moi!".

Publifin: Elio, cause toujours

André Gilles en commission Publifin. ©PhotoNews
André Gilles en commission Publifin. ©PhotoNews

Aujourd’hui comme hier, les parlementaires aboient, mais la caravane « Moreau/Gilles » passe. Alors que le monde politique s’époumone contre le scandale et les exagérations salariales, les dirigeants de Nethys, non seulement ne font pas de mea-culpa, mais bétonnent, au vu et au su de tous, la pérennité de leur système et de leur personne.

 

Aujourd’hui, comme hier, chez Nethys et Cie, c’est une petite bande, Willy Demeyer compris, qui mène la danse, et personne n’a rien à leur dire.

Les dirigeants du holding industriel, toujours sous statut d’intercommunale, nous refont sur la composition de leurs instances le coup réalisé à l’époque « Tecteo ». Ils avaient alors réussi à devancer les décrets organisant leur contrôle, et à éviter que l’on puisse avoir barre sur eux. Aujourd’hui rebelote. Alors que la commission d’enquête met en cause le cumul de mandats et de rémunérations des dirigeants provinciaux André Gilles (PS), Georges Pire (MR) et Dominique Drion (CDH) dans la structure et demande plus de gouvernance dans les instances Publifin, Nethys s’exécute en vitesse, mais en fait se fiche surtout carrément du monde. André Gilles ? Il est plus que jamais dans le cœur du réacteur et se refuse à quitter les lieux. Un conseil d’administration moins consanguin ? François Fornieri y entre (ainsi que dans le comité de rémunération) avec Paul Heyse, ce qui revient à y bétonner la présence de la « bande à Bouboule ». Et tout cela entre soi, sans en référer à personne, prenant tout le monde de court et vas-y que je t’arrange l’affaire à ma sauce.

De qui se moque-t-on ?

Mais de qui se moque-t-on ? Du citoyen en général et d’Elio Di Rupo en particulier.

 

Il est le seul président de parti à ne pas (oser ?) se faire obéir dans cette affaire et à ne pas avoir mis de l’ordre dans ce repaire d’indépendantistes qui ont fait une OPA sur un outil public. Le MR a réglé le sort de Georges Pire – Daniel Bacquelaine ne s’est pas privé de le clamer ce vendredi. Le CDH a fait de même avec Dominique Drion. Mais le socialiste André Gilles, lui, est plus que jamais là, faisant devant la commission un gigantesque bras d’honneur public au PS, à son président, tout en déversant son mépris et son déni à la tête de son camarade Prévot, bien seul vendredi soir pour défendre l’honneur et les valeurs de son parti. «  M. Gilles, comme socialiste, j’estime que vous ne devriez plus avoir un seul orteil dans Nethys  », a osé courageusement Prévot, et Gilles de lui répondre : «  Vous n’êtes pas mon juge  ! » Tout est dit.

 

A force d’attendre, de soupeser, de se protéger, Elio Di Rupo a surtout acté son impuissance, entraînant son parti avec lui : le PS peut faire tous les chantiers de gouvernance de l’avenir qu’il veut, on a vu hier qu’il n’a ni les moyens, ni la volonté, ni le pouvoir de les faire respecter.

 

 

 

Publié le Mardi 11 Avril 2017 à 14h24

La Belgique est toujours le pays de l'OCDE avec la charge fiscale la plus élevée sur les salaires

Belga

Parmi les pays de l’OCDE, c’est en Belgique (54 %) que l’on a observé, en 2016, la charge fiscale moyenne la plus élevée pour les travailleurs célibataires sans enfant rémunérés au salaire moyen dans leur pays, ressort-il du rapport annuel de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) consacré aux impôts sur les salaires.


Illustration.

Photo News/Prix Didier

Illustration.

Suivent dans ce classement l’Allemagne (49,4 %), la Hongrie (48,2 %) et la France (48,1 %). L’année précédente, la charge fiscale s’élevait encore, en Belgique, à 55,3 %.

Au contraire, les coins fiscaux – soit le total des impôts versés par les salariés et les employeurs après déduction des prestations familiales reçues – les plus faibles ont été observés au Chili (7 %), en Nouvelle-Zélande (17,9 %) et au Mexique (20,1 %), la moyenne des pays de l’OCDE s’élevant pour sa part à 36 %, précise l’organisation basée à Paris.

La Belgique possède également un coin fiscal (38,6 %) particulièrement élevé pour les ménages à un revenu avec deux enfants, juste derrière la France (40 %) et la Finlande (39,2 %) et à égalité avec l’Italie. Sur ce point, la Belgique fait toutefois mieux que l’année précédente, avec un recul de 1,73 % de la charge fiscale.

Quant au taux moyen d’imposition des personnes physiques dans les pays de l’OCDE, il était de 25,5 % en 2016, identique à celui de l’année précédente. La Belgique, avec 40,7 % des rémunérations brutes, affiche à nouveau le taux le plus élevé, devant l’Allemagne (39,7 %) et le Danemark (36,2 %).

« Une baisse d’un point de pourcentage ou plus du coin salarial a été constatée dans deux pays, qui ont tous les deux engagé des réformes – l’Autriche (-2,47 points) et la Belgique (-1,32 point). La diminution survenue en Autriche est principalement la conséquence d’une réduction de l’IRPP (impôts sur les revenus des personnes physiques), tandis qu’en Belgique elle s’explique par une baisse de l’IRPP et des cotisations patronales de sécurité sociale », conclut l’OCDE.

 

Le nouveau président de Nethys impliqué dans les Panama papers

Rédaction en ligne Publié le lundi 03 avril 2017 à 10h38 - Mis à jour le lundi 03 avril 2017 à 10h40

Pierre Meyers s'est occupé dans les années 2000 d'une société offshore du groupe liégeois CMI.

Pierre Meyers a été intronisé, jeudi dernier, nouveau président du conseil d'administration de Nethys, succédant à André Gilles. Sauf que le Soir révèle ce lundi que le nom de Meyers figurait dans les Panama Papers en tant que mandataire de CMI Overseas Limited.

CMI Overseas Limited a d'abord été immatriculé sur l'île de Nue (un véritable paradis fiscal) en 1999. Là, tout a été fait pour que la société se fasse discrète mais il a été clairement établi que deux cadres de CMI, dont Meyers, étaient rattachés à cette filiale.

 

Publifin: quand André Gilles tentait de museler un administrateur Ecolo…

Frédéric Chardon Publié le mercredi 29 mars 2017 à 07h30 - Mis à jour le mercredi 29 mars 2017 à 07h36

Ce jeudi, André Gilles tire sa révérence. Le mandataire socialiste liégeois présidera pour la dernière fois l’assemblée générale extraordinaire de l’intercommunale Publifin. Après l’éclatement du scandale des rémunérations au sein des comités de secteur de Publifin, André Gilles avait démissionné du conseil d’administration de la structure publique qui chapeaute Nethys (Voo, Editions de l’Avenir, etc.). Il avait également renoncé à ses fonctions politiques de député provincial-Président de la Province de Liège (majorité PS-MR).

Le rescapé Ecolo

Mais une affaire resurgit, qui éclaire davantage les méthodes utilisées par André Gilles pour imposer ses vues au sein de Publifin. Marc Hody, un conseiller provincial Ecolo, dénonce les pressions dont il estime avoir fait l’objet lors de sa nomination au sein du conseil d’administration (CA) de Tecteo (l’ancien nom de Publifin). Ce Hutois est le seul rescapé de l’ancien CA à pouvoir continuer à siéger au sein de Publifin.

Mais revenons-en aux pressions qu’il affirme avoir subies. En 2013, il est désigné par le groupe Ecolo du conseil provincial liégeois pour siéger au sein de Tecteo. A la suite de cette désignation, Marc Hody reçoit un courrier daté du 7 juin et rédigé par André Gilles. Cette lettre l’invite à retourner un document signé par lequel il atteste avoir pris connaissance de recommandations qu’il s’engage à respecter en tant qu’administrateur de Tecteo/Publifin. Pour rappel, la province de Liège est l’actionnaire principal de l’intercommunale.

Quelles étaient ces recommandations ? Par exemple, de rendre compte fidèlement auprès du collège provincial des décisions et des actes des organes de gestion; de répercuter fidèlement les orientations et décisions prises par les autorités provinciales dans un souci de cohérence optimale; lorsque les intérêts de la province sont particulièrement concernés, de s’enquérir auprès du collège provincial, de sa position à l’égard de la problématique abordée, etc.

Dans sa lettre, André Gilles brandissait clairement la menace d’une non-nomination s’il refusait de s’engager à respecter scrupuleusement cette forme d’allégeance aux autorités provinciales. "Nous insistons sur la nécessité de nous renvoyer ce document pour la date mentionnée ci-dessus faute de quoi votre désignation dans les instances concernées sera tenue en suspens", écrivait en effet le socialiste liégeois.

"Serment d’allégeance au Collège"

"J’ai décidé de ne pas signer ce document, nous confie Marc Hody, car j’estimais que le Collège provincial faisait preuve d’un abus de pouvoir en menaçant de faire de la rétention de désignation et ce, sans base légale. Il s’agissait d’une sorte d’obligation de serment d’allégeance au collège PS-MR. De plus, comment accepter le fait que le collège se réserve le droit de retenir une désignation opérée par un organe démocratique (le conseil provincial, NdlR) sur la simple volonté du prince ?"

Crisette à l’assemblée générale

Une réunion du CA est convoquée le 21 juin. Une assemblée générale de Tecteo est organisée juste avant. "J’assiste à l’assemblée générale au titre d’observateur comme conseiller provincial. Lorsque le point relatif à l’élection des administrateurs est abordé, le président de séance, Monsieur André Gilles, déclare qu’un candidat administrateur Ecolo ne peut être élu étant donné un problème administratif car il n’a pas reçu sa candidature. Je tente à plusieurs reprises de prendre la parole mais en vain. Au point d’énerver André Gilles qui me menace de faire usage de son droit de police de l’assemblée."

Il faudra attendre trois mois pour que l’administrateur Ecolo puisse être nommé. "Je n’ai donc pas pu être installé comme administrateur lors de la séance du conseil d’administration du 21 juin 2013. Après vérification, il s’avère que cet incident n’est pas mentionné au procès-verbal de l’assemblée générale. Je ne serai coopté qu’à l’occasion de la séance du conseil d’administration du 17 septembre 2013. Je n’ai reçu aucune convocation pour ce CA ni aucun document", précise-t-il.

Plus jamais ça…

Sur ces événements et sur l’existence des rémunérations indues au sein des comités de secteur de Publifin, Marc Hody sera amené prochainement à s’expliquer devant la commission d’enquête du Parlement wallon. "J’aimerais vraiment que les mêmes circonstances ne se reproduisent plus ce 30 mars lors de l’assemblée générale de Publifin…", conclut le conseiller provincial.

 

"Toutes les mosquées sont entre les mains des salafistes": Mayeur essaie de se rattraper, le cdH le corrige

Rédaction et Belga Publié le vendredi 24 mars 2017 à 08h07 - Mis à jour le vendredi 24 mars 2017 à 13h11

"Toutes les mosquées sont entre les mains des salafistes." Une punchline dont seul Yvan Mayeur a le secret et qu’il a couchée dans les colonnes du "Morgen" mercredi.

Le propos est aussi fort que faux, ont réagi certains mandataires socialistes de Bruxelles dont Ahmed Laaouej, député fédéral, Ridouane Chahid, député bruxellois et… Laurette Onkelinx, grande patronne de la Fédération bruxelloise du parti. "Dire que toutes les mosquées sont dans les mains des salafistes est d’une part incorrect mais surtout plonge les fidèles dans un désarroi, voire une colère, que je comprends", a-t-elle déclaré à l’agence Belga.

Les réactions ont été si fortes qu’Yvan Mayeur s’est senti obligé de préciser sa pensée. "La question n’est pas celle de l’influence salafiste ou pas, mais de la manière dont on reconnaît et aide les croyants de ce culte à s’organiser […]. Mon propos principal est que je plaide pour des mosquées soutenues et contrôlées par les autorités (locales). C’est ça, le vrai changement que je prône", a-t-il clarifié.

De toute évidence, la place de la religion dans la société envenime la vie des partis.

Yvan Mayeur propose la création de fabriques de mosquée

Le bourgmestre de Bruxelles propose d'organiser le culte musulman en Belgique sur le modèle des fabriques d'église, a-t-il expliqué sur les ondes de La Première. De la sorte, le conseil communal pourrait exercer une forme de contrôle sur ces lieux de culte. "Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles", a-t-il déclaré.

A l'instar d'autres responsables politiques, le maïeur de la capitale estime qu'il y a un problème de financement et de reconnaissance des mosquées, laissant le champ libre à des influences étrangères.

"J'ai un contact fréquent avec notamment deux groupes de citoyens qui veulent construire une mosquée qui soit aux normes, respectable et respectée. Ils demandent le soutien de l'autorité publique. Il faut entendre cette demande et y répondre (...) Je propose que, sur le modèle des fabriques d'église, l'autorité publique participe au financement et contrôle", a-t-il expliqué.

Héritage du Concordat napoléonien, les fabriques d'église sont chargées d'assurer les moyens matériels pour l'exercice du culte dans les paroisses. A cette fin, elles disposent des revenus des biens qu'elles possèdent. En cas d'insuffisance des revenus, elles peuvent faire appel à des subventions de la commune afin d'assurer les dépenses nécessaires. Les fabriques disposent de la personnalité juridique. Un conseil de fabrique réunit le bourgmestre, le curé et cinq autres membres élus. Les fabriques doivent transmettre leurs comptes à la commune. La législation dans ce domaine relève des Régions.

Il existe déjà un cadre régional, rappelle le cdH

La Région bruxelloise s'est dotée en 2006 d'un cadre légal pour la reconnaissance des mosquées, a rappelé vendredi le député et conseiller communal à la Ville de Bruxelles, Hamza Fassi-Fihri (cdH), à la suite des déclarations du bourgmestre Yvan Mayeur (PS). A ce jour, 14 mosquées sont reconnues et 14 sont en voie de reconnaissance. Interrogé vendredi sur "La Première", M. Mayeur a proposé la création à l'échelon communal de fabriques de mosquée sur le modèle des fabriques d'église de manière à favoriser un contrôle du financement par le conseil communal et éviter les influences étrangères.

"M. Mayeur oublie qu'une ordonnance de 2006 organise déjà ce système au niveau de la Région", a expliqué M. Fassi-Fihri.

Plusieurs conditions sont mises à la reconnaissance d'une mosquée, dont la création d'une "communauté islamique" sur le modèle des fabriques d'église, tenue de déposer chaque année ses comptes à la Région bruxelloises et à la Banque nationale. Le cas échéant, la Région peut suppléer aux déficits, comme le font les communes pour les fabriques d'église.

"Aujourd'hui, une grande majorité de mosquées veut être reconnue. Il y a un mouvement de fond: les mosquées veulent montrer qu'il n'y a pas de problème chez elles", a ajouté M. Fassi Fihri.

Depuis deux ans, un accord conclu avec le gouvernement fédéral -tenu de rendre un avis- permet en outre d'accélérer le traitement des dossiers.

"Mercredi, M. Mayeur crée la polémique avec ses déclarations. Vendredi, il tente de se rattraper en réinventant la poudre. Il aurait mieux fait de reconnaître son erreur", a ajouté le conseiller communal.

 

Publifin: Claude Parmentier pris en flagrant délit de conflits d’intérêts

S.Mn. L’administrateur de Publifin et de Nethys et chef de cabinet adjoint de Furlan reste flou sur sa participation à des réunions sur les statuts de l’intercommunale.

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© Belga
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Ce vendredi voit le jour la première audition « politique » de la commission d’enquête parlementaire Publifin. Après les administrateurs de Nethys et Publifin, c’est Paul Furlan, ancien ministre wallon de l’énergie et des pouvoirs locaux et son chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier qui sont entendu ce vendredi. La journée a commencé fort avec des déclarations sur les rémunérations de Claude Parmentier : 43.500 euros annuellement chez Nethys et entre 100.000 et 115.000 euros bruts par an pour ses mandats publics.

 

Des montants qui ne collent pas pour Jean-Luc Crucke qui parle d’autres montants et n’oublie pas de mentionner les 25.000 euros supplémentaires pour le poste de chef de cabinet adjoint chez Furlan. M. Parmentier est donc incapable de donner le montant exact de son salaire.

 

La double casquette de Claude Parmentier

L’intervention de Jean-Luc Crucke a permis de lever le pot aux roses. Le député a mis la main sur deux documents qui font état de la présence de M. Parmentier à des réunions au cours desquelles le cas de l’intercommunale Publifin a été abordé. Notamment «  une réunion du 21 mai 2015 au cabinet Furlan sur les statuts de Publifin  ».

Le 21 mai 2015, Claude Parmentier représentait donc le ministre Furlan lors d’une réunion au cabinet sur les nouveaux statuts de Publifin (alors qu’il siège aussi au CA de Publifin). «  J’ai écouté, mais je n’ai remis aucun avis  », admet simplement M. Parmentier. Il était d’ailleurs le seul représentant du cabinet Furlan lors de cette réunion. Il était accompagné d’un membre de l’administration et de deux représentants de Publifin. Pour les députés, le conflit d’intérêts est attesté.

 

Pas de décision, pas de conflit d’intérêts

Le député Jean-Luc Crucke (MR) revient sur cette réunion : «  Vous nous dites que vous ne vous occupiez pas du dossier Publifin au cabinet, que vous n’êtes pas juriste, que vous n’en avez rien à secouer des statuts de Publifin, mais vous avez assisté à une réunion sur les statuts de Publifin en tant que chef de cabinet adjoint du ministre Furlan. Est-ce que vous croyez encore un peu à ce que vous nous dites, M. Parmentier ?  », s’indigne-t-il. «  Il faut nous dire la vérité maintenant. Arrêtez de faire du André Gilles  ».

Claude Parmentier réfute toute erreur. «  Je vous l’assure, je n’ai pas pris la parole lors de cette réunion  ». Or «  le conflit d’intérêts n’existe que lorsqu’on prend des décisions. Et je n’ai pas pris de décision  », assure Parmentier.

 

 

 

Publié le Vendredi 24 Mars 2017 à 13h22

Yvan Mayeur pour des fabriques de mosquée à l'image des fabriques d'église: cela existe déjà, rétorque le cdH

Belga

Le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, propose d’organiser le culte musulman en Belgique sur le modèle des fabriques d’église. De la sorte, le conseil communal pourrait exercer une forme de contrôle sur ces lieux de culte. Mais ce système existe déjà, lui rétorque Hamza Fassi-Fihri (cdH).


Les propos d’Yvan Mayeur créent la polémique.

E.G.

Les propos d’Yvan Mayeur créent la polémique.

«Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles», a déclaré Yvan Mayeur à la RTBF au surlendemain de ses propos polémiques sur l’influence du salafisme dans les mosquées. Dans une interview au Morgen, il avait déclaré : « ici, toutes les mosquées sont aux mains de salafistes».

A l’instar d’autres responsables politiques, le maïeur de la capitale estime qu’il y a un problème de financement et de reconnaissance des mosquées, laissant le champ libre à des influences étrangères.

«J’ai un contact fréquent avec notamment deux groupes de citoyens qui veulent construire une mosquée qui soit aux normes, respectable et respectée. Ils demandent le soutien de l’autorité publique. Il faut entendre cette demande et y répondre (...) Je propose que, sur le modèle des fabriques d’église, l’autorité publique participe au financement et contrôle», a-t-il expliqué.

«M. Mayeur oublie qu’une ordonnance de 2006 organise déjà ce système au niveau de la Région», a rétorqué Hamza Fassi-Fihri, député et conseiller communal à la Ville de Bruxelles.

A ce jour, 14 mosquées sont reconnues et 14 sont en voie de reconnaissance.

Plusieurs conditions sont mises à la reconnaissance d’une mosquée, dont la création d’une «communauté islamique» sur le modèle des fabriques d’église, tenues de déposer chaque année leurs comptes à la Région bruxelloises et à la Banque nationale. Le cas échéant, la Région peut suppléer aux déficits, comme le font les communes pour les fabriques d’église.

«Aujourd’hui, une grande majorité de mosquées veut être reconnue. Il y a un mouvement de fond: les mosquées veulent montrer qu’il n’y a pas de problème chez elles», a ajouté M. Fassi-Fihri.

«Mercredi, M. Mayeur crée la polémique avec ses déclarations. Vendredi, il tente de se rattraper en réinventant la poudre. Il aurait mieux fait de reconnaître son erreur», a ajouté le conseiller communal.

Depuis deux ans, un accord conclu avec le gouvernement fédéral -tenu de rendre un avis- permet en outre d’accélérer le traitement des dossiers. (Belga)

 

 

Publié le Jeudi 23 Mars 2017 à 15h45

Mons: des bandes de jeunes mineurs du Centre et de Mons s'affrontent

Rédaction en ligne

La police de Mons/Quévy a organisé un contrôle policier pour neutraliser deux bandes rivales de mineurs. D’un côté, des jeunes originaire de Mons et de l’autre d’autres jeunes de La Louvière. Le déploiement policier de ce mercredi a permis d’éviter l’affrontement des rivaux. Heureusement, car plusieurs armes ont été retrouvées...


Les différents services de la police de Mons-Quévy se sont déployés ce mercredi.

D.R.

Les différents services de la police de Mons-Quévy se sont déployés ce mercredi.

C’est la police de Mons/Quévy qui l’annonce sur Facebook : « Depuis quelques semaines, nous constatons des altercations entre des jeunes des écoles de la région du Centre et de Mons-Borinage. Ayant pris connaissance du phénomène, nous avons réagi.

Ce mercredi après-midi, un contrôle a eu lieu en parfaite synergie avec la police locale de La Louvière, la police fédérale des chemins de fer et différents services internes : proximité de Mons-Centre, service intervention et maître-chien.

Les contrôles ont ciblé le centre-ville, la gare, ses alentours et les Grands-Prés.

58 personnes ont été contrôlées. Un jeune mineur était en possession d’un sac rempli d’armes prohibées : gazeuse, cutters, couteaux et bouteille d’essence. Il a été privé de sa liberté.

Une jeune fille a également été arrêtée administrativement suite à son comportement perturbateur et pour outrage à nos policiers.

En fin d’après-midi, il n’y avait plus aucun groupement de jeunes en ville.

Nous sommes déterminés à réagir face à ce type de comportements qui nuisent à la tranquillité publique et sont de nature à créer un sentiment d’insécurité.

Nous resterons vigilants dans les jours et semaines à venir afin d’endiguer ce phénomène perturbant. »

 

 

le PTB fait encore mieux que le MR car il emploie entre autre des étrangers et autres sans emplois comme bénévoles pour rénover ses bureaux-maisons médicales, organiser sa fête manifestia à Bredene etc... le PTB a 3 400 000 euros en caisse et il est le parti du travail ??? ah bon pourquoi il n'engage pas des intérimaires ??? drôle de parti du travail de belgique qui fait bosser gratos les gens dans ses institutions PTBienne sans payer un seul euro à part leur donner un couscous à midi qui en plus est préparé par des bénévoles musulmanes du PTB... joli bénéfice car de la semoule, qques carottes et des cuisses de poulet-merguez bas de gamme de chez ALDI ça coute 3 fois rien quand ce n'est pas l'épicerie halal du coin qui offre gratuitement le tout. Bref un vrai goulag communiste ce PTB: travail gratos en échange de 3 fois rien dans la gamelle, en plus ces imbéciles qui bossent gratos pour le PTB paient en plus une cotisation au PTB !

Quand est-ce qu'on va enfin voir les députés du PTB publier leur déclaration d'impôt ??? ils ont trop peur de montrer que le montant ne soit pas celui d'un ouvrier ???? à la chambre un député c'est 10 000 euros par mois et au régional un député c'est 6400 euros par mois... pour le parti politique dont dépend le député c'est une dotation publique de 450 000 euros par an et par député ! faites le compte les millions tombent dans la poche du PTB... D'ailleurs à droite DéFI et le PP sont vert de jalousie ils sont beaucoup plus pauvre que le PTB ...

Le PTB a en caisse 3 400 000 euros, le PTB est réellement pour la taxe des millionaires ?? vous êtes certain? il serait donc dans les premiers à être taxé... le PTB fait parti des 1% et pas des 99%!


 

 

Publié le Mardi 21 Mars 2017 à 10h25

Walter Benjamin, victime des attentats du 22 mars (amputé d'une jambe), se lâche contre le gouvernement: "Allez vous faire foutre…"

Rédaction en ligne

Walter Benjamin se trouvait à l’aéroport de Bruxelles lors de l’attentat du 22 mars 2016. Un an après, il dénonce dans une vidéo postée sur Facebook les actions insuffisantes du gouvernement belge.

 
Exclusivité Sudpresse

Walter Benjamin avait perdu une jambe lors des attentats de Zaventem du 22 mars 2016. L’homme s’était confié à Sudinfo à l’époque. Il dénonçait la prise en charge insuffisante de l’assurance qui l’avait contraint à payer la somme de 867.90 euros. Ce montant correspond aux compresses qu’il avait été nécessaire d’utiliser le jour de l’attaque pour limiter les saignements. En effet, l’assurance hospitalisation ne couvre pas ce type de frais.

 

(Les propos qu’il tient n’engagent évidemment que Walter Benjamin)

Dans une vidéo postée le 20 mars 2017, Walter Benjamin filme son coup de gueule à l’aéroport de Bruxelles. «  Allez vous faire foutre  » lance-t-il au gouvernement. Il juge que c’est le gouvernement belge qui est responsable de l’attentat, et qu’il n’a pas pris ses responsabilités par la suite. L’homme se met alors à énoncer qui sont les coupables selon lui : le Premier ministre Charles Michel, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon qui est un «  incompétent notoire  », le ministre de la Justice Koen Geens et enfin la ministre de la Mobilité qu’il traite de «  salope  ».

Après le gouvernement, ce sont les forces de l’ordre qui en prennent pour leurs grades. Walter Benjamin aperçoit en effet deux policiers lors du tournage de la vidéo «  qui se parlent, qui font la bringue  » selon lui. Il dénonce aussi le positionnement des militaires qui au lieu de se tenir dans le terminal, devraient se tenir aux entrées de celui-ci.

Il termine sa vidéo en posant un ultimatum au Premier ministre : «  Je vous en conjure, prenez vos responsabilités ou démissionnez une fois pour toutes pour incompétence puisque vous ne comprenez absolument rien  ».

 

Happart et Partoune veulent éviter un procès en correctionnelle

Sarah Rasujew Publié le mardi 21 mars 2017 à 08h35 - Mis à jour le mardi 21 mars 2017 à 08h38

 La chambre des mises en accusation doit rendre sa décision le mois prochain.

Ce lundi, les protagonistes du dossier Liège-Airport se sont retrouvés devant la chambre des mises en accusation de Liège concernant la procédure de renvoi devant le tribunal correctionnel.

Pour rappel, dans un jugement de près de cinquante pages, des juges avaient fustigé le comportement du parquet et de l’office du procureur du Roi qui avaient signé des transactions avec des suspects du dossier sans même faire intervenir une victime potentielle, à savoir l’homme qui a dénoncé les faits, ce qui lui a fait perdre sa place au sein de l’aéroport.

Le tribunal avait rejeté les transactions qui ont été signées, notamment par Luc Partoune, ancien directeur général de Liège-Airport, qui avait versé une somme de 120.000 € qui aurait dû entraîner l’extinction des poursuites à son encontre.

C’est Me Gilissen, l’avocat de l’ancien comptable de Liège-Airport, à la base de la dénonciation, qui avait soulevé cet argument.

L’homme avait soupçonné des détournements et abus de biens sociaux dans le chef de Luc Partoune.

José Happart est quant à lui soupçonné d’avoir utilisé sa position pour obtenir des avantages auprès d’un promoteur immobilier et d’un entrepreneur.

La chambre du conseil avait ordonné le non-lieu de quatre inculpés et constaté que des transactions avaient été payées par trois inculpés.

Mais la juge du fond , chargée de statuer sur le dossier, a estimé que le parquet ne devait pas réaliser les transactions de cette manière. "Le juge souligne aussi que le parquet a été extrêmement négligent, allant jusqu’à la faute envers la victime", avait confié Me Gilissen.

Les parties ont évoqué des demandes de devoirs complémentaires et le renvoi devant les juridictions.

La décision de la chambre des mises en accusation n’est pas encore tombée. Les magistrats devraient rendre leur décision le mois prochain.

 

 

 

Publié le Vendredi 17 Mars 2017 à 16h27

La CEO de Proximus a touché un salaire plus élevé en 2016: voici les chiffres

Belga

La CEO de Proximus a touché l’an dernier quelque 866.009 euros brut de salaire, ressort-il du rapport annuel 2016 de l’opérateur télécom. En 2015, la rémunération de Dominique Leroy s’était établie à 799.175 euros.

News

Le salaire de base de la patronne de Proximus était l’an dernier de 505.005 euros, soit un peu plus que les 500.000 euros perçus en 2015. Un phénomène dû à l’indexation des salaires. Dominique Leroy touche en outre des rémunérations variables à court terme pour un total de 178.875 euros, des avantages pension et postérieurs à l’emploi de 169.666 euros et d’autres avantages pour un montant de 12.463 euros.

Les autres membres du comité de direction ont gagné ensemble un peu plus de six millions d’euros. Proximus ne donne généralement pas de répartition de cette somme selon les fonctions. Tous les membres de cet organe ont reçu un bonus à long terme. Avantage dont n’a pas profité Dominique Leroy, le gouvernement ayant refusé d’accéder à une suggestion allant dans ce sens du conseil d’administration de l’entreprise publique.

Les membres du CA justement, dont la moitié sont des représentants de l’Etat, ont également touché une indemnité. Y figurent notamment les politiciens Stefaan De Clerck (CD&amp ; V) et Karel De Gucht (Open Vld). La rémunération du premier est la plus élevée étant donné son poste de président de l’organe. Il a assisté à sept réunions de celui-ci ainsi qu’à douze autres de comités consultatifs. A ce titre, il a touché 166.499 euros brut. L’ancien commissaire européen a lui participé sept fois aux réunions du CA et à deux des comités, pour une rémunération totale de 69.500 euros.

Aucune modification substantielle de la politique en la matière n’est à attendre pour les deux prochaines années, fait savoir Proximus dans son rapport annuel. Chaque membre du conseil d’administration touche une indemnité fixe annuelle de 25.000 euros ainsi que 5.000 euros de jetons de présence par réunion du CA à laquelle il assiste et 2.500 pour celles des comités consultatifs. Le président de l’organe touche lui 50.000 euros de manière fixe et 10.000 euros de jetons de présence pour assister au CA.

 

 

Publié le Vendredi 17 Mars 2017 à 20h25

Donald Trump: "L'immigration est un privilège, pas un droit"

Afp

L’immigration est « un privilège, pas un droit », a déclaré vendredi le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont il a salué l’implication dans la lutte antiterroriste.

« La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier. Sans aucun doute », a ajouté le président républicain, qui s’exprimait à la Maison Blanche.

 

Deux militaires présents lors de l'attentat à Zaventem témoignent: "J'ai paniqué en y retournant avec ma famille pour partir en vacances"

 

S. F. Publié le vendredi 17 mars 2017 à 13h57 - Mis à jour le vendredi 17 mars 2017 à 14h04

 

 

Ce matin-là, 28 militaires patrouillaient à Zaventem.

 

Paul-Henri : "J’ai paniqué en y retournant avec ma famille pour partir en vacances"

 

"C’était tôt le matin. Je commençais ma garde. J’étais au niveau des arrivées quand j’ai entendu un grand bruit. J’ai cru que c’était de l’eau qui tombait. J’ai armé mon arme. J’ai pris l’escalator. Des gens couraient pour s’enfuir. Je me suis dit ‘il doit y avoir quelque chose’ . Et là, il y a eu la deuxième déflagration. Avec mon binôme, on était à cinq, six mètres de la bombe. L’escalator a été soufflé."

 

Sébastien, un soldat du bataillon ISTAR, basé à Heverlee, a le regard perdu dans le vide quand il parle du matin du 22 mars. Ses yeux se recadrent. "J’ai tout checké autour de moi. C’était assez gore. J’ai vérifié que je n’étais pas blessé et puis j’ai foncé vers ceux qui l’étaient. Mon binôme et moi, on se sécurisait mutuellement." Son entraînement de militaire prend le pas sur l’humain qui se cache derrière son accoutrement kaki et brun. "Je n’ai pas eu peur. Je ne me suis pas dit que j’allais mourir aujourd’hui."

 

Depuis les attentats, Paul-Henri est retourné à l’aéroport, en tant que civil et tant que soldat. La première fois, c’était avec sa femme et ses enfants. Il y a fait une crise d’angoisse. "Être à l’aéroport en tant que civil ou en tant que militaire, ce n’est pas pareil. On est dans un autre état d’esprit. Quand j’y vais en civil, j’y suis avec ma famille. Si quelque chose se passe, je m’enfuis. Si je suis militaire, je cours dans l’autre sens", dit-il le ton sûr mais le cœur serré.

 

En décembre, il s’est improvisé saint Nicolas pour ses collègues surveillant l’aéroport. "Ça pourrait bien devenir une tradition", plaisante les deux soldats qui l’entourent.

 

Sébastien : "J’ai craqué l’après-midi, dans mon coin, quand personne ne me voyait"

 

Paul-Henri, le comparse de Sébastien, arrivait à l’aéroport de Zaventem pour faire la relève. Lui et son binôme étaient au niveau des bus quand ils ont entendu une déflagration. "Ma première pensée, c’était de me dire ‘non, ça ne peut pas arriver chez nous’. Un peu comme tout le monde, je crois."

 

Alors qu’il raconte sa course pour arriver au hall des départs, Paul-Henri se souvient de l’odeur de brûlé, de la conduite qui avait percé, des morceaux de plafonds qui tombaient, de l’alarme incendie qui résonnait. Il hoche de la tête et caresse le BELGIUM brodé sur sa blouse quand Sébastien reprend la parole. "Dans des situations pareilles, on prend sur nous. On est là pour rassurer la population. À ce moment-là, il faut qu’on garde la tête haute. Si jamais on craque et qu’ils voient ça, sur qui peuvent-ils compter ? Moi j’ai craqué dans l’après-midi, dans mon coin, quand personne ne me voyait. C’est le job", termine-t-il. Éric, assis à côté de Paul-Henri, répète en écho : "Ouais, c’est le job."

 

 

Publifin spolie-t-elle ses pensionnés? Un pécule de vacances supprimé alors qu'ils ont cotisé toute leur carrière

C'est une information RTL. 2.000 travailleurs et retraités de l'intercommunale Publifin et d'autres organismes associés comme l'ALE ou l'ALG ont cotisé pour une pension particulière. Et puis à un moment donné la direction a supprimé cet avantage. Selon la direction, il était illégal. Sauf que les anciens travailleurs ont donc cotisé pour rien.

Près de 2.000 retraités de diverses sociétés liées à l'intercommunale Publifin (ALE, ALG, SPE - ex-Socolié) ont-ils été spoliés pour raison d'économie budgétaire ? Plusieurs comités de pensionnés, regroupant près de 500 personnes, se sont constitués depuis 2010 et des actions sont toujours en cours devant la justice.

"Je suis à la limite de l’indigestion voire de la crise cardiaque, c’est épouvantable. C’est payé avec quel argent ? Avec l’argent de notre caisse de pension pour laquelle nous avons cotisé ?", réagit Georges, ancien travailleur de la Socolié, en entendant le montant des salaires de la direction de Publifin, lui à qui on a retiré le pécule de vacances. Il a reçu il y a trois ans un courrier signé par Bénédicte Bayer, la directrice de Publifin, qui lui annonçait que son pécule de vacances de pensionné ne lui serait plus versé. "Si on enlève 100 euros à monsieur Moreau actuellement, il ne s’en rendra pas compte, mais quelqu’un qui a peut-être 1800 euros par mois, on lui retire 100 euros, c’est quand même important", confie aussi Annie, membre du comité de défense des pensionnés de l’ex ALE, ex Tecteo. 


Ils ont cotisé pour ce pécule toute leur carrière

Les comités qui défendent les pensionnés qui n’ont plus droit au pécule dénoncent depuis plusieurs années la suppression unilatérale de ces avantages extra-légaux pour lesquels ils ont cotisé durant toute leur carrière. Un pécule de vacances d'environ 1.500 € par an qui leur était garanti et qui a été supprimé par la direction, à la suite d'audits menés pour rationaliser les dépenses au sein de la société. Une mesure qui permettrait à Publifin de réaliser chaque année environ 3 millions d'€ d’économie (2000 x 1500). 


Supprimé car illégal?

Du côté de la direction de Publifin, on déclare n'avoir procédé qu'à une régularisation d'une situation contraire à la loi Wijninkx qui règle le système de pensions dans le service public et qui ne prévoit pas ce genre d'avantage extra-légal. Loi qui existe depuis 1978 et alors que les avantages extra-légaux ont été accordés depuis 1994 dans certaines des sociétés.


"Nous avons passé un contrat et on ne change pas les règles du jeu en cours de partie"

Les pensionnés dénoncent que le contrat qu'ils ont signé pour leur pension n’est pas respecté. Ils disent ne pas avoir à assumer le fait que la direction, à l'époque, n'avait pas respecté la loi. "Dans le principe, nous avons passé un contrat et on ne change pas les règles du jeu en cours de partie", s'énerve Georges. Pour Christine Planus, déléguée principale Cgsp chez Publifin, "Les représentants du personnel n’ont aucune vision sur ce qui se passe dans les fonds". Tous ces travailleurs ont donc cotisé une partie de leur salaire pour financer ce fond et ils se demandent où est passé l'argent de leur cotisation? Annie a sa petite idée: "Ils ont certainement voulu faire un bénéfice sur le dos des pensionnés pour payer grassement certains élus politiques à ne rien faire", conclut-elle.

 

Blessé dans l'attentat de Zaventem, l'ex-basketteur Sébastien Bellin pousse un coup de gueule: "J’en ai assez des promesses"

Simon Hamoir Publié le vendredi 17 mars 2017 à 07h58 - Mis à jour le vendredi 17 mars 2017 à 12h51

 

 Touché dans l’attentat de Zaventem, l’ancien basketteur pousse un coup de gueule.

Tout le monde se souvient de cette image qui avait fait le tour du monde : Sébastien Bellin en sang gisant sur le sol de l’aéroport. Douze mois et huit opérations à la jambe plus tard, l’ancien international belge a souhaité prendre la parole pour s’exprimer au nom des victimes des attentats de Bruxelles.

Le colosse de 2,06m dénonce le total manque d’action de la part du gouvernement belge. "De très belles choses ont été dites par les politiciens. On nous parlait de pensions, de statut spécial, etc. Mais aujourd’hui, ce sont des choses qui n’existent toujours pas. On se sent complètement abandonné."

En douze mois , les victimes n’ont même jamais été contactées par l’État belge. "Nous apprenons les nouvelles uniquement par la presse. C’est mon cas à moi et c’est certainement le cas pour toutes les autres victimes. J’ai lu dans la presse quelques jours après les attentats que nous allions recevoir des aides, que nous allions avoir le statut de victime de guerre. Rien n’a été fait !"

Résidant actuellement aux États-Unis avec sa famille, Sébastien Bellin a souhaité revenir en Belgique à l’occasion des commémorations de la semaine prochaine. Il a en aussi profité pour rencontrer le Premier ministre. "J’ai pu discuter avec Charles Michel mercredi soir. J’ai apprécié son geste de venir à notre rencontre mais il faut arrêter les promesses dans le vent" , insiste-t-il. "C’est bien beau de nous dire qu’on va faire pression sur les assurances. Nous voulons du concret. Il me dit que les choses vont changer d’ici deux semaines. Mais pourquoi ne faire ça que maintenant et pas il y a six mois ?"

L’ancien basketteur souhaite rapidement voir des solutions et des propositions sur la table. "Un an après, le minimum qu’on puisse demander est d’être pris en charge. Ce n’est pas seulement une question d’argent, c’est aussi une question de reconnaissance. On demande juste un strict minimum, on veut un dialogue de point de départ. C’est la moindre des choses. Il faut mettre ces choses sur papier pour que nos vies puissent redémarrer. Sans ça, c’est très dur d’avoir le sourire et de penser à l’avenir."

Son futur s’écrit pour le moment toujours en pointillés. "Je suis positif, je me relève moi-même sans beaucoup d’aide. Mais dans 10 ans, que se passera-t-il ? J’ai une hanche complètement explosée. Est-ce que j’aurai besoin d’une prothèse ? Est-ce que j’aurai une infection à la jambe ? Ce sont toutes des questions que l’on se pose. Financièrement, il faudra assumer…"

"La mutualité a refusé de m’indemniser"

Pour recevoir une petite aide de la commission des victimes, la procédure s’avère complexe. "Il faut d’abord aller voir l’assurance de l’aéroport qui demande aux victimes de consulter un médecin. Le problème est qu’il faut assister à de nombreux rendez-vous avec ce médecin. Je dois encore revenir au mois de mai pour le voir et prouver que j’ai bien eu huit opérations, que j’ai eu la jambe déchirée, que j’ai une balle logée dans ma hanche… Je suis d’accord qu’il y ait des protocoles. Mais après un an, est-ce normal ?"

En attendant que les choses bougent, Sébastien Bellin ne reçoit aucune aide financière. "Ma famille vit aux États-Unis. Donc, j’ai décidé d’être soigné là-bas. Tout ce que j’ai demandé à la mutualité belge, c’est de recevoir la différence entre les frais que mon assurance américaine paye et les frais qui ne sont pas couverts. La mutualité a refusé. J’ai la grande chance d’avoir un peu de réserves financières grâce à ma carrière de basketteur professionnel. Mais imaginez les autres victimes qui n’ont pas forcément cela."

 

 

 

Publié le Vendredi 17 Mars 2017 à 10h43

Le parquet fédéral ne confirme pas la présence d'Oussama Atar en Belgique en août 2016

Belga

Le parquet fédéral n’a pas souhaité commenter une information de la chaîne de télévision américaine CNN indiquant qu’Oussama Atar serait revenu brièvement en Belgique en août dernier, pour rendre visite à des proches. L’homme est considéré comme le cerveau ou tout du moins l’inspirateur des attentats commis le 22 mars 2016 à Brussels Airport et dans la station de métro Maelbeek.

CNN se base sur une source judiciaire «proche de l’enquête» belge. Selon cette personne, dont l’identité n’est pas révélée, le terroriste présumé a été, quatre mois après les attentats, en «contact direct» avec sa famille, pourtant placée sous surveillance en Belgique. «Ils les a vus en personne», ajoute-t-elle, selon CNN. La famille, contactée par la chaîne, a refusé de commenter.

La localisation actuelle du trentenaire, qui est un cousin des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, kamikazes de Brussels Airport et Maelbeek, est inconnue. Il est par ailleurs soupçonné d’avoir été aux commandes des attentats de Paris.

Toujours selon la même source, interrogée par CNN, les fuites médiatiques au sujet des perquisitions menées à Bruxelles, entre autres à Laeken pendant le mois d’août, pourraient avoir joué un rôle dans le fait que le suspect est jusqu’ici passé entre les mailles du filet. «Cela a eu des conséquences immédiates sur l’enquête», précise-t-elle. «Je ne dis pas que nous l’avons manqué à cause de ça, car nous ne pouvons pas le savoir.»

 

 

Publié le Vendredi 17 Mars 2017 à 11h07

Molenbeek-Saint-Jean: voici notre reportage dans le repaire des terroristes

Isabelle Anneet

16 mois après la fermeture du café des Béguines, le repaire des frères Abdeslam, Sudpresse a pu visiter les lieux. À l’intérieur, c’est comme si les clients venaient de quitter les lieux. Des bouteilles vides traînent encore sur le bar. L’endroit va être repris par un groupe d’associations afin d’y créer une maison des habitants et redorer l’image du quartier.

Exclusivité Sudpresse

16 mois se sont écoulés entre la fermeture du café des Béguines et aujourd’hui. Les bouteilles de soda n’ont pourtant toujours pas bougé. Comme si le temps était suspendu à l’intérieur du café des Béguines, ce lieu qui a servi de repaire aux frères Abdeslam pendant plus de deux ans… Comme si les derniers clients venaient de franchir la porte…

 Des rideaux noirs sont tirés afin que les curieux ne puissent rien apercevoir depuis l’extérieur. Nous avons pourtant pénétré dans cet endroit. Reportage.

 

Publié le Jeudi 16 Mars 2017 à 11h39

Mevlut Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères: "Bientôt, des guerres de religion vont commencer en Europe..."

Afp

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a affirmé ce jeudi que les dirigeants européens sont en train de « conduire l’Europe vers le précipice », ajoutant que « des guerres de religion vont commencer », car l’Europe effectue un dangereux pas en arrière.


Mevlut Cavusoglu

Reuters

Mevlut Cavusoglu

La Turquie, en pleine crise diplomatique avec les Pays-Bas, a estimé ce jeudi qu’il n’y avait pas de différence entre le parti libéral de Marc Rutte, vainqueur des législatives, et le «fasciste» Geert Wilders.

« Regardez, il n’y a pas de différence entre les sociaux-démocrates et le fasciste Wilders, c’est la même mentalité », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, cité par l’agence progouvernementale Anadolu. « Où allez-vous, où est-ce que vous conduisez l’Europe? Vous avez commencé à désintégrer l’Europe et la conduire vers le précipice », a lancé M. Cavusoglu à l’adresse des dirigeants européens. « Bientôt, des guerres de religion vont commencer en Europe », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a consolidé sa victoire avec son parti crédité de 33 sièges, devant les vingt sièges de son rival d’extrême droite Geert Wilders, selon des résultats provisoires sur la quasi-totalité des votes diffusés jeudi.

Ces élections ont eu lieu sur fond d’une grave crise diplomatique entre Ankara et La Haye, après la décision néerlandaise d’interdire la venue de deux ministres turcs, dont M. Cavusoglu, aux Pays-Bas pour des meetings de soutien au président Recep Tayyip Erdogan.

« Parce qu’ils étaient de croyances différentes, les Européens se sont battus pendant 100 ans. Mais après cela ils en ont tiré une leçon et ont créé l’Union européenne et le Conseil de l’Europe », a poursuivi M. Cavusoglu. « Tout cela est en train d’être anéanti, l’Europe retourne à ces anciens jours », a-t-il encore dit.

Les Turcs doivent voter le 16 avril sur une réforme constitutionnelle controversée renforçant les pouvoirs du président. D’autres pays européens ont interdit la tenue de meetings électoraux de partisans de M. Erdogan, provoquant la fureur d’Ankara qui a assimilé ces pratiques à celles des Nazis.

Mercredi encore, le président turc a affirmé que « l’esprit de fascisme est débridé dans les rues de l’Europe ».

La municipalité d’Istanbul a par ailleurs décidé unilatéralement d’annuler mercredi son accord de jumelage avec Rotterdam qui date de 2005. Cette annulation a été décidée peu après un discours de M. Erdogan dans lequel il l’avait réclamée.

 

 

Selon la CGSP, la directrice de Publifin traiterait les travailleurs de "branleurs de mouches"

Rédaction Publié le jeudi 16 mars 2017 à 09h11 - Mis à jour le jeudi 16 mars 2017 à 09h56

La commission poursuit ses auditions. 

Après les principaux dirigeants du groupe - le trio d'(ex-)administrateurs provinciaux André Gilles, Georges Pire et Dominique Drion, le CEO de Nethys Stéphane Moreau, le secrétaire général Gil Simon -, la commission a entendu lundi les présidents des comités de secteur controversés ( Claude Emonts, Mohammed Bougnouch, Catherine Megali).

Ce jeudi, c'est au tour de la directrice générale de Publifin Bénédicte Bayer d'être entendue. Avant elle, viendront témoigner plusieurs administrateurs et des représentants syndicaux.

La première à répondre aux questions est Christine Planus, présidente de la délégation CGSP. D'après elle, Madame Bayer traite parfois les travailleurs de Publifin de "branleurs de mouches". Elle ajoute : "C’est très déstabilisant quand on l’entend, c’est un mépris total". Mme Planus assure également que Christine Planus doit toujours faire rapport à Stéphane Moreau lors de discussions avec les syndicats.

Pour rappel, la semaine passée, après avoir été perquisitionnée et auditionnée par la police, Bénédicte Bayer avait affirmé qu'elle n'a jamais soustrait de documents. Elle avait reconnu emporter des documents en soirée chez elle en quittant le bureau, mais indiquait qu'elle les ramenait systématiquement le lendemain. Interrogée sur l'éventuelle disparition de documents, elle confirmait que "non seulement on ne me l'a pas demandé et je ne l'ai pas fait du tout sans qu'on me le demande."

La semaine prochaine sera consacrée à la tutelle sur l'intercommunale. Seront entendus jeudi l'inspecteur général de l'administration wallonne des Pouvoirs locaux Stéphane Marnette et la directrice générale Françoise Lannoy, ainsi que la directrice f.f. du contrôle des mandats locaux Nicole Matagne.

Vendredi, ce sera au tour de Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint de Paul Furlan. La révélation d'un mandat privé détenu par le bourgmestre de Wanze chez Nethys, grassement rémunéré, avait accentué la pression sur le ministre PS, qui allait démissionner quelques jours plus tard à la suite d'une série d'articles de presse mettant en question la composition de son cabinet. M. Furlan sera entendu dans la foulée. Ses rapports avec Stéphane Moreau, ses efforts plus ou moins fructueux pour reprendre la tutelle sur les intercommunales interrégionales, mais aussi sa résignation à prolonger de deux ans les comités de secteur, seront investigués par les députés.

 

 

Publié le Mercredi 15 Mars 2017 à 06h15

Voici ce que coûte chaque jour l'hébergement d'une personne illégale dans un centre fermé

P. N.

L’information a été récemment révélée au Moniteur Belge. Le montant alloué à l’hébergement, au séjour et aux soins de santé des personnes illégales vivant dans nos centres fermés est passé de 187,5 € à 192 € .


36.792.000
€/an.

PhN

36.792.000 €/an.

« Cette augmentation est due à l’indexation », explique-t-on à l’Office des Étrangers. C’est soixante et quelques euros de plus que le coût moyen d’un prisonnier. « À la différence près que nous prenons en charge beaucoup plus de choses que pour les prisonniers », précise la porte-parole du service.

 

Bild défie Erdogan en Une: "Vous n'êtes pas le bienvenu ici!" (PHOTO)

 

AFP Publié le mercredi 15 mars 2017 à 10h47 - Mis à jour le mercredi 15 mars 2017 à 14h31

 

Bild, plus gros quotidien allemand, revendiquait en Une mercredi de dire "la vérité en face" au président turc Recep Tayyip Erdogan, le proclamant persona non grata en Allemagne et dénonçant sa "folie du pouvoir".

 

En pleine crise diplomatique germano-turque et turco-européenne autour du référendum sur l'augmentation des pouvoirs présidentiels, le journal publie sur sa première page une photo du dirigeant turc, visiblement irrité, en titrant "Bild dit à Erdogan la vérité en face".

 

"Vous n'êtes pas un démocrate, vous portez préjudice à votre pays! Vous n'êtes pas le bienvenu ici!", écrit le quotidien tabloïd qui revendique un tirage de deux millions d'exemplaires par jour.

 

"Dans sa folie du pouvoir, l'égomaniaque Erdogan attise les Turcs contre l'Europe", poursuit le journal qui accuse encore "le petit homme du Bosphore" de "détruire son pays".

 

Ankara est en plein bras de fer avec plusieurs pays européens, l'Allemagne et les Pays-Bas en tête, après l'interdiction faite à plusieurs ministres de faire campagne auprès de la diaspora turque pour le oui au référendum du 16 avril sur l'augmentation des pouvoirs du président.

 

M. Erdogan a accusé Berlin d'user de méthodes "nazies", de soutenir "les terroristes" dans son pays et de promouvoir le non au référendum.

 

Les élus belgo-turcs refusent de condamner Erdogan

J. Th. Publié le mercredi 15 mars 2017 à 06h42 - Mis à jour le mercredi 15 mars 2017 à 06h46

 Alors que le président turc s’enfonce dans l’autoritarisme et accuse les Pays-Bas et l’Allemagne de nazisme, les élus d’origine turque se taisent dans toutes les langues

"Je ne ferai pas de commentaires en particulier. Il y a eu une interpellation sur le sujet au Parlement la semaine passée et il n’y a rien à ajouter sur la question", coupe le député fédéral et bourgmestre tennoodois, Emir Kir (PS). "La secrétaire d’État ne fera aucun commentaire. Elle ne s’exprimera pas sur le sujet", indique Luc Demullier, le porte-parole de la secrétaire d’État fédérale Zuhal Demir (NVA), compétente entre autres pour la Lutte contre la pauvreté et l’Égalité des chances. "Demander aux élus belgo-turcs de se prononcer sur les propos d’Erdogan ? Ce sera un "non" chez tout le monde, je vous préviens. C’est actuellement très tendu comme situation et on ne va pas en rajouter une couche, même ici", lâche l’échevin schaerbeekois Sadik Köksal (LB), pourtant de tendance libérale et peu susceptible d’affinités avec la politique menée par l’AKP, le parti islamo-conservateur du président turc Recep Tayyip Erdoğan.

De son côté, l’échevin schaerbeekois Sait Köse (Défi) ne se montre pas plus prolixe.

Alors que les tensions entre le gouvernement turc et plusieurs pays européens, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, sont, depuis ce week-end, extrêmement tendues, et qu’Erdoğan a accusé l’Allemagne de pratiques nazies et qualifié les Pays-Bas de "capitale du fascisme", les élus belgo-turcs se refusent à condamner les propos du président turc.

C’est le récent refus de certains pays européens de laisser entrer sur leur territoire des ministres turcs désirant faire campagne dans le cadre du prochain référendum constitutionnel turc, lequel doit permettre d’élargir encore les pouvoirs d’Erdogan, qui a déclenché le courroux de ce dernier. Si le "oui" l’emporte, l’actuel président obtiendra quasiment des pouvoirs illimités, le régime turc se rapprochant alors des modèles autocratiques moyen-orientaux

Alors que la Turquie prend de plus en plus le chemin d’une dictature et malgré les récents dérapages à répétition de son dirigeant, les élus belges d’origine turque se distinguent par leur silence assourdissant, se refusant à condamner les propos d’Erdogan, ni les nombreuses purges réalisées dans la foulée de la tentative de coup d’État survenu l’été dernier (40.000 arrestations et plus de 90.000 fonctionnaires limogés).

Un silence qui tranche fortement avec la propension que la plupart d’entre eux ont habituellement quand il s’agit de commenter d‘autres sujets concernant leur pays d’origine. "Sans surprise, ils se taisent tous aujourd’hui alors que d’habitude, ils sont les premiers à commenter la moindre futilité sur leur page Facebook", constate Selim Eryaman, qui travaillait comme journaliste pour le journal indépendant Zaman Belgique. Un média qui a mis fin en août dernier à ses activités des suites des pressions exercées sur les journalistes, les lecteurs et les annonceurs.

Principale cause du silence des élus d’origine turque : le poids important de la diaspora installée en Belgique, estimée à environ 160.000 membres et qui serait acquise à 70 %… à l’AKP. "Il suffit d’une critique aujourd’hui et on peut être considéré comme ennemi d’Erdogan, et donc selon ce dernier, de Turquie. Cela peut faire perdre de nombreuses voix. C’est un risque que personne ne veut courir", explique Selim Eryaman.

Pour Sadik Köksal , l’importation des campagnes politiques turques en Europe est toute récente, ne remontant qu’à 2014. "C’est seulement depuis cette année que les Belgo-turcs peuvent voter depuis la Belgique. C’est une nouvelle donne à laquelle il va falloir se préparer. Je pense qu’il va falloir savoir prendre position", explique l’échevin. "Interdire d’entrée les ministres turcs pourrait permettre de faire gagner Erdogan. Même ceux qui comptaient voter non n’ont pas apprécié que des ministres turcs soient traités ainsi !", prévient l’édile schaerbeekois.

 

La plus forte crise entre l’Europe et la Turquie

La crise entre Ankara et des pays de l’Union européenne au sujet de meetings de soutien au président Recep Tayyip Erdogan risque d’endommager durablement leurs relations et rendre encore plus hypothétique une adhésion de la Turquie à l’UE, selon des analystes.

Une fois que les salves de critiques entre la Turquie et l’Europe se seront apaisées, les deux parties se trouveront à un tournant historique, où elles devront décider de la nature de leur alliance. La Turquie est un membre-clé de l’Otan et a fait de l’adhésion à l’Union européenne l’un de ses objectifs stratégiques depuis les années 1960, mais les dissensions entre Bruxelles et Ankara ont été nombreuses ces dernières années, particulièrement sur la question des droits de l’Homme.

Mais aucune de ces brouilles n’a atteint le niveau d’acrimonie actuel. M. Erdogan est allé jusqu’à accuser les Pays-Bas et l’Allemagne de se comporter comme des "nazis" en interdisant la tenue de meetings par ses ministres en vue du référendum du 16 avril sur le renforcement controversé de ses pouvoirs. "De telles tensions laissent des traces et donnent l’impression que la Turquie et l’Europe ne partagent plus vraiment de destin commun", explique Ilter Turan, professeur de science politique à l’Université Bilgi d’Istanbul.

La crise se déroule alors que M. Erdogan cherche à séduire l’électorat nationaliste pour faire pencher la balance en sa faveur dans un scrutin qui s’annonce serré.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a opté pour une ligne dure dans cette crise à l’approche des législatives de mercredi.

Angela Merkel se dirige aussi vers des élections en septembre, tandis qu’en France la candidate du Front national Marine Le Pen caracole en tête des sondages pour le premier tour de la présidentielle en avril.

Les experts considèrent qu’une fois retombés les excès liés à ces élections, l’heure sera au pragmatisme.

 

 

Nouvelle victoire pour Theo Francken: 4 imams qui contestaient un refus de visa ont été déboutés

L. N. Publié le mercredi 15 mars 2017 à 07h01 - Mis à jour le mercredi 15 mars 2017 à 07h03

 Il ne doit pas délivrer de visas à des imams turcs qui veulent prêcher dans des mosquées non reconnues.

Le Conseil du Contentieux des Étrangers vient de donner raison au secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) qui refuse de délivrer un visa de longue durée à des imams étrangers venant prêcher dans des mosquées non reconnues. Notre pays n’a en effet guère de contrôle sur ces mosquées. Celles qui veulent être reconnues doivent se soumettre à une enquête poussée de la Sûreté de l’État. Sans le feu vert de notre service de renseignement, les lieux de culte ne reçoivent pas de reconnaissance.

Dès lors, ils peuvent faire une croix sur des subsides et l’imam doit renoncer à un salaire et une pension. Mais c’est précisément parce qu’elles ne souhaitent pas qu’on vienne enquêter sur elles que toutes les mosquées ne souhaitent pas être reconnues.

Theo Francken a déjà refusé cette année de délivrer un visa à douze imams, tous originaires de Turquie, parce qu’ils veulent prêcher dans des mosquées non reconnues.

Dix d’entre eux ont immédiatement contesté la décision devant le Conseil du Contentieux des Étrangers. " Selon l’avocat des imams, j’ai enfreint leur liberté religieuse, explique Theo Francken. Mais le tribunal a déjà débouté quatre imams qui voulaient prêcher dans des mosquées non reconnues, à Bilzen, Gand, Namur et Tamise".

Selon le Conseil du Contentieux des Étrangers, la liberté religieuse n’est pas enfreinte parce que les imams se trouvent à l’étranger et ne tombent donc pas sous l’autorité de l’État belge.

Theo Francken se montre particulièrement heureux de cette décision. "C’est une décision de principe importante. En plus, le Conseil reconnaît que le principe d’égalité n’est pas enfreint. Nous pouvons bel et bien établir une différence entre les mosquées reconnues et non reconnues pour délivrer des visas aux imams. Notre fermeté à l’égard des mosquées non reconnues reçoit donc un appui légal."

Les imams peuvent encore aller devant le Conseil d’État et une fois que tous les recours nationaux auront été épuisés, ils pourront combattre la décision devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.

L’opposition de notre pays aux imams turcs est particulièrement mal accueillie au pays d’Erdogan. La Belgique compte 65 mosquées sous l’influence du mouvement religieux turc Diyanet proche du pouvoir. Une trentaine d’autres sont soutenues par Milli Görüs, le mouvement islamiste dont est issu l’AKP, le parti du président Erdogan

Ce dernier qualifie volontiers la Belgique de "base pour les militants du PKK (le mouvement indépendantiste kurde) et pour les auteurs de coups d’État".

Le danger que le refus de la Belgique d’accueillir des imams augmente la tension avec la Turquie est donc grand.

 

 

Publié le Mercredi 15 Mars 2017 à 13h26

Huy: le bourgmestre et les échevins Pire et Dosogne présents au MIPIM de Cannes

A.BT

Le 28 e  salon internation des professionnels de l’immobilier, le MIPIM a démarré ce mardi à Cannes et doit se clôturer jeudi. Une délégation de la ville de Huy, constituée du bourgmestre Christophe Collignon (PS), de l’échevin du commerce Christophe Pire (MR) et de l’échevin des travaux Eric Dosogne (PS), s’y est rendue.


Le palais des festivals et des congrès de Cannes.

DR

Le palais des festivals et des congrès de Cannes.

On se rappelle que ce déplacement avait suscité la polémique quant à son coût : d’abord budgétisé à hauteur de 25.000 euros, la dépense liée à ce voyage avait été rabaissée à 15.000 euros.

 

 

Publié le Lundi 13 Mars 2017 à 11h40

Seul le Belge a perdu du pouvoir d'achat en 2016

Belga

La Belgique est le seul pays européen où les travailleurs ont perdu du pouvoir d’achat l’an dernier. Les revenus ont légèrement augmenté avec l’index, mais pas suffisamment pour compenser l’inflation, selon une étude de l’Institut syndical européen (ETUI) relayée dans les journaux de Mediahuis lundi.

Thomas Van Ass

Depuis 2001, les augmentations salariales sont plutôt minces dans notre pays, et la tendance ne devrait pas s’inverser.

Selon l’étude, la plupart des travailleurs européens ont vu leur pouvoir d’achat augmenter l’année passée. Dans nombre de pays d’Europe de l’Est, cette hausse a été de plus de 5%, elle a même atteint 8,94% en Roumanie. Chez nos voisins, les augmentations ont été plus limitées: +0,25% en France, +0,42% au Luxembourg, +1,61% en Allemagne et +2,28% aux Pays-Bas. Il n’y a qu’en Belgique que le pouvoir d’achat a été rogné, de 0,94%.

Les salaires n’ont bien évidemment pas baissé, mais en raison du saut d’index et d’autres mesures de restriction salariale, leur augmentation a été fortement limitée. De plus, l’inflation est beaucoup plus importante en Belgique que dans les autres pays de l’Union, souligne Kurt Vandaele de l’ETUI.

Ces dernières années, les hausses salariales ont été très limitées en Belgique. «La dernière augmentation notable, c’était en 2000. Les années précédentes et suivantes, la règle était à la modération», selon M. Vandaele.

Cette année, un accord interprofessionnel a été conclu entre les partenaires sociaux, ce qui n’était plus arrivé depuis 2008. La croissance des salaires restera cependant limitée à 1,1% hors indexation et hausse barémique.

 

 

Publié le Lundi 13 Mars 2017 à 20h31

Affaire Publifin: deux présidents de comités de secteur avouent qu'ils n'y connaissaient pas grand-chose quand ils ont été parachutés à leur poste

Belga

Les présidents du comité de secteur Télécoms et de sous-secteur Liège Ville de l’intercommunale Publifin, la présidente du CPAS de Flémalle Catherine Megali (PS) et le conseiller communal liégeois Mohammed Bougnouch (PS), ont reconnu lundi devant la commission d’enquête Publifin du parlement wallon qu’ils ne connaissaient pas grand-chose à leurs secteurs lorsqu’ils ont été appelés à y travailler à la demande de leur bourgmestre ou de leur parti.


Catherine Megali (PS) et Mohammed Bougnouch (PS).

Belga/Bruno Fahy

Catherine Megali (PS) et Mohammed Bougnouch (PS).

A la suite de la Fédération du PS, c’est la bourgmestre de Flémalle Isabelle Simonis (PS), actuelle ministre au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui a demandé à Mme Megali de représenter la commune au sein de Tecteo (futur Publifin), dans la foulée des élections de 2012. «J’ai considéré cela comme une marque de confiance», a commenté Mme Megali, confessant qu’elle ne connaissait pas du tout le secteur au départ, mais que des techniciens étaient là pour répondre.

Au départ, au vu de la responsabilité attribuée via les missions confiées au comité, la rémunération lui paraissait décente vu la «complexité incroyable» du secteur. Les exposés y étaient «de grande qualité», assure-t-elle, parlant d’échanges et de dynamiques productives, que les procès-verbaux des réunions ne reflètent pas à ses yeux.

 

« Ces montants ? On m’a dit que c’était normal »

Avant elle, le conseiller communal liégeois Mohammed Bougnouch (PS) avait confié que les matières qu’il avait à traiter dans le sous-secteur Liège Ville du comité de secteur Énergie étaient particulièrement complexes, alors qu’il se définit lui-même comme un «politicien de terrain». «Je ne savais pas en quoi cela consistait, je me suis renseigné, les enjeux étaient énormes». Il ne sait pas qui l’a désigné là, sinon que cela venait du parti.

Il s’est dit surpris des montants octroyés. «On m’a dit que c’était normal, que c’était lié à une charge de travail incertaine».

«Je reconnais qu’il y a eu trop peu de réunions, mais il fallait des sujets, on n’allait pas se réunir pour rien. Dans mon sous-secteur, les absences étaient très rares». Les députés ont relevé que le sous-secteur se réunissait très souvent en même temps que le comité de secteur Énergie, semblant ainsi doublonner son travail. Mohammed Bougnouch assure que le travail au sous-comité permettait de faire passer de l’information du terrain vers Publifin et inversement. Les députés n’ont pas paru convaincus.

 

 

Publié le Dimanche 12 Mars 2017 à 07h11

PS liégeois: Frédéric Daerden favori pour succéder à Willy Demeyer

Charles Ledent

Deux réunions, qui ont duré en tout près de trois heures, ont eu lieu au siège de la fédération liégeoise du Parti socialiste, ce samedi. La procédure pour se choisir un nouveau président après la démission surprise de Willy Demeyer est donc lancée. Si Frédéric Daerden ne s’est pas encore déclaré candidat, il peut quand même faire figure de favori.


Frédéric Daerden ce samedi après-midi.

Sophie Kip

Frédéric Daerden ce samedi après-midi.

Les socialistes liégeois sont sortis assez souriants des deux longues réunions auxquelles ils avaient été conviés ce samedi matin à 11h.

Deux réunions qui avaient deux objectifs : lancer la procédure pour désigner un nouveau président et, d’autre part, acter la démission de toutes les instances de la fédération. Ce qui veut dire que les trois vice-présidents, Isabelle Simonis, Alain Mathot et Frédéric Daerden sont aussi démissionnaires. De même que les membres du comité exécutif et du comité fédéral.

Le nouveau président des socialistes liégeois sera connu le 29 avril prochain. De manière à ce que le traditionnel cortège du Premier Mai puisse se dérouler dans les rues de la Cité ardente avec un président tout neuf.

À l’heure actuelle, un seul affiche ses intentions. Il s’agit de Jean-Pierre Hupkens, l’actuel échevin liégeois de l’Urbanisme, un proche de Willy Demeyer.

Mais Frédéric Daerden paraît quand même, à ce jour, pouvoir jouer le rôle de favori.

 

 

Geert Wilders, le "Donald Trump des Pays-Bas"?

AFP Publié le dimanche 12 mars 2017 à 11h27 - Mis à jour le dimanche 12 mars 2017 à 11h28

La comparaison avec Donald Trump est facile : mêmes cheveux blonds ébouriffés, même amour de Twitter, même rhétorique lapidaire et discours anti-immigrés. 

Les différences sont pourtant nombreuses entre le député néerlandais Geert Wilders, qui pourrait bouleverser mercredi les Pays-Bas, et le président américain.

Geert Wilders, qui est au parlement depuis près de vingt ans, est depuis longtemps une épine dans le pied de ce qu'il appelle "l'élite" politique.

Son Parti pour la liberté (PVV) pourrait devenir après les élections législatives de mercredi la plus grande formation politique du pays. Et même à la deuxième place, ce serait là son plus grand succès depuis sa création en 2006.

La majorité des autres partis ayant juré de ne pas collaborer avec lui, il ne figurera probablement pas au gouvernement. Mais il sera une voix importante de l'opposition, en bonne place pour pousser ses chevaux de bataille en haut de l'agenda politique.

A 53 ans, l'élu péroxydé se considère en croisade contre "l'islamisation" de son pays et compare le Coran à "Mein Kampf" d'Adolphe Hitler.

"Je ne dis pas que tous les musulmans sont mauvais ou sont des terroristes, cela serait ridicule", a-t-il affirmé récemment à l'AFP. "Mais je crois que dans tous les pays où l'islam est la religion dominante, on peut observer un manque de liberté, de démocratie, d'Etat de droit..."

Fasciné par la politique

Dans le programme de son parti, qui tient sur une page A4, il promet d'interdire l'accès de son pays aux immigrés musulmans et de fermer les mosquées.

Ses propos virulents lui ont façonné une renommée internationale, jusqu'aux listes noires d'Al-Qaïda. Il vit sous protection policière permanente.

Adoré et détesté, il divise un pays qui se targue d'une longue tradition de tolérance multiculturelle. Né en 1963 à Venlo, dans le sud-est des Pays-Bas, il grandit dans une famille catholique, entouré d'un frère et deux soeurs.

C'est dans les années 1980 qu'il commence à s'intéresser à la politique, a récemment rapporté son frère Paul au magazine allemand Der Spiegel : "il n'était pas vraiment de gauche ou de droite, ni xénophobe".

"Mais il était fasciné par le jeu politique, les luttes pour le pouvoir et l'influence", assure-t-il au sujet de son frère, passé maître dans l'art d'utiliser les médias, tout en les accusant de partialité.

Son dégoût pour l'islam semble s'être développé lentement. Il passe du temps en Israël, où il est témoin des tensions avec les Palestiniens. Il est bouleversé par l'assassinat en 2002 du populiste Pim Fortuyn, dont il est l'héritier politique direct, et deux ans plus tard, du réalisateur anti-islam Theo van Gogh.

"Je me souviens de mes jambes qui tremblaient sous le choc", rapporte-t-il dans un livre en 2012. "Je peux dire honnêtement que j'ai ressenti de la colère, pas de la peur".

Discrimination

Au fil des ans, son ton se durcit. Il promet de ne pas être réduit au silence, malgré une condamnation pour discrimination l'année dernière après avoir promis "moins de Marocains" aux Pays-Bas.

Ce procès a renforcé sa visibilité, quelques mois après le Brexit et alors que Donald Trump remportait la course à la présidentielle. Il était d'ailleurs invité à la Convention républicaine et les donations reçues pour sa campagne viennent principalement de l'activiste David Horowitz, dont la fondation a versé quelque 130.000 euros à Geert Wilders en 2015 et 2016.

A l'époque, les sondages le créditent de 36 sièges sur les 150 de la chambre basse du parlement néerlandais. Le fossé a depuis été comblé et le VVD du Premier ministre libéral Mark Rutte est repassé de peu en tête.

Longtemps assez proches, les deux hommes sont opposés depuis l'abandon par le PVV en 2012 du gouvernement de Mark Rutte qui, en partie pour des raisons stratégiques, a promis de ne plus jamais collaborer avec celui qui est parfois surnommé "Capitaine péroxyde".

"ZERO POUR CENT" de chance, assurait-il dans un rare tweet.

Pour certains, Geert Wilders est une figure isolée. Marié à une citoyenne hongroise, il n'a pas d'enfant. Son parti est officiellement une association avec un seul membre : lui-même. Et sa sécurité limite ses contacts avec le monde extérieur.

"Son monde est devenu très petit", assure son frère : "parlement, événements public et son appartement". "Il ne peut aller nulle part ailleurs".

 

 

Publié le Dimanche 12 Mars 2017 à 07h36

Crise diplomatique entre les Pays-Bas et la Turquie: une ministre turque, une "étrangère non désirée", escortée hors des Pays-Bas (photos + vidéos)

Belga/ANP/AFP/DPA

La ministre des Affaires familiales turque, Fatma Betül Sayan Kaya, a été escortée par les autorités néerlandaises vers la frontière allemande dans la nuit de samedi à dimanche, a confirmé le bourgmestre de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, lors d’une conférence de presse. La ville portuaire néerlandaise était le théâtre de manifestations violentes devant le consulat turc samedi soir dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Ankara et La Haye.


Des manifestants sont allés au clash avec la police dans les rues de Rotterdam, dans la nuit de samedi à dimanche.

Reuters/Dylan Martinez

Des manifestants sont allés au clash avec la police dans les rues de Rotterdam, dans la nuit de samedi à dimanche.

Le bourgmestre de Rotterdam a affirmé que la ministre turque était « une étrangère non désirée » sur le territoire néerlandais.

La ministre et son convoi ont été escortés sous surveillance vers l’Allemagne voisine. Mme Kaya s’était rendue en voiture à Rotterdam depuis la ville allemande de Düsseldorf. « Elle a été expulsée vers le pays d’où elle était venue », a confirmé le bourgmestre lors d’une conférence dans la nuit.

Elle a été reconduite à la frontière par la police néerlandaise, alors qu’après plusieurs heures de négociations, il s’est révélé « impossible de trouver une solution », selon le bourgmestre. Les autorités néerlandaises ont répété à leurs homologues turques que Mme Kaya n’était « pas la bienvenue. Mais elle a quand même décidé de venir », a-t-il déploré.

(Photo : Reuters/Dylan Martinez)

 Des manifestants, soutenant le Président turc Erdogan en vue du référendum constitutionnel en Turquie le 16 avril, étaient réunis samedi soir devant le consulat turc à Rotterdam depuis plusieurs heures. Pour les disperser, la police néerlandaise a eu recours à des bâtons, chiens et canons à eau. Des manifestants étaient aussi réunis devant le consulat néerlandais à Düsseldorf de même que devant les bâtiments de la diplomatie néerlandaise à Istanbul et Ankara.

La situation s’inscrit dans le cadre de vives tensions diplomatiques entre les Pays-Bas et la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, s’était vu plus tôt refuser l’accès aux Pays-Bas samedi, alors qu’il devait participer à un meeting destiné à la diaspora turque aux Pays-Bas en vue du référendum constitutionnel. Dans l’après-midi, le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé des « vestiges du nazisme ». Des propos qualifiés de « fous » et « déplacés » par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

 

 Le bourgmestre de Rotterdam a pour sa part lancé lors de la conférence de presse dimanche matin : « Ne savent-ils pas que je suis l’élu (d’une ville située) dans une région qui a été bombardée par les nazis ? », parlant des dirigeants turcs.

(Photos : Reuters/Dylan Martinez)

 

 

 

Publié le Dimanche 12 Mars 2017 à 09h02

Mauvaise nouvelle suite aux attentats: American Airlines ne reviendra plus à Zaventem

Belga

La compagnie aérienne American Airlines a cessé ses activités à Brussels Airport. La connexion avec Philadelphie s’était déjà muée en une liaison estivale dans la foulée de l’attentat du 22 mars, mais il apparaît aujourd’hui que la compagnie quitte complètement le tarmac bruxellois. L’information a été confirmée par la compagnie américaine et l’aéroport.

AFP/Getty Images/Kevork Djansezian

La liaison Bruxelles-Philadelphie, à une époque effectuée six fois par semaine, avait été suspendue le 22 mars. Quelques jours après la réouverture de l’aéroport de Zaventem, American Airlines avait fait part de son intention de reprendre les vols entre le Philadelphia International Airport et Brussels Airport à partir du 15 juin, comme un itinéraire saisonnier. Pour l’été 2017, une reprise était attendue aux alentours de mai.

Celle-ci n’aura toutefois pas lieu. « American Airlines évalue continuellement son réseau afin d’exploiter au mieux sa flotte et de maximiser sa rentabilité, tout en répondant à la demande des clients », souligne la compagnie américaine. « Nous avons dans cette optique pris la décision difficile de renoncer à la route Bruxelles-Philadelphie. »

Les responsables du Brussels Airport confirment. « Le dernier vol a eu lieu le 15 août 2016 », a indiqué une porte-parole. « Un retour n’est pas à l’ordre du jour. »

Une autre compagnie américaine, Delta, avait temporairement interrompu sa liaison avec Atlanta après les attentats. Ce trajet va par contre reprendre. Dès le 26 mars, Delta reliera à nouveau la capitale belge à la capitale de l’État de Géorgie. Cette liaison quotidienne sera effectuée tout au long de l’année par un Boeing 767-300, d’une capacité de 210 passagers.

 

 

Publié le Samedi 11 Mars 2017 à 06h30

André Gilles ne sera pas démuni une fois que son départ de la députation provinciale aura été acté: le socialiste recevra un bon de sortie à 250.000 euros

N. LD

Ne vous inquiétez pas pour André Gilles il ne sera pas démuni une fois que son départ de la députation provinciale aura été acté. En tant que député provincial, et président du collège, il a droit -comme cela a été le cas pour Georges Pire (MR)- à une indemnité dite de sortie


© News

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«  La volonté était que les provinces s’alignent pour ces indemnités sur les assemblées fédérales et régionales, et proposent 20 mois de salaire au lieu de 48  », nous explique un spécialiste de cette matière. «  Cela a donc été évoqué à Liège. Mais décision a été prise de ne l’appliquer qu’à partir de la prochaine législature.  »

Le salaire d’André Gilles, marié et aux multiples autres mandats étant d’environ 5.200€ nets mensuellement, cela lui fera donc un chèque de départ de 249.600 euros nets, via des versements ventilés sur 48 mois.

Cerise sur le gâteau : tout en percevant ces indemnités il pourra aussi percevoir ses jetons de présence s’il demeure « simple » conseiller provincial. Un jeton étant valorisé à hauteur de 205 euros brut par réunion, et il y en a au moins 10 par an.

Un pas de côté à la province, d’accord. Mais rien n’a été dit pour le reste. Et ce reste ce sont des mandats chez EDF Luminus (48.000 € brut par an), Ogeo (10.000€ brut par an), Publipart (54.000€ brut par an) et la Socofe (45.000€ brut par an). Soit un total de 151.800€ bruts par an qu’André Gilles pourrait encore percevoir un certain temps.

Une très belle pension

Et si tout cela volait en éclats, qu’André Gilles soudainement perdait tous ses mandats ? «  Il a une carrière complète en politique et a atteint le droit à la pension  », poursuit un autre expert des arcanes politiques. « Je ne connais évidemment pas tout son dossier mais il y a fort à parier qu’au minimum sa pension serait de 70 % de son salaire de mandataire actuel. »

Cela ferait tout de même un gentil 3.640€ nets par mois.

 

 

 

Publié le Samedi 11 Mars 2017 à 06h17

Une affiche anti-chrétienne diffusée par l'AKP Belgique

L.Sw

Publiée ce vendredi sur les réseaux sociaux via le compte « AK Parti Belçika », cette affiche provoque de vives réactions à cause de son graphisme ainsi que son texte hostile à la religion chrétienne. Le parti d’Erdogan avait déjà fait beaucoup parler de lui il y a quelques jours à l’occasion d’un meeting controversé au cœur de Bruxelles.


Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

D.R

Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

«  Cette lutte est la lutte entre le croissant et la croix… Réunissons-nous sous le croissant. Vous verrez que nous serons très nombreux  ! », voici le contenu de l’affiche publiée sur le compte Facebook de l’AKP Belgique ce vendredi après-midi. La page, qui se présente comme une page officielle tenue par des volontaires du parti du président turc Erdogan, est suivie par près de 50.000 internautes. La page publie régulièrement des photos et des événements concernant le parti et ses activités en Belgique. Elle diffuse également des affiches, dont cette dernière qui fait actuellement polémique.

Avec son slogan et son graphisme assez belliqueux, l’affiche a suscité de vives réactions au sein de la communauté turque du pays. «  C’est inadmissible, il faut dénoncer cette affiche  », s’insurge Dogan Ozguden, fondateur du site belgo-turc Info-Turk, choqué par cette publication. «  C’est de la propagande islamiste hostile à la chrétienté alors qu’il y a de nombreux ressortissants turcs qui sont chrétiens  », assure-t-il.

 

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 22h01

La déclaration de Stéphane Moreau qui choque: son poste de bourgmestre d'Ans lui a causé "un préjudice essentiel", qui l'a empêché d'atteindre "le plateau suivant" des rémunérations chez Nethys

Rédaction en ligne

Stéphane Moreau est actuellement auditionné par la commission d’enquête Publifin au parlement wallon. Après les révélations sur ses rémunérations et sur son état de santé, l’intéressé s’est laissé aller à un commentaire qui a quelque peu surpris…


© Belga

© Belga

Ainsi, selon lui, son poste de bourgmestre d’Ans lui a causé «  un préjudice essentiel  ». En effet, sans ce poste, il aurait pu atteindre «  le plateau suivant  » des rémunérations chez Nethys. «  Je ne suis jamais qu’un animal économique comme Bernard Delvaux (Sonaca) et Grégoire Dallemagne (EDF Luminus)  ».

Pour rappel, plus tôt dans la soirée, l’administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a confirmé devant la commission du parlement wallon avoir touché quelque 900.000 euros de rémunérations (montant brut) en 2015 dans le groupe Publifin, un montant qu’il juge comparable à ce qui se pratique dans le secteur.

La partie fixe de la rémunération est de quelque 593.000 euros, mais la partie variable – en fonction de l’atteinte de certains objectifs fixés – permet d’arriver au montant évalué par un benchmarking du consultant Hay, soit 246.000 euros hors charge en 2015, le maximum. Avec une autre rémunération de 40.000 euros chez EDF Luminus, on approche les 900.000 euros, a reconnu M. Moreau.

 

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 20h12

Coup de tonnerre à Liège: Willy Demeyer quitte la présidence du PS liégeois et met fin à son mandat de député à la Chambre

Luc Gochel

Après les démissions de Stéphane Moreau du maïorat d’Ans et celle d’André Gilles de la présidence de la Province, c’est un nouveau tsunami qui secoue le monde politique en région liégeoise. C’est maintenant au tour de Willy Demeyer ce vendredi soir de décider de remettre son mandat de président de la puissante fédération liégeoise du PS ainsi que celui de député à la Chambre.

Exclusivité Sudpresse

Il vient de l’annoncer aux délégués du PS réunis ce soir à Liège : « Chers camarades, je remets entre vos mains le mandat de président de la Fédération liégeoise du PS. Et dans le prolongement de cette première décision, je vous annonce que je mettrai fin anticipativement à mon mandat de député pour le mois de juin. »

La surprise était totale. L’assemblée a été parcourue par un frémissement. Le fameux « Club des Cinq » à la tête de la première fédération socialiste du pays vient de perdre une troisième tête.

Willy Demeyer explique que « la situation est grave et complexe. Notre parti est en danger et, par voie de conséquence, les plus humbles, dont notre vocation est de les défendre, sont aussi menacés. Face à la tourmente, les défis sont nombreux. Il faut rendre la parole et le premier rôle aux militants. Il faut poser des actes et en revenir aux pratiques anciennes où un mandat de premier plan ne laisse pas de temps pour s’investir dans la vie de la fédération. »

Avec MM. Gilles et Moreau, M. Demeyer est l’un des 5 politiques à régner sur la puissante fédération liégeoise du PS en compagnie du député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, et du ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt.

 

 

Commission Publifin: Stéphane Moreau confirme une rémunération annuelle d'environ 1 million d'euros

BELGA Publié le vendredi 10 mars 2017 à 09h50 - Mis à jour le vendredi 10 mars 2017 à 18h53

 

L'administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a confirmé vendredi devant la commission Publifin du parlement wallon avoir touché quelque 900.000 euros de rémunérations (montant brut) en 2015 dans le groupe Publifin, un montant qu'il juge comparable à ce qui se pratique dans le secteur. 

La partie fixe de la rémunération est de quelque 593.000 euros, mais la partie variable - en fonction de l'atteinte de certains objectifs fixés - permet d'arriver au montant évalué par un benchmarking du consultant Hay, soit 246.000 euros hors charge en 2015, le maximum. Avec une autre rémunération de 40.000 euros chez EDF Luminus, on approche les 900.000 euros, a reconnu M. Moreau.

Avec sa rémunération de bourgmestre, M. Moreau avoisine donc le million d'euros par an.

Il dispose par ailleurs d'un parachute doré de deux ans, comme tous les membres du comité de direction.

 

Stéphane Moreau fait observer que ces montants sont équivalents à ce qui se pratique chez EDF Luminus, la Sonaca ou la FN. Au comité de direction de Proximus, le montant moyen est de 1,1 million d'euros, selon Stéphane Moreau. Pour le directeur de Voo, on atteint 750.000 euros, et 600.000 euros pour le CFO de Nethys ainsi que le responsable de la branche assurance. Le secrétaire général de Nethys touche 300.000 euros.

 

Stéphane Moreau évite de répondre aux questions sur les rémunérations et renvoie aux fédérations de partis

L'administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a exposé pendant près de quatre heures, vendredi devant la commission d'enquête Publifin, la structure et la stratégie du groupe liégeois, évitant toutefois la question des rémunérations des mandataires publics et du management.

Il a longuement défendu la bonne santé du groupe, dont la structure actuelle, dit-il, a été approuvée en 2013 par les ministres wallons compétents ainsi que par les responsables du PS, du MR et du cdH, Ecolo ayant été tenu à l'écart. En 2013, après la tourmente liée à l'acquisition des éditions de L'Avenir, "on nous a dit de revoir la structure, car il n'était pas logique que des journaux soient rachetés par une intercommunale", a exposé M. Moreau.

A la recherche d'un modèle qui garantisse toujours un contrôle de l'actionnaire public sur la structure, il dit avoir pensé au schéma d'Elia et de Fluxys. Soit une structure par étages, avec le holding Publifin actionnaire public, la s.a. Finanpart destinée à accueillir d'autres partenaires publics tels que Brutélé - "et j'espérais d'autres régions de Wallonie" - et enfin Nethys, société industrielle.

"Je n'ai pas fait ça sur un carton de bière. Je suis allé présenter ce schéma aux ministres (wallons de l'Économie et des Pouvoirs locaux) Jean-Claude Marcourt et Paul Furlan, qui ont trouvé que ça avait du sens, parce que personne n'avait de meilleure idée. Puis je suis revenu à Liège, et il a fallu l'accord (Ecolo n'a pas été consulté) des trois partis traditionnels." A l'époque, le ministre de l'Energie était Jean-Marc Nollet (Ecolo), mais M. Moreau ne l'a pas cité.

Et d'énumérer par contre les noms de responsables provinciaux ou de fédérations provinciales de partis associés à cette décision: André Gilles (PS), Willy Demeyer (PS), Daniel Bacquelaine (MR), Pierre-Yves Jeholet (MR) ou encore Dominique Drion (cdH, ce dernier ayant demandé l'accord de son président Benoît Lutgen).

"Quand tout le monde a trouvé que c'était le bon modèle, on l'a mis en œuvre. Il est certes perfectible, mais en termes opérationnels, c'est un bon modèle."

L'homme, resté invisible ces dernières semaines parce que sous certificat médical, est apparu sûr de lui et relativement détendu, n'hésitant pas à agrémenter ses 392 slides de présentation de messages publicitaires pour ses produits, ou à commenter l'actualité du marché de l'énergie pour influer les députés à prendre des législations plus favorables.

Il a souligné la manière dont il avait redressé le gestionnaire de réseau RESA, considéré par certains comme la société qui soutient les activités déficitaires du groupe, mais a assuré les députés de l'étanchéité entre secteurs, un point que les commissaires auront à cœur d'approfondir, notamment pour cerner l'impact éventuel sur les dividendes versés aux communes, ou sur les risques encourus.

Pour Stéphane Moreau, le modèle du groupe Publifin n'est pas nébuleux mais compliqué. Mais "grâce à ses holdings successifs et complémentaires, le groupe exerce une influence déterminante en Wallonie, ou avec des acteurs flamands. C'est le résultat d'évolutions historiques."

L'homme a à peine évoqué les comités de secteurs, et uniquement pour la période avant 2013, soit avant l'instauration des organes consultatifs dont les dysfonctionnements ont conduit au scandale Publifin. Il n'a pas abordé la question de la rémunération du management de son entreprise.

 

 

Votre facture d'électricité, le vrai scandale qui dépasse Publifin... 09/03/17

Pendant plus de 20 ans, le prix de votre électricité a été surfacturé. Un pillage organisé entre Electrabel et les intercommunales concernées, avec la bénédiction du monde politique. De quoi se demander si ce n'est pas là, finalement, que réside la fameuse contrepartie aux rémunérations qu'ont perçu certains mandataires, notamment chez Publifin.

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 09h33

Faux, documents détruits ou modifiés... : les accusations choc contre Stéphane Moreau et André Gilles, mais que risquent-ils?

A.MA

Moreau et Gilles étaient accusés par une « source interne » d’avoir réalisé ou fait réaliser des documents demandés qui n’existaient pas, perquisitions chez Nethys et démission d’André Gilles de la Province…


Stephane Moreau © News

Stephane Moreau © News

> Stéphane Moreau sort du silence: suivez son audition en direct sur notre nouvelle édition digitale

Dans le pro justicia transmis ce jeudi matin par Christian de Valkeneer, diverses préventions sont énoncées : abus de bien sociaux, faux et usage de faux, et concussion. De quoi s’agit-il et que risquent Moreau et Gilles dans cette histoire ?

En matière de faux, il faut tout d’abord savoir que le faux en écriture publique, c’est-à-dire commis par une personne disposant d’une fonction publique, est puni plus sévèrement que le faux en écriture commis par monsieur et Madame Tout-le-Monde. Pour ces faits, une peine de 5 à 10 ans de prison est prévue par l’article 193 du Code pénal. La concussion, c’est lorsqu’on se fait remettre des fonds alors qu’on n’est pas en droit de les réclamer. La personne qui se rend coupable de ces faits risque jusqu’à 5 ans de prison et d’une amende pouvant grimper jusqu’à 50.000 euros.

Pour l’abus de bien sociaux – c’est-à-dire faire usage des biens d’une entreprise à des fins personnelles et en portant préjudice à cette entreprise – jusqu’à 5 ans de prison de 500.000 euros d’amende sont inscrits dans le Code.

> André Gilles tire sa révérance: les scénarios pour le remplacer

> Interview choc: «Ce n’est pas un système mafieux, une mafia»

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 08h34

Près de 600.000 euros par an pour Jean-Sébastien Belle, l'ancien chef de cabinet du ministre Marcourt

Rédaction en ligne

Jean-Sébastien Belle, ancien chef de cabinet du ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), est actif dans une série d’organismes publics et privés, ses diverses tâches lui permettant de percevoir entre 500.000 et 600.000 euros par an.


Jean-Sébastien Belle

Photonews

Jean-Sébastien Belle

Cette fourchette, confirmée à bonne source au quotidien La Libre Belgique (article ce vendredi), correspond au ’coût société’, soit ce que les structures privées et publiques qui recourent à ses services déboursent concrètement à son sujet.

Parmi ses activités, M. Belle est directeur d’une filiale de l’Invest de Mons Borinage (IMBC) (250.000 euros bruts par an), président du conseil d’administration (CA) de la maison  mère IMBC et actionnaire à titre privé de l’invest IMBC. Il est en outre président du CA de la Sowalfin, la société publique wallonne appuyant le financement des entreprises (50.000 euros par an). Enfin, il occupe un siège à la présidence de la FN Herstal (130.000 euros par an) et est administrateur de la Sonaca (9000 euros par an au total, en fixe et en variable).

Sur le montant total de ses rémunérations, Jean-Sébastien Belle n’a pas souhaité faire de commentaire.

 

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 06h05

Attentats de Bruxelles: voici le livre qui accuse le gouvernement belge

Spo

Philippe Van Vlaenderen, docteur en médecine sociale a un parcours professionnel atypique. Né au Congo belge, il a également travaillé dans le sud de la Tunisie avant de s’installer à Schaerbeek en 1980. Le jour des attentats de Bruxelles, son envie d’écrire se manifeste encore plus. Plutôt critique envers le gouvernement belge, il lui attribue une partie de la responsabilité des attaques qui nous ont touchés le 22 mars dernier.


L’auteur.

D. Le Lardic

L’auteur.

«  Il y a une incompétence du politique, qui n’est plus un serviteur de la population, mais une figure avide d’argent, d’aura et de pouvoir  », accuse-t-il. «  Les politiciens font de très mauvais choix. La politique néolibérale mise en place accroît les inégalités entre les individus. La justice belge est gravement sous-financée à cause de cette politique  », insiste-t-il. «  Les services régaliens en pâtissent énormément (NDLR : police, services secrets, sécurité, armée) suite à de nombreuses restrictions de budgets. Ils ne savent plus travailler correctement  ».

Philippe Van Vlaenderen pointe également les lacunes du système pénitentiaire. «  Il n’est plus perçu comme un moyen de réhabilitation, mais uniquement comme un moyen punitif. On enferme des gens qui ne bénéficient d’aucune rééducation, d’aucun suivi psychologique. Au final, c’est en prison que ces derniers s’insèrent d’avantage dans le banditisme et le terrorisme. Ce qui entraîne la récidive et la surpopulation des prisons. Le cercle vicieux se renferme   ainsi  », regrette-t-il.

 

 

Publié le Vendredi 10 Mars 2017 à 16h53

Publifin: Stéphane Moreau refuse de dévoiler le montant de ses rémunérations publiquement! (direct)

Rédaction en ligne

Stéphane Moreau passe en ce moment devant la commission Publifin au parlement wallon. Au cours des débats, l’intéressé, en pleine forme, a déclaré qu’il pouvait aborder le sujet des rémunérations, y compris des siennes, en séance à huis clos. « Le huis clos permettrait d’avoir un débat beaucoup plus large et beaucoup plus constructif », a-t-il déclaré devant le comité. Le débat est lancé : faut-il un huis clos ou non ?

Vidéos

© Reporters

© Reporters

Stéphane Moreau a refusé de donner son salaire publiquement. Il a demandé le huis clos, argumentant qu’il permettrait « un débat débat beaucoup plus large et beaucoup plus productif ». Voici donc la vidéo dans laquelle il refuse de donner son salaire publiquement.

 

 

> Suivez l’audition de Stéphane Moreau en direct sur notre édition digitale

En 2013, après la tourmente liée à l’acquisition des éditions de L’Avenir, « on nous a dit de revoir la structure, car il n’était pas logique que des journaux soient rachetés par une intercommunale », a exposé M. Moreau.

À la recherche d’un modèle qui garantisse toujours un contrôle de l’actionnaire public sur la structure, il dit avoir pensé au schéma d’Elia et de Fluxys. Soit une structure par étages, avec le holding Publifin actionnaire public, la s.a. Finanpart destinée à accueillir d’autres partenaires publics tels que Brutélé – « et j’espérais d’autres régions de Wallonie » – et enfin Nethys, société industrielle.

« Je n’ai pas fait ça sur un carton de bière. Je suis allé présenter ce schéma aux ministres (wallons de l’Économie et des Pouvoirs locaux) Jean-Claude Marcourt et Paul Furlan, qui ont trouvé que ça avait du sens, parce que personne n’avait de meilleure idée. Puis je suis revenu à Liège, et il a fallu l’accord (Ecolo n’a pas été consulté) des trois partis traditionnels. » À l’époque, le ministre de l’Energie était Jean-Marc Nollet (Ecolo), mais M. Moreau ne l’a pas cité.

Et d’énumérer par contre les noms de responsables provinciaux ou de fédérations provinciales de partis associés à cette décision : André Gilles (PS), Willy Demeyer (PS), Daniel Bacquelaine (MR), Pierre-Yves Jeholet (MR) ou encore Dominique Drion (cdH, ce dernier ayant demandé l’accord de son président Benoît Lutgen).

« Quand tout le monde a trouvé que c’était le bon modèle, on l’a mis en œuvre. Il est certes perfectible, mais en termes opérationnels, c’est un bon modèle. »

L’homme, resté invisible ces dernières semaines parce que sous certificat médical, est apparu sûr de lui et relativement détendu, n’hésitant pas à agrémenter ses 392 slides de présentation de messages publicitaires pour ses produits, ou à commenter l’actualité du marché de l’énergie pour influer les députés à prendre des législations plus favorables.

Il a souligné la manière dont il avait redressé le gestionnaire de réseau RESA, considéré par certains comme la société qui soutient les activités déficitaires du groupe, mais a assuré les députés de l’étanchéité entre secteurs, un point que les commissaires auront à cœur d’approfondir, notamment pour cerner l’impact éventuel sur les dividendes versés aux communes, ou sur les risques encourus.

Pour Stéphane Moreau, le modèle du groupe Publifin n’est pas nébuleux mais compliqué. Mais « grâce à ses holdings successifs et complémentaires, le groupe exerce une influence déterminante en Wallonie, ou avec des acteurs flamands. C’est le résultat d’évolutions historiques. »

L’homme a à peine évoqué les comités de secteurs, et uniquement pour la période avant 2013, soit avant l’instauration des organes consultatifs dont les dysfonctionnements ont conduit au scandale Publifin. Il n’a pas abordé la question de la rémunération du management de son entreprise.

Cantonnés quatre heures durant à écouter l’exposé de M. Moreau, les députés s’apprêtaient à poser leurs questions à la reprise de la séance, à 15h30.

 

 

 

Publié le Jeudi 9 Mars 2017 à 16h47

 

Des perquisitions aussi au centre informatique de Nethys à Seraing

 

Belga

 

Des perquisitions sont également en cours jeudi après-midi, rue Fivé à Seraing, dans les bâtiments qui abritent le centre informatique de Nethys, a appris Belga de sources concordantes.

 

Belga

 

Des enquêteurs de la police judiciaire ont investi les bureaux vers 14h30 afin d’y mener certains devoirs d’enquête relatifs aux suspicions d’abus de biens sociaux par des sociétés, de concussion sans violence ni menace mais également de faux et usage de faux.

Selon ces sources, les enquêteurs sont à la recherche de documents qui auraient été effacés afin de confirmer les allégations portées de façon anonyme au sein de Nethys concernant la journée du 22 février dernier, durant laquelle André Gilles et Stéphane Moreau auraient créé des dossiers inexistants et fait disparaître des documents utiles à la commission d’enquête du Parlement wallon.

Ces affirmations ont été démenties dans la foulée par André Gilles et Stéphane Moreau, le premier cité ayant d’ailleurs nié sa présence au sein de l’entreprise.

Des perquisitions du siège social de Publifin et Nethys, situé rue Louvrex à Liège, étaient toujours en cours vers 15h30. Les enquêteurs ont emporté certains documents mais n’ont pas encore terminé leur travail, a appris Belga à bonne source.

 

 

 

Vous avez aimé Publifin ? Vous allez adorer Ores

09/03/17 à 06:00 - Mise à jour à 13:49

Source: Le Vif

C'est une des questions essentielles que pose le scandale Publifin. Sans doute même la question primordiale : pourquoi payer des élus politiques, dans des comités de secteur, pour ne même pas assister à des réunions qui n'ont de toute façon aucune utilité ?

© DR

Tout le monde s'est légitimement indigné du principe, des montants, des cumuls de mandats dans d'autres intercommunales et dans d'autres comités, des conflits d'intérêts potentiels, des placements et replacements ici ou là de proches, de parents et de fidèles, de l'estompement des normes, de l'enrichissement personnel avec de l'argent public. Mais restait cette interrogation : pourquoi donc payer quelqu'un pour ne rien faire ? Depuis plus de deux mois, au sein de la rédaction du Vif/L'Express, et parallèlement à toutes nos investigations et toutes nos révélations, nous cherchons la réponse. Et inlassablement, une seule fusait : on paie pour asseoir son pouvoir. Re-questions, du coup : oui, mais quel pouvoir exactement ?

Il nous semble pouvoir y répondre, désormais. Grâce à un conseiller communal PS de Genappe, Jean-François Mitsch, spécialisé dans les questions énergétiques. En assistant, intrigué, interloqué puis ulcéré, depuis trois ans, à la façon dont sa commune semble valider, sans réel débat, toute politique menée, dans ce cas-ci, par Ores. Cette gigantesque intercommunale gère la distribution du gaz et de l'électricité dans pratiquement toute la Wallonie, à l'exception de la province de Liège, où le réseau est aux mains de Resa, qui appartient à l'empire Publifin-Nethys. Cette gigantesque intercommunale n'a pas payé des mandataires pour ne rien faire mais des élus d'un peu partout ont notamment siégé dans ses comités de secteur, jusqu'à leur liquidation fin de l'année dernière, contre rémunération tout à fait réglementée et pour des réunions tout à fait effectives. Reste que Mitsch considère qu'en payant ces élus, Ores, qui regroupe 197 communes, s'est assuré en fait de leur docilité. Par exemple chaque fois qu'il a été question d'opération financière, nécessitant des dépenses communales mais pouvant, à terme, leur générer des dividendes.

C'est ce qui relierait les "dossiers" Publifin et Ores : les mandataires politiques rémunérés à travers des intercommunales ne s'opposent pas, jamais, aux décisions des opérateurs énergétiques qu'ils sont censés contrôler en siégeant, précisément, dans ces intercommunales. Et font en sorte que leur commune suive les consignes, au pas et en rangs serrés.

On comprend dès lors pourquoi certains ont été payés pour ne rien faire, dans les comités de secteur Publifin. Surtout, en creusant et confrontant les soupçons du conseiller de Genappe, on découvre un scénario qu'accréditent d'autres experts : en validant toutes les politiques, tarifaires comprises, menées par les opérateurs énergétiques, ces élus, depuis leur commune comme depuis l'intercommunale dans laquelle ils ont siégé, ont contribué à surévaluer le coût de l'énergie, en Wallonie. Le discours vaut aussi sans doute en matière de télédistribution, entre autres.

Conclusion de plusieurs spécialistes qui s'expriment dans notre vaste enquête, cette semaine : à cause de ces pratiques, depuis des années, la facture d'électricité du consommateur est beaucoup plus élevée que ce qu'elle aurait dû et devrait être. C'est là que réside assurément le véritable scandale.

 

Electrabel, Ores, Publifin, etc : 20 milliards, la facture d'un système

09/03/17 à 06:00 - Mise à jour à 08:38

Source: Le Vif/l'express

Pendant plus de vingt ans, Electrabel et les intercommunales (Ores, Publifin...) auraient organisé une surfacturation permanente de votre électricité. Le monde politique était-il payé pour fermer les yeux?

C'est une "simple" interpellation, faite à répétition, par un conseiller communal, qui soulève un gigantesque pot aux roses. Et qui expliquerait les raisons profondes se cachant derrière l'affaire Publifin et les révélations en chaîne au sujet de pratiques en cours au sein des intercommunales. Au-delà de la question du nombre de mandats, de leurs rémunérations et des conflits d'intérêts qu'ils peuvent induire, il y aurait un système mis en place à dessein : les politiques, de leur plein gré ou contraints forcés, auraient fermé les yeux pendant une vingtaine d'années sur une tarification de l'électricité excessive au profit d'Engie Electrabel et des communes, via les intercommunales dont des "mixtes" (avec participation d'Electrabel), d'autres "pures", 100 % publiques, unies par un même souci de profit. Un "pillage organisé", à peine atténué par la régulation mise en place au début des années 2000.

 

 

 

Publié le Jeudi 9 Mars 2017 à 16h32

André Gilles annonce qu'il quitte la politique et Publifin, et nie avoir été présent chez Nethys le 22 février

Rédaction en ligne

Embourbé dans le scandale Publifin, le président du conseil provincial de Liège et ancien président de l’intercommunale Publifin André Gilles (PS) a annoncé via les réseaux sociaux qu’il compte démissionner de son poste le 31 mars prochain.

 
Vidéos

Belga/Dirk Waem

Dans une longue publication dévoilée sur Facebook, le député-président de la Province de Liège André Gilles a annoncé son intention de démissionner de ce poste qu’il occupe depuis 2006 et de ce conseil de la province de Liège où il siège depuis 1987. L’ancien échevin sérésien, ancien président du conseil d’administration de l’intercommunale Publifin, s’est ainsi défendu sur les intérêts de la société liégeoise et son rôle au sein de cette intercommunale. « La pression médiatique est devenue telle qu’il a fallu que je m’interroge sur ce qu’il convient de faire en ayant pour seule préoccupation l’intérêt de l’intercommunale », affirme-t-il par voie de communiqué. « Il est légitime de s’interroger sur le fonctionnement et les objectifs poursuivis par une intercommunale mais il faut que les réponses puissent être écoutées et entendues, que le cas échéant sur tel ou tel point des évolutions puissent être décidées. »

 

 

André Gilles, accusé d’avoir gagné plusieurs milliers d’euros grâce aux comités de secteurs de l’intercommunale et favorisé leur fonctionnement, affirme désormais qu’on s’attaque « aux Provinces »  : « Ce qui m’est insupportable, c’est de voir, non seulement le Parti socialiste, mais aussi la Province de Liège, celle dont les liégeois peuvent être très fiers, atteints par les attaques qui me visent », lance l’homme fort du PS liégeois, qui décide donc de quitter ses « responsabilités provinciales, non pas parce que M. Crucke ou qui que ce soit me le demande, ni parce que mon Parti me le demande, car il ne me le demande pas, mais bien librement de mon propre chef et la tête haute. Mon poste de Député-provincial - Président sera libéré le 31 mars 2017, après avoir mené à bien l’Assemblée générale de Publifin du 30 mars, dont la Province de Liège est, rappelons-le, l’actionnaire majoritaire ».

 

 

André Gilles s’est également défendu par rapport aux dernières révélations de la justice liégeois concernant des possibles falsifications et suppressions de documents de l’intercommunale, le 22 février dernier, au siège de Nethys, rue de Louvrex, à Liège. « Je n’ai pas mis le pied au siège de la société le 22 février (toujours cloué au lit) », explique-t-il. « Je n’ai jamais, le 22 février ou à tout autre moment, fait réaliser un quelconque document demandé par la commission d’enquête qui n’existait pas ; Je n’ai jamais demandé que soit soustrait quelque document que ce soit hors du siège de la société ni ailleurs ».

André Gilles est entendu ce jeudi, à 14h00, par la commission d’enquête sur l’affaire Publifin.

 

 

Publié le Jeudi 9 Mars 201

 

Publié le Jeudi 9 Mars 2017 à 09h43

Philippe Moureaux, l'ancien bourgmestre socialiste de Molenbeek: "Je ne serai pas candidat en 2018, j'ai un cancer"

Isabelle Anneet

L’ancien bourgmestre de Molenbeek fait taire les rumeurs sur sa possible candidature aux élections communales de 2018. « Ce serait absurde et avec mon état de santé, ce ne serait pas correct pour les électeurs », confie-t-il dans notre édition bruxelles.lacapitale.be avant de nous parler de son cancer et des traitements qu’il subit.

Exclusivité Sudpresse

© DR

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Philippe Moureaux (PS), l’ancien bourgmestre de Molenbeek, souffre d’un cancer depuis un an. Aux rumeurs qui le voyaient déjà candidat aux prochaines élections communales en octobre 2018 pour soutenir sa fille Catherine, Philippe Moureaux coupe court. «  Non je ne serai pas candidat. Ce serait absurde et vu mon état de santé ce ne serait pas correct pour les électeurs  », avance l’ex-ministre.

 

Publifin: voici comment une part des rémunérations controversées a pu impacter les ménages

Belga Publié le lundi 06 mars 2017 à 17h43 - Mis à jour le lundi 06 mars 2017 à 18h23

Une part du coût de rémunération des comités de secteur de Publifin était refacturée à RESA, l'opérateur des réseaux de distribution de gaz et d'électricité de l'intercommunale liégeoise, ce qui a pu impacter les ménages, est-il ressorti lundi d'une réponse du ministre wallon de l'Énergie Christophe Lacroix, en commission du parlement wallon.

L'administration et le gouvernement ne disposent pas du détail des coûts des gestionnaires de réseau de distribution (GRD), car l'approbation des tarifs des GRD ressortit aux compétences du régulateur régional, la CWaPE.

Mais "après contact avec la CWaPE, il s'avère que Publifin refacture des coûts de structure à RESA, dont une quote-part des coûts de rémunération des comités de secteur", ces organes d'avis dans lesquels 26 mandataires publics ont reçu de confortables rémunérations fixes sans obligation de prester.

"Mais le détail (de cette quote-part) n'est apparemment pas spécifié", a répondu M. Lacroix, interrogé par les députés Fourny (cdH) et Crucke (MR). L'impact pour les ménages n'est donc pas chiffrable à ce stade.

De manière générale, l'impact des salaires des dirigeants peut être estimé comme "relativement faible", mais d'un point de vue éthique, le ministre compte bien corriger le tir. Le gouvernement a déjà la possibilité d'encadrer la rémunération des directeurs et administrateurs des GRD, mais il ne l'a pas encore fait, a reconnu le ministre, qui a repris le portefeuille Énergie fin janvier dernier. Les décrets qui permettent cette régulation datent seulement d'avril 2014 et de mai 2015, et des priorités ont dû être fixées pour rédiger les nombreux arrêtés d'exécution. Christophe Lacroix dit ne pas vouloir décharger le gouvernement d'une quelconque responsabilité, mais il rappelle aussi que l'exécutif n'a pris connaissance que depuis peu du scandale de rémunération de Publifin.

En outre, la CWaPE a souligné dernièrement que l'encadrement des rémunérations des GRD peut être partiellement inopérant si le management est employé par la structure faîtière, avec refacturation des prestations au GRD. Le ministre y voit un "stratagème de contournement" de la législation. Pour clarifier la situation, il envisage que les membres dirigeants et le personnel du GRD ne puissent plus relever d'une structure faîtière, ou que le GRD ne soit pas autorisé à sous-traiter la gestion journalière à une filiale.

 

La grève ne concerne que 30% des travailleurs du groupe

La société Nethys a tenu à préciser lundi, au sujet du préavis de grève annoncé par la CSC Service Public et la CGSP lundi matin, que cette action syndicale ne concerne que le personnel statutaire de l'intercommunale Publifin, soit 30% des travailleurs du groupe, toutes filiales confondues. Le nombre de personnes employées par le groupe Publifin -chiffre arrêté au 31/12/2016- est de 2.946. Comme le souligne un communiqué de la société Nethys, ce préavis ne vise donc qu'une partie du personnel du groupe, composée essentiellement d'agents statutaires historiques (900 personnes au total, soit moins de 30% de la totalité du personnel). Les travailleurs des autres filiales ne devraient donc pas rejoindre les grévistes.

"Ce préavis de grève fait suite au malaise grandissant au sein de l'intercommunale Publifin et ses filiales", expliquait lundi Gaston Merkelbach à l'agence Belga.

 

La date de cette action, prévue jeudi, coïncide avec le jour de l'audition du président de Publifin André Gilles devant la commission d'enquête au Parlement wallon.

 

Charles Michel attaque sévèrement Paul Magnette en le comparant à Marine Le Pen

Belga Publié le mardi 07 mars 2017 à 16h20 - Mis à jour le mardi 07 mars 2017 à 18h13

Le Premier ministre Charles Michel a rejeté mardi devant un parterre de chefs d'entreprise le projet isolationniste du président américain Donald Trump, y voyant un motif de "rupture du partenariat classique Europe-Etats-Unis". 

M. Michel a fait un parallèle avec ce qu'il a vécu dans la négociation du CETA, entre l'Europe et le Canada, lorsque la Région wallonne a bloqué un temps l'accord de libre échange au profit de certaines revendications. Il y voit un combat dans lequel se rejoignent la gauche et l'extrême-droite de Marine Le Pen. "Il y a un raisonnement idiot selon lequel on devrait se replier sur soi, c'est la thèse portée par la gauche ou par la gauche extrême, par la droite et par la droite extrême, ce sont les deux extrêmes qui se rejoignent pour combattre. De la même façon que c'était la gauche et l'extrême gauche, c'était Marine Le Pen en Europe qui reprochait les initiatives de type accords commerciaux", a-t-il relevé au Cercle Chapel de Waterloo.

Le Premier ministre "n'a pas dit que Paul Magnette mène le même combat que Marine Le Pen, et il ne le pense pas, y compris sur le CETA", a toutefois nuancé son porte-parole. "Il a comparé la situation en France et en Wallonie, avec une tendance au repli sur soi qui s'est notamment manifestée lors du débat sur le CETA, porté médiatiquement par Paul Magnette, non en tant que personnalité politique mais comme ministre-président", a-t-il précisé.

De son côté, Paul Magnette estime que "implicite ou explicite, ce genre de comparaison avec l'extrême-droite, visant à discréditer un adversaire, est utilisée quand on est à court d'argument". Le ministre-président wallon estime que le débat politique "vaut mieux que cela" et mérite une approche "plus respectueuse".

Sur le fond, Paul Magnette se dit "fasciné par la manière dont le gouvernement fédéral appréhende le vécu des Wallons par rapport à la construction européenne et à la mondialisation"; faire croire que "'tout va très bien' alors que ce n'est pas du tout ce qu'ils vivent".

 

"Après le père Michel et les 4.800 euros des enseignants, nous avons le fils qui chante 'vive le libéralisme, vive la mondialisation'", a déploré M. Magnette.

 

Magnette menace de ne pas ratifier le CETA

Le ministre-président wallon Paul Magnette a reconnu mardi des difficultés avec le gouvernement fédéral dans la mise en oeuvre de l'accord intra-belge âprement négocié l'automne par le Wallon avant d'autoriser la Belgique à signer le CETA, l'accord commercial entre l'Union européenne et le Canada. "Ce n'est pas simple", a-t-il commenté mardi en marge de la présentation de son ouvrage sur la saga de l'automne dernier.

Pour donner son feu vert, la Wallonie avait notamment exigé que la Belgique interroge la Cour de Justice de l'Union européenne sur la conformité de certains aspects de l'accord commercial avec les traités européens avant toute ratification du CETA.

Ces questions, qui doivent être rassemblées dans un mémoire rédigé par le gouvernement fédéral, font actuellement l'objet de négociations entre le niveau wallon et fédéral.

"Certains veulent restreindre les questions alors que nous les voulons aussi larges que possibles", a expliqué M. Magnette, déplorant au passage que "beaucoup (au niveau fédéral, ndlr) continuent à minimiser" l'intérêt de la démarche réclamée par la Wallonie.

"Mais tant que nous n'aurons pas les réponses de la Cour européenne, nous ne ratifierons pas", a-t-il averti, précisant que les Wallons n'étaient pas les plus pressés à voir le traité entrer pleinement en application.

Devant les journalistes, le ministre-président a rappelé que la Wallonie n'avait donné son vert à la signature du CETA qu'après avoir reçu la promesse de voir dix-neuf engagements concrétisés: "Nous voulons qu'ils soient intégralement traduits (...) sinon nous ne ratifierons pas le traité", a-t-il conclu.

 

Les administrateurs de l'ISPPC de Charleroi devront rembourser 272.000 euros d'indus

BELGA Publié le mardi 07 mars 2017 à 23h09 - Mis à jour le mardi 07 mars 2017 à 23h11

La semaine dernière, Sudpresse avait révélé que les administrateurs de l'Intercommunale de santé publique de Charleroi (ISPPC) avaient perçu des jetons de présence indûment depuis plusieurs années. 

Ce mardi soir, le conseil d'administration de l'ISPPC a décidé que ces montants indus, soit 272.000 euros au total, seraient intégralement remboursés. Il a aussi sollicité l'avis de la tutelle quant aux rémunérations du directeur général des hôpitaux. Depuis 2008, un décret wallon interdit d'octroyer deux jetons de présence aux administrateurs d'intercommunales lorsque deux réunions consécutives se tiennent le même jour dans l'institution. Cette modification n'a pas été appliquée par l'ISPPC, pour des raisons qui restent à déterminer, et la Région wallonne n'a apparemment pas exercé de contrôle à ce sujet. Les paiements indus concernent 19 administrateurs. L'erreur est apparue en interne en janvier dernier, pour un total apparent de 272.000 euros, a appris Belga à bonne source.

Mardi, le conseil d'administration a décidé unanimement que les montants indus seraient remboursés au prorata des présences mal comptabilisées, sachant que le montant de chacun des jetons de présence s'élevait à 126 euros brut par séance pour chacun des administrateurs concernés.

Les journaux de Sudpresse s'était aussi étonnés du montant des rémunérations de Philippe Lejeune, le directeur général des hôpitaux de l'ISPPC, qui dépassent les 300.000 euros brut annuels. Le conseil d'administration de l'ISPPC a sollicité l'avis de la tutelle. Un avis juridique va aussi être demandé via un marché public.

Le docteur Philippe Lejeune, par ailleurs bourgmestre PS de Merbes-le-Château, est directeur général des hôpitaux, avec un mandat de gestion journalière, tout en étant le "numéro 2" de l'ISPPC. L'analyse juridique demandée devra établir s'il est est ou non concerné par le plafonnement des salaires des dirigeants d'intercommunales.

"La fonction qu'exerce Philippe Lejeune au sein de l'ISPPC n'est pas un mandat politique, il s'agit ici d'une charge strictement privée", souligne toutefois le conseil d'administration.

Le "numéro 1" de l'ISPPC, son secrétaire général, bénéficie lui de rémunérations conformes aux normes wallonnes.

 

 

Publié le Jeudi 2 Mars 2017 à 21h46

Publifin: les anciens membres des ex-comités de secteur seront entendus pour des "faits susceptibles de prison"

Rédaction en ligne

Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le parquet général de Liège, les 26 mandataires (PS, MR, cdH) ex-membres des anciens comités de secteur de l’intercommunale Publifin ont reçu une convocation pour être entendus par la brigade financière, a-t-il été précisé à bonne source à Belga


La commission d’enquête du Parlement wallon

Photonews

La commission d’enquête du Parlement wallon

Il s’agit des mandataires qui auraient perçu des émoluments pour des réunions auxquelles ils n’assistaient pas ou peu. La convocation qu’ils ont reçue fait état de «faits susceptibles de prison». L’information judiciaire qui a été ouverte vise, en effet, à déterminer si des faits délictueux ont été commis comme des faux, l’usage de faux et des abus de biens sociaux.

Le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, avait estimé que les faits mis au jour nécessitent que la justice s’y intéresse.

Les auditions doivent débuter la semaine prochaine et se prolongeront sans doute au-delà sachant que certains ex-membres ont fait appel à un avocat.

 

"Le Parti Sataniste met le feu à la ville de binche, el diable est binchou" et on continue à faire carnaval au pied de l'important incendie (il a fallu plus de 5 heures pour l'éteindre et 80 000 litres d'eau) comme si de rien n'était et si il y avait eu explosion de gaz etc...ou pire vu la période si cela aurait été un attentat islamique avec à la clé une explosion d'une "bombe" combien de blessés par la projection de débris il y aurait eu avec tout ce monde sur la grand-place...? au lieu d'évacuer, non on continue l'argent passe avant les gens car pour les cafés socialistes ces 3 jours de carnaval c'est leur chiffre d'affaire pour toute l'année. Député bourgmestre PS Laurent Devin (il porte mal son nom ) incompétent et irresponsable ====> lui et sa clique de parvenus socialistes qui s'en mettent plein les poches dehors en 2018! On ne fait pas des feux et spectacles d'artifices d'une aussi grande ampleur sur un bâtiment datant du 13 ième siècle en plus en plein centre d'une vieille ville entouré d'immeubles moyenâgeux !!!

En 2018 avec CHRETIEN rendons à nouveau Binche grand et sécurisé, agréable à vivre pour TOUS et surtout faisons le rentrer enfin dans le 21ième siècle en le sortant de l'actuel Germinal socialiste digne du 18 ième siècle. Les charbonnages c'est fini depuis longtemps, à part servir uniquement à des fins électorales socialistes et bien ça ne rapporte rien, du contraire ça coute des dizaines et dizaines de millions d'euros pour rien, il est grand temps de passer au futur et de s'occuper de la majorité de la population binchoise qui vit dans la pauvreté et dans une ville aux infrastructures moyenâgeuses qui ne répondent plus depuis longtemps aux attentes d'une société moderne du 21 ième siècle !

Publié le Mercredi 1 Mars 2017 à 11h28

Binche: le carnaval se termine par un violent incendie sur le toit du théâtre communal (vidéo, photos)

M.PW.

Un incendie a démarré sur le toit du Théâtre communal de Binche, après le feu d’artifice, entre l’hôtel de ville et l’Office du tourisme. On ne déplore heureusement que des dégâts matériels. L’incendie a été circonscrit vers 3h du matin mais les pompiers restent sur place.


Les secours à pied d’oeuvre

Loris Florian

Les secours à pied d’oeuvre

Évidemment, beaucoup d’observateurs voyaient une conséquence directe entre le feu d’artifice (dont une partie consistait en une véritable mise en lumière de l’hôtel de ville, où avait été placé le célèbre « Plus Oultre » qui clôture les festivités) et le sinistre.

Nombre de fusées ont en effet été tirées derrière le théâtre communal qui jouxte l’hôtel de ville.

Mais l’enquête devra encore déterminer s’il y a bel et bien lien de cause à effet.

Les pompiers de Binche se sont immédiatement rendus sur les lieux afin d’arrêter la progression des flammes. Ils ont été rejoints par les pompiers de Buvrinnes, de La Louvière et de la zone de secours Hainaut-Centre.

Le premier échevin Kevin Van Houter salue également la collaboration solidaire des ouvriers et des employés communaux pour limiter au maximum les dégâts.

Le quartier autour de l’Hôtel de Ville a été évacué le temps de circonscrire le sinistre.

 À trois heures du matin, l’incendie était circonscrit mais pas encore éteint. Le premier échevin signale également, suite à des inquiétudes relayées par les réseaux sociaux, qu’il n’y aurait pas d’archives entreposées à cet endroit

La porte-parole de la ville Muriel Evrard a confirmé qu’il n’y avait pas de victimes ni de blessés suite à l’incendie. Autre point positif : aucun autre bâtiment n’a été endommagé par les flammes. Reste à savoir si le théâtre pourra rester opérationnel dans l’immédiat, ou s’il devra être fermé le temps des réparations.

La toiture est entièrement détruite

Le théâtre communal de Binche est en effet un outil intensément utilisé par la ville de Binche qui a mis en place une programmation culturelle très dynamique et qui accueille aussi au sein du théâtre, nombre d’événements associatifs.

Dommage, alors que le carnaval 2017 s’était jusque-là déroulé sans anicroche.

Images poignantes : celles de gilles accompagnés de leurs tambours, passant devant le théâtre, alors que les secours s’activent.

On pouvait lire l’inquiétude sur les visages des rois du carnaval, mais aussi la volonté de perpétuer le folklore jusqu’au bout dans les règles de l’art. Une attitude très digne. Plusieurs sociétés, dont les jeunes Indépendants, ont toutefois décidé alors de rentrer chez elles et de mettre fin à ce carnaval 2017 qui s’achève de bien triste manière...

Ce matin, le théâtre avait bien piètre mine...

 

 

Publié le Jeudi 2 Mars 2017 à 10h47

Liège: la fille du ministre Marcourt aurait travaillé pour Nethys

 Lm

Selon nos confrères du Vif, Raphaëlle Marcourt, fille du ministre wallon de l’Économie et homme fort du PS liégeois, Jean-Claude Marcourt, aurait travaillé pour Nethys, la filiale opérationnelle de l’intercommunale Publifin, qui défraie la chronique depuis plus de deux mois maintenant. Et ce, dans le cadre d’une vaste analyse à mener pour la mise en conformité de l’entreprise avec un règlement européen relatif à la protection des données privées des clients. Clients qui sont au nombre de 800.000 chez Voo, notamment

D’après le Vif, plusieurs réunions auraient ainsi eu lieu en octobre et novembre 2016, de même que plusieurs échanges de mails et de courriers entre Maître Raphaëlle Marcourt, qui travaille au sein du cabinet fondé par son père comme spécialiste en droit social et droit de la famille, et le groupe Nethys, par l’entremise de Bénédicte Bayer, directrice générale de Publifin.

L’élément mis particulièrement en avant par l’hebdomadaire est le suivant : à la mi-janvier, Raphaëlle Marcourt a rédigé une lettre destinée à Bénédicte Bayer et à deux cadres de Nethys, faisant suite « à l’échange d’e-mails intervenus entre Madame Bayer et Maître Marcourt durant ce mois de janvier », relatif au « mandat principal qui nous a été donné (soit une analyse de fond des tenants et aboutissants du règlement européen relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données personnelles et à la libre circulation de ces données, sur les différentes catégories de personnes physiques concernées au sein d’un groupe comme Nethys, pour reprendre les termes retranscrits par le Vif, NDLR). ».

Des échanges de mails et de courriers entre la fille du ministre Marcourt et Nethys en pleine tempête Publifin, voilà qui peut interpeller. D’autant plus si l’on se remémore les positions tranchées de Jean-Claude Marcourt dans cette affaire et sa défense de ce qu’il appelle « l’initiative industrielle publique ».

Le Vif rapporte également que des cadres de Nethys auraient alors contesté le mandat confié par Bénédicte Bayer à Raphaëlle Marcourt, au motif que la fille du ministre n’a ni la carrure ni l’expérience cette mission. Ce à quoi la directrice générale de Publifin aurait rétorqué :. » C’est le seul soutien de Stéphane, on peut bien faire travailler sa fille ! On n’est pas à 50 K près ! »

Interrogée nos confrères, Raphaëlle Marcourt a rétorqué : « Nethys (ou toute autre société à laquelle elle est associée) ne m’a pas confié de dossiers. »

 

 

ISPPC (Charleroi) : "Oui, on est dans l’illégalité"

Jean van Kasteel Publié le lundi 27 février 2017 à 07h29 - Mis à jour le lundi 27 février 2017 à 07h33

Les 19 administrateurs ont reçu deux fois leurs jetons de présence : 150.000€ perdus.

Coup de tonnerre à l’ISPPC, l’Intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi, lors du dernier conseil d’administration : les administrateurs ont touché durant plusieurs années deux jetons de présence au lieu d’un seul comme le prévoit la loi depuis 2008.

La raison, d’après Philippe Seghin (MR), ancien président de l’ISPPC (2008-13) et conseiller communal à Fontaine-l’Evêque, "c’est qu’il y a le comité de secteur le même jour que le conseil d’administration". Deux réunions différentes, donc. "On est dans l’illégalité, je suis d’accord. On aurait dû réagir plus tôt, on s’est laissé entraîner, par facilité. Ce n’est pas une faute monumentale non plus, c’est simplement le système d’avant 2008 qui a continué à être appliqué. Il faut remettre cela dans son contexte : l’ISPPC c’est un chiffre d’affaires de 394 millions d’euros chaque année, avec 4.500 équivalents temps plein et plus de 500 médecins. Le comité de rémunération va se réunir et faire une analyse juridique : tout ce qui a été perçu en trop sera remboursé."

Les faits ont été remarqués le 18 janvier dernier, en interne. Le CA du 6 février a directement entraîné la régularisation. "Je ne sais pas comment on l’a remarqué, ni pourquoi on ne s’en est pas rendu compte plus tôt", explique Nicolas Tzanétatos (MR), président de l’intercommunale. "Après l’affaire Publifin, nous avions demandé à ce que tout soit vérifié, et on nous avait répondu que tout était en ordre. On en était même fier."

Toujours est-il qu’aujourd’hui, on estime à 150.000 euros l’argent public qui est indûment dans les poches d’élus, ce qui ces derniers temps semble être une habitude. Petit soulagement peut-être dans cette affaire : ce sont les élus eux-mêmes qui se sont rendu compte qu’ils étaient surpayés… Même si c’était avec plusieurs années de retard.

"Le comité de rémunération doit se réunir le 22 mars, il y a deux choses à éclaircir : comment on en est arrivé là, et comment procéder pour les remboursements ?", ajoute Nicolas Tzanétatos. À qui la faute ? "Pas que celle des gens qui siègent". D’après lui, ils ne savaient pas que c’était illégal. Mais cela n’excuse rien. "La tutelle aurait dû s’en rendre compte, la règle a changé en 2008 et il n’y a pas eu de vérifications, pourtant le tableau des rémunérations leur est transmis. Et puis il y a moi, j’aurais dû aussi remarquer cela, mais sur 2 millions de rémunérations, je n’ai jamais fait attention à 15 ou 20.000 euros de jetons de présence."

Le directeur de l’ISPPC payé "différemment" 

Avec des chiffres avancés à plus de 330.000 euros annuels pour le salaire du docteur/bourgmestre Philippe Lejeune (PS) pour sa fonction de directeur général des hôpitaux, alors que la loi prévoit un plafond de 245.000 euros, le président de l’ISPPC, Nicolas Tzanétatos (MR), avoue n’être au courant de rien : "Je n’ai pas sa fiche de paie, je ne sais pas combien il gagne. S’il dépasse le montant légal, c’est sans doute parce qu’il est payé différemment : il n’est pas engagé chez nous, c’est un médecin et il travaille via sa propre société (NdlR : Philippe Lejeune SPRL)." Peut-on encore se permettre, dès lors, de faire travailler des gens non engageables dans le service public ? "C’est une question de fond qu’il faut se poser, oui", reconnaît le président. Pour son prédécesseur, Philippe Seghin (MR) : "C’est difficile de porter un jugement, Philippe Lejeune travaille beaucoup, son salaire n’est pas un problème pour moi."

 
 
le responsable des sections d'Anderlecht, de Molenbeek, Forest et Saint-Gilles du Parti Populaire Luc Eykerman et son épouse ont déjà été poursuivis pour avoir falsifié des étiquettes de médicaments et avoir exporté en Afrique des médicament périmés. Condamné en première instance à une peine d'un an de prison avec sursis et à une amende de 25 000 euros, en janvier 2001, Luc Eykerman a bénéficié d'une simple déclaration de culpabilité sans peine devant la Cour d'appel en avril 2005. C'est désormais Sophie Eykerman qui est l'administratrice-déléguée de Sterop et qui devra se défendre, aux côtés de son père Luc, des diverses préventions retenues par le parquet fédéral. Dont le fait d'avoir importé des médicaments de Chine, de les avoir ensuite revêtus d'une étiquette "Sterop" comme s'ils avaient été fabriqués en Belgique, avant de les réexporter vers l'Afrique. En 2017, Sterop et ses deux dirigeants doivent s'expliquer devant le tribunal correctionnel. Luc Eykerman et sa fille Sophie sont poursuivis pour avoir exporté illégalement vers le Mexique des médicaments à base d'éphédrine. Produit a priori anodin, l'éphédrine se trouve dans des sirops contre la toux. Mais elle constitue également l'ingrédient de base de la fabrication de la métamphétamine, une drogue très addictive.

Cartel de la drogue

L'importation de l'éphédrine est interdite au Mexique. Un baron local de la drogue a donc cherché des fabricants de médicaments à l'étranger pour pouvoir s'en procurer en grandes quantités. Il a pris contact avec plusieurs fabricants d'éphédrine en Belgique, dont la firme anderlechtoise Sterop. Selon les éléments soumis au tribunal correctionnel, le narco-trafiquant s'est ainsi procuré auprès de fournisseurs belges de quoi fabriquer plus de 66 millions de comprimés de métamphétamine et générer 360 millions d'euros de profit, avant que la douane et la police ne découvrent l'ampleur du trafic. 

http://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_une-entreprise-pharmaceutique-bruxelloise-dans-le-collimateur-de-la-justice?id=9494238
 

Une entreprise pharmaceutique bruxelloise dans le collimateur de la Justice

 
Logo de la firme pharmaceutique Sterop
Logo de la firme pharmaceutique Sterop - © droits réservés
 
Philippe Carlot
Publié le mercredi 04 janvier 2017 à 10h31

En 2015, l'entreprise pharmaceutique Sterop se voit décerner un "award" pour ses performances à l'exportation. En 2017, Sterop et ses deux dirigeants doivent s'expliquer devant le tribunal correctionnel. Luc Eykerman et sa fille Sophie sont poursuivis pour avoir exporté illégalement vers le Mexique des médicaments à base d'éphédrine. Produit a priori anodin, l'éphédrine se trouve dans des sirops contre la toux. Mais elle constitue également l'ingrédient de base de la fabrication de la métamphétamine, une drogue très addictive.

Cartel de la drogue

L'importation de l'éphédrine est interdite au Mexique. Un baron local de la drogue a donc cherché des fabricants de médicaments à l'étranger pour pouvoir s'en procurer en grandes quantités. Il a pris contact avec plusieurs fabricants d'éphédrine en Belgique, dont la firme anderlechtoise Sterop. Selon les éléments soumis au tribunal correctionnel, le narco-trafiquant s'est ainsi procuré auprès de fournisseurs belges de quoi fabriquer plus de 66 millions de comprimés de métamphétamine et générer 360 millions d'euros de profit, avant que la douane et la police ne découvrent l'ampleur du trafic.  

La firme Sterop n'est pas une inconnue de la Justice bruxelloise. Luc Eykerman et son épouse ont déjà été poursuivis pour avoir falsifié des étiquettes de médicaments et avoir exporté en Afrique des médicament périmés. Condamné en première instance à une peine d'un an de prison avec sursis et à une amende de 25 000 euros, en janvier 2001, Luc Eykerman a bénéficié d'une simple déclaration de culpabilité sans peine devant la Cour d'appel en avril 2005. C'est désormais Sophie Eykerman qui est l'administratrice-déléguée de Sterop et qui devra se défendre, aux côtés de son père Luc, des diverses préventions retenues par le parquet fédéral. Dont le fait d'avoir importé des médicaments de Chine, de les avoir ensuite revêtus d'une étiquette "Sterop" comme s'ils avaient été fabriqués en Belgique, avant de les réexporter vers l'Afrique.

Militant d'extrême droite

Luc Eykerman n'est pas seulement un entrepreneur. Ce septuagénaire domicilié à Anderlecht milite activement en politique depuis le milieu des années 80. Il se situe clairement à l'extrême droite de l'échiquier politique. Après avoir fondé le PLC (Parti Libéral Chrétien, devenu le Parti pour la Liberté du Citoyen), Luc Eykerman a flirté avec le Front National belge. Désormais, il est le responsable des sections d'Anderlecht, de Molenbeek, Forest et Saint-Gilles du Parti Populaire. Ses nouveaux déboires judiciaires devraient sonner le glas de son engagement politique. 

 

 Plus de 3000 € de jetons de présence chez Garance

Emeline Berlier Publié le samedi 25 février 2017 à 17h45 - Mis à jour le samedi 25 février 2017 à 18h17

Exclusif

Jacques Chamelot disposait d’une rémunération déguisée qui lui permettait de ne pas perdre son indemnité d’invalidité.

L’ASBL Garance a régulièrement fait l’actualité ces dernières années. La faute à un climat social très tendu et souvent dénoncé par le personnel. Depuis son arrivée à la tête de la présidence en juin dernier, Cédric Mélis (qui succède à Marc Barvais) tente donc de redorer l’image de l’association. Mais force est de constater que cela ne sera pas si simple.

En effet, des vents favorables nous ont permis de mettre la main sur la fiche de paie de Jacques Chamelot, qui occupait depuis le mois de juin le poste d’administrateur-délégué. En d’autres termes, il veillait à la gestion journalière de l’asbl, assurait les missions comptables et financières, était en charge de la communication ou encore de la gestion des ressources humaines.

Pour le travail fourni , le conseil d’administration (CA) a accepté de lui accorder une rémunération sous forme de jetons de présence. Et ce alors qu’aucun contrat de travail ne régit la fonction et les rémunérations qui peuvent en découler et que l’homme bénéficie du statut d’invalide auprès de l’INAMI. Il apparaît assez clair que l’octroi d’un jeton de présence revêt ici la forme d’une rémunération déguisée… Et non des moindres : selon les documents en notre possession, il aurait ainsi touché pas moins de 3.379 euros bruts, soit 2.450 euros nets.

"Ce montant correspond aux sept mois de fonction de Jacques Chamelot, entre juin 2016 et décembre 2016. Ce qui nous amène à des montants de l’ordre de 350 euros nets par mois", tempère Cédric Mélis. "Ses fonctions et ses responsabilités ont poussé le CA à lui accorder cette rémunération."

Selon le nouveau président, la charge de travail de l’administrateur-délégué n’était pas des plus légères. "On parle d’une dizaine d’heures de réunion par mois et plus de 20 heures de présence dans les bureaux pour assurer la gestion administrative."

C’en était apparemment trop pour le principal intéressé puisque celui-ci a décidé de quitter sa fonction le 14 février dernier. "Il nous a présenté sa démission, avançant des raisons personnelles et évoquant une fonction trop stressante."

Il redeviendra donc "simple" administrateur et ne devrait plus assister qu’à trois ou quatre réunions par an. Notons enfin que cette démission arrive alors que le fonctionnement des ASBL de la région est scruté suite au scandale qui éclabousse actuellement la députée provinciale Annie Taulet (PS).

 

Une rémunération pour frauder?

Le président de l’ASBL Garance, Cédric Mélis, tente tant bien que mal de jouer la carte de la transparence et d’expliquer le montant des rémunérations octroyées à Jacques Chamelot par le biais de jetons de présence. Malgré la démission de ce dernier de son poste d’administrateur-délégué, il restera en fonction au sein de l’association, en tant qu’administrateur.

"Il a estimé que ses fonctions étaient trop lourdes. Suite à sa démission, j’ai proposé au comité exécutif de renforcer le pôle du personnel administratif en donnant des responsabilités plus étendues au gestionnaire des ressources humaines et en augmentant son temps d’un travail. Nous passerons d’un demi-équivalent temps plein à un équivalent temps plein", précise Cédric Mélis. "Le mode de fonctionnement tel qu’appliqué depuis l’entrée en fonction de Jacques Chamelot n’a pas fonctionné. Le gestionnaire RH devient donc directeur administratif. Il va sans dire que la charge de l’administrateur-délégué sera considérablement allégée et que, par conséquent, le jeton de présence ne se justifie plus." De son côté, Jacques Chamelot a déjà confirmé qu’il ne touchait plus de jeton de présence.

Mais ce n’est pas pour autant que ce mode de rémunération déguisée était remis en question. Le président précise d’ailleurs avoir fait appel "à un comptable externe pour justifier de la légalité de ce jeton de présence."

Un jeton qui tombait dans la poche de Jacques Chamelot, officiellement reconnu sous le statut d’invalide par l’INAMI. Il touchait pourtant 350 euros nets par mois pour exercer une fonction dérivée de son mandat de conseiller communal et pour laquelle il n’est, selon nos informations, nullement déclaré en tant qu’indépendant complémentaire.

 

Cent cinquante politiciens flamands ne déclarent pas leurs mandats

Belga Publié le samedi 25 février 2017 à 07h52 - Mis à jour le samedi 25 février 2017 à 07h52

L'an passé, 150 politiciens flamands n'ont pas déclaré leurs mandats exercés dans des intercommunales ou des entreprises (semi-)publiques, écrit samedi De Tijd. 

Parmi eux se trouvent deux bourgmestres et une quarantaine d'échevins. "Il est vrai que je n'ai pas rentré ma déclaration. C'est une négligence de ma part", réagit dans le journal Eddy Bevers (N-VA), bourgmestre de Willebroek (Anvers). "Je sais que j'ai commis une infraction mais je n'en avais pas l'intention."

Francis Benoit, bourgmestre CD&V de Kuurne (Flandre occidentale) a également omis de remplir sa déclaration. "Un oubli administratif", avance-t-il.

Déclarer ses mandats constitue pourtant une obligation légale. Un oubli entraîne des poursuites et des amendes allant jusqu'à 6.000 euros. En réalité, les mandataires en infraction sont rarement poursuivis. Certains politiciens ne déclarent dès lors pas leurs mandats depuis des années.

Le gouvernement flamand veut résoudre cette situation et promet, dans le cadre de l'introduction de règles plus strictes sur les intercommunales, de mieux contrôler les déclarations de mandats.

 

 

Au PP aussi, on cumule à tout va

S. Ta. Publié le mercredi 25 janvier 2017 à 13h50 - Mis à jour le mercredi 25 janvier 2017 à 13h51

Via son site Internet ou son organe de propagande ("Le Peuple"), le Parti populaire (PP), présidé par Mischaël Modrikamen, tire à boulet rouge sur les mandataires PS, MR et CDH qui ont abusé de rémunérations importantes dans le cadre de leur mandat d’administrateur chez Publifin. Pourtant, on peut constater qu’au PP, on adopte un comportement identique.

Le conseiller communal verviétois Bruno Berrendorf dispose de 17 mandats dont 7 sont rémunérés (dont Publifin). Son collègue de Frameries, Ruddy Waselinck, dispose de neuf mandats dont huit sont rémunérés (notamment dans cinq intercommunales). Le PP, en 5 ans, a adopté les comportements qu’il dénonce chez les autres. 

 

 

Publié le Vendredi 24 Février 2017 à 12h59

Nouveau «scandale» dans une intercommunale liégeoise à cause d'une erreur d'encodage

G.G.

Des administrateurs qui sont trop payés depuis 10 ans... à cause d’une « erreur d’encodage ». C’est à nouveau une réalité en région liégeoise. Et on vient, par magie, de découvrir cette erreur maintenant, en plein scandale Publifin.
L’échevine liégeoise Maggy Yerna, présidente d’Isosl.

TVA

L’échevine liégeoise Maggy Yerna, présidente d’Isosl.

 

 

La "Droite citoyenne" vire le député Puget : "son assistant ne sert qu'à le reconduire après des soirées trop arrosées"

 

Rédaction web (avec belga) Publié le vendredi 24 février 2017 à 09h54 - Mis à jour le vendredi 24 février 2017 à 10h14

 

 

La "Droite citoyenne" a annoncé ce vendredi dans un communiqué que le député wallon André-Pierre Puget lui avait remis sa démission à la suite d'un conflit sur ses assistants parlementaires. La formation de droite radicale accuse le député indépendant (ex-PP) d'emplois fictifs et de collusions avec l'extrême droite. 

 

Selon le président de la Droite citoyenne Aldo-Michel Mungo, parmi les trois assistants parlementaires du député (deux temps plein, un partiel), l'un des assistants à temps plein ne prestait que quelques heures par semaine au profit de l'activité parlementaire et politique de l'élu et écrivait par ailleurs pour un site français d'extrême droite. Il s'agit de Boulevard voltaire, site fondé par Robert Ménard, a précisé M. Mungo à Belga.

 

"Le second ne preste rien, si ce n'est conduire la voiture du député à la suite de soirées trop arrosées; de l'aveu même du député, cet assistant travaille en réalité pour des projets entrepreneuriaux privés du député, dont une école de conduite de drones. Quant à la troisième à temps partiel, engagée officiellement comme secrétaire, aucune prestation n'a pu être établie, sa seule qualification étant d'être la compagne du premier. Aucun de ces assistants n'est membre du parti", selon La Droite citoyenne.

 

Ce parti affirme avoir mis le député en demeure de mettre fin à ce "détournement de fonds publics" et de procéder au licenciement des trois personnes concernées. "Le député Puget a préféré remettre sa démission du parti, dont acte, plutôt que se conformer au droit."

 

Le bureau politique de La Droite citoyenne annonce qu'il préviendra ce vendredi la présidence du Parlement wallon de ce qui constitue à ses yeux des infractions graves susceptibles de faire l'objet de poursuites judiciaires.

 

 Interrogé par Belga, le député Puget a réfuté ces allégations, dénonçant une volonté de le "casser politiquement" en diffusant un "ramassis" de contre-vérités. Il s'est refusé à tout commentaire sur le fond dans l'immédiat.

 

 

Conflits d'intérêts: Bracke refuse de demander l'avis de la commission fédérale de déontologie

Belga Publié le mercredi 22 février 2017 à 15h34 - Mis à jour le mercredi 22 février 2017 à 15h46

Le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), a maintenu son refus de requérir l'avis de la commission fédérale de déontologie à propos d'éventuels conflits d'intérêts dans son chef, a-t-on appris de sources concordantes à l'issue de la conférence des présidents. 

Le PTB a réclamé la saisine de cette commission jeudi dernier. Mardi, les écologistes ont déposé une demande de saisine afin de recevoir un avis d'ordre général qui implique recevoir le soutien de 50 membres. A ce stade, celui-ci est loin d'être acquis. Dans l'opposition, les socialistes n'avaient pas rejoint la demande du PTB jeudi passé. Le cdH tiendra quant à lui sa réunion de groupe jeudi.

Un avis individuel doit être demandé par le mandataire concerné, à titre préventif, et est confidentiel.

Les écologistes ne lâchent pas leur demande. Ils regrettent l'attitude de M. Bracke. "Aujourd'hui, il est clair que le président de la Chambre n'est plus au-dessus de la mêlée. Il est au cœur des problèmes et refuse d'entrouvrir une des portes qui se présentent à lui. Il n'y a plus qu'une solution: obtenir les signatures nécessaires pour demander l'avis de la commission de déontologie", a souligné Jean-Marc Nollet (Ecolo).

"Pour moi, les choses sont déjà claires: d'un point de vue déontologique, M. Bracke aurait dû se consacrer pleinement à la présidence de la Chambre. Maintenant, il faut aller une étape plus loin et couler cela dans une loi afin que les choses soient réglées rapidement", a expliqué la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck.

"Il n'est pas nécessaire d'avoir l'avis de 36 commissions: quand on occupe de hautes fonctions, on doit y consacrer tout son temps", a fait remarquer André Frédéric (PS).

 

 

Publié le Mercredi 22 Février 2017 à 18h11

Charleroi-ICDI: les 25 administrateurs ont perçu près de 45.000€… en trop depuis 2013

M-G.D.

L’ICDI, l’intercommunale de collecte et de valorisation des déchets ménagers de la région de Charleroi, est, elle aussi, rattrapée par une erreur comptable. En raison d’un encodage fautif, ses vingt-cinq administrateurs ont bénéficié, d’un jeton de présence ou d’émoluments majorés.

L’erreur remonte à juin 2013. Elle a été commise par le comptable, qui reconnaît d’ailleurs sa faute: il a encodé non pas les montants du jeton de présence et des émoluments décidés par l’Assemblée Générale, mais les plafonds indexés. À la grosse louche, le trop-perçu depuis 3 ans et demi s’élève à près de 45.000 euros.

Lors d’un conseil d’administration programmé ce mercredi, ses 25 administrateurs et membres du comité de gestion ont appris à la fois qu’ils étaient les récipiendaires d’un trop perçu… mais aussi qu’ils devraient le restituer. Les sommes indues seront prélevées sur leurs futures rémunérations… qui entre-temps ont bien sûr réajustées au bon «barème».

Reste une question: comment cette erreur administrative a-t-elle pu perdurer durant 3 ans...

 

 

Publié le Mercredi 22 Février 2017 à 13h28

Contrôle des chômeurs : la Wallonie tape dur! Voici les premiers chiffres...

Benoît Jacquemart

Depuis le 1 er  janvier 2016, ce sont les Régions qui ont repris la compétence du contrôle des chômeurs et des jeunes en stage d’insertion. Mais alors que certains avaient craint un certain laxisme du Forem, par rapport aux contrôles jusque là exercés par l’Onem, c’est tout le contraire qui se passe.

Exclusivité Sudpresse

En fait, le Forem applique à la lettre la réglementation et effectue ses contrôles comme l’Onem les faisait avant. Ni plus durement, ni moins.

Ainsi, concernant les jeunes en stages d’insertion. Sur 66.000 jeunes contrôlés, plus de 18% d’évaluations négatives ont été signifiées. Cela veut dire que ces jeunes n’étaient pas suffisamment assidus dans leur recherche d’un emploi.

Quant aux bénéficiaires d’allocations de chômage ou d’insertion, sur les près de 49.000 décisions prises, plus de 38% étaient négatives en 2016. La majorité de ces évaluations négatives ont eu lieu lors du premier entretien de contrôle, mais des sanctions ont été prises pour près de 4.500 personnes, à l’issue des 2 e  et 3 e  entretiens. Ces sanctions peuvent être des suspensions ou des suppressions des allocations de chômage.

Ce sont là les grandes lignes des premiers chiffres communiqués par le Forem.

 

 

Publié le Mercredi 22 Février 2017 à 14h06

Théo Francken annonce que la Belgique accueillera 1.200 demandeurs d'asile de Grèce et d'Italie cette année

Belga

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) veut accueillir cette année environ 1.200 demandeurs d’asile en provenance de Grèce et d’Italie, et ce afin de satisfaire aux engagements pris par la Belgique dans le cadre du plan européen de relocalisations.

Reuters

«Je tiens parole. Maintenant que les flux de demandeurs d’asile ont fortement diminué, la Belgique va respecter ses engagements», a commenté le secrétaire d’Etat sur Twitter, en précisant que ces personnes en provenance des deux pays du sud de l’Europe seront accueillies d’ici le mois de septembre. «Cela représente entre 100 et 150 places par mois», indique son cabinet.

Le nombre initial de relocalisations prévues dans le plan européen était de 106.000, mais a finalement été ramené à 42.000, dont environ 1.500 pour la Belgique.

Depuis l’entrée en vigueur du plan, 630 places ont été ouvertes sur le territoire belge. Cinquante-huit demandeurs d’asile en provenance d’Italie et 267 de Grèce ont pour l’instant rejoint le pays. Pour les 350 places restantes, les dossiers font l’objet d’un suivi administratif.

La Belgique va par ailleurs dégager 900 nouvelles places, en vertu de ses engagements.

Au début du mois de février, le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, n’avait pas exclu des sanctions contre les pays qui rechigneraient à accueillir des réfugiés.

 

 

Publié le Mardi 21 Février 2017 à 22h03

Brutélé: 129 mandats à la trappe

Loïc Dévière

Après nos révélations exclusives de payement de 19.000 euros par erreur à deux élus PS, Brutélé se trouve sous le feu des projecteurs. Dans ce contexte, la conférence de presse des deux présidentes était très attendue. Et elles ont annoncé un véritable séisme au niveau des structures de l’intercommunale. 129 mandats disparaissent, 450.000 euros d’économie sont espérés, etc. Toutes les explications !


Anne-Marie Boeckaert, présidente.

CH.V.

Anne-Marie Boeckaert, présidente.

Pour bien comprendre ce véritable raz-de-marée, il faut remonter aux racines de l’intercommunale. Celle-ci exploite le nom VOO à Bruxelles ainsi qu’à Charleroi et dans 23 autres communes wallonnes. Au niveau des organes de direction, en résumé, on y retrouve à l’heure actuelle un conseil d’administration divisé équitablement entre Bruxellois et Wallons. Et des comités de secteurs, un pour la capitale et un pour le sud du pays.

 

Tournai: Ideta, une nouvelle intercommunale face au scandale?

 

 

 Après Publifin et Nethys, l'intercommunale Ideta est aujourd'hui  pointée du doigt. La gestion de ses fonds publics est remise en question.

L'intercommunale Ideta, une agence de développement de la Wallonie-Picarde, est aujourd'hui accusée d'opacité dans la gestion de ses fonds publics. Ses filiales en cascade et des investissements jugés à risques posent question.

Premier élément qui pose problème: le manque de transparence. Ideta a investi dans des sociétés privées qui elles-mêmes ont acquis d'autres sociétés qui échappent à tout contrôle public puisqu'il n'y a plus d'élu politique dans ces conseils d'administrations. De plus, toute l'information n'est pas accessible : il n'est par exemple pas possible d'accéder aux comptes d'Héa, une des filiales actives dans le développement hydrolien dans la région de Bordeaux. Les comptes ont été déposés, mais avec une close de confidentialité. 

"Ces fameuses filiales n'apparaissent absolument pas dans les plans stratégiques votés par les communes", reconnait la députée CDH Véronique Waroux, administratrice d'Ideta.


Le directeur se justifie

Autre reproche visant l'intercommunale: des investissements peu fiables, notamment, selon des experts de l'énergie. Par exemple, 1.800.000 euros ont été investis dans un projet d'hydrolienne en Écosse. Pierre Vandewattyne, directeur d'Ideta justifie l'investissement: "Vouloir tirer maintenant le bilan d'un opération qui est enclenchée, c'est un peu prématuré. Mais si nous l'avons enclenchée, c'est bien sûr parce que nous visons une rentabilité dans le projet", estime-t-il.

Mais cette gestion est remise en cause. De l'argent a été investi à l'étranger, des projets ne voient pas le jour en Belgique, et la contribution communale augmente : environ 3 euros par habitant.

 

Le bourgmestre de Pecq est furieux

Marc D'Haene, le bourgmestre de Pecq, a décidé de retirer sa commune du projet. "Ils ne font rien pour la vie de commune. Nous sommes en froid et en guerre depuis maintenant 10 ans", a-t-il expliqué à Frédéric Moray ce matin sur Bel RTL.

Et ce n'est pas tout puisque dans la région de Tournai, certains entrepreneurs actifs dans le domaine de l'énergie se plaignent de la mainmise d'Ideta sur les zones d'activité économiques.

 

 

Ces rémunérations indûment perçues par l'assistante de Paul Magnette

Rédaction Publié le mardi 21 février 2017 à 09h20 - Mis à jour le mardi 21 février 2017 à 09h27

 A chaque jour suffit sa peine au Parti socialiste. Après les nombreux remous déjà évoqués, c'est cette fois l'assistante particulière de Paul Magnette au gouvernement wallon qui est mise sous le feu des projecteurs pour avoir, trois années durant, perçu indûment des indemnités.

Fabienne Prévinaire, conseillère communale carolo, siège comme membre effectif au comité de secteur de l’intercommunale de diffusion de la télévision Brutélé et y intervient comme suppléante au Conseil d'administration. D'après la Nouvelle Gazette, plutôt qu'un simple jeton de présence aux réunions, elle a empoché une rémunération complète correspondant au double du montant dû. Elle aurait de la sorte bénéficié d'un surplus de 17.000 euros.
Selon Le Soir, la conseillère communale carolo reconnaît les faits et s'est engagée à rembourser ce surplus une fois qu'elle disposera des décomptes.

 

 

Publié le Mardi 21 Février 2017 à 08h31

Georges-Louis Bouchez à propos du dossier Brutélé: «On se moque du citoyen»

L. Dév. et Ch. C.

Brutélé a confirmé notre information selon laquelle deux élus PS avaient touché de fortes sommes d’argent par erreur. Gaetan Bangisa et Fabienne Prévinaire plaident la bonne foi et promettent de tout rembourser ! Mais politiquement, le dossier ne s’arrêtera pas là. Georges-Louis Bouchez (MR) a réagi !


G.-L. Bouchez (MR) trouve les explications un peu légères.

Rep.

G.-L. Bouchez (MR) trouve les explications un peu légères.

« Nous allons interpeller le gouvernement au Parlement wallon », nous annonce le député MR Georges-Louis Bouchez. « Il faut faire la clarté sur cette affaire, et notamment voir si les règles wallonnes qui limitent les jetons de présence à 150 euros brut par séance ne s’appliquent pas pour les administrateurs wallons au sein de Brutélé ! En Wallonie, toucher 17.000 euros ainsi est impossible : c’est au mieux 1.500 euros brut par an en jetons de présence… »

« Par ailleurs, je m’étonne qu’on rejette la faute du paiement erroné sur une personne seule », poursuit le député montois. « Ce n’est pas très courageux de la mettre ainsi en cause, et de plus cela veut-il dire que ses activités n’ont jamais été contrôlées ? Qui plus est, on nous dit qu’on est à l’os en matière d’économies, et puis on découvre qu’on gaspille au moins deux fois 19.000 euros ! Visiblement, on n’était pas si près de l’os que ça ! »

En attendant, les arguments de défense de Brutélé lui paraissent plus que légers. « Cette affaire semble durer depuis 2014, et comme par hasard on attend que l’affaire Publifin éclate pour régler les choses ! J’ai clairement l’impression qu’on se moque carrément de nous et du citoyen ! »

 

Leterme n'a pas conseillé en tant que Premier ministre

Belga Publié le lundi 20 février 2017 à 18h59 - Mis à jour le lundi 20 février 2017 à 19h11

Telenet a précisé lundi ses explications à propos de la mission de conseil remplie parl'ex-Premier ministre, Yves Leterme. 

Il a participé pour la première fois à une réunion du conseil d'avis le 19 décembre, quelques jours après avoir quitté le gouvernement fédéral en affaires courantes. Il a toutefois perçu une rémunération équivalente à 6 mois de mandat.

L'opérateur télécoms avait d'abord indiqué que M. Leterme était payé depuis la mi-2011, soit lorsqu'il étant encore Premier ministre. Dans un communiqué, Telenet s'est montré plus clair. "Il a été rétribué en 2011 pour une demi-année et une réunion. Avant le mois de décembre 2011, M. Leterme n'a fourni aucun avis à Telenet", a expliqué l'opérateur.

 

Dans un souci de transparence, à la suite de l'affaire qui touche le président de la Chambre Siegfried Bracke, Telenet a publié les indemnités versées à des personnalités publiques dans le cadre de leur participation à un conseil d'avis. M. Leterme a touché au fil des années 55.000 euros. Il est question pour le chef de groupe Open Vld, Patrick Dewael, de 82.000 euros, de 66.000 euros pour M. Bracke (N-VA) et de 62.000 euros pour Peter Vanvelthoven (sp.a).

 

 Publié le Mardi 21 Juin 2016 à 06h30

La mesure Di Rupo a exclu du chômage les Wallons les plus fragiles

Christian Carpentier

Thierry Bodson (FGTB wallonne) ne cessait de tirer l’alarme. Et, pour la première fois, Kris Peeters (CD&V) lui donne raison, noir sur blanc. Ce sont bien les Wallons les plus fragiles qui ont payé chèrement la facture du gouvernement Di Rupo lorsqu’il a décidé d’exclure au bout de trois ans les chômeurs sous allocations d’attente. 29.021 personnes en ont fait les frais, en 2015. Voici leur profil...

Exclu

Les chiffres de l’Onem que dévoile le ministre fédéral de l’Emploi à la Chambre sont sans appel. Et cruels. Très cruels, même. Ils révèlent qu’en 2015 – soit la première année d’entrée en vigueur de la mesure – 29.021 chômeurs ont été exclus de leurs allocations d’attente. Pour rappel, ces dernières sont octroyées à ceux qui n’ont pas encore assez travaillé pour obtenir des allocations de chômage en bonne et due forme.

Leur octroi avait désormais été limité à trois ans sous le gouvernement Di Rupo. Les compteurs avaient commencé à courir à partir de janvier 2012. Les premières exclusions sont donc tombées en janvier 2015. Une année noire sur le front social.

Sur ces 29.021 exclus l’an passé, 66 % (19.195 personnes) vivent en Wallonie, contre 16,5 % à Bruxelles (4.785) et 17,5 % en Flandre (5.041).

L’hécatombe a surtout concerné les cohabitants. Ils représentent 62 % des exclusions prononcées (18.033), dont 11.474 pour la seule Wallonie. Viennent ensuite les chefs de ménage qui sont 25 % des exclus (7.305) puis les isolés à raison de 13 % du total (3.683).

Toutes ces personnes n’ont eu d’autre solution que celle de se tourner vers leur CPAS, pour demander l’octroi du minimex. Mais les cohabitants dont le conjoint travaille n’ont eu droit à rien, forçant le ménage à vivre avec plusieurs centaines d’euros en moins tous les mois.

 

Les jeunes PS pas tendres avec leurs aînés après l'affaire Publifin: "Di Rupo va devoir, un moment, renoncer à la présidence"

 

 

L'affaire Publifin est très mal vécue par les jeunes socialistes liégeois, qui doivent désormais vivre au quotidien la suspicion et la défiance à l'égard de leur parti.

En Wallonie et à Bruxelles, ils sont plusieurs milliers, âgés de 16 à 30 ans, à militer au sein du PS. Comme Jordy, un conducteur de trains de 24 ans, ils ont tous encaissé de nombreuses critiques ces dernières semaines. "C'est compliqué à vivre. C'est pas une façon de militer qui est saine", a-t-il confié au micro de notre journaliste Vincent Jamoulle.

"Cela a été dur aussi pour les jeunes militants carolos, à l'époque où il y a eu les affaires là-bas, d'encaisser ce genre de choses", a ajouté Pierre Etienne, président de la Fédération liégeoise des jeunes socialistes.

"Je m'en réjouissais qu'on en sortait, que cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus eu de scandale ou pseudo-scandale. Et tout cela revient au jour avec l'affaire Publifin", regrette pour sa part Samuel Moiny, co-président des jeunes socialistes d'Amay.

Pour Pierre Etienne, 25 ans et collaborateur parlementaire, le parti socialiste n'a pas réagi assez vite, et assez fort. "Attendre jusque février pour que Stéphane Moreau choisisse entre son poste de bourgmestre et celui de Nethys, moi cela me semble trop long", a-t-il indiqué.

"Si les salaires sortis dans la presse sont avérés, alors oui il doivent démissionner. Cela n'est pas crédible avec l'image des socialistes", a encore estimé Samuel Moiny. Cet étudiant en philosophie va même plus loin et propose un grand nettoyage à la tête du parti. "Pour moi Elio Di Rupo va devoir, un moment, renoncer à la présidence et laisser la place à une nouvelle personne avec une élection démocratique, avec plusieurs personnes idéalement".

Ces jeunes, qui représentent l'avenir du parti, ont douté suite à l'affaire Publifin. Mais ils ont tous choisi de rester militants.

 

 

450.000€ : les dirigeants d'Eandis gagnent 2 fois le salaire de Charles Michel !

belga Publié le lundi 20 février 2017 à 07h35 - Mis à jour le lundi 20 février 2017 à 14h28

Les managers d'Eandis, composée de sept intercommunales, gagnent en moyenne 457.000 euros brut par an, soit beaucoup plus que les CEO des entreprises publiques et que le Premier ministre, écrivent lundi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Le coût cumulé des sept managers (salaire et "extras") s'élevait à 3,2 millions d'euros brut l'année dernière.

En moyenne, un manager gagne donc 457.000 euros brut par an. L'entreprise ne veut par ailleurs pas communiquer sur les revenus du CEO Walter Van den Bossche, qui gagne sans doute plus que ses managers selon les journaux.

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) appelle à plus de transparence.

Le conseil d'administration d'Eandis discutera des salaires mercredi

Le paquet salarial des sept membres de l'équipe de management du gestionnaire flamand d'électricité Eandis sera expliqué, mercredi, au conseil d'administration. Ce point a été rajouté à l'agenda d'une réunion prévue, indique un porte-parole. 

Le coût cumulé des sept managers (salaire et "extras") s'élevait à 3,2 millions d'euros brut l'année dernière, selon le rapport annuel d'Eandis. En moyenne, un manager gagne donc 457.000 euros brut par an.

 

 

Publié le Lundi 20 Février 2017 à 08h31

Gaëtan Bangisa a perçu un total de 17.000 € pour un poste d'administrateur qu'il n'occupait pas: "Je gardais cela en cas de coup dur"

Propos recueillis par ADM

Gaëtan Bangisa, conseiller communal (PS) à Charleroi, a été administrateur suppléant chez Brutélé jusqu’en février 2016. Depuis 2014, il a perçu indûment un total de 17.000 € pour un poste d’administrateur qu’il n’occupait pas.

Exclusivité Sudpresse

Il y a trois jours, vous avez publié vos fiches de revenus sur Facebook, par volonté de transparence. Mais il n’y avait rien sur Brutélé…

«  Je n’ai rien mis à ce sujet car il y avait une erreur dans ce que j’ai reçu. Je ne voulais pas publier quelque chose d’erroné  ».

Vous êtes actuellement en mesure de rembourser ?

«  Je gardais cela en cas de coup dur… On m’a dit que je pourrais étaler le paiement  ».

Envisagez-vous de rembourser la somme?

(Surpris par la question) Bien sûr que je vais rembourser les 17.000 euros, au centime près! Cet argent, je n’avais pas à le recevoir. J’attends juste le décompte de ce que j’ai reçu exactement. Mais l’erreur ne vient pas de moi!

 

 

Publié le Lundi 20 Février 2017 à 12h25

Elke Sleurs (N-VA) quitte son poste de secrétaire d'Etat au gouvernement fédéral

Rédaction en ligne

Siegfried Bracke quitte son poste de chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand et ne sera pas tête de liste aux élections communales de 2018. Il laisse la place, après les remous de la semaine dernière, à Elke Sleurs, qui devient la nouvelle cheffe de groupe à Gand et se déclare déjà candidate-bourgmestre. Elle quitte pour cela son poste de secrétaire d’Etat au gouvernement fédéral.


 Bart De Wever, Elke Sleurs et Siegfried Bracke

Belga

Bart De Wever, Elke Sleurs et Siegfried Bracke

On ignore qui lui succédera. Ces annonces ont été faites lundi lors d’une conférence de presse.

Dans la foulée de la révélation de l’affaire Publipart, à Gand, le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal Siegfried Bracke avait été fortement critiqué pour sa fonction de conseiller auprès de Telenet et pour les indemnités qu’il y percevait.

Mais tant Siegfried Bracke que son président de parti Bart De Wever soulignent que M. Bracke n’a pas touché un euro pour ses conseils à Telenet depuis qu’il est devenu président de la Chambre. Qu’il n’ait rien dit à ce sujet est dû, selon Siegfried Bracke, au fait qu’il respectait la clause de confidentialité dans son contrat. «C’était peut-être naïf», concède-t-il.

«Mais je suis selon toutes vraisemblances le seul président de la Chambre depuis longtemps qui n’a rien touché sur le côté dans le privé», affirme-t-il.

M. Bracke reconnaît que sa crédibilité en tant qu’homme politique est entamée. C’est pourquoi il se retire en tant que chef de groupe à Gand et qu’il n’emmènera pas la liste N-VA aux élections communales de 2018.

C’est Elke Sleurs qui reprendra le flambeau gantois. Elle quitte son poste de secrétaire d’Etat (à la Lutte contre la pauvreté et à l’Egalité des chances) pour se consacrer totalement à Gand.

On ignore encore qui lui succédera au gouvernement fédéral.

 

 

Pence : "Trump déterminé à poursuivre la coopération avec l'UE"

AFP Publié le lundi 20 février 2017 à 12h26 - Mis à jour le lundi 20 février 2017 à 12h32

Les Etats-Unis sont déterminés à "poursuivre la coopération et le partenariat avec l'Union européenne", a affirmé lundi le vice-président américain Mike Pence, parlant d'un "engagement fort" du président américain Donald Trump en ce sens.

Mike Pence était reçu pour la première fois à Bruxelles par le président du Conseil européen Donald Tusk, qui de son côté a souhaité que l'UE puisse compter sur "un soutien sans équivoque" de Washington.

"Il s'est passé trop de choses dans votre pays et dans l'Union européenne au cours du mois écoulé, il y a eu trop d'opinions nouvelles et parfois surprenantes exprimées sur nos relations et notre sécurité commune pour prétendre que tout va comme d'habitude", a d'abord relevé Donald Tusk au côté de Mike Pence devant des journalistes.

Une allusion aux vives critiques exprimées par Donald Trump sur l'UE, une organisation selon lui promise à davantage de fragmentation après le "merveilleux" Brexit.

Donald Tusk a ensuite décrit les "demandes clés" à respecter dans la relation UE-USA, et dit avoir reçu de Mike Pence l'assurance qu'elles seraient respectées par la nouvelle administration américaine.

Prenant la parole à son tour, le vice-président américain s'est voulu à nouveau rassurant.

"Aujourd'hui j'ai le privilège, au nom du président Trump, d'exprimer l'engagement fort des Etats-Unis à poursuivre la coopération et le partenariat avec l'Union européenne", a-t-il affirmé.

 

 

Publié le Dimanche 19 Février 2017 à 19h31

 "Erreur d'encodage" à l'intercommunale Brutélé: deux administrateurs socialistes ont touché erronément 17.000 euros chacun!

 

Adrien de Marneffe

 

Les administrateurs suppléants chez Brutélé, perçoivent des sommes d’argent indues depuis 2013. Au total, plus de 34.000 € ont ainsi été versés à titre de rémunération. L’intercommunale Brutélé confirme l’information mais l’explique par « une simple erreur d’encodage. » Sa président Anne-Marie Boeckaert, présidente du conseil d’administration, l’affirme dans un entretien accordé à Sudpresse : « C’est une employée administrative qui a commis la faute. Les deux administrateurs ont promis de rembourser la somme. »

 

Exclusivité Sudpresse

 

«  Une simple erreur d’encodage  » C’est ainsi qu’Anne-Marie Boeckaert (PS), présidente du conseil d’administration de Brutélé, et échevine à Charleroi, justifie les grosses sommes d’argent perçues indûment par deux de ses administrateurs socialistes, dont un conseiller communal carolo, qui siègent au sein de l’intercommunale Brutélé (fournisseur d’accès par le câble dans la région bruxelloise et la région de Charleroi).

Une « erreur » qui se chiffre tout de même à 34.000 euros ! En effet, les deux élus, simples administrateurs suppléants, sont payés depuis 2013 comme administrateurs effectifs alors qu’ils ne siègent pas de manière effective. Ils ont chacun perçu autour de 17.000 euros de rémunération alors que leur poste de suppléant ne le prévoyait pas. La présidente de Brutélé affirme que l’erreur vient d’être découverte. L’un des deux suppléants, conseiller communal à Charleroi, affirme avoir pourtant signalé le problème à trois reprises au cours depuis 2014. Cela n’a visiblement pas suffi…

«  C’est une employée administrative qui a commis la faute. Les deux administrateurs ont promis de rembourser la somme  », assure Anne-Marie Boeckart. «  Nous allons mener une enquête en interne pour savoir comment cela a pu se produire.  »

 

 

Ces sans-papiers qui travaillent sur nos chantiers publics

Julien Thomas Publié le samedi 18 février 2017 à 12h13 - Mis à jour le samedi 18 février 2017 à 12h14

Un témoignage à visage découvert dans la presse de jeudi a rappelé une réalité dérangeante pour les autorités régionales

"C’était en 2013. On a travaillé quelques mois sur le chantier de rénovation de la station métro Arts-Loi. On était engagé par un sous-traitant, qui officiellement nous chargeait de faire du nettoyage. Dans la réalité, on faisait chaque fois appel à nous pour des travaux que les travailleurs régularisés ne voulaient pas faire. On a fait des travaux de démolition et de décapage, on a creusé le tunnel", explique Mohamed, un sans-papiers de 34 ans. Un témoignage que ce Marocain, qui a vécu à la Voix des Sans-Papiers, un squat molenbeekois rendu célèbre en 2015 par la grève de la faim de certains occupants et désormais fermé, que nos confrères de BX1 et de Sudpresse ont dévoilé cette semaine. Un témoignage à visage découvert qui a sans doute embarrassé quelque peu les autorités régionales.

Si l’exploitation des sans-papiers sur un certain nombre de chantiers de la capitale est une réalité bien connue, elle semble encore plus révoltante lorsque ces chantiers de construction sont publics. C’était le cas des travaux de rénovation de la station de métro Arts-Loi, dont était chargé Beliris pour le compte de la Stib. "Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) et le ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin (Défi) refusent d’écouter et ferment les yeux sur la situation", déplorait ainsi jeudi la CSC Bruxelles.

Ce vendredi, la députée bruxelloise Zoé Genot (Ecolo) a interpellé Didier Gosuin (Défi) sur le sujet, lui demandant avec insistance de faire de la lutte contre la fraude sociale une priorité. "Grâce à la dernière réforme de l’État, vous avez des nouveaux outils que vous pouvez utiliser ! Il vous faut insister auprès du procureur du Roi pour que cela soit une priorité", s’est indignée l’élue Ecolo. "C’est une compétence fédérale et je ne suis pas tenu au courant du suivi des procès-verbaux de nos inspecteurs régionaux", lui a rétorqué le ministre bruxellois, précisant qu’un contrôle du chantier survenu en 2015 n’avait rien détecté d’illégal.

Pour le journal indépendant Médor, qui est sur le point de sortir un dossier sur le sujet, le cas de Mohamed est loin d’être isolé. "Contrairement à ce que pourraient nous faire penser les déclarations de M. Gosuin ainsi que le discours de Beliris, tout n’est pas sous contrôle… En 2013, le cas de Mohammed n’était pas connu, des sans-papiers ont travaillé des mois sur le chantier et Beliris n’en était pas informé", indiquait ainsi vendredi Médor, sur sa page Facebook.

Et de livrer une précision importante faisant suite aux déclarations de la porte-parole de Beliris selon laquelle "l’entrepreneur a décidé de rompre toute collaboration avec ce sous-traitant" : c’est vrai sur ce chantier. Mais il l’a réembauché sur un autre en 2016, note le journal. De son côté, Mohamed, qui indique avoir également travaillé pour un chantier de Vivaqua et à la Gare du Nord, travaille actuellement toujours en noir. "Il faut bien que je gagne de l’argent. Ces jours-ci, je suis chez des particuliers", indique-t-il.

Une vingtaine d’inspecteurs régionaux pour 700.000 travailleurs

"En 2015, il y a eu plus de 2.000 interventions de l’Inspection régionale de l’Emploi en matière de main-d’œuvre étrangère. Ces interventions regroupent tant des contrôles sur place que des contrôles administratifs. Il y a eu notamment plus de 1.600 auditions de travailleurs et employeurs dans ce cadre et 233 PV ont été dressés dont 202 pour absence de titre de séjour et de permis de travail.", a fait savoir vendredi le cabinet du ministre bruxellois de l’Emploi Didier Gosuin (Défi), alors qu’un sans-papiers ait expliqué avoir travaillé illégalement sur le chantier de rénovation d’Arts-Loi. À l’heure actuelle, la Région dispose d’un service d’inspection composé de 22 collaborateurs, nous indiquait récemment Didier Gosuin.

 

 

Nouveau scandale dans une association bruxelloise? Des mandataires y sont très bien payés… mais pour quel travail?

 

Les rémunérations au sein de l'association publique "Les Cuisines Bruxelloises" posent question. Elle verse plusieurs milliers d'euros aux membres d'un bureau permanent qui ne se réunissent que quelques minutes deux fois par mois. Rien d'illégal en soi, mais la pratique est contestée à l'intérieur même de la structure. Eric Van Duyse et Ghislain Federspiel ont rencontré un membre de l'organisme.

L'association "Les Cuisines Bruxelloises" sont bien difficiles à trouver. Elle dispose d'un site internet, mais aucune adresse n'est indiquée, à peine un numéro de téléphone où personne ne répond. Pourtant, l'association a "pour mission de fournir des repas de qualité aux enfants des écoles et des crèches, aux patients des hôpitaux, aux résidents des homes…", peut-on lire sur internet.

Malgré nos multiples demandent, nos caméras sont interdites par la présidente de l'association publique, l'échevine PS bruxelloise Faouzia Hariche. Y aurait-il des casseroles derrière les cuisines?


Un membre du conseil d'administration dénonce

Un seul membre du conseil d'administration a accepté de nous parler, et lui aussi s'étonne du montant des indemnités des membres du bureau permanent. "C'est quand même un peu moins de 20.000 euros bruts par an", explique Guy Opdebeeck (cdH). Pour quel travail? "Bah… suivant les informations que je lis dans les rapports, deux réunions du bureau plus une réunion du conseil d'administration par mois, et une assemblée générale par an", ajoute-t-il.

En jetant un coup d'œil sur les comptes rendus récents du bureau permanent, on remarque par exemple que le 9 janvier la séance s'est ouverte à 17h05… et s'est clôturée à 17h25. Le 30 janvier, l'ouverte s'est faite à 17h05, la fermeture à 17h45. "En heures, c'est deux ou trois heures par mois, donc ça fait à peu près du 800 à 900 euros nets par mois", explique Guy Opdebeeck. De quoi irriter ce conseiller de CPAS qui côtoie les plus démunis au quotidien.


Deux types de mandats

Pour bien comprendre, il y a deux types de mandats au sein des Cuisines Bruxelloises:
- Les 13 conseillers touchent des jetons de présence entre 70 et 600 euros par an.
- Les 13 membres du bureau permanent touchent quant à eux des indemnités annuelles qui s'élèvent à 19.419,48 euros en 2015, qu'ils soient actifs ou non, absents ou présents.


Une rémunération… pour quel travail?

Pour quelles compétences et quel travail ces sommes sont-elles versées exactement? On aurait bien voulu le savoir… "C'est peut-être le refuge des amis. C'est peut-être là où certaines personnes se réfugient pour avoir des versements substantiels par rapport à un travail", confie Guy Opdebeeck.

Pendant dix ans, jusqu'en 2013, les membres du bureau permanent n'étaient pourtant pas indemnisés.

 

Leen Verbist, conseillère communale d'Anvers, démissionne après avoir reçu de l'argent de Telenet

Belga Publié le samedi 18 février 2017 à 15h58 - Mis à jour le samedi 18 février 2017 à 16h09

La conseillère communale anversoise Leen Verbist démissionne de son poste, a annoncé la sp.a samedi via un communiqué. 

Il était apparu vendredi qu'elle avait reçu pendant plusieurs années une rémunération en tant qu'administratrice de Telenet, normalement due à l'échevin N-VA Koen Kennis. Il s'agirait d'un montant de 30.000 euros. "Après discussion avec mon parti, j'ai décidé de me retirer du conseil communal. Je comprends les réactions de la base et des militants. Je partage moi-même l'incompréhension de ne pas avoir détecté cette faute matérielle de Telenet plus tôt", a indiqué Mme Verbist. Elle souligne que l'intégralité du montant perçu a été remboursé à Telenet.

La VRT a révélé vendredi que Leen Verbist avait perçu au cours des dernières années une rémunération d'administratrice de Telenet qui était normalement destinée à l'échevin Koen Kennis. Ce dernier a remplacé la sp.a au conseil d'administration de Telenet en 2015, mais les rémunérations ont continué à être versées à la première.

 

 

Publié le Samedi 18 Février 2017 à 12h05

Premier sondage exclusif depuis l'affaire Publifin: 47% des Wallons veulent la démission d'Elio di Rupo!

Christian Carpentier

Exclusivité Sudpresse

Le PS d’Elio Di Rupo a du souci à se faire.

Plus de 4 électeurs sur 10 veulent changer leurs intentions de vote, le PS et le MR au coude à coude en Wallonie, et le PTB qui n’est plus qu’à 4 % du PS : ce sont, notamment, 3 enseignements de ce sondage Ivox réalisé via internet ce jeudi et ce vendredi auprès de 1.000 électeurs wallons.

On se rend également compte qu‘Elio Di Rupo ne sort pas non plus indemne de ces deux mois d’affaires. Dans son cas, c’est son maintien même à la présidence du PS qui est contesté. Un électeur PS sur quatre et 47 % des Wallons veulent sa démission !

 

 

Publié le Samedi 18 Février 2017 à 12h05

La très influente compagne de Willy Demeyer: Michèle Lempereur, "l'Impératrice de Liège", entremêle affaires, pouvoir, mandats et relations politiques

Gaspard Grosjean

Michèle Lempereur est une personnalité influente en région liégeoise. Veuve de Guy Mathot, elle est depuis début 2008 la compagne de Willy Demeyer, bourgmestre de Liège et président du PS liégeois. Femme d’affaires et de pouvoir, elle avait jusqu’à la mi-2011 la société qui est devenue aujourd’hui Nethys. Et possède de multiples postes, comme un mandat à Liege Airport qu’elle a quitté… ce vendredi. Plongée dans la « galaxie Lempereur », où la frontière entre affaires, pouvoir et mandats politiques semble parfois floue.

Exclusivité Sudpresse

© Belga

© Belga

Dans les coulisses de la galaxie politico-économique liégeoise, un nom revient souvent : celui de Michèle Lempereur. Surnommée « l’impératrice de Liège », elle n’est autre que l’actuelle compagne de Willy Demeyer, le député-bourgmestre de Liège et président de l’importante Fédération liégeoise du Parti socialiste. Elle fut aussi l’épouse de feu Guy Mathot, ancien ministre et  bourgmestre de Seraing, avec qui elle a eu une fille prénommée Julie.

Proche des hommes politiques, elle se sert de cette proximité dans ses affaires de manière légale, même si la ligne rouge ne semble jamais très loin. Administratrice chez BeTV (Nethys), à Liege Airport jusqu’à ce vendredi, au Cercle de Wallonie, l’intéressée est également directrice-générale de DH Radio (ex-Twizz, ex-Ciel), où a massivement investi Tecteo, l’ancêtre de Nethys.

 

 

Publié le Samedi 18 Février 2017 à 07h33

Stéphane Moreau avoue gagner "593.000 euros par an", une rémunération "similaire à ce qui se pratique dans d'autres entreprises publiques"

Avec Belga

L’administrateur délégué de Nethys et bourgmestre démissionnaire d’Ans s’est confié pour la première fois depuis le début du scandale de l’intercommunale Publifin. Il affirme ainsi que ce qu’il a vécu durant cette affaire, révélée début décembre par La Meuse, « est d’une violence inouïe ».


Stéphane Moreau (PS).

Photo News/Christophe Licoppe

Stéphane Moreau (PS).

S’il a choisi de quitter le mayorat de sa commune d’Ans, ce n’est pas sous la pression de son président de parti, a révélé Stéphane Moreau, administrateur délégué de Nethys et bourgmestre démissionnaire, dans un entretien publié samedi par le quotidien L’Écho. L’homme politique PS, sous le feu des critiques dans le cadre du récent éclatement du scandale Publifin, évoque une « déferlante médiatique ». « Ce que j’ai vécu (…) est d’une violence inouïe », indique-t-il à ce sujet. «  Il me faudra du temps pour m'en remettre. Et je ne me sens pas encore capable, à l'heure qu'il est, de subir des heures d'interrogatoires croisés au finish ». Mais « Elio Di Rupo m’a laissé l’entière liberté de choisir ». Mais par rapport à ce choix de quitter son poste de bourgmestre d’Ans, il affirme : « Je regretterai sans doute ce contact permanent avec une réalité sociétale, bien différente de ce que l'on peut percevoir des réalités économiques et sociales dans le cercle des affaires. »

Victime d’un malaise cardiaque à la mi-janvier, Stéphane Moreau s’était très peu exprimé au cours des dernières semaines. Dans l’entretien accordé à L’Écho, il défend son choix de mener durant des décennies ce « double investissement » du mandat politique et de sa fonction managériale, cette « course folle » à laquelle il a « tout sacrifié » : « Je n'ai eu aucune vie privée depuis 30 ans. Je n'ai rien connu de ce qui fait un adulte dit "dans la norme". »

Parallèlement, il laisse toutefois entendre que son pas de côté précipité par les récents événements pourrait bien se révéler « salutaire », même si l’avouer est « encore un peu difficile ».

 « Je gagne 593.000 euros brut par an de rémunérations fixes comme indépendant et j’ai également un incentive éventuel en fonction de la réalisation ou non des objectifs de la société. (…) Cela correspond à une charge de salarié de 440.000 euros annuels brut. C’est une rémunération qui est similaire à ce qui se pratique dans d’autres entreprises publiques plus petites que la nôtre », précise-t-il au passage.

Il s’interroge toutefois sur l’avenir de son entreprise : « Je me demande même si je n'ai pas quelque part gâché ce que j'ai réalisé économiquement en offrant le flanc à la critique par ma fonction politique, de surcroît socialiste, tout en n'ayant jamais été une figure politique de haut niveau. »

S’il était discret médiatiquement, notamment dans son costume non-politique, c’est que « cette sphère professionnelle, je considérais qu’elle n’exigeait pas de me mettre en avant dans ce rôle-là », justifie-t-il. « J’ai sans doute eu tort de me dérober à ce point. »

 

Publié le Vendredi 17 Février 2017 à 15h46

Michèle Lempereur, compagne du bourgmestre de Liège, démissionne de son mandat à Liege Airport

G.G.

Michèle Lempereur, compagne du bourgmestre de Liège Willy Demeyer, a démissionné ce vendredi matin de son mandat d’administration de Liege Airport. L’intéressée siégeait au sein du conseil d’administration sur le quota Région wallonne, étiquetée PS.

Contactée, Michèle Lempereur nous confirme avoir envoyé son mail de démission aux instances ad hoc de Liege Airport ce vendredi matin. L’intéressée, qui n’est pas mandataire politique, siégeait au CA sur le quota de la Région wallonne, actionnaire à 25 % de l’aéroport principautaire.

 

 

Conflits d'intérêts: Bernard Liébin (MR) démissionne de ses mandats de conseiller communal et provincial

Belga Publié le vendredi 17 février 2017 à 07h25 - Mis à jour le vendredi 17 février 2017 à 11h12

Le conseiller communal de La Louvière et conseiller provincial Bernard Liébin (MR) a démissionné de tous ses mandats politiques. 

Il était au centre de la polémique du Centre d'Informatique du Hainaut (CIH), ASBL où il a reçu de grosses sommes d'argent. Mis en cause dans le dossier du Centre Informatique du Hainaut (CIH), ASBL paraprovinciale, pour avoir touché d'importante sommes d'argent (18.000 euros brut par an) alors que son mandat de vice-président de l'ASBL découlait de son poste de conseiller provincial du Hainaut, Bernard Liébin (MR) a démissionné de tous ses mandats politiques. Le président du MR, Olivier Chastel, l'a annoncé jeudi soir dans un tweet: "Bernard Liébin m'a annoncé sa démission du CC de La Louvière et du conseil provincial du Hainaut ainsi que des mandats qui en découlent".

Impliquée dans le même dossier, la présidente de l'ASBL CIH, la députée provinciale Annie Taulet (PS), avait, quant à elle, été entendue mercredi par le bureau de la Fédération socialiste de Mons-Borinage. Mme Taulet a, pour l'heure, conservé toutes ses fonctions. "Il s'agit plutôt d'une faute d'ordre éthique plutôt qu'une d'une faute de fonctionnement", a expliqué Nicolas Martin, président de la Fédération Socialiste de Mons-Borinage. "Annie Taulet a été longuement entendue et le bureau de la Fédération a décidé le renvoi de la députée provinciale devant le conseil de déontologie du parti."

 

Le MR montois, conduit par Georges-Louis Bouchez, a, de son côté, demandé la démission de l'élue socialiste. "Elle doit démissionner, c'est clair", a indiqué le leader du MR montois. "En tant que présidente d'une ASBL provinciale qui fait partie de ses compétences de gestion des services internes, elle n'avait droit à aucune rémunération supplémentaire, ça faisait partie de son boulot."

 

 

Publié le Jeudi 16 Février 2017 à 23h56

Hainaut: Bernard Liébin démissionne de ses mandats communaux et provinciaux!

Rédaction en ligne

Ce jeudi dans la soirée, le président du MR, Olivier Chastel, a annoncé via un tweet que Bernard Liébin lui avait annoncé sa démission de ses postes de conseiller communal à La Louvière et de conseiller provincial, ainsi que de tous les mandats qui en découlent.

JPC

Bernard Liébin est depuis quelques jours au cœur de la polémique. Suite à la révélation du scandale Publifin, les mandataires et les élus ont tous été examinés à la loupe sur leurs mandats et certains s’en sont sortis avec moins d’honneur que d’autres.

Bernard Liébin, notamment, élu MR louviérois, a été mis en cause pour de grosses sommes touchées au sein de l’ASBL Centre Informatique du Hainaut (CIH). Un mandat découlant de son poste de conseiller provincial. Annie Taulet, au PS, a été mise en cause au même titre que lui au sein de cette ASBL. Ce jeudi soir, Bernard Liébin a démissionné. Le MR montois Georges-Louis Bouchez demande donc ardemment la démission de la socialiste Annie Taulet, qui ce jour, n’a écopé d’aucune sanction.

Parmi ceux-ci, donc, le mandat de vice-président de l’ASBL CIH. Une décision qui a le don de surprendre puisque, pas plus tard que jeudi en fin de matinée, l’élu louviérois nous expliquait qu’il rencontrerait son président seulement ce vendredi.

 

 

Publié le Jeudi 16 Février 2017 à 10h46

Le ministre des Affaires étrangères et la ministre de l'Environnement vont dépenser... 300.000 euros pour envoyer 8 personnes passer une nuit dans la station polaire!

Rédaction en ligne

Une équipe de 8 personnes va se rendre à la station polaire pour une mission d’observation. L’équipe qui sera reçue par Alain Hubert devrait y passer une nuit. Le journal L’Echo révèle ce matin le coût de l’opération : 300.000 euros. Pas très raisonnable...


L’équipe sera reçue par Alain Hubert

Belga

L’équipe sera reçue par Alain Hubert

Ce sont nos confrères de L’Echo qui révèlent l’information ce matin : une visite d'inspection, composée de 8 personnes, va se tenir à la station polaire Princesse Elisabeth dans la nuit de 22 au 23 février.

Elke Sleurs, la secrétaire d'État en charge de la Politique scientifique, a signé un courrier à la Fondation polaire internationale qui dit ceci : "Je vous informe que le ministre des Affaires étrangères, la ministre de l'Environnement et moi-même avons mandaté une équipe de représentants officiels afin de se rendre à la station polaire Princess Elisabeth Antarctica et d'y mener une visite d'observation ».

Le coût de l’opération ? 300.000 euros ! « Un tel budget aurait permis à 10 scientifiques de passer la saison ou une partie de celle-ci à la station », écrit L’Echo.

Ce montant fait polémique évidemment... tout comme la durée ! « Selon le plan de vol réservé auprès d'Antartic Logistics Centre International (Alci), la compagnie qui opère les vols vers l'Antarctique, l'équipe mandatée par Elke Sleurs arrivera à la station le 22 février à 13h00 et repartira le lendemain matin. Un laps de temps restreint qui laisse peu de temps à une véritable mission d'inspection », précise L’Echo... Tout est dit.

 

 

Bruxelles: la N-VA demande la démission du bourgmestre Yvan Mayeur

 

 Yvan Mayeur ciblé par la NV-A.
Yvan Mayeur ciblé par la NV-A. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

 

La N-VA réclame la démission du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur (PS). Dans une interpellation prévue lors du conseil communal du lundi 20 février, Johan Van den Driessche, élu nationaliste flamand, demande clairement que le socialiste effectue un pas de côté. En cause: le cumul de mandats d'Yvan Mayeur.
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Il y a quelques jours,La Libreparlait de soupçon d'illégalité dans le fait qu'Yvan Mayeur puisse occuper deux mandats, celui de bourgmestre et celui de président de Vivaqua, l'intercommunale bruxelloise des eaux. Nos confrères se basaient sur l'ordonnance régionale rendant incompatible le cumul avec "une fonction de mandataire ou une autre fonction dirigeante" au sein d'un organisme d'intérêt public bruxellois (...) ou "dans une intercommunale dont fait partie la commune concernée.

 

Pour la NV-A, le cumul est illégal

 

La N-VA abonde dans ce sens. "L'ordonnance régionale du 2 avril 2014 est claire: le mandat de bourgmestre ne peut pas être cumulé avec celui de président de Vivaqua", estime Johan Van den Driessche. Dans son interpellation, il demandera "pourquoi une telle nomination (au poste de président de Vivaqua) a eu lieu alors que celle-ci était illégale? Je demande aussi quelles en seront les conséquences pour la Ville de Bruxelles, Vivaqua et le bourgmestre en lui-même. Et du coup, je demanderai quand le bourgmestre prendra ses responsabilités." A savoir: choisir entre les deux mandats. Mais pour la N-VA, "Yvan Mayeur doit démissionner de son poste de bourgmestre."

 

Le bourgmestre conteste toute illégalité

 

Après la polémique soulevée par La Libre, Yvan Mayeur avait répondu aux accusations. Selon le socialiste, le cumul n'a rien d'illégal. Dans l'ordonnance, par mandataire, il faut comprendre, selon lui, les personnes ayant une fonction d’agent dans un organisme d’intérêt public dont le statut administratif correspond aux grades des rangs A4 à A7. "Il est donc clair que ne sont aucunement visés les mandataires politiques, mais exclusivement des fonctionnaires ou des agents publics", relève encore Yvan Mayeur.

 

Même son de cloche du côté du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS): "Cette incompatibilité s’applique exclusivement aux mandataires soumis au statut ou à un contrat de travail, ce qui n’est pas le cas de M. Mayeur, qui exerce en l’espèce un mandat dérivé de son mandat de bourgmestre."

 

Lundi prochain, il est donc peu probable qu'Yvan Mayeur réponde favorablement à la demande de la N-VA.

 

A la Ville de Bruxelles, Johan Van den Driessche est l'unique élu N-VA. Il est également député régional bruxellois. Suite au scandale Publifin en Wallonie et Publipart en Flandre, le parti de Bart De Wever fait également l'objet de critiques en matière de transparence et de bonne gouvernance. L'échevin anversois N-VA Koen Kennis est notamment pointé du doigt: il occupe 40 mandats dont 17 rémunérés, qui lui rapportent plus de 7000 euros nets par mois.

 

 

Kazakhgate: La Sûreté de l'Etat disposait d'éléments reliant les Kazakhs à la mafia

Belga Publié le mercredi 15 février 2017 à 14h55 - Mis à jour le mercredi 15 février 2017 à 15h46

La Sûreté de l'Etat disposait bel et bien d'éléments reliant Patokh Chodiev et Alijan Ibragimov à la mafia lorsqu'elle a donné son feu vert aux demandes de naturalisation des intéressés, a indiqué mercredi Guy Rapaille, président du comité R, l'organe de contrôle des services de renseignement, devant la commission d'enquête Kazakhgate. Déjà interrogé le 25 janvier dernier, M. Rapaille est venu mercredi matin faire rapport aux députés des résultats de recherches et d'interrogatoires complémentaires menés depuis lors à la demande des commissaires.

Devant ceux-ci, le patron du comité R a maintenu sa position, à savoir que la Sûreté avait bel et bien en sa possession des éléments reliant les Kazakhs à la mafia ce qui ne l'a pas empêché de délivrer un avis "Rien à signaler" pour leur demande de naturalisation.

"Le problème, c'est que la Sûreté n'est pas capable de retracer et de retrouver la personne qui a placé ce cachet RAS", tant pour M. Chodiev que M. Ibragimov, a expliqué M. Rapaille.

Avec ce feu vert, M. Chodiev pourra devenir belge.

En 1999, Alijan Ibragimov, aussi candidat à la naturalisation, bénéficie à son tour d'un nihil obstat de la Sûreté de l'Etat.

Une décision surprenante alors que la Sûreté avait informé un mois avant l'Office des étrangers qu'il était peut-être un responsable de la mafia kazakh, a relevé M. Rapaille.

Sa demande sera toutefois rejetée un peu plus tard en raison d'un avis négatif du parquet de Nivelles.

Si ces événements peuvent surprendre aujourd'hui, M. Rapaille a demandé aux commissaires de se replacer dans la situation des années '90, époque où l'informatisation n'était pas comme elles aujourd'hui. Patokh Chodiev a aussi pu profiter d'une erreur d'orthographe, deux dossiers ayant été ouverts: l'un au nom de Patokh Chodiev, un autre au nom de Patakh Chadiev.

Sur base d'une analyse interne, la direction actuelle de la Sûreté de l'Etat a fait savoir que les informations dont elle disposait à l'époque n'étaient toutefois pas suffisantes pour les faire figurer dans leur rapport d'avis.

L'administrateur-général de la Sûreté, Jaak Raes, est attendu ce mercredi après-midi devant la commission d'enquête.

 

Publipart: Yves Leterme a également conseillé Telenet

Belga Publié le mercredi 15 février 2017 à 14h29 - Mis à jour le mercredi 15 février 2017 à 15h37

L'ancien Premier ministre Yves Leterme (CD&V) a également été rémunéré l'an dernier pour avoir conseillé Telenet, a indiqué l'entreprise mercredi. Le conseil consultatif est en place depuis 2011.

Selon Telenet, le conseil consultatif a pour mission de donner des avis au management de l'entreprise sur "les défis socio-économiques, politiques et médiatiques" de Telenet. Contrairement à Proximus, aucun représentant politique ne siège au conseil d'administration. Le conseil consultatif doit donc permettre de "garder des liens avec le monde politique".

"Les membres du conseil consultatif se sont engagés à ne pas émettre d'avis sur les services de Telenet qui pourraient être en lien avec les fonctions occupées dans le cadre de leur mandat", souligne Telenet.

L'an dernier, Telenet a fait appel à Yves Leterme, Siegfried Bracke et Patrick Dewael. "Ils ont été rémunérés pour leurs conseils au prix du marché. En tant qu'entreprise privée cotée en Bourse, il nous est permis de faire appel à des experts contre rémunération."

Après la démission de Siegfried Bracke du conseil, Telenet va réfléchir à la forme que pourraient prendre ces avis, mais assure qu'elle continuera à élargir ses horizons via les conseils d'experts, que ceux-ci soient représentants politiques, académiques ou autres parties prenantes.

 

 

Publié le Mercredi 15 Février 2017 à 14h03

Attentats à Bruxelles: les déclarations d'un imam de la Grande Mosquée ne satisfont pas la commission d'enquête

Belga

La commission d’enquête parlementaire sur les attentats terroristes a écrit aux responsables de la Grande Mosquée de Bruxelles pour réclamer la communication d’un certain nombre de documents, comme annoncé. Il ressortait d’une séance de travail à huis-clos mercredi matin que les commissaires n’étaient pas satisfaits des réponses qu’ils ont reçues lundi à leurs questions.

DR

La commission a entendu lundi l’imam adjoint de la Mosquée du Cinquantenaire, Galaye N’Diaye, dans le cadre de ses travaux sur le radicalisme. Le dignitaire religieux ne s’est guère avancé sur les questions de financement du Centre Islamique et Culturel de Belgique (CICB), précisant qu’il n’était pas compétent dans ce domaine. Ses réponses à propos du courant de l’islam enseigné à la mosquée ou son affirmation selon laquelle aucun djihadiste parti en Syrie n’était passé par la mosquée ont également laissé les commissaires perplexes car elles semblent contredites par des témoins entendus par la commission.

La commission d’enquête attend une réponse claire du Centre à ses différentes questions. «Si le CICB refuse de déléguer quelqu’un qui peut répondre de manière satisfaisante, le président Patrick Dewael n’hésitera pas à citer à comparaître des responsables du centre ou à saisir des documents, comme la loi l’y autorise», a-t-on souligné mercredi.

 

 

Publié le Mercredi 15 Février 2017 à 19h14

Publipart: les rémunérations des administrateurs sont supprimées et les fonds suspects revendus

Belga

Le conseil d’administration de Publipart a décidé de supprimer les rémunérations des administrateurs de l’entreprise, avec effet rétroactif, à dater du 1er janvier 2017, a annoncé mercredi l’administrateur Paul De Fauw, porte-parole faisant fonction, à l’issue d’une réunion de trois heures.


Paul de Fauw

Photo News/Bert Van Den Broucke

Paul de Fauw

Après 2008, Publipart a diversifié son portefeuille via différentes institutions financières belges, a expliqué M. De Fauw. En raison de la faiblesse des taux, les investissements ont été, en 2015, partiellement réorientés vers une série de fonds, qui sont constitués de centaines de positions individuelles en actions et obligations.

« Publipart n’investit pas et n’investira jamais », comme cela a pu être évoqué, dans des entreprises impliquées dans les armes, qui emploient des enfants, des esclaves, ou qui se rendent coupables d’infractions aux lois sur la vie privée, l’environnement ou la fiscalité, a martelé l’administrateur. Le holding, filiale de Publifin, est confiant dans le fait que les gestionnaires d’actifs reconnus par la FSMA vers lesquels il s’est tourné, comme BNP Paribas Fortis et Candriam, n’investissent pas dans ce genre de secteurs, a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’est pas possible pour Publipart de vérifier au jour le jour les centaines de positions prises.

« Cela relève de la responsabilité des gestionnaires », résume M. De Fauw, qui affirme avec force que Publipart n’a jamais investi dans le producteur allemand d’armes chimiques Rheinmettall.

« Certains investissements pouvant être gérés par des gestionnaires qui contreviennent à notre code éthique et à nos principes de gouvernance d’entreprise, Publipart a vendu les quatre fonds concernés et investira le produit de la vente dans des fonds éthiques », a également annoncé l’administrateur.

 

 

Publié le Mercredi 15 Février 2017 à 14h49

Le Parlement européen approuve l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada mais Paul Magnette résiste

Belga

Le Parlement européen a approuvé mercredi, à une majorité de 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le traité commercial UE-Canada (CETA). La majeure partie de ce traité controversé pourra entrer en vigueur en avril. Paul Magnette a tenu à rédiger quelques précisions sur Twitter.

¨Photonews

Tandis que des manifestants exprimaient leur mécontentement à l’extérieur du bâtiment, une majorité de chrétiens-démocrates, de conservateurs, de libéraux et une partie des sociaux-démocrates approuvaient le traité que l’UE et le Canada ont négocié pendant six ans. Dès avril, la plupart des tarifs douaniers entre l’Europe et le Canada disparaîtront et les entreprises européennes auront accès au marché des services et aux marchés publics au Canada, et vice-versa.

Ses partisans soulignent que le CETA est un bon accord avec un partenaire qui partage nos valeurs. Le texte contient selon eux suffisamment de garanties pour le droit à réguler et les normes européennes en matière de santé, d’environnement et de droits sociaux. Le CETA envoie aussi un signal important maintenant que le président américain Donald Trump veut imprimer un cours plus protectionniste à l’économie.

Marie Arena (PS) maintient quant à elle que le CETA est taillé sur mesure pour les multinationales et les gros investisseurs. «Au lieu de courir comme une poule sans tête face au protectionnisme de Trump, l’Europe doit se positionner comme une Europe de valeurs sociales qui propose des échanges basés sur les besoins et le respect des citoyens, des emplois décents et le bien-être de la population», affirme-t-elle. La résistance affichée par la Wallonie jusqu’à la signature du texte fin octobre ne rend pas le résultat plus satisfaisant.

La Belgique doit ainsi demander à la Cour de Justice de l’UE si le nouveau système de règlement des litiges entre investisseurs et Etats est compatible avec le droit européen. Cet Investment Court System très controversé n’entrera pas encore en vigueur. Les parlements nationaux et régionaux doivent avant cela ratifier le traité, ce qui pourra encore prendre des années.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’adressera au Parlement européen jeudi midi. Quant à Paul Magnette, il a tenu à rédiger quelques précisions sur Twitter.

 

 

Publié le Mercredi 15 Février 2017 à 09h22

Olivier Maroy (MR) dénonce: "Paul Magnette emploie 88 personnes dans son cabinet, alors que Charles Michel se contente de 46!"

Christian Carpentier

Le député wallon, ancien journaliste, dénonce l’inflation des collaborateurs dans les cabinets francophones et wallons. « On en compte 653, alors que la Flandre se contente de 270 personnes pour exercer les mêmes compétences ! », dit-il notamment dans un entretien exclusif accordé à Sudpresse.

Le député wallon MR Olivier Maroy tape un solide coup de pied dans la fourmilière des « cabinetards » dans l’entretien qu’il accorde à Sudpresse. Il dénonce notamment le nombre de personnes engagées au cabinet du ministre-président wallon, Paul Magnette. «  Il y en a 88, alors que le Premier ministre Charles Michel se contente de 46 personnes pour une fonction qui concerne l’ensemble du pays  », dit-il. Il compare également les effectifs des cabinets flamands, qui se contentent de 270 collaborateurs, là où la Région wallonne et la Communauté française en totalisent 653.

Il n’élude pas les questions sur le cumulard de son propre parti, Georges Pire, et lève le voile sur le salaire réel qu’il perçoit.

 

Une étudiante au Centre islamique et culturel de Belgique a rejoint le djihad en Syrie

J. La. Publié le mercredi 15 février 2017 à 06h57 - Mis à jour le mercredi 15 février 2017 à 07h43

Des jeunes partis en Syrie, pas un seul n’a étudié chez nous" , ainsi s’est exprimé, lundi, devant la commission d’enquête parlementaire attentats l’imam Galaye N’Diaye, invité en tant que représentant de la Grande mosquée du Cinquantenaire. Il soulignait que l’islam enseigné à la Grande Mosquée du Cinquantenaire, gérée par le CICB (Centre islamique et culturel de Belgique), est celui du "juste milieu".

Les annales judiciaires montrent cependant qu’au moins une jeune femme, partie en Syrie rejoindre un combattant djihadiste, a bien fréquenté, même si c’est épisodiquement, le Centre islamique et culturel de Belgique, qui ira même jusqu’à payer une amende de cette jeune femme pour port du niqab en rue.

Cette jeune femme est Marine P. Elle a gagné la Syrie en août 2013 avec sa fille, âgée d’à peine cinq ans après avoir épousé via Skype un djihadiste jamais vu auparavant. Elle a été condamnée à cinq ans de prison par défaut le 25 novembre 2015. Son parcours est lié à celui de deux autres converties, Julie V. et Melissa F., qui avaient tenté sans succès de rallier la Syrie avant d’être arrêtées. Elles ont été condamnées le même jour à trois et quatre ans de prison avec sursis.

Les parcours de Marine P. et de Julie V. avaient été détaillés au cours de leur procès. Elles sont nées en 1990, la première en région namuroise, la seconde à Marche-en-Famenne. Elles ont toutes deux, vers 15 ou 16 ans, été placées en centre pour jeunes en difficultés. C’est peu après qu’elles se sont connues. Toutes deux ont accouché à 18 ans d’une fille. Les deux pères - d’origine africaine - sont démissionnaires.

Elles ont déménagé à Bruxelles, où elles ont décidé d’approfondir leur islam au CICB, soit la grande mosquée du cinquantenaire, ainsi que dans une mosquée de Molenbeek. A l’époque, en 2012 et en 2013, elles ont été verbalisées à plusieurs reprises pour port du niqab - le voile intégral ne laissant qu’une mince ouverture pour les yeux. Au CICB, un prédicateur marocain, en charge des nouveaux convertis, leur a donné une formation.

La Grande mosquée paie les amendes

Cet homme rompu à la pensée wahhabite - l’islam puritain et rigoriste exporté et promu par les autorités de Riyad - a été entendu par la police. Selon lui, elles étaient peu assidues aux cours. Il a toutefois confié candidement, avait expliqué au procès le procureur fédéral que le CICB avait bien payé certaines de leurs contraventions infligées pour port du niqab dans l’espace public.

Marine a pris avec sa fille un vol pour Hatay, porte d’entrée vers la Syrie, le 21 août 2013, trois semaines après s’être mariée, via Skype, avec un Franco-Tunisien combattant en Syrie. Elle était chauffée à blanc : "Je ne reviendrai sans doute jamais dans ce pays de mécréants que je déteste et que je demande à Allah de détruire", dira-t-elle dans un message à sa mère restée en Belgique.

Julie sera jalouse de Marine, qui lui proposera de la rejoindre et de devenir la deuxième épouse de son mari. Cela ne se fera pas. Julie a alors épousé le 11 janvier 2015, via Skype, Yacine, le mari de Mélissa qui était déjà en Syrie. Quatre jours plus tard, Mélissa a été arrêtée à l’aéroport de Charleroi alors qu’elle prenait un vol vers la Grèce avec son fils âgé de 14 mois. Julie a été arrêtée six jours plus tard.

 

 

Publipart: Siegfried Bracke se retire du conseil consultatif de Telenet

Belga Publié le mardi 14 février 2017 à 23h19 - Mis à jour le mardi 14 février 2017 à 23h48

Le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand Siegfried Bracke a annoncé mardi sur Twitter qu'il quitte son poste de membre du conseil consultatif de Telenet. "Communication de service. Je quitte le conseil consultatif de Telenet", indique-t-il sur le réseau social, laissant paraitre entre les lignes que, "lui", n'y était par appât du gain.

 

Sigfried Bracke faisait partie du conseil consultatif de l'opérateur télécom depuis 2011. A la suite de l'éclatement des scandales Publifin au sud du pays, puis Publipart au nord, il était sous le feu des critiques depuis lundi au sujet de ce cumul. Il a d'ailleurs été interpellé avec vigueur mardi soir, lors d'un conseil communal gantois réuni en urgence.

Le politicien N-VA n'a pas communiqué les sommes perçues pour son travail chez Telenet, évoquant une clause de confidentialité. Peter Vanvelthoven (sp.a), qui siégeait dans les mêmes conseils, a quant à lui laissé filtrer mardi dans les médias que le poste était rémunéré 12.000 euros bruts par an, plus 2.000 euros par apparition pour la présence à certaines réunions au fil de l'année.

 

 

| L'ACTU DE MONS-BORINAGE | Publié le 14/02/2017

Hainaut: Annie Taulet soupçonnée de favoritisme

 

Photos IHT et E.G.
Photos IHT et E.G.

Ce week-end, Annie Taulet, députée provinciale PS, était mise en cause pour avoir touché 18.000 €/an au sein d’une ASBL provinciale informatique alors que l’informatique fait déjà partie de ses attributions. L’élue est désormais accusée de clientélisme suite à un courrier envoyé à des particuliers, un courrier leur proposant des séjours à bas prix dans les domaines provinciaux du Sud de la France. Autre sujet qui fâche : l’engagement d’au moins 6 membres de sa famille dans les services de la Province.

Le frère d’Annie Taulet travaille à la Régie provinciale autonome. Sa belle-sœur est engagée au service informatique. Son neveu travaille dans les services administratifs du nursing. Il y a également la sœur de son mari défunt qui a obtenu un poste de femme de charge. Le mari d’une de ses anciennes belles-sœurs travaille, lui, aux espaces verts. On parle également du fils d’une ancienne belle-sœur à l’école du feu. La liste est longue et c’est ça qui interpelle.

Il ne faut pas se voiler la face, Annie Taulet n’est pas la seule élue dont des proches travaillent dans les organismes publics. Reste que dans les structures publiques comme la Province du Hainaut, les recrutements passent par des examens et des concours ouverts à tous. Que tous ces proches aient été engagés apparaît donc comme une « fameuse coïncidence ».

Tous ont été recrutés «  en respect aux règles en vigueur à la Province de Hainaut et traités par l’administration de celle-ci, se défendent Annie Taulet et son cabinet. Des commissions de sélection ou des examens d’aptitudes ont ponctué les engagements de ces agents provinciaux.  »

agence de voyages

Annie Taulet va également devoir répondre à des soupçons de clientélisme. Une question a d’ailleurs été officiellement déposée ce lundi au collège provincial. Explications.

La Province du Hainaut dispose d’une ASBL baptisée International Hainaut Tourisme (IHT). Elle organise des vacances, des stages sportifs, des classes nature ou de neige dans deux domaines du Sud de la France appartenant à la Province du Hainaut. Il y a le château de Collonges dans la vallée du Rhône. Il est entouré d’un parc de 3 hectares. Il y a aussi le domaine de Val Ubaye, à Baratier (Hautes-Alpes).

Le domaine appartenant à la province du Hainaut, dans le Sud de la France.

Fin janvier, Annie Taulet a envoyé un courrier à des particuliers, notamment de St-Ghislain, sa commune. Elle leur proposait un séjour à Baratier en juin prochain. Le séjour est au prix de 575 euros, tout compris ! Transport, hébergement en pension complète, boissons, excursions… «  La participation financière qui vous est demandée défie, vous le constaterez aisément, toute concurrence  », écrit même la députée. Pour réserver, il faut s’adresser à une collaboratrice d’Annie Taulet et pas à l’ASBL touristique. L’élue PS n’a pas dans ses attributions le tourisme, domaine attribué à sa collègue F. Capot.

C’est le conseiller provincial cdH Laurent Drousie qui interroge le collège au sujet de ce courrier. «  Elle assure la promotion de ce voyage, mais est-ce son rôle ? Autre question plus interpellante : comment a-t-elle pu avoir les coordonnées de tous ces particuliers ? Où va-t-elle trouver ces bases de données ? Il y a la loi sur la vie privée. Je pose simplement la question.  »

Le cabinet d’Annie Taulet explique que le prix de 575 euros tout compris «  est communiqué par IHT. Il n’est en aucun cas fixé par son secrétariat.  » Et de poursuivre : «  le fichier utilisé pour l’envoi de cette information est le dernier fichier électoral accessible légalement. Il est important de signaler que, si des personnes se manifestent en ne désirant plus recevoir les offres, nous respectons leur choix et supprimons leurs coordonnées. Il s’agit, en fin de compte, d’une information d’ordre général. » Annie Taulet précise enfin que les voyages se font annuellement, en alternance sur les deux sites.

À la Province, Patrick Mélis, directeur général, souligne que ces domaines ont été achetés dans les années 1970. «  On y accueille des écoliers, des enfants handicapés. C’est aussi ouvert au public.  » Notamment pour faire entrer des recettes financières. À l’heure des finances difficiles, la Province doit-elle conserver ces domaines ? «  Avec le plan de gestion, il avait été question de les céder, mais nous sommes parvenus à équilibrer les comptes. Et puis, quand on vend un bâtiment, le fruit de cette vente intervient dans le budget extraordinaire, pas dans le budget ordinaire.  »

L. J.

Centre Informatique: «la seule ASBL à rémunérer ses membres»

Lundi, Février 13, 2017 - 21:52

«  Depuis 2013, depuis le premier C.A. auquel nous pouvons participer (auparavant nous n’avions qu’un poste d’observateur), nous posons des questions sur les rémunérations au sein de cette ASBL informatique, souligne Jean-Pierre Urbain, administrateur Écolo au sein de l’ASBL. On pose des questions sur les budgets, sur les augmentations… Nous avions demandé que ça s’arrête et Écolo a été rejoint par le cdH. C’est avec l’affaire Publifin que le PS a dû prendre des mesures et c’est ça qui a fait basculer les choses. Sans ça, la situation perdurait jusqu’à la fin de la mandature en 2018. Il faut savoir que c’était la seule ASBL provinciale dans laquelle il y avait une rémunération de la sorte !  »

L’administrateur cdH Laurent Drousie confirme lui aussi que c’était la seule ASBL provinciale à payer ses responsables et ses administrateurs. «  Annie Taulet se défend en soulignant que tout travail mérite salaire. Veut-elle dire que dans les autres ASBL, ses collègues ne travaillent pas parce qu’ils ne touchent rien ! Je peux vous dire que ce n’est pas vrai.  »

«  Nous dénoncions nous aussi la situation. C’est passé à une vitesse supérieure en juin 2016, date d’un C.A. et d’une assemblée générale. Le bureau exécutif a été interpellé, on leur a demandé ce qui justifiait de tels émoluments. À l’époque, on n’avait aucun rapport d’activité. Ils étaient payés, mais on ne savait pas ce qu’ils faisaient. Annie Taulet nous disait alors qu’il n’y aurait pas de changements avant les élections de 2018.  » Ce sont les nouvelles règles du PS, suite au scandale Publifin, qui ont fait accélérer les choses.

 

Publifin : Olga Zrihen a touché 3.600 euros par réunion pendant 6 ans

belga Publié le lundi 13 février 2017 à 08h41 - Mis à jour le lundi 13 février 2017 à 10h49

La future présidente de la commission d'enquête Publifin, la louviéroise Olga Zrihen, a touché 1.800 euros brut par mois en tant que présidente du conseil d'administration de la Caisse des retraites des sénateurs entre 2010 et janvier 2016 qui ne se réunit que cinq, voire maximum six fois par an, a indiqué lundi matin la RTBF sur son site web.

Interrogée par la Première (RTBF-radio) Mme Zrihen a précisé que ce travail de suivi des pensions de 70 sénateurs issus d'assemblées différentes avait représenté bien plus que les cinq réunions par an et qu'elle avait demandé l'assistance d'un comité de gestion externe dans cette mission.

Lors du changement de présidence, cette indemnité a été supprimée. Le président actuel Bert Anciaux touche 125 euros de jeton de présence, tout comme les autres administrateurs. Selon Mme Zrihen, la mission de cette caisse a été sensiblement réduite par le fait qu'une bonne partie du travail a été repris par des caisses de pensions régionales.

Par ailleurs, la future présidente de la commission Publifin a concédé exercer actuellement 29 mandats, dont cinq sont rémunérés. Selon elle, les mandats non rémunérés sont liés à son action dans la vie sociale et associative, où elle était active avant son entrée dans la vie parlementaire.

Mme Zrihen a ajouté que ses journées commencent à 6h du matin pour s'achever à 23h.

En ce qui concerne la commission d'enquêté sur Publifin, la députée wallonne a rappelé que le premier travail de ses membres consistera à en définir précisément la fonction, la mission et le cadre. A ses yeux, il n'y aura pas de tabou, même s'il faudra avant tout "clarifier le dossier Publifin dans tous les détails" et veiller à éviter de "tenir un café de commerce" afin de "répondre aux attentes des citoyens".

"Il importe qu'il n'y ait pas d'obstacle à nos recherches", a-t-elle conclu.

 

 

Publié le Samedi 11 Février 2017 à 19h20

Publipart: Tom Balthazar démissionne de son poste d'échevin à Gand, mais "parce que j'ai commis une grave erreur"

Belga

L’échevin socialiste gantois et candidat bourgmestre Tom Balthazar a démissionné de son mandat communal et ne sera pas tête de liste du cartel sp.a-Groen lors des prochaines élections communales, a-t-il annoncé samedi, emporté par le scandale Publipart, du nom d’un holding semi-public et d’une filiale de l’intercommunale liégeoise Publifin.

Photonews

«Pas parce que j’ai commis une grave erreur ou que je devrais reconnaître une faute, mais parce que je ne voulais pas laisser l’avenir d’un Gand progressif être paralysé par des mois de scandale et des discussions exagérées sur les rémunérations», explique-t-il dans un communiqué.

Sa décision a été concertée avec son parti, dit-il, ajoutant que l’argent n’était pas le motif de ses efforts dans le cadre de ses mandats. «Sinon j’aurais fait des choix différents dans ma carrière», conclut-il.

 

Francken s'en prend au PS: "Les parvenus sont toujours là, 10 ans après... C'est hallucinant"

Rédaction en ligne et Belga Publié le samedi 11 février 2017 à 13h50 - Mis à jour le samedi 11 février 2017 à 13h59

Dans un entretien accordé au journal L'Echo de ce samedi, le secrétaire d'Etat donne sa vision du scandale Publifin

"On a toujours en tête cette image de Di Rupo, il y a 10 ans, qui crie:'j'en ai marre des parvenus'. Et on voit qu'ils sont toujours là, les parvenus. C'est hallucinant."

Le scandale Publifin ternit-il l'image de la Wallonie en Flandre ? "Les gens font de plus en plus la différence entre les Wallons et les socialistes", explique encore Francken. " Regardez: le Premier ministre est super-populaire en Flandre et tout le monde sait que c'est un vrai wallon..." 

Toujours dans les dans les colonnes de l'Echo et du Tijd, il revient sur sa popularité au sud du pays. Un constat étonnant pour un nationaliste flamand ? "Absolument pas. Parce que je pense que sur ce point (Ndlr: le gestion des flux migratoires), les attentes des Flamands et des Wallons se ressemblent beaucoup. Les Belges veulent une politique stricte mais humaine. J'ai récemment été à Charleroi où il y avait 400 personnes qui soutenaient ma politique et encourageaient les réformes que nous voulons faire passer"...

 

 

 

Publié le Samedi 11 Février 2017 à 10h42

 

Woluwe-Saint-Pierre: des élèves de primaire frappés et insultés par la prof d'islam

Spo avec A.W.

Plusieurs écoles de Woluwe-Saint-Pierre font face à des plaintes d’élèves de primaire. Les écoliers reprochent à leur professeure de religion islamique de les frapper et les insulter. Interpellé, Serge de Patoul (DéFI), échevin de l’Enseignement, explique que prochain le départ à la retraite de l’institutrice pose un souci pour une sanction.


L’école communale de Stockel.

Google Street View

L’école communale de Stockel.

À Woluwe-Saint-Pierre, les écoles communales de Stockel, du Centre, du Chant d’Oiseau ainsi que celle de Jolis-Bois partagent un point commun. Elles emploient toutes les quatre Fatna S., une professeure de religion islamique. Cependant, il y a eu peu de temps, plusieurs élèves de primaire se sont confiés à leur entourage en rapportant des faits plus qu’interpellants.

Claques, coups de règles, menaces de mort et insultes en arabe semblent faire partie du quotidien du cours enseigné par Fatna S.

Des parents ont cherché d’en savoir plus sur ces inquiétantes révélations faites par leurs bambins. Soucieux d’en savoir plus, nous avons contacté l’échevin de l’Enseignement Serge de Patoul (DéFI) qui nous confie son désarroi.

 

 

Publié le Samedi 11 Février 2017 à 13h08

 

Georges Pire (MR), empêtré dans le scandale Publifin, annonce qu'il démissionne de ses mandats publics

Rédaction en ligne

Par voie de communiqué, le conseiller provincial hutois a annoncé qu’il met fin à son mandat à la province de Liège. Le MR lui avait déjà demandé de réduire le nombre de ses mandats, « avec un maximum de trois mandats », sans lien avec Publifin et Nethys.

 

Georges Pire (MR).

Sophie Kip

Georges Pire (MR).

Près d’une semaine après une réunion avec le président du MR Olivier Chastel qui lui avait demandé de réduire le nombre ses mandats « avec un maximum de trois mandats », sans lien avec Publifin et Nethys, Georges Pire a finalement annoncé ce samedi matin, par voie de communiqué, qu’il démissionne de tous ses mandats publics. Il met ainsi fin à son mandat de conseiller provincial, quittant dans le même temps son poste de vice-président du conseil provincial de Liège.

« Après 35 ans de vie d’élu, on doit pouvoir faire face à une exposition médiatique, quelle qu’elle soit, même si ce n’est pas toujours facile. (...) C’est difficile pour l’ensemble des mandataires de ma famille politique. Afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions en toute sérénité, j’ai décidé de mettre fin à mon mandat électif de Conseiller provincial de Liège », explique ainsi Georges Pire dans ce communiqué.

Empêtré dans le scandale de l’intercommunale Publifin, Georges Pire était pointé du doigt comme l’un des spécialistes du cumul des mandats. En 2015, le politique hutois avait en fait 29 mandats à son actif, dont 17 rémunérés, pour près de 310.000 euros brut par an.

 

Publifin-en-Hainaut: 18.000 € par an pour présider une ASBL

Li. B. Publié le samedi 11 février 2017 à 08h12 - Mis à jour le samedi 11 février 2017 à 11h04

Le Centre d’informatique du Hainaut rémunérait grassement sa présidente et son vice-président.

Si, avec Publifin, les Liégeois se sont distingués ces dernières semaines par leurs libertés prises avec la probité politique, les Hennuyers ne sont pas en reste.

Explications. Le truc, à la Province du Hainaut, c’est la création d’ASBL destinées à gérer les missions provinciales. Au sein de l’institution hennuyère, on trouve en effet une quarantaine d’associations sans but lucratif, chapeautées par autant de conseil d’administration (CA) dans lesquels siègent les conseillers provinciaux.

Parmi ces associations dépendant de la Province, le Centre d’informatique du Hainaut détonne. En effet, située à Mons, c’était la seule ASBL dont les membres du CA étaient rémunérés. Étaient car, suite à l’éclatement du scandale des rémunérations indues de politiciens au sein des comités de secteur de Publifin, un vent de panique éthique a soufflé d’est en ouest en Wallonie.

Vu le climat actuel , subitement, le 1er février dernier, les membres du CA ont décidé de ne plus être payés pour leurs réunions et de s’aligner sur le régime des autres ASBL.

Les simples administrateurs n’y perdront pas grand-chose : un jeton de présence de 200 euros brut par réunion, à raison d’une à deux séances du conseil d’administration par an. Par contre, deux élus sont plus durement touchés par ce petit tour de vis dans la morale publique : il s’agit de la présidente du Centre d’informatique du Hainaut, Annie Taulet (PS), et du vice-président, Bernard Liébin (MR). Ces deux mandats sont attribués au PS et au MR car il s’agit des deux formations qui constituent la majorité provinciale.

Vu leurs attributions, Annie Taulet et Bernard Liébin touchaient… 18.000 euros brut par an de manière forfaitaire. Pour faire quoi ? Pour participer à 6 réunions du comité de direction de l’ASBL annuellement. On tourne quand même à une moyenne de 3.000 euros la séance… Même en cas d’absence, donc.

Autre élément intéressant : les activités du Centre d’informatique du Hainaut (qui n’a même pas de site web…) sont en réalité des activités qui auraient pu ou dû être gérées par l’administration provinciale elle-même.

 

 

Publié le Samedi 11 Février 2017 à 08h03

 

Inquiétant: le Forem n'a pas assez de conseillers pour assurer l'accompagnement des demandeurs d'emploi

Belga

Marie-Kristine Vanbockestal, l’administratrice générale du Forem, déplore dans Le Soir les difficultés que rencontre l’organisme pour assurer un accompagnement de qualité, par manque de conseillers.

Photo News

La législation wallonne garantit un accompagnement individualisé pour chaque demandeur d’emploi, mais Mme Vanbockestal admet qu’on est loin du compte. Il faudrait selon elle 625 conseillers pour assurer un accompagnement de qualité, mais ce nombre n’a jamais été atteint. Malgré trois procédures de recrutement, l’organisme stagne à 425 conseillers. « Le travail demandé n’est pas simple, on peut être confronté jusqu’à la violence verbale ou physique. Mais il s’agit tout simplement d’un métier en pénurie », explique-t-elle.

Aujourd’hui, il s’agit pour l’essentiel d’assistants sociaux de formation, de psychologues ou de sociologues. « Toutes ces spécialités sont essentielles, mais elles ne sont plus suffisantes. Nous avons aussi besoin d’économistes, par exemple, ou de spécialistes des nouveaux métiers ».

 

 

Publié le Samedi 11 Février 2017 à 10h14

 

Des scandales seulement en Wallonie? La Flandre découvre que des élus publics ont touché pour près de 350.000 euros grâce à une intercommunale

 

Belga

 

Les échevins gantois Tom Balthazar (sp.a) et Christophe Peeters (Open Vld) sont liés à un holding semi-public, la SA Publipart, qui octroie des primes conséquentes et investit dans des armes chimiques, rapporte samedi Het Laatste Nieuws.

 


Tom Balthazar (sp.a).

Photo News/Bert Van den Broucke

Tom Balthazar (sp.a).

 

Publipart est une filiale de l’intercommunale PubliLec, dont la ville de Gand détient 12 %. Échevin gantois des Finances, Christophe Peeters représente la ville au sein du conseil d’administration. Le candidat bourgmestre Tom Balthazar y disposait également d’un siège auquel il a renoncé en janvier, après 9 ans passés au sein de Publipart.

Cette dernière investit dans des fonds d’actions et dispose de participations dans d’autres intercommunales. Elle rémunère 17 administrateurs pour un montant total de 350.000 euros brut. Parmi ceux-ci figure notamment l’ancien chef de cabinet du bourgmestre de Gand, Daniël Termont (sp.a).

Dans ce contexte, l’opposition demande le démantèlement de Publipart et la transparence totale sur ce dossier.

 

Des militants achètent un hôtel de maître pour le PTB

 

Le nouveau siège du PTB anversois acquis par une coopérative de sympathisants du PTB
Le nouveau siège du PTB anversois acquis par une coopérative de sympathisants du PTB - © Tous droits réservés

 Baptiste Hupin

Publié à 15h15 Mis à jour à 18h36

 

Le PTB anversois s'apprête à déménager. Il va troquer son modeste siège actuel de la rue Van Artevelde contre un QG flambant neuf situé à deux rues de là dans le quartier de la gare d'Anvers. Une belle maison de 800 mètres carrés, en cours de rénovation. "Le PTB est le quatrième parti à Anvers, il nous fallait un siège plus grand", explique Peter Mertens, président du Parti des Travailleurs de Belgique en faisant visiter les lieux. C'est d'ici que le PTB mènera la bataille électorale qui s'annonce féroce dans la métropole flamande en 2018.

Comment le PTB s'est-il payé un tel lieu dont le budget d'achat total avoisine 1 200 000 euros ? Le président du parti n'en fait pas mystère : "Cette maison a été achetée par une coopérative, de Toekomstbouwers, les bâtisseurs de l'avenir. Nous louerons les lieux à la coopérative pour un loyer de 7000 euros par mois".

Le nouveau siège du PTB a donc été financé par des sympathisants du mouvement. Une dizaine de fondateurs de la coopérative ont réuni 300 000 euros. Certains de ces coopérateurs ont versé jusqu'à 50 000 euros au projet. Le reste de la somme a été récoltée auprès de 450 autres coopérateurs qui ont souscrit des parts pour des montants compris entre 1000 et 5000 euros.

"Nous en sommes fiers, glisse le président de la coopérative, Wouter Van Damme. Cela nous permet d'acheter un bâtiment pareil pour lequel nous n'avons pas dû emprunter d'argent aux banques, ce qui est important pour notre parti." Les coopérateurs ne sont pas nécessairement des membres du PTB, affirme Wouter Van Damme. Mais il s'agit d'un investissement idéologique, pas d'un placement financier. Cette coopérative n'a pas pour objectif de rétribuer le capital investi, selon les principes fondateurs du PTB. 

La générosité des militants, carburant du PTB

L'achat de ce nouveau siège anversois n'est qu'un exemple de la capacité du PTB à mobiliser des fonds auprès de ses militants. La générosité des membres et des mandataires du PTB est effectivement sa principale source de revenus. Les comptes du parti révèlent que les recettes du PTB s'élèvent à 2 374 113 euros en 2015. Ce montant comprend 609 631 euros de dotation publique que le PTB perçoit annuellement grâce à sa présence au parlement fédéral.

Le reste de ses recettes provient presque entièrement des poches des membres du parti, de ses sympathisants et de ses mandataires. Cette générosité se matérialise essentiellement au travers des cotisations versées annuellement pour obtenir la carte du PTB.

Le PTB, champion des cotisations

L'analyse des comptes du PTB démontre que les membres ont versé pour 1 068 829 euros de cotisations en 2015. Ce montant dépasse de loin les cotisations réunies par les autres partis politiques du pays, alors que le PTB ne compte que 10 000 membres. En moyenne, chaque membre du PTB a donc versé plus de 100 euros à son parti en 2015. A titre de comparaison, le PS a réuni un peu plus de 600 000 euros de cotisations en 2015 auprès de ses 90 000 membres.

Rétribution des salaires des mandataires

Autre source importante de revenus pour le PTB : la part de salaire rétribuée par les mandataires du parti. Les conseillers communaux PTB reversent tous leurs jetons de présence à leur parti. Les 8 députés du parti (2 députés fédéraux, 2 députés wallons et 4 députés bruxellois) alimentent directement les caisses du parti avec une part importante de leur salaire. Ils ne conservent que 1700 à 2000 euros par mois sur un salaire qui tourne autour de 4500 euros au départ. Ces jetons de présence et ces parts de salaires de mandataires ont rapporté 441 098 euros au PTB en 2015.

On veut changer le monde et ça demande quelques sacrifices.

Cette générosité est vitale pour le parti. Elle l'était encore plus lorsque le PTB ne touchait pas de dotation publique, avant 2014. Mais ces fonds qui alimentent son trésor de guerre, le PTB en fait aussi un argument politique. "Avec cette coopérative pour acquérir notre nouveau siège, on s'inscrit dans une longue tradition du mouvement ouvrier en Belgique", avance par exemple Peter Mertens, le président du PTB.

Pour Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole du PTB, ces dons constituent un signe de vitalité de son parti. "On a besoin de ces dons pour rester indépendants. Beaucoup de militants donnent des cotisations importantes pour cela. On veut changer le monde et ça demande quelques sacrifices."

 

Elio Di Rupo doit démissionner

30/01/17 à 11:00 - Mise à jour à 10:59

Source: Le Vif

Les Grands Propriétaires du PS, et son président à vie refusent le débat avec les militants de base. Ce refus m'oblige à rendre publique mon opinion. Je ne suis que le porte-parole de moi-même, mais ils sont nombreux les militants à partager mes propos.

© Belga - DIRK WAEM

Le socialisme est censé incarner l'espoir d'une société plus libre, plus juste, plus accueillante, plus solidaire et plus respectueuse de l'éthique, face à un libéralisme agressif et conquérant. Mais la déception est grande. Plus les libéraux font du libéralisme, moins les socialistes font du socialisme et plus le populisme avance.

Paul Magnette, adepte de la méthode Coué ou autohypnose, prétend que "La gauche ne meurt jamais". C'est probable, mais la santé de la droite et de l'extrême droite est partout meilleure. Elle est même insolente. L'affaire Publifin, une de plus, est la conséquence d'une culture de la gouvernance que les Grands Propriétaires non-tricheurs du parti n'ont pas réussi à éradiquer. Leur incapacité à imposer une éthique, conforme aux objectifs du socialisme, fait partie du problème PS. Le CDH et le MR ne sont pas non plus un modèle à suivre, mais comme disait Paul Magnette dans une de ses déclarations : "Il y a, à notre égard, une exigence éthique beaucoup plus forte qu'à l'égard de la droite".

En quoi consiste cette gouvernance si mal en point ? Que peut-on reprocher aux PS quand l'affaire Publifin semble n'être que la partie visible d'une pourriture plus vaste et plus profonde ?

1. Le PS n'a pas un projet phare, un projet mobilisateur à long terme capable d'encourager les énergies pour la conquête des jours meilleurs. Les temps ont changé, la démocratie doit évoluer, mais le PS vit dans un autre monde.

2. Il n'y a pas des débats entre les Grands Propriétaires du parti et les militants de base. Elio Di Rupo l'a reconnu et c'est pour cela qu'il a lancé le "Chantier des idées', mais celui-ci n'a pas atteint ses objectifs. Les militants de base ne peuvent pas débattre avec Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Paul Magnette... Cela ne se fait pas.

3. Les militants ont manifesté en maintes occasions leur opposition aux dérives et aux dérapages propres aux partis traditionnels et au PS en particulier : cumuls des mandats (jusqu'à 60 pour certains), mandats sans limitations dans le temps (20, 25, 30 ans...), les candidats uniques aux postes de direction qui se font élire avec des scores staliniens, dans le plus pur style MR. Le manque de transparence, les revenus occultes, disproportionnés et sans obligations de travailler comme nous venons de le voir avec Publifin. Le copinage, le clientélisme, les conflits d'intérêts, la lutte des clans, etc. Les Grands Propriétaires savent que ces critiques sont bien fondées puisqu'ils connaissent le parti de l'intérieur et depuis longtemps, mais ils ont intérêt à ne rien changer. Pourquoi scier la branche sur laquelle ils sont perchés ?

4. Une éthique fausse et sur mesure qui comprend notamment des principes tels que :

  • Les fautes des uns justifient les fautes des autres. Cela se traduit par : "Tout le monde a toujours fait comme ça et moi, je suis comme tout le monde". Rappelons que "Les fautes des uns NE justifient PAS les fautes des autres". Il faut condamner les uns et les autres.
  • L'honnêteté des uns compense la malhonnêteté des autres. Nombreux politiques nous disent : "Nous ne sommes pas tous des pourris, la majorité est honnête et fait son travail. Et puis, nous n'étions pas au courant de tout ça". C'est vrai, mais pour quoi tant de cécité et d'impuissance pour contrer une poignée de tricheurs en serre. Elio Di Rupo état-il au courant ? Aurait-il pu le savoir ? A-t-il cherché à le savoir ?
  • Tout ce qui est légal est éthique. Si une instance légale accorde des traitements mirobolants et parfois sans obligation de contre-prestation, c'est légitime parce que la décision est conforme à la loi. NON, tout ce qui est légal n'est pas éthique.
  • Le déni de culpabilité ou auto acquittement. "Moi, je n'ai rien fait". Paul Furlan démissionne, mais il se dit "droit dans ses bottes". Cela fait partie de la nature humaine. Les citoyens n'exigent pas la perfection aux hommes et aux femmes politiques, "l'esprit est prompt, mais la chair est faible". En revanche, ils exigent la cohérence entre leurs paroles et leurs actes.
  • Pour certains, l'addiction à l'argent est plus forte que l'adhésion aux principes. Les corrompus ne guérissent pas de cette dépendance.
  • Une bonne action efface une mauvaise. Attention ! nous dit Willy Demeyer, Publifin/Nethys représente 3000 emplois. Sous-entendu : on peut tricher si l'on crée des emplois. Ne critiquons pas trop. Un autre "homme fort" du PS tient le même langage : Alain Mathot, bourgmestre héréditaire de Seraing et député chanceux protégé par l'immunité parlementaire généreusement accordée par ses pairs. Il ferait mieux de se faire oublier.
  • L'impunité. La sanction de Di Rupo pour Stephan Moreau, encore "homme fort", consiste à choisir entre un traitement annuel de 80.000 € et un autre de 960.000 € (trois fois celui du président des USA). Fort probablement, d'autres hommes forts", d'autres tricheurs en série, ne seront pas sanctionnés
  • La méthode Coué. Lorsqu'un scandale éclate, les Grands Propriétaires du parti se lancent dans des déclarations enflammées sur la dignité, les valeurs fondamentales, les principes fondateurs du socialisme, l'éthique sur le fronton du parti, "l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes", la singularité de notre parti". Et bien sûr, pour Di Rupo et les autres, cela suffit à refaire la virginité de notre parti. Ce sont des éternels repentis quémandeurs de la énième dernière chance pour se racheter.

Conclusion.

  • Il faut repenser la démocratie, le socialisme et la stratégie pour faire face aux nouvelles exigences du siècle. Le combat politique du PS ne peut se limiter à un crêpage de chignons entre nos dirigeants et ceux des autres partis, à coups de petites phrases assassines, mais sur la base d'un projet mobilisateur.
  • Les nouveaux défis exigent la transformation du PS de fond en comble. Ce travail, ardu certes, ne peut pas venir d'en haut. Les Grands Propriétaires du parti ne sont pas tous coupables de mêmes dérives, mais ils ont un point en commun : ils ne sont pas crédibles, ils ne feront pas maintenant ce qu'ils auraient dû et pu faire plutôt. Cela fait longtemps qu'ils occupent la scène politique au bénéfice d'eux-mêmes, mais leur image s'est figée et leurs promesses ne mobilisent que leur clientèle. Je ne les vois pas se battre sur "le terrain de la lutte des classes" (art. 1 des statuts du PS), mais sur celui de la chasse au trésor et la course aux privilèges et au pouvoir.
  • Qui peut imaginer un seul instant que les artisans de ce renouveau puissent être des gens comme Di Rupo, Onkelinx, Marcourt, Demotte, Flahaut, Picqué, Vervoort, Demeyer, Moreau Mathot... et quelques autres ? Ils doivent partir, Di Rupo le premier et le plus vite possible.
  • Nous devons soutenir Robert Joly, président de la Fédération Namuroise qui demande à Elio Di Rupo de "faire un pas de côté" et trouver les moyens de nous investir dans le renouveau du parti, en tant que militants de base. Ce sera difficile, mais il le faut.
  • En attendant et malgré la méfiance qu'ils inspirent, Elio Di Rupo et ses amis doivent se décider, une fois pour toutes, à se débarrasser des parvenus, des profiteurs, des tricheurs en série, des "hommes forts", pourvu que les hautes instances du parti n'adhérent pas à l'adage d'Érasme : "Chacun aime l'odeur de son fumier".

 

La N-VA éclaboussée par le scandale des escorteurs

 

Par: rédaction
25/01/17 - 10h55  Source: De Standaard, Belga, RTBF.be
© belga.

Certains policiers chargés du rapatriement des illégaux dans leur pays d'origine profiteraient du séjour pour s'accorder un certain nombre d'avantages: voyages en première classe, hôtels de luxe, notes de frais excessives et même prostituées. Le scandale éclabousse désormais la N-VA, coupable d'avoir fermé les yeux sur des dérives pourtant bien connues...

Si les syndicats policiers affirment que seule "une très petite minorité" d'agents est concernée par cette affaire, elle fait néanmoins grand bruit dans la presse nationale. Des "escorteurs" semblent en effet mener la grande vie aux frais de l'Office des étrangers et transforment ces missions de travail en vacances de luxe à Dubaï ou Bangkok. La rumeur court depuis des années. Depuis les révélations de VTM, la police se décide enfin à mener l'enquête. 

Jan Jambon fait profil bas
Or, le chef de la police nationale n'est autre que Jan Jambon, ministre de l'Intérieur N-VA. L'aubaine pour le CD&V qui l'accuse de vouloir étouffer une affaire embarrassante. Le principal concerné s'en défend et sort la carte de la confidentialité: un sujet soi-disant "trop sensible" pour être abordé en détail devant les députés, relate De Standaard

Un proche de Theo Francken impliqué?
Jan Jambon n'est pas le seul ministre N-VA pointé du doigt par ses opposants politiques. Toujours selon De Standaard, la hiérarchie "savait" et, fait troublant, l'ex-patron de la police de l'aviation Bruno Franckx (jusqu'en 2014) travaille d'ailleurs aujourd'hui au cabinet de Theo Francken. Si les preuves formelles manquent encore à l'appel, nul doute que le CD&V tentera jusqu'au bout de tirer parti de cette mauvaise publicité pour déstabiliser son meilleur ennemi flamand, conclut RTBF.be


Enquête préliminaire
De son côté, Catherine De Bolle, commissaire générale de la polcie fédérale, a demandé à l'Inspection générale d'ouvrir une pré-enquête sur de possibles abus au sein de ses services. L'audit évoque des pratiques mais ne cite pas de noms et ne mentionne pas de faits concrets. Il s'agira dès lors "d'établir des responsabilités individuelles" avant d'envisager "des sanctions administratives ou pénales", a indiqué le porte-parole de la police fédérale.

 

Publié le Mardi 31 Janvier 2017 à 11h00

 

A Tournai, un projet communal prévoit de mettre les mendiants... au cachot

Belga Publié le lundi 30 janvier 2017 à 20h57 - Mis à jour le mardi 31 janvier 2017 à 00h13

Une quarantaine de citoyens ont manifesté, lundi soir juste avant le conseil communal de Tournai, pour faire part de leur mécontentement quant à une mesure proposée par le bourgmestre ff Paul-Olivier Delannois (PS), visant l'application de l'arrestation administrative notamment dans la lutte contre la mendicité. 

La proposition a finalement été approuvée dans la soirée, par 24 voix pour, trois voix contre et huit abstentions, dont celle de Rudy Demotte, pourtant de la même couleur politique que Paul-Olivier Delannois. Ce dernier souhaitait modifier le règlement communal de police pour permettre l'arrestation administrative de toutes les personnes qui contreviennent aux règles sur l'ivresse publique, les chiens dangereux (chiens sans laisse ou muselière) et la mendicité, interdite aux abords des commerces et dans des lieux bien précis. Il a soumis sa proposition au conseil communal lundi soir. A la suite du vote, les personnes visées pourront faire l'objet d'une arrestation administrative dès le 15 mai 2017. Le texte, qui a été modifié, pourra être revu après un an d'application.

Si les trois élus écologistes ont confirmé leur vote négatif, plusieurs élus socialistes, dont quatre échevins et le bourgmestre empêché Rudy Demotte, se sont abstenus. "On ne pénalise pas la pauvreté", a commenté Rudy Demotte. Le groupe Ecolo, dans l'opposition, avait annoncé qu'il s'opposerait à cette modification, estimant que "la mendicité est un drame humain qui exige des réponses sociales, voire sociétales, mais pas des mesures répressives".

 

Dans la presse locale, le bourgmestre ff avait expliqué qu'il recevait régulièrement des plaintes de citoyens et de commerçants, désespérés par le comportement de certaines personnes qui font la manche. "Je ne sais pas si ces arrestations seront la solution miracle, mais si on ne fait rien, on va droit dans le mur", avait-il commenté.

 

Dossier ETHIAS: le parquet général veut Stéphane Moreau & Co au tribunal

 

A. Bisschop

 Le parquet général a transmis son réquisitoire pour fixation devant la chambre du conseil. Dans quelques mois, elle se prononcera sur d’éventuels renvois.

 Exclusivité La Meuse


Stéphane Moreau (Nethys) et Bernard Thiry (ex-Ethias).

DR/ETHIAS

Stéphane Moreau (Nethys) et Bernard Thiry (ex-Ethias).

 Nous sommes en mesure de vous révéler que le dossier de fraude à l’assurance pour lequel sept membres de chez Ethias sont inculpés est désormais clôturé.

 

 Le leader de La Droite traîne de belles casseroles

Frédéric Chardon Publié le mardi 22 janvier 2013 à 04h15 - Mis à jour le mardi 22 janvier 2013 à 14h00

Exclusif

La nouvelle petite formation politique "La Droite" doit présenter ce jeudi son programme électoral pour 2014. La ligne idéologique de ce parti, créé notamment par d’anciens membres du Parti populaire (PP) de Mischaël Modrikamen, relève de la droite libérale "décomplexée", laïque, et qui tient un discours musclé vis-à-vis de l’Islam et de l’immigration. Mais, selon nos informations, le cofondateur et porte-parole de La Droite, Aldo-Michel Mungo, traîne quelques casseroles. C’est en tout cas ce que laisse penser un jugement du Tribunal de première instance de Bruxelles remontant au 7 février 2011.

En effet, par ce jugement, Aldo-Michel Mungo a été condamné à 14 mois d’emprisonnement "ferme" et à une interdiction pour une période de sept ans d’être administrateur, gérant ou commissaire d’une société commerciale, soit directement, soit par interposition d’autres personnes

Meubles saisis

Qu’a-t-il donc fait pour mériter une sanction aussi sévère ? Aldo-Michel Mungo louait depuis 2000 un appartement situé rue de Colombie à Bruxelles. Mais, en raison du non-paiement de loyers, un huissier a saisi ses meubles en 2005 (il a été condamné à payer au bailleur près de 10 000 euros). En avril, il est prié de quitter l’appartement en question. Il s’exécute mais il emporte avec lui le mobilier, qui pourtant faisait l’objet d’une saisie, et le place chez un garde-meubles en région parisienne. Sans avoir communiqué l’adresse aux huissiers.

Or, Aldo-Michel Mungo avait reloué dès la mi-avril 2005 une habitation à Waterloo. Dans sa décision, le tribunal reste dubitatif : "S oit le prévenu a déplacé de nombreux meubles vers la région parisienne alors qu’ils auraient pu équiper son logement à Waterloo, ce qui démontrerait son intention de les faire échapper à une saisie en Belgique, soit il a placé ces meubles à Waterloo en se gardant bien de le faire savoir à la partie saisissante. [ ] Ce déplacement répondait assurément à l’intention de faire échapper les meubles à toute mesure d’exécution . "

Sites pornos

Plus grave sans doute : le porte-drapeau de La Droite a organisé de manière frauduleuse son insolvabilité en se cachant derrière des sociétés profitables où pourtant différentes saisies se sont avérées vaines, note le Tribunal. Aldo-Michel Mungo était pourtant bien solvable car " le prévenu a admis être le bénéficiaire économique de plusieurs sociétés actives dans les sites pornographiques et être l’organisateur de salons de l’érotisme, autant d’activités qui sont notoirement rémunératrices; le simple fait qu’il ait pu louer, durant la période infractionnelle, un appartement à Neuilly (800 euros par mois avec les charges) et une maison à Waterloo (loyer de 1 600 euros par mois) donne la mesure des moyens qui étaient alors les siens ".

Domiciles fictifs

Dans le même esprit, " afin de permettre à ses biens d’échapper à toute saisie, il s’est fait fictivement domicilier en France et a sciemment négligé de se faire inscrire à l’adresse de son domicile effectif en Belgique où il avait pourtant le siège de ses intérêts ".

En effet, note encore le Tribunal, une perquisition menée en 2006 dans son habitation de Waterloo où il n’était pas domicilié a montré qu’il y résidait bel et bien. Par ailleurs, sa domiciliation officielle à Neuilly " paraît fictive ".

Autre bizarrerie : des domiciles au Congo et à Monte-Carlo. " La domiciliation du prévenu au Congo depuis décembre 1996 jusqu’à ce jour, alors qu’il a admis à l’audience n’avoir plus résidé dans ce pays depuis 2008 et n’y avoir jamais eu de titre de séjour achève de convaincre du caractère fantaisiste de ses inscriptions domiciliaires successives; le prévenu a étrangement produit une carte de presse française délivrée ou réactivée en 2010 dont il ressortirait qu’il serait domicilié 44, boulevard d’Italie à Monte-Carlo ", constate le Tribunal de première instance de Bruxelles.

Bref, la vérité judiciaire est nette : 14 mois de prison (sans sursis), une amende de 500 euros, interdiction pendant sept ans d’avoir des activités dans une société commerciale Soit " une peine exemplaire, doublée d’une interdiction professionnelle sévère ".

Imbroglio

Contacté hier, Aldo-Michel Mungo affirme que le document du jugement du tribunal que nous avons en notre possession est un faux, qu’il a été fabriqué de toutes pièces et diffusé afin de lui nuire. Le porte-parole de La Droite affirme également avoir déposé une plainte pour calomnie et diffamation à ce sujet.

Franchement pas très clair C’est le plaignant (l’avocat bruxellois Paul Vanisterbeek), contacté également hier, qui nous en apprend davantage : selon lui, le jugement a été porté en appel. La décision est attendue pour février.

Aldo-Michel Mungo, le patron de "La Droite", s’en sort bien

Frédéric Chardon Publié le vendredi 22 mars 2013 à 13h18 - Mis à jour le vendredi 22 mars 2013 à 13h18

Rebondissement judiciaire au sommet du nouveau petit parti "La Droite" : le leader de cette formation de droite radicale, Aldo-Michel Mungo, a finalement été acquitté ce mercredi par la Cour d’appel de Bruxelles. Rappel : comme "La Libre" (LLB du 22/01) l’avait révélé, Aldo-Michel Mungo avait été condamné en 2011, en première instance, à de lourdes sanctions pénales suite à une sombre affaire de loyers impayés.

Suite à ce jugement, Aldo-Michel Mungo avait été condamné à 14 mois d’emprisonnement "ferme" et à une interdiction pour une période de sept ans d’être administrateur, gérant ou commissaire d’une société commerciale, soit directement, soit par interposition d’autres personnes.

Mais, donc, la cour d’appel a réformé le jugement du tribunal de première instance. Contacté hier, le porte-parole de la cour d’appel de Bruxelles, explique cette décision : "Il y avait deux préventions : le déplacement d’objets saisis et l’organisation frauduleuse d’insolvabilité. En ce qui concerne le mobilier qui devait être saisi par huissier en raison des loyers impayés au propriétaire de l’appartement qu’il occupait, Aldo-Michel Mungo avait prévenu l’huissier qu’il déplaçait les meubles en région parisienne. La cour d’appel a estimé qu’on ne peut pas démontrer qu’il y avait une intention de sa part de rendre insaisissable ce mobilier. Il peut avoir des dettes d’argent, ne pas payer en temps et en heure, mais ce n’est pas pour autant une infraction pénale."

Pas d’insolvabilité frauduleuse

Et à l’égard de l’organisation frauduleuse d’insolvabilité ? Même chose : "On ne dit pas qu’on décerne un certificat d’honorabilité à ce monsieur mais l’interprétation des faits ne permet pas non plus de conclure qu’il y a eu intention frauduleuse", ajoute le porte-parole. Le tribunal de première instance avait conclu exactement l’inverse : "Afin de permettre à ses biens d’échapper à toute saisie, il (Aldo-Michel Mungo, NdlR) s’est fait fictivement domicilier en France et a sciemment négligé de se faire inscrire à l’adresse de son domicile effectif en Belgique où il avait pourtant le siège de ses intérêts", notait le tribunal.

Désormais, vu la décision de la cour d’appel, c’est au ministère public de décider s’il demande que l’affaire soit portée en cassation.

Contacté avant la parution du premier article sur sa condamnation en première instance, Aldo-Michel Mungo avait eu une réaction étrange : il avait affirmé que le document du jugement en notre possession était un faux. Et qu’il avait été fabriqué de toutes pièces et diffusé afin de lui nuire. "La Droite" avait ensuite envoyé, par communiqué de presse, de multiples annonces d’action en justice imminente et de plaintes devant le conseil de déontologie journalistique contre l’auteur de ces lignes. Mais aucune suite n’avait été donnée à ces menaces.

 

Magnette dément toute politique favorable à Tecteo (aujourd'hui Publifin) quand il était ministre de l'Energie

Magnette dément toute politique favorable à Tecteo (aujourd'hui Publifin) quand il était ministre de l'Energie

Les mesures instaurées par l'actuel Ministre-président de la Wallonie ont eu pour effet d'augmenter de 53 euros par an la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros celle du gaz. Tecteo (aujourd'hui Publifin) a pu engranger un trésor de guerre qui a notamment aidé Stéphane Moreau à étendre son empire.

En 2008, Paul Magnette a pris à son compte la rédaction, en tant que ministre en charge du Climat et de l'Énergie au sein du gouvernement Leterme I, d'un arrêté royal qui a permis par la suite aux distributeurs de gaz et d'électricité de faire exploser leur cagnotte.

Grâce à cette mesure, Tecteo (aujourd'hui Publifin) a engrangé annuellement de 2008 à 2014, année de la régionalisation de cette compétence, 20 millions d'euros supplémentaires, écrit L'Echo jeudi.

Tecteo aurait d'ailleurs à l'époque fait un lobbying intense auprès de Magnette, fraichement arrivé au fédéral, selon un expert.


Une directrice de cabinet adjointe "a trifouillé"

Les différentes sources interrogées par L'Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l'Énergie. Elle a "trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons", selon une source anonyme.

Tous les distributeurs énergétiques ont d'ailleurs finalement profité de l'intervention de Paul Magnette, qui se rapportait à la fixation des tarifs de l'énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d'électricité.

Les mesures, approuvées par le conseil des ministres, établissaient entre autres un facteur "Bêta" pour le calcul de la prime de risque des distributeurs. Selon des calculs de la Creg datant de 2010, elles ont eu pour effet d'augmenter de 53 euros par an la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros celle du gaz.

Magnette se défend

Paul Magnette a démenti toute mesure prise en faveur de Tecteo alors qu'il était ministre fédéral de l'Energie. Il aurait au contraire veillé à prendre en compte les obligations de service public auxquelles étaient contraints les distributeurs dans la fixation des tarifs, a-t-il expliqué à la suite d'un article paru dans l'Echo.

Le ministre a fait à l'époque le tour des distributeurs d'énergie au nord et au sud du pays. Les obligations de service public établies par les Régions pesaient alors lourdement sur leurs coûts. A l'issue de cette concertation, certaines de ces obligations ont été prises en compte, mais pas toutes, souligne l'actuel ministre-président wallon.

Par ailleurs, les distributeurs se sont vus imposer des économies par le biais d'un coefficient de productivité. M. Magnette conteste donc les 20 millions d'euros engrangés par Tecteo chaque année étant donné que le calcul ne se fonde que sur les recettes et non les coûts. "Or, quand on calcule le bénéfice d'une entreprise, on doit soustraire les coûts des recettes. Le but n'a jamais été de hausser un bénéfice", a-t-il ajouté.

 

 

Conflits d'intérêts au cabinet Furlan: Quand Didier Donfut est contrôlé par son fils

Stéphane Tassin Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 06h57 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 08h43

La famille Donfut au PS est reconnue pour être spécialisée dans le secteur de l’énergie. Julien, le fils de Didier (ancien ministre wallon, ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes) est d’ailleurs le responsable de la cellule énergie au cabinet de Paul Furlan, le ministre wallon en charge de l’Energie, du Logement et des Pouvoirs locaux. Julien Donfut est aussi président du CPAS de Frameries, la commune qui a longtemps été dirigée par son père.

Son père justement est président d’Ores scrl (une filiale privée de l’intercommunale Ores Assets), active dans les réseaux de distribution de gaz et d’électricité. Voilà bien le premier problème: de par sa fonction au sein du cabinet Furlan qui a la tutelle sur le secteur de l’énergie, Julien Donfut doit "contrôler" son père à la tête d’une filiale d’une intercommunale active dans le secteur.

Julien Donfut a par ailleurs travaillé comme chef du service travaux à Ores. Son père était, à l’époque, déjà administrateur au sein de l’intercommunale. Il a également siégé comme expert permanent au sein du CA de l’intercommunale IGH à partir de 2004 en remplacement d’un certain... Didier Donfut. C’est en 2013 qu’il rejoint le cabinet Furlan.

Signalons également deux autres conflits d’intérêts potentiels concernant les deux hommes.

1 - Une fusion Ores-Resa (Nethys)

Le projet de fusion entre Ores et Resa (nom de code : Oresa), filiale de Nethys active dans la distribution de gaz et d’électricité en région liégeoise, était envisagée. Piloté par Didier Donfut, président d’Ores, ce projet a été abordé lors d’une réunion organisée le 15 octobre 2015 à Jemeppe-sur-Meuse (château d’Ordange). Didier Donfut faisait partie de la délégation d’Ores. Du côté de Nethys, les représentants étaient Stéphane Moreau, Pol Heyse et Alain Mathot. Lors de cette réunion, Stéphane Moreau aurait finalement refusé la fusion. Une seconde tentative a eu lieu le 28 juin 2016 au cabinet du ministre Furlan. Nous avons pu consulter l’invitation à cette réunion. Didier Donfut est invité dans la délégation d’Ores et son fils Julien y est également invité comme représentant du ministre.

2 - L’affaire Donfut

En 2009, Didier Donfut qui est, alors, ministre wallon en charge des Affaires sociales est contraint de démissionner après les révélations de "La Libre" sur sa société privée nommée IDEE. Cette société avait signé en 2000 une convention d’expertise avec IGH. Une convention reconduite en 2006. Le problème pointé du doigt à l’époque concernait une suspicion de faux (le contrat signé entre IDEE et IGH pour favoriser les intérêts de Donfut) et des rémunérations disproportionnées à l’égard des prestations effectuées. 

IGH est désormais intégrée à Ores Asset (également maison mère d’Ores SCRL présidée par Didier Donfut). Dans cette affaire il est question qu’Ores Asset prenne en charge la défense de Robert Urbain (un proche des Donfut), président d’IGH, à l’époque des faits. Dans différents mails que nous avons pu consulter, on constate que Didier Donfut s’inquiète avec une grande insistance de la prise en charge de la défense en justice de Robert Urbain. Les interlocuteurs de Didier Donfut (Cyprien Devilers et Fernand Grifnée, président et vice-président d’Ores Asset) renvoient le problème vers le cabinet Furlan pour vérifier la légalité de la prise en charge de la défense de Robert Urbain. Un cabinet où, rappelons-le, travaille le fils de Didier Donfut.

Pour l’anecdote, Didier Donfut est aussi expert à la Socofe (qui intervient dans des dossiers économiques et financiers en lien avec les intérêts de communes wallonnes). Et qui retrouve-t-on dans le CA de la Socofe ? André Gilles, Stéphane Moreau, Dominique Drion, Georges Pire, etc.

 

 

Publié le Samedi 28 Janvier 2017 à 11h23

 

L'avertissement très sévère de Paul Magnette: si le PS ne réagit pas, c'est son existence qui est en danger

Didier Swysen

Sortie étonnante de Paul Magnette, ce vendredi matin, sur La Première. Interpellé sur une intervention qu’il aurait faite lundi, au Bureau du Parti socialiste où il évoquait la disparition possible du PS « si l’on ne faisait rien », le ministre-président wallon n’a pas démenti (même si d’après certaines sources, sa sortie de lundi était plus générale, évoquant des « structures politiques », pas seulement le PS).

«  Oui, je le dis à tous les militants  », a-t-il embrayé en radio. «  Le parti a disparu en Grèce, l’espagnol est au bord de la disparition également, comme le néerlandais. Le PS français est en mauvais état. Si les socialistes ne comprennent pas qu’il faut un sursaut éthique fort et rapide chez nous (…) Tout le monde doit montrer l’exemple dans une société où le pouvoir d’achat stagne. Les ministres aussi. Même si je ne considère pas qu’ils ne méritent pas ce qu’ils gagnent, les ministres doivent faire de plus gros efforts en termes de salaire : – 10, – 15, – 20 ou -25 % s’il le faut…  »

 

 

Publié le Samedi 28 Janvier 2017 à 11h24

 

Une sous-filiale de Publifin mélange argent public et privé: Moreau et Nethys investissent aussi au Congo

 

Christian Carpentier

 

La galaxie Publifin/Nethys n’en finit décidément pas de réserver des surprises avec des montages complexes prenant parfois de gros risques avec l’argent des Liégeois. Une sous-filiale de Publifin mélange ainsi argent public et privé au sein d’une nouvelle société investissant 1,3 million d’euros au Nord-Kivu.

 

Exclusivité Sudpresse

Montage SP

 C’est donc promis-juré : dans les 30 jours, le gouvernement Magnette fera toute la clarté sur les intercommunales wallonnes. Mais aussi – surtout – sur ces filiales qui, bien que financées par de l’argent public, ont parfois pris une forme privée pour échapper aux règles légales, notamment en matière de rémunérations. Le cas type est bien entendu celui de la SA Nethys, dirigée par Stéphane Moreau et créée grâce à des fonds de l’intercommunale liégeoise Publifin (ex-Tecteo).

 

On connaissait déjà le lourd questionnement sur l’investissement de cette même SA Nethys dans divers organes de presse écrite. C’est le cas de l’Avenir en Belgique, et plus encore de Nice-Matin et de La Provence de Bernard Tapie, en France. Avec une interrogation assez simple : est-il acceptable que de l’argent des communes membres de Publifin serve à financer des projets privés, au lieu de leur être redistribué via des dividendes et bénéficier ainsi à leurs citoyens ?

 

La même question ne manquera sans doute pas de se poser sur au moins un autre investissement bien moins connu de Nethys. Il se fait cette fois… dans la région du Nord-Kivu. Eh oui, au Congo ! Particularité : Stéphane Moreau y intervient sur deux plans. Et il peut aussi amener à s’interroger sur deux conflits d’intérêts potentiels.

 

 

Le bon plan de Paul Furlan, qui fait gérer ses sociétés privées par un ami... également employé dans son cabinet

Rédaction en ligne Publié le mercredi 25 janvier 2017 à 15h11 - Mis à jour le mercredi 25 janvier 2017 à 17h13

 

Empêtré dans le scandale Publifin, le ministre wallon du Logement et de l'Énergie voit une nouvelle tuile lui tomber dessus.

Visé par le MR et Ecolo qui exigent une motion de défiance à son encontre, fragilisé par la présence de son désormais ex-chef de cabinet dans l'organigramme de la société Nethys, Paul Furlan est dans l'oeil du cyclone. Il ne risque pas d'en sortir après les dernières révélations du Vif.

Ce mercredi, l'hebdomadaire explique qu'au moment de devenir ministre wallon, le socialiste a logiquement dû renoncer à son statut d'administrateur dans des sociétés privées. Mais surtout qu'il a laissé le pouvoir à Philippe Tison, un proche politique... avec lequel il travaille actuellement dans son cabinet.

Il s'agit de sociétés de locations de biens immobiliers, de gestion de magasins de vêtements et actives dans les assurances... dans lesquelles le ministre Furlan possède toujours des parts !

"Philippe Tison gère donc les affaires privées du ministre qui l'emploie sur les fonds publics attribués à son cabinet", poursuit Le Vif, qui ajoute que Paul Furlan précise que ces mandats sont effectués à titre gratuit. "Si un administrateur quitte une société, il est logique qu'il soit remplacé", dit-il.

Rappelons que Philippe Tison est le vice-président d'IGRETEC et surtout le bourgmestre d'Anderlues, commune située dans l'arrondissement de Thuin. Soit une ville dirigée par... Paul Furlan.

 

Ores, Finimo, Finest, etc.: ces intercommunales qui alimentent aussi la nébuleuse

R.H. Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 12h57 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 13h11

Dans les provinces wallonnes, il existe également une nébuleuse d'intercommunales semblable à Publifin et où siègent des mandataires publics tirant des revenus disproportionnés de cette activité.

Comme le révèlent nos confrères de la RTBF dans une enquête, l'intercommunale Ores, qui gère le réseau wallon de gaz et d'électricité (hors province de Liège) dissimule quelques subtilités. Par exemple, il n'existe pas un mais bien deux Ores !

Le premier Ores est l'intercommunale qui emploie 2.300 personnes et qui gère plus de 50.000 km de réseaux d'électricité ainsi que 10.000 km de réseaux de gaz. "Un travail qui justifie amplement un conseil d'administration de 16 membres, un président et deux vice-présidents rémunérés", écrivent nos confrères.

Dans son sillage, Ores Assets apparaît comme bien moins légitime. Cette seconde intercommunale n'emploie personne et ne semble être plus qu'un outil financier qui aurait dû disparaître. "Sa principale raison d'être a disparu depuis que les communes ont racheté les 25% de parts d'Electrabel dans le réseau de distribution. Elle pourrait être supprimée", explique un administrateur à la RTBF.

Lorsque l'on se rend sur le site internet d'Ores Assets et que l'on clique sur "Composition des organes", les raisons pour lesquelles l'intercommunale continue d'exister apparaissent comme plus évidentes... et plus polémiques. "Le principal conseil d'administration est composé de vingt-cinq administrateurs rémunérés avec un forfait de 5.400 euros brut par an, plus un jeton de 538 euros par conseil d'administration. Son président touche 21.500 euros par an et le vice-président 10.500 euros. Difficile pour les partis de renoncer à cette manne de mandats et aux rémunérations attachées", pointent du doigt nos confrères.

Pour rappel, la suppression des comités de secteur a été actée par le Parlement wallon en 2015 mais avait été postposée au 1er juillet de cette année. Une sorte de fusion des deux conseils d’administration d'Ores est, en conséquence, d'ores et déjà à l'étude.

D'autres intercommunales de "financement" pures, considérées comme obsolètes, sont également dans le viseur de la RTBF: Finest, Finimo, Sedifin, Idefin, Sofilux, IPFH, IEG et IFIGA. Au total, cela représente 8 conseils d'administration, 8 comités de direction, 8 présidents, 16 vice-présidents et pas moins de 200 administrateurs... tous rémunérés.

 

Publifin: le chef de cabinet de Maxime Prévot démissionne également d'Immo Circus

A. C. Publié le vendredi 27 janvier 2017 à 06h43 - Mis à jour le vendredi 27 janvier 2017 à 07h13

Le chef cab de Maxime Prévot (CDH) ne veut plus que son "intégrité soit écornée".

Il avait déjà renoncé à ses mandats à la Sofico, la SRIW, la Sowalfin et chez New Win, filiale du groupe Nethys (détenue par Publifin). Philippe Buelen, le chef de cabinet du vice-président wallon Maxime Prévot (CDH), ne conservait plus que ses fonctions au cabinet et à la Sogepa, ainsi que son poste d’administrateur - à titre gratuit - dans la société privée Immo Circus Wallonie. Mercredi, il a franchi une étape supplémentaire en envoyant sa lettre de démission à Immo Circus,affirme La Libre Belgique. Le cabinet Prévot confirme l’information.

Où est le problème ? Le casino de Namur, exploité par le groupe Circus, a introduit l’année dernière un permis unique auprès de la Ville de Namur pour d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement (il est notamment question de construire un luxueux hôtel). Or, Maxime Prévot est bourgmestre empêché de Namur, et Philippe Buelen est administrateur dans une structure du groupe Circus. Relation potentiellement dangereuse.

"Aucun problème", dit Prévot

"Il n’y a strictement aucun problème", a toutefois réagi le cabinet Prévot, mercredi. Tout d’abord, note-t-il, le ministre, en tant que bourgmestre empêché, ne participe plus aux décisions du collège communal, qui doit statuer sur la demande de permis. A ce propos, le patron du casino, Tarik Tekeya, nous a dit que "la demande de permis est toujours en attente. Ça ne bouge pas beaucoup".

Et puis, sous la précédente législature, poursuit le cabinet Prévot, lorsque M. Buelen travaillait pour le ministre Antoine (Budget), il avait négocié avec les partis de la majorité une nouvelle taxe sur… les jeux de hasard. C’était avant son entrée chez Circus en 2014.

Si Philippe Buelen a finalement démissionné, "c’est parce qu’il ne veut plus que son intégrité soit écornée. Il ne faut y voir aucun parfum de suspicion".

 

 

Publié le Vendredi 27 Janvier 2017 à 09h27

Voici ce que touchera Paul Furlan ainsi que les avantages qu'il conservera après sa démission

Alison Vlt.

Ce jeudi, Paul Furlan a décidé de démissionner de son poste de ministre des Pouvoirs locaux. N’étant pas poussé vers la sortie, il ne touchera aucune indemnité de départ. Il aura toutefois le droit de conserver deux collaborateurs personnels durant cinq ans.

L’un sera détaché à l’analyse politique, il s’agira par exemple d’un conseiller. L’autre sera affecté à des aspects plus techniques, comme un chauffeur. Tout ministre sortant dispose de ce droit dont la durée est calculée au prorata des années effectuées en tant que ministre. La serviabilité des collaborateurs s’étend entre un et cinq ans.

 

 

Publié le Jeudi 26 Janvier 2017 à 12h11

La CSC de bpost dépose un préavis de grève national en raison de «normes de travail humainement intenables»

Belga

La CSC/ACV a claqué la porte, jeudi matin, de la commission paritaire consacrée notamment aux normes de travail imposées aux travailleurs de bpost, a-t-elle fait savoir. Un préavis de grève doit être déposé dans la foulée, «couvrant toutes les actions de mécontentement dans l’ensemble de l’entreprise».

Photo News

«Dénoncées à maintes reprises par les organisations syndicales, les normes de travail imposées par bpost à ses facteurs distributeurs sont humainement intenables dans la durée», dénonce le syndicat chrétien dans un communiqué. Cette maltraitance se ressent par ailleurs «dans tous les secteurs d’activité de l’entreprise. Distributeurs, remplaçants, trieurs, chauffeurs, guichetiers, personnel d’encadrement et administratif, nettoyeuses et techniciens, tous peinent et souffrent moralement et/ou physiquement des conséquences de la gestion actuelle», ajoute-t-il.

«Afin de ne pas en rester à de simples dénonciations de cette situation, la CSC/ACV a quitté la commission paritaire après une déclaration mettant une énième fois le top management de bpost face à la réalité du terrain et du vécu du personnel», a poursuivi le syndicat en pointant «les cadences de travail insoutenables, le matériel défaillant, le manque de personnel, le non reclassement et la mise à la retraite ou le licenciement des travailleurs qui ne suivent plus le rythme, les objectifs commerciaux irréalistes, le manque de personnel récurrent et par conséquent des congés difficilement, voire non obtenus».

Dernière chance

Dans ce contexte, la CSC a déposé ce jeudi un préavis de grève couvrant toute action de mécontentement dans l’ensemble de l’entreprise. «Nous laissons un petit délai à l’entreprise, jusqu’au début de la semaine prochaine. Puis, sans réaction de sa part, nous n’excluons pas de lancer un mot d’ordre d’action nationale», a averti Stéphane Daussaint, responsable général de la CSC Transcom.

Peu avant midi, les autres syndicats étaient toujours, eux, à la table des négociations.

 

Au PP aussi, on cumule à tout va

S. Ta. Publié le mercredi 25 janvier 2017 à 13h50 - Mis à jour le mercredi 25 janvier 2017 à 13h51

Via son site Internet ou son organe de propagande ("Le Peuple"), le Parti populaire (PP), présidé par Mischaël Modrikamen, tire à boulet rouge sur les mandataires PS, MR et CDH qui ont abusé de rémunérations importantes dans le cadre de leur mandat d’administrateur chez Publifin. Pourtant, on peut constater qu’au PP, on adopte un comportement identique.

Le conseiller communal verviétois Bruno Berrendorf dispose de 17 mandats dont 7 sont rémunérés (dont Publifin). Son collègue de Frameries, Ruddy Waselinck, dispose de neuf mandats dont huit sont rémunérés (notamment dans cinq intercommunales). Le PP, en 5 ans, a adopté les comportements qu’il dénonce chez les autres. 

 

LE PARTI POPULAIRE DE MODRIKAMEN EST AUSSI PIRE QUE LE PS-MR !!!! PP = Parti de riches pour les riches !!! Adore PUBLIFIN

https://www.cumuleo.be/mandataire/15618-bruno-berrendorf.php

https://www.cumuleo.be/mandataire/16042-ruddy-waselynck.php

 

 

Publié le Jeudi 26 Janvier 2017 à 11h56

Paul Furlan l'annonce: il démissionne du gouvernement wallon pour pouvoir rester serein, son remplaçant annoncé dans la journée (vidéo)

P.S.

Lors d’une conférence de presse à Namur, en marge des débats du Parlement wallon sur une motion de méfiance demandée par l’opposition, le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) a annoncé sa démission « pour rester serein ».

Vincent Lorent.

Paul Furlan a débuté sa conférence de presse en déclarant qu’il devait « déranger quelqu’un ».

Il a commencé par retracer ses débuts en politique. « Je ne suis pas né dedans », dit-il. « Donc j’avais une activité professionnelle ».

 

Philippe Tison, explique Paul Furlan, était un ami avant d’entrer en politique. Le ministre wallon explique comment il exerçait son activité dans un bureau d’assurance. Il ajoute qu’il n’a jamais cumulé les salaires.

Devenant député, puis ministre, Philippe Tison l’a accompagné dans sa carrière professionnelle. « Il me conseille politiquement et à organiser mes activités y compris les soirées et les week-end. Et vous savez qu’elles sont nombreuses ». « Il est pleinement dans le cadre de mon cabinet et dans la barémisation des salaires ».

 

Intervention pour un logement

Paul Furlan évoque ses permanences, dans lesquelles il y a des doléances en matière de logement. « Ces demandes viennent du cabinet royal », précise-t-il. « Rien que pour répondre aux sollicitations du Palais, il faut un temps plein », dit encore Paul Furlan.

 

 C’est ainsi qu’il lui arrive d’attirer l’attention des institutions sur des décisions qui sont prises en matière de logement. « Cela me permet de garder le contact », dit Paul Furlan, qui ajoute qu’une majorité des demandes ne vient pas de sa circonsription électorale. « Je me contente de transmettre la demande à l’administration ». M.Furlan déclare que même s’il voulait intervenir, il n’y aurait quand même pas de logements suffisants.

« Je dois rester serein »

A propos des membres de son cabinet habitant sa circonstription, Paul Furlan fait remarquer que certains étaient en politique bien avant que lui-même y soit. Même chose pour sa compagne qui exerçait ses fonctions avant de le rencontrer.

Pour conclure, Paul Furlan déclare ne pas être Caliméro. «Je ne rentrerai pas dans le jeu de me plaindre, j’ai toujours pris mon destin en main, et la vie ne s’arrête pas à celle de ministre. Je dois rester serein et la vie dans laquelle je vis n’est plus sereine. C’est pourquoi je présente ma démission ».

Le ministre-président du gouvernement wallon Paul Magnette a annoncé que le nom du successeur de Paul Furlan sera annoncé ce jeudi, dans la journée.

 

 

Publié le Jeudi 26 Janvier 2017 à 09h28

Scandale Publifin: le rapport de l'administration wallonne sur l'affaire a été rédigé par un ancien chef de cabinet de Paul Furlan

Rédaction en ligne

Nouveau conflit d’intérêts en vue pour le ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) : un de ses anciens chefs de cabinet a en fait rédigé le rapport de l’administration wallonne sur les responsabilités du scandale Publifin.


Le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS).

Photo News/Didier Lebrun

Le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS).

Les scandales continuent de s’amonceler autour de Paul Furlan (PS), ministre des Pouvoirs locaux, mis à mal par l’affaire Publifin et les nombreux conflits d’intérêts autour de son cabinet. Selon nos confrères du Vif/L’Express, un nouveau conflit discrédite une nouvelle fois l’entourage de Paul Furlan. En effet, l’inspecteur général signataire du rapport de l’administration wallonne concernant le scandale Publifin et rejetant la responsabilité politique sur le conseil d’administration de l’intercommunale et les groupes PS et cdH au Parlement wallon, est en fait un ancien chef de cabinet de Paul Furlan.

Stéphane Marnette a travaillé comme conseiller et chef de cabinet adjoint auprès de Philippe Courard puis de Paul Furlan entre 2005 et 2010. Il a également siégé en tant que président de la Commission de vigilance de la fédération du PS de Dinant-Philippeville.

Stéphane Marnette a ainsi signé un rapport remettant en cause le conseil d’administration de Publifin et le Parlement wallon dans l’affaire Publifin, tout en ne citant à aucune reprise une éventuelle responsabilité politique du ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan.

 

 

Publié le Jeudi 26 Janvier 2017 à 08h06

Tecteo a encaissé le jackpot grâce à des mesures Paul Magnette: démenti formel

Belga

En 2008, Paul Magnette alors ministre a rédigé un arrêté royal qui a permis aux distributeurs de gaz et d’électricité de faire exploser leur cagnotte. Grâce à cette mesure, Tecteo (aujourd’hui Publifin) a engrangé annuellement de 2008 à 2014, année de la régionalisation de cette compétence, 20 millions d’euros supplémentaires. Paul Magnette dément cette information.

Photo News

Il s’agit d’une information de L’Echo.

Tecteo aurait d’ailleurs à l’époque fait un lobbying intense auprès de Magnette, fraichement arrivé au fédéral, selon un expert. Les différentes sources interrogées par L’Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l’Énergie. Elle a «trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons», selon une source anonyme.

Tous les distributeurs énergétiques ont d’ailleurs finalement profité de l’intervention de Paul Magnette, qui se rapportait à la fixation des tarifs de l’énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d’électricité.

Démenti formel de Paul Magnette

Paul Magnette a réagi très vite pour démentir toute mesure prise en faveur de Tecteo alors qu’il était ministre fédéral de l’Energie. En 2008, il a veillé à prendre en compte les obligations de service public auxquelles étaient contraints les distributeurs dans la fixation des tarifs, a-t-il expliqué à la suite d’un article paru dans l’Echo.

Le ministre a fait à l’époque le tour des distributeurs d’énergie au nord et au sud du pays. Les obligations de service public établies par les Régions pesaient alors lourdement sur leurs coûts. A l’issue de cette concertation, certaines de ces obligations ont été prises en compte, mais pas toutes, souligne l’actuel ministre-président wallon. Par ailleurs, les distributeurs se sont vus imposer des économies par le biais d’un coefficient de productivité.

M. Magnette conteste donc les 20 millions d’euros engrangés par Tecteo chaque année étant donné que le calcul ne se fonde que sur les recettes et non les coûts. «Or, quand on calcule le bénéfice d’une entreprise, on doit soustraire les coûts des recettes. Le but n’a jamais été de hausser un bénéfice», a-t-il ajouté.

 

Publié le Jeudi 26 Janvier 2017 à 10h25

Igretec: le bourgmestre d'Anderlues Philippe Tison, présent à 3 réunions sur 12, gagne 1.888€/mois

Loïc Dévière

Depuis le début de l’affaire Publifin, les intercommunales se trouvent dans l’œil du cyclone et chaque jour apporte son lot de révélations. Dans ce contexte et de source sûre, Philippe Tison (PS) a été absent à neuf comités de gestion d’Igretec sur douze en 2016. En 2015, ce ratio est de huit sur douze. Et de sept sur douze en 2014. Le tout alors qu’il en est vice-président avec un salaire de 1.888,67 euros brut par mois. Explications…


Philippe Tison.

JDC

Philippe Tison.

À Igretec, on retrouve un président, à savoir Philippe Van Cauwenberghe. Il est assisté par trois vice-présidents : Jean-Marc Poullain, Philippe Knaepen et Philippe Tison. C’est ce dernier qui se retrouve sous les feux des projecteurs à l’heure actuelle. Dans sa fonction, il touche 1.888,67 euros brut par mois. Une fois le précompte professionnel enlevé, il gagne 1.182 euros net. Même si la fonction est plus large que cela, il siège dans ce cadre au sein du conseil d’administration, d’une commission permanente de secteur ainsi que de la commission de rémunération. Mais aussi du comité de gestion ! Ce dernier représente un organe importantissime : il gère par exemple la préparation et l’exécution des décisions du CA, il s’occupe de la gestion du personnel conformément à la loi, il prend des décisions relatives au marché public…

 

Les membres PS du conseil d'administration de Publifin démissionnent

Rédaction en ligne Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 11h33 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 12h14

Les membres socialistes du conseil d'administration de l'intercommunale Publifin annonceront une démission collective cet après-midi, selon le journal L'Echo. Ce n'est donc pas une démission collective du CA, comme cela avait été annoncé dans un premier temps.

Publifin est cette intercommunale spécialisée dans l’énergie, les médias et les télécommunications ainsi que dans la prise de participation dans des secteurs porteurs.

Publifin est sous le feu des projecteurs depuis qu'il est de notoriété publique que 24 mandataires locaux ont perçu de très généreuses rémunérations pour siéger dans trois organes d'avis internes à Publifin. Depuis, les révélations se succèdent et les conflits d'intérêt ou les problèmes éthiques apparaissent au grand jour.

 

La composition du CA

1) Les représentants de la Province de Liège

Président :

André GILLES, député provincial (PS)

Administrateurs :

  • M. André DENIS, Député provincial (MR)
  • M. Dominique DRION, Conseiller provincial (CDH)
  • M. Gérard GEORGES, Conseiller provincial (PS)
  • M. Jean-Marie GILLON, Conseiller provincial (Ecolo)
  • M. Marc HODY, Conseiller provincial (Ecolo)
  • Mme Denise LAURENT, Conseillère provinciale (PS)
  • M. Eric LOMBA, Conseiller provincial (PS)
  • M. Julien MESTREZ, Conseiller provincial (PS)
  • Mme Josette MICHAUX, Conseillère provinciale (PS)
  • Mme Marie-Noëlle MOTTARD, Conseillère provinciale (MR)
  • M. Georges PIRE, Conseiller provincial (MR)
  • Mme Vinciane PIRMOLIN, Conseillère provinciale (CDH)
  • M. André STEIN, Conseiller provincial (MR)

 

2) Les représentants des communes

Vice-Présidents :

  • Mme Virginie DEFRANG-FIRKET, Conseillère communale (MR)
  • M. Didier HAMERS, Conseiller communal (CDH)

Administrateurs

  • M. Raphaël AMIEVA ACEBO, Conseiller communal (CDH)
  • M. Bruno BERRENDORF, Conseiller communal (Parti Populaire)
  • M. Maxime BOURLET, Conseiller communal (MR)
  • M. Jean-Luc DEPRESSEUX, Conseiller communal (MR)
  • M. Claude EMONTS, Président de CPAS (PS)
  • M. Pol GUILLAUME, Bourgmestre (MR)
  • M. Eric MESTREZ, Conseiller communal (PS)
  • M. Claude PARMENTIER, Bourgmestre (PS)
  • Mme Caroline SAAL, Conseillère communale (Ecolo)
  • M. Pierre STASSART, Echevin (PS)
  • M. Eric VANBRABANT, Echevin (PS)
  • M. Jacques HERENS, Commune de Voeren - Observateur (Voerbelangen)

 

Nethys/Publifin: le ministre wallon Paul Furlan se déclare "droit dans ses bottes" mais démissionne!

Belga Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 09h27 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 11h09

Le ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan a annoncé jeudi sa démission du gouvernement, affirmant être "droit dans ses bottes", mais l'avoir décidé parce que "la sérénité n'est plus assurée". 

Le ministre-président wallon Paul Magnette a accepté cette démission, a précisé M. Furlan (PS) au cours d'une conférence de presse. Pendant près de trois quarts d'heure, M. Furlan est revenu sur les dossiers récemment sortis dans la presse concernant la composition de son cabinet et ses liens avec ses sociétés privées, démontant une à une les accusations. Plusieurs observateurs l'ont d'ailleurs jugé convaincant et ont été surpris par l'annonce de la démission, survenue en toute fin de conférence de presse.

Mais aux yeux de Paul Furlan, et même s'il juge être "droit dans ses bottes", la sérénité du travail du gouvernement n'était plus assurée, raison pour laquelle il a remis sa démission. L'opposition MR et Ecolo la réclamaient depuis la révélation du scandale de l'intercommunale Publifin, pour lequel des mandataires politiques locaux ont touché des rémunérations importantes sans fournir des prestations suffisantes. Le chef de cabinet adjoint de M. Furlan, Claude Parmentier, avait d'ailleurs dû démissionner en raison de sa rémunération élevée comme administrateur à titre privé de Nethys (Publifin).

L'opposition reprochait au ministre de ne pas avoir agi assez tôt pour contrôler ce type d'intercommunales interrégionales, ni pour durcir les règles des organismes publics, même si Paul Furlan avait pris des mesures en ce sens depuis près de huit ans qu'il est ministre. Elle jugeait qu'il n'était plus l'homme de la situation pour gérer le dossier de la gouvernance wallonne. La semaine dernière, Paul Magnette était d'ailleurs monté au créneau en affirmant prendre le dossier en main, même s'il gardait Paul Furlan à ses côtés.

Mardi soir, le cdH, partenaire de coalition du PS, avait à son tour semblé douter de la position de Paul Furlan, en réclamant des réponses dans les plus brefs délais sur les articles récemment sortis dans la presse.

"Je ne suis pas un Calimero et je ne rentrerai pas dans le jeu de me plaindre. Je devais déranger quelqu'un, je ne sais pas qui. J'ai toujours pris mon destin en main, et la vie ne s'arrête pas à celle de ministre", a rappelé celui qui redevient député-bourgmestre de Thuin.

 

Une conférence de presse du gouvernement prévue à 11h a été retardée à 11h30.

 

Le cabinet Furlan multiplie les conflits d'intérêts: quand Didier Donfut est contrôlé... par son fils

Li. B. Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 06h57 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 08h31

La famille Donfut au PS est reconnue pour être spécialisée dans le secteur de l’énergie. Julien, le fils de Didier (ancien ministre wallon, ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes) est d’ailleurs le responsable de la cellule énergie au cabinet de Paul Furlan, le ministre wallon en charge de l’Energie, du Logement et des Pouvoirs locaux. Julien Donfut est aussi président du CPAS de Frameries, la commune qui a longtemps été dirigée par son père.

Son père justement est président d’Ores scrl (une filiale privée de l’intercommunale Ores Assets), active dans les réseaux de distribution de gaz et d’électricité. Voilà bien le premier problème, révèle La Libre Belgique: de par sa fonction au sein du cabinet Furlan qui a la tutelle sur le secteur de l’énergie, Julien Donfut doit "contrôler" son père à la tête d’une filiale d’une intercommunale active dans le secteur.

Julien Donfut a par ailleurs travaillé comme chef du service travaux à Ores. Son père était, à l’époque, déjà administrateur au sein de l’intercommunale. Il a également siégé comme expert permanent au sein du CA de l’intercommunale IGH à partir de 2004 en remplacement d’un certain... Didier Donfut. C’est en 2013 qu’il rejoint le cabinet Furlan.

Signalons également deux autres conflits d’intérêts potentiels concernant les deux hommes.

1 - Une fusion Ores-Resa (Nethys)

Le projet de fusion entre Ores et Resa (nom de code : Oresa), filiale de Nethys active dans la distribution de gaz et d’électricité en région liégeoise, était envisagée. Piloté par Didier Donfut, président d’Ores, ce projet a été abordé lors d’une réunion organisée le 15 octobre 2015 à Jemeppe-sur-Meuse (château d’Ordange). Didier Donfut faisait partie de la délégation d’Ores. Du côté de Nethys, les représentants étaient Stéphane Moreau, Pol Heyse et Alain Mathot. Lors de cette réunion, Stéphane Moreau aurait finalement refusé la fusion. Une seconde tentative a eu lieu le 28 juin 2016 au cabinet du ministre Furlan. Nous avons pu consulter l’invitation à cette réunion. Didier Donfut est invité dans la délégation d’Ores et son fils Julien y est également invité comme représentant du ministre.

2 - L’affaire Donfut

En 2009, Didier Donfut qui est, alors, ministre wallon en charge des Affaires sociales est contraint de démissionner après les révélations de nos confrères de La Libre Belgique sur sa société privée nommée IDEE. Cette société avait signé en 2000 une convention d’expertise avec IGH. Une convention reconduite en 2006. Le problème pointé du doigt à l’époque concernait une suspicion de faux (le contrat signé entre IDEE et IGH pour favoriser les intérêts de Donfut) et des rémunérations disproportionnées à l’égard des prestations effectuées. 

IGH est désormais intégrée à Ores Asset (également maison mère d’Ores SCRL présidée par Didier Donfut). Dans cette affaire il est question qu’Ores Asset prenne en charge la défense de Robert Urbain (un proche des Donfut), président d’IGH, à l’époque des faits. Dans différents mails que nous avons pu consulter, on constate que Didier Donfut s’inquiète avec une grande insistance de la prise en charge de la défense en justice de Robert Urbain. Les interlocuteurs de Didier Donfut (Cyprien Devilers et Fernand Grifnée, président et vice-président d’Ores Asset) renvoient le problème vers le cabinet Furlan pour vérifier la légalité de la prise en charge de la défense de Robert Urbain. Un cabinet où, rappelons-le, travaille le fils de Didier Donfut.

Pour l’anecdote, Didier Donfut est aussi expert à la Socofe (qui intervient dans des dossiers économiques et financiers en lien avec les intérêts de communes wallonnes). Et qui retrouve-t-on dans le CA de la Socofe ? André Gilles, Stéphane Moreau, Dominique Drion, Georges Pire, etc.

 

Indépendants: l'étude qui démonte le tax-shift de Charles Michel (CHIFFRES)

Abonnés J. C. Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 09h40 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 10h10

Il y a un peu moins d’une semaine, à la demande du Premier ministre, Charles Michel, le Bureau fédéral du plan (BFP) publiait deux rapports sur les retours du tax shift.

Le premier des deux, celui qui nous a interpellés, traite d’un éventuel effet retour sur la sécurité sociale du régime indépendant de la réduction des cotisations sociales personnelles des travailleurs indépendants. "La mesure prise en compte est la réduction du taux de cotisation des travailleurs indépendants de 22 % à 21,5 % en 2016, de 21,5 % à 21 % en 2017 et de 21 % à 20,5 % en 2018. Le coût exact de la mesure est de 70,4 millions en 2016, 143,9 millions en 2017 et 220,9 millions pour les années 2018 et suivantes", détaille la méthodologie du rapport.

D’entrée, le ton est donné : "Les effets macroéconomiques de la mesure sont extrêmement faibles, tout particulièrement au niveau de l’impact sur l’emploi indépendant et pour plusieurs raisons."

Le coût du travail indépendant n’est pas touché par cette mesure car "le modèle consacre le fait que le revenu brut des indépendants est très peu sensible aux variations de la pression parafiscale qui s’y applique. Il en va de même de la pression fiscale de l’IPP."

Un effet d’offre est possible, selon le BFP "vu que l’attractivité du statut d’indépendant pourrait profiter de la mesure" mais à court ou moyen terme, il est hautement improbable.

"C’est une mesure de pouvoir d’achat et pas une mesure de création d’emploi ! C’est la première fois qu’un gouvernement lance une mesure pour augmenter le pouvoir d’achat des indépendants. On assume clairement les résultats de cette baisse des charges sociales", réplique-t-on au cabinet Michel.

 

Tecteo aurait encaissé 140 millions en 7 ans grâce à des mesures de Magnette, qui dément

Belga Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 06h44 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 08h03

En 2008, Paul Magnette a pris à son compte la rédaction, en tant que ministre en charge du Climat et de l'Énergie au sein du gouvernement Leterme I, d'un arrêté royal qui a permis par la suite aux distributeurs de gaz et d'électricité de faire exploser leur cagnotte.

Grâce à cette mesure, Tecteo (aujourd'hui Publifin) a engrangé annuellement de 2008 à 2014, année de la régionalisation de cette compétence, 20 millions d'euros supplémentaires, écrit L'Echo jeudi. Tecteo aurait d'ailleurs à l'époque fait un lobbying intense auprès de Magnette, fraichement arrivé au fédéral, selon un expert. Les différentes sources interrogées par L'Echo et présentes à la Creg à cette époque pointent Christine Declercq, directrice de cabinet adjointe en charge de l'Énergie. Elle a "trifouillé dans tous les paramètres de fond en comble au profit des distributeurs wallons", selon une source anonyme.

Tous les distributeurs énergétiques ont d'ailleurs finalement profité de l'intervention de Paul Magnette, qui se rapportait à la fixation des tarifs de l'énergie et à la maîtrise des coûts par les gestionnaires des réseaux de distribution d'électricité. Les mesures, approuvées par le conseil des ministres, établissaient entre autres un facteur "Bêta" pour le calcul de la prime de risque des distributeurs. Selon des calculs de la Creg datant de 2010, elles ont eu pour effet d'augmenter de 53 euros par an la facture d'électricité d'une famille de 4 personnes et de 65 euros celle du gaz.

Magnette dément toute politique favorable à Tecteo quand il était à l'énergie

Paul Magnette a démenti jeudi toute mesure prise en faveur de Tecteo alors qu'il était ministre fédéral de l'Energie. En 2008, il a veillé à prendre en compte les obligations de service public auxquelles étaient contraints les distributeurs dans la fixation des tarifs, a-t-il expliqué à la suite d'un article paru dans l'Echo. Le ministre a fait à l'époque le tour des distributeurs d'énergie au nord et au sud du pays. Les obligations de service public établies par les Régions pesaient alors lourdement sur leurs coûts. A l'issue de cette concertation, certaines de ces obligations ont été prises en compte, mais pas toutes, souligne l'actuel ministre-président wallon. Par ailleurs, les distributeurs se sont vus imposer des économies par le biais d'un coefficient de productivité.

M. Magnette conteste donc les 20 millions d'euros engrangés par Tecteo chaque année étant donné que le calcul ne se fonde que sur les recettes et non les coûts. "Or, quand on calcule le bénéfice d'une entreprise, on doit soustraire les coûts des recettes. Le but n'a jamais été de hausser un bénéfice", a-t-il ajouté.

 

 

Bruxelles: Les ratés du parcours d’intégration pour primo-arrivants

J. Th. Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 10h23 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2017 à 11h15

Bruxelles Quatre mois après l’ouverture du bureau d’accueil de la Ville de Bruxelles, seuls 30 primo-arrivants suivent des cours de français.

Quatre mois après son inauguration en grande pompe par sa présidente, l’échevine bruxelloise de l’Instruction publique Faouzia Hariche (PS), le bureau d’accueil francophone pour primo-arrivants Bapa Bxl a permis à 50 personnes de recevoir, durant près de dix heures, des cours sur leurs droits et leurs devoirs. Parmi ces primo-arrivants, 30 ont ensuite entamé la deuxième partie de leur parcours, laquelle consiste en 50 heures de cours à la citoyenneté et des cours de français. Des chiffres relativement faibles au regard de l’objectif initial de 2.000 personnes à accueillir chaque année.

"Depuis l’inauguration, 302 personnes se sont présentées chez nous. Près de 190 sont occupées à faire le volet primaire, qui comporte l’accueil, le bilan social, le bilan linguistique et 10 h de cours sur les droits et les devoirs. Par ailleurs, 20 ont fini ce volet primaire et sont dans une période de transition, tandis que 30 autres ont entamé le volet secondaire. Il y a alors pour elles 50 heures sur la citoyenneté et les cours de français ou d’alphabétisation", explique ainsi Christelle Sermon, directrice de Bapa Bxl, selon laquelle l’association a besoin de temps pour être à 100 % opérationnelle.

Du côté du 2e bureau d’accueil francophone de la capitale pour primo-arrivants, l’association Via installée à Schaerbeek et Molenbeek, inauguré en mars dernier, 900 primo-arrivants ont au total entamé leur parcours. "Il y a 58 % d’hommes et 42 % de femmes. La moitié vient de Syrie et d’Irak, 15 % du Maghreb, 8,5 % d’Afrique de l’Ouest, tandis que le reste vient d’un peu partout. Près de 550 ont fini le volet primaire et ont entamé le volet secondaire", explique son président, l’échevin schaerbeekois de la Cohésion sociale Vincent Vanhalewyn (Écolo). "On est très content ! On a une nouvelle structure qui a dû se roder et se faire connaître. La manière dont on est financé permet de bien travailler", s’est-il encore félicité.

Pour financer l’ouverture des deux associations, qui disposent ensemble d’une capacité d’accueil de 4.000 personnes par an, à raison de 2.000 par ASBL, la Cocof débourse ainsi trois millions d’euros par an. Une somme que se répartissent équitablement les deux ASBL et qui a donc permis la mise en place du parcours d’intégration bruxellois francophone, lequel vise les personnes arrivées en Belgique depuis moins de trois ans et disposant d’un titre de séjour de plus de trois mois.

Si le nombre de primo-arrivants du côté francophone est actuellement très inférieur aux objectifs fixés par la Cocof, les bureaux bruxellois financés par la Région flamande (Bon) ne peuvent, de leur côté, quasiment pas répondre à la demande. Plus de 3.200 primo-arrivants ont ainsi entamé en 2016 leur premier module au sein de la structure flamande, laquelle possède initialement une capacité de 3.000 personnes par an.

Si un site Internet n’est qu’un des moyens de toucher un public cible qui ne parle généralement pas français, force est de constater que l’association flamande s’est donnée davantage de chances. Son site Internet est ainsi disponible en pas moins de 12 langues, dont l’arabe, le tibétain et le Pashto (NDLR : parlé en Afghanistan). Du côté francophone, les sites sont exclusivement en français, celui de Bapa Bxl étant limité à une page indiquant un numéro de téléphone, une adresse et des horaires d’ouverture.

Dès cette année, le parcours d’intégration devrait devenir, cette année, obligatoire. Une ordonnance en ce sens devrait être votée d’ici peu au Parlement bruxellois.

 

 

Publié le Mercredi 25 Janvier 2017 à 22h11

Paul Furlan est sur la sellette: il donnera une conférence de presse jeudi à 9h30!

Belga

Le cdH a demandé mercredi en fin de journée au ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) d’apporter « toutes les réponses dans les plus brefs délais sur les éléments portés par la presse », a-t-on appris mercredi soir auprès de la présidence du parti. Le ministre PS donnera une conférence de presse jeudi à 9h30.

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Le parti de Benoît Lutgen demande aussi aux autres partis, au vu du rapport de l’administration rendu mardi sur l’affaire Publifin, de remplacer leurs administrateurs dans l’intercommunale liégeoise, « comme le cdH l’a fait ».

Le cdH a apporté ces exigences à la veille d’un gouvernement wallon qui doit présenter, au cours d’une conférence de presse prévue à 11 heures, « l’évolution du cadre juridique encadrant la gouvernance et l’éthique en Wallonie. »

Avant cela, à 9h30, Paul Furlan donnera une conférence de presse à son cabinet, a confirmé son porte-parole.

Quelques heures plus tard (à partir de 14h) s’ouvrira au parlement wallon une séance plénière au cours de laquelle les députés seront appelés à se prononcer sur une motion de méfiance de l’opposition (MR-Ecolo) réclamant la démission de Paul Furlan.

Le ministre et bourgmestre en titre de Thuin a été dernièrement mis en cause par certains organes de presse pour la gestion de son cabinet, duquel le bourgmestre de Wanze Claude Parmentier, spécialiste des finances locales, a dû démissionner en raison de la hauteur de sa rémunération comme administrateur à titre privé chez Nethys (Publifin).

Le Vif indiquait mercredi encore que le bourgmestre d’Anderlues Philippe Tison, qui gère les sociétés que Paul Furlan a dû renoncer à administrer lorsqu’il est monté au gouvernement wallon en 2009 – mais dans lesquelles il a gardé des parts –, travaille actuellement à son cabinet. Philippe Tison « gère donc les affaires privées du ministre qui l’emploie sur des fonds publics attribués à son cabinet », commentait Le Vif.

« Si un administrateur quitte une société, il est logique qu’il soit remplacé », avait répondu le ministre. Par ailleurs, ajoute-t-il, « les mandats de Philippe Tison (dans les sociétés visées) sont totalement gratuits ».

L’emploi de la compagne de Paul Furlan à son cabinet avait également été pointé du doigt, mais le ministre s’en était justifié.

Nous avions, en outre dévoilé, une lettre du ministre à une société de logement pour favoriser l’octroi d’un logement social à un couple avec enfant. Là encore, Paul Furlan avait assumé, en notant qu’il s’agissait d’un courrier comme beaucoup d’autres et qu’il insistait dans ce courrier pour respecter les prescrits légaux.

 

Publié le Mercredi 25 Janvier 2017 à 17h30

Les boissons alcoolisées bientôt payantes à la Chambre, qui ne limite toutefois pas la consommation des députés

Belga

Le Bureau de la Chambre a décidé mercredi à l’unanimité de rendre les boissons (alcoolisées et autres) payantes. Sur foi des chiffres relatifs à la consommation de boissons, il a par ailleurs dit ne voir aucune raison de limiter davantage la consommation d’alcool, a indiqué le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), dans un communiqué.

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Selon M. Bracke, il apparaît que les membres de la Chambre consomment en moyenne trois verres de bière et deux verres de vin par mois. Il n’y a pas d’autres types de boissons alcoolisées servies à la Chambre, a-t-il précisé.

Cette décision fait suite à un avis de la commission de déontologie du parlement fédéral rendu après l’incident provoqué par les commentaires du député Luk Van Biesen (Open Vld) à l’encontre de sa collègue Meryame Kitir (sp.a). Le président, Siegfried Bracke, avait demandé à la commission de se pencher sur les possibilités d’instaurer des sanctions à la suite de propos déplacés, irrespectueux ou discourtois.

 

 

Publié le Mercredi 25 Janvier 2017 à 22h02

Publifin: le cdH demande à Paul Furlan des explications dans les plus brefs délais

Belga

Le cdH a demandé mercredi en fin de journée au ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) d’apporter « toutes les réponses dans les plus brefs délais sur les éléments portés par la presse », a-t-on appris mercredi soir auprès de la présidence du parti.

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Le parti de Benoît Lutgen demande aussi aux autres partis, au vu du rapport de l’administration rendu mardi sur l’affaire Publifin, de remplacer leurs administrateurs dans l’intercommunale liégeoise, « comme le cdH l’a fait  ».

Le cdH a apporté ces exigences à la veille d’un gouvernement wallon qui doit présenter, au cours d’une conférence de presse prévue à 11 heures, « l’évolution du cadre juridique encadrant la gouvernance et l’éthique en Wallonie. » Jeudi se tiendra aussi au parlement wallon une séance plénière au cours de laquelle les députés seront appelés à se prononcer sur une motion de méfiance de l’opposition (MR-Ecolo) réclamant la démission de Paul Furlan.

Le ministre et bourgmestre en titre de Thuin a été dernièrement mis en cause par certains organes de presse pour la gestion de son cabinet, duquel le bourgmestre de Wanze Claude Parmentier, spécialiste des finances locales, a dû démissionner en raison de la hauteur de sa rémunération comme administrateur à titre privé chez Nethys (Publifin).

Le Vif indiquait mercredi encore que le bourgmestre d’Anderlues Philippe Tison, qui gère les sociétés que Paul Furlan a dû renoncer à administrer lorsqu’il est monté au gouvernement wallon en 2009 – mais dans lesquelles il a gardé des parts –, travaille actuellement à son cabinet. Philippe Tison « gère donc les affaires privées du ministre qui l’emploie sur des fonds publics attribués à son cabinet », commentait Le Vif.

« Si un administrateur quitte une société, il est logique qu’il soit remplacé », avait répondu le ministre. Par ailleurs, ajoute-t-il, « les mandats de Philippe Tison (dans les sociétés visées) sont totalement gratuits ».

L’emploi de la compagne de Paul Furlan à son cabinet avait également été pointé du doigt, mais le ministre s’en était justifié. Sudpresse avait en outre dévoilé une lettre du ministre à une société de logement pour favoriser l’octroi d’un logement social à un couple avec enfant.

Là encore, Paul Furlan avait assumé, en notant qu’il s’agissait d’un courrier comme beaucoup d’autres et qu’il insistait dans ce courrier pour respecter les prescrits légaux.

 

Publié le Mercredi 25 Janvier 2017 à 08h21

Régions > Mons > Actualité

10.000 euros par mois pour un 2/5e temps: "Le PS est hypocrite à Mons!", s'énerve le MR

Rédaction en ligne

Avec les nouvelles mesures édictées par le PS visant à renforcer la bonne gouvernance, certains mandataires qui cumulaient plusieurs fonctions -par exemple bourgmestre et député- verront leurs revenus rabotés. A Mons, ville du président du PS, le MR épingle aussi le cas du directeur de Mons Expo, Henry Goffin, qui touche 10.000 euros par mois pour un deux cinquième temps.


Pour la Ville, le salaire de M. Goffin (ici à gauche lors de l’inaguration du centre de congrès) n’est pas problématique.

E.G.

Pour la Ville, le salaire de M. Goffin (ici à gauche lors de l’inaguration du centre de congrès) n’est pas problématique.

A Mons, le scandale Publifin ravive la polémique entre le PS et le MR (rejeté dans l’opposition voici bientôt un an) à propos de la situation du directeur de Mons Expo. En septembre 2016, les libéraux avaient exigé la démission d’Henry Goffin, estimant que sa rémunération - de 10.000 euros bruts par mois - était excessive. A l’époque, la Ville avait réagi en précisant que le directeur a un statut d’indépendant et que ses prestations se déroulent durant le week-end, y compris le vendredi.

 

 

Publié le Mercredi 25 Janvier 2017 à 09h14

Le président du CPAS de Soumagne a fait une grosse boulette: il a comparé les pauvres à des "gueux"

Charles Ledent

Un président de CPAS qui compare les bénéficiaires de l’aide sociale de « gueux », c’est du jamais vu. Cela s’est pourtant produit lundi soir à Soumagne, au conseil communal. Même si Alain Desmit a aussitôt fait machine arrière, le mal est fait… Un peu comme quand François Hollande avait parlé des « sans dents ».

Alain Desmit, le président du CPAS de Soumagne.

DR

Alain Desmit, le président du CPAS de Soumagne.

Lundi soir, l’ordre du jour du conseil communal de Soumagne était, a priori, très léger. Le seul point d’importance concernait le vote du budget 2017 du CPAS.

Et c’est là que ça a dérapé. Le président du CPAS, Alain Desmit (51 ans) qui, professionnellement, travaille à la FN Herstal, a en effet lu une note de politique générale, dans laquelle il parlait des bénéficiaires de l’aide sociale comme de « gueux », et du CPAS comme d’une « béquille du capital » !

 

Furlan aurait confié la gestion de ses sociétés privées à un ami employé dans son cabinet

J. Dy
Mis en ligne il y a 43 minutes

Philippe Tison remplace le ministre wallon comme administrateur de plusieurs de ses sociétés privées familiales.

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© Belga
© Belga

Le ministre wallon des Pouvoirs Locaux, de la Ville, et du Tourisme Paul Furlan possèderait toujours des parts dans des sociétés commerciales et celui qui est chargé de les administrer ne serait autre que son vieil ami, Philippe Tison… qui travaillerait également au cabinet du ministre, d’après des informations du Vif.

Philippe Tison, le bourgmestre d’Anderlues, commune de l’arrondissement de Thuin, dont Paul Furlan est bourgmestre en titre, remplacerait le ministre wallon depuis 2009 comme administrateur ou gérant de plusieurs de ses sociétés privées familiales : Pragma, Espace Européen d’Eutreprises et Praxis.

Une situation qui n’est pas problématique pour Furlan

Philippe Tison travaillerait également comme conseiller du ministre régional depuis 2014, en plus de ses autres mandats dans différentes intercommunales – il est notamment vice-président d’IGRETEC, et de la gérance de sa SPRL, active dans le secteur des assurances.

Pour Paul Furlan, le cumul de ces différentes fonctions ne pose pas de problème. « Si un administrateur quitte une société, il est logique qu’il soit remplacé, et que les mandats de Philippe Tison dans Pragma et dans Espace Européen d’entreprises sont totalement gratuits », a-t-il déclaré.

 

  Ces socialistes qui pourront continuer à cumuler leurs salaires

 Rédaction en ligne Publié le mercredi 25 janvier 2017 à 09h49 - Mis à jour le mercredi 25 janvier 2017 à 10h03

 

 

 

Pas moins de 21 membres du PS seront exemptés des mesures lancées par le parti et qui visent à limiter le cumul des revenus politiques.

Le scandale Publifin a plongé le Parti socialiste (mais pas que...) dans un véritable chaos. C'est dans ce contexte de méfiance extrême que Le Soir indique que 21 membres de son équipe ne seront pas touchés par les nouvelles règles mises en place par le PS concernant le cumul des salaires. Une série de dispositions censées rendre la gouvernance en Wallonie et à Bruxelles plus éthique.

 

L'idée était notamment d'interdire les politiciens de percevoir plus que 100% d'une indemnité parlementaire. Avant cette prise de position, le maximum autorisé par la législation était de 150%.

 

Toutefois, on apprend que tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne. En effet, certaines fonctions ne sont pas touchées par ce nouveau règlement interne. Ainsi, la présidence d’une assemblée, les vice-présidences et secrétariats du bureau d’un parlement, les présidences des groupes parlementaires et les présidences de commission, sont exemptés. Résultat, 21 socialistes échapperont à cette règle, dont Laurette Onkelinx, Charles Picqué ou Christophe Collignon.

 

 

Le PTB n'a déposé AUCUN texte en 2 ans et demi au Parlement wallon: pourquoi?

 
 Frédéric Gillot, député régional wallon du Parti des Travailleurs de Belgique était l'Invité de la matinale de Bel RTL ce matin. L’élu réagit aux résultats du Grand Baromètre RTL/Ipsos/LE Soir. Parmi les surprises : la montée du PTB : plus de 16% d’intentions de vote en Wallonie et devient ainsi le 3ème parti francophone (12% à Bruxelles). Mais quelle est l'action de son parti au Parlement Wallon ?


Martin Buxant : Le PTB est présent au Parlement Wallon depuis deux ans et demi, zéro texte de loi déposé et pas d’amendement mis en débat ou au vote, pourquoi ?

Frédéric Gillot : "Nous sommes, vous l’avez dit, depuis deux ans et demi, dans les parlements… "


M.B. : C’est suffisant, pour déposer des textes...

F.G. : "C’est suffisant, mais ce sont des choses que nous découvrons aussi ! Rappelons quand même que même un parti comme Ecolo a plus de 30 ans de parlementarisme. Donc, nous sommes dans la découverte."

M.B. : 2 ans et demi, ça fait long pour découvrir, non ?

F.G. :" Non, je me suis renseigné un petit peu sur les débuts d’Ecolo, parce que ça m’intéressait un peu. Des débuts qui ont été assez laborieux aussi dans cette dimension-là. Nous sommes un parti qui débutons dans les parlements. Nous sommes évidemment toujours en cours d’apprentissage. Et nous sommes actifs bien évidemment dans bien des domaines aussi, outre le Parlement."


M.B. : Vous allez déposer des textes de loi avant la fin de la législature ?

F.G. : "Oui, bien sûr, parce que nous avançons et que nous voulons construire patiemment. Les échéances pour nous ne sont pas des échéances électorales. Le projet que nous voulons mettre en place, c’est un projet de société, qui évidemment prendra du temps à mettre en place. Donc, voilà, les échéances ne sont pas celles des autres partis."

 

 

 

Publié le Mardi 24 Janvier 2017 à 14h08

L'opposition MR-Ecolo demande la démission du gouvernement wallon dans sa totalité

Rédaction en ligne

Lundi, la motion de défiance vis-à-vis de Paul Furlan était rejetée en raison d’un vice de procédure. Ce mardi, l’opposition MR-Ecol demande la démission de tout le gouvernement wallon.

Photo News

Le Parlement wallon avait vu, lundi, sa motion de défiance vis-à-vis de Paul Furlan rejetée. Normalement, le parlement devait proposer une autre personnalité pour lui succéder. Or, ce n’est pas le cas.

Comme MR et Ecolo ne se sont pas accordés sur un nom pour remplacer Furlan. Ils demandent cette fois la démission du gouvernement dans son ensemble.

La nouvelle motion sera étudiée jeudi à 14 heures.

 

Paul Furlan soupçonné de conflit d'intérêts: voici la lettre qui pose questions

Christian Carpentier

Dans une lettre mélangeant ses casquettes de bourgmestre empêché et de ministre wallon du Logement, Paul Furlan se livre à un jeu d’influence particulièrement malsain, malgré une loi communale très claire.

La loi communale est claire. Il est strictement interdit de cumuler une fonction ministérielle avec un poste de bourgmestre. La raison principale en est un risque de conflit d’intérêts. Le ministre est censé être au-dessus des intérêts locaux, et traiter tous les citoyens de la même manière.

C’est pour contourner la règle que certains ministres wallons ont désigné un « échevin délégué aux fonctions de bourgmestre », tout en restant eux-mêmes bourgmestre en titre. On les appelle alors légalement des « bourgmestres empêchés ». Dans les faits, cela leur permet de bafouer l’esprit de la loi. Ils continuent à diriger leur commune, tout en laissant un échevin signer les actes légaux nécessaires à la prise et à l’exécution des décisions. C’est ce que font Paul Magnette (PS) à Charleroi, ou Maxime Prévot (cdH) à Namur.

Une information à lire sur notre nouvelle plateforme digitale.

 

Publifin: Parmentier quittera le mayorat avant terme, le PS Huy-Waremme réattribue les mandats

Belga

Claude Parmentier, l’ex-chef de cabinet adjoint du ministre Paul Furlan, qui avait démissionné la semaine dernière en raison du montant jugé excessif de ses rémunérations comme administrateur à titre privé de Nethys (Publifin), abandonnera son mandat de bourgmestre de Wanze en septembre, un an plus tôt que prévu.

Belga

Il s’agit d’une information de L’Avenir.

M. Parmentier (PS) avait déjà annoncé en 2012 qu’il se présentait aux électeurs pour son dernier mandat. Il aura 65 ans en septembre prochain et compte désormais abandonner le mayorat à ce moment-là, soit un an avant les élections communales. Il aurait pris cette décision avant l’éclatement du scandale Publifin, précise L’Avenir.

Claude Parmentier a aussi confirmé avoir pris les dispositions pour officialiser sa démission de ses mandats d’administrateur de Publifin, Nethys, et des structures associées, ainsi que de la Société wallonne du Logement.

La commune de Wanze est aussi celle du ministre wallon du Budget Christophe Lacroix (PS), qui y est échevin empêché.

Mandats redistribués

Par ailleurs, le président de la Fédération PS de Huy-Waremme, Marc Foccroulle, a annoncé que les mandats attribués par la Fédération seraient «redistribués».Il a exigé de tous les affiliés élus et non-élus la liste de tous leurs mandats, même s’ils n’ont pas été attribués par la Fédération. «À l’issue de cet inventaire, tous les mandats attribués par la Fédération seront réattribués en fonction de la disponibilité et de l’implication des personnes qui les assument aujourd’hui», selon un communiqué.

«Le dossier Publifin aura permis de mettre en lumière que certains procédés, même s’ils s’inscrivent dans la légalité, posent question sur le plan éthique et bafouent les principes de solidarité et de transparence auxquels nous nous sommes tous engagés en tant que militants socialistes».

La Fédération du PS de Huy-Waremme adaptera également ses règles de fonctionnement au regard des décisions prises par le bureau du parti lundi matin.

 

Claude Parmentier refuse toujours de faire le moindre commentaire sur l'affaire Publifin (Vidéos)

A.BT

Claude Parmentier est au cœur de l’affaire Publifin. Depuis que le Vif a révélé que le Wanzois avait touché 153.000 euros brut en tant qu’administrateur de Nethys SA, il a démissionné de son poste de chef de cabinet adjoint du ministre Furlan, mais également de tous ses mandats liés à Publifin, Nethys et structures associées ainsi que de la Société Wallonne du Logement. Reste son poste de bourgmestre, que le Collège ne remet pas en cause.


Le bourgmestre a refusé de commenter l’affaire Publifin.

Capture d’écran

Le bourgmestre a refusé de commenter l’affaire Publifin.

Lundi soir, un conseil communal se déroulait à Wanze. Nous avons voulu profiter de l’occasion pour obtenir une interview de Claude Parmentier, désespérément muet depuis l’éclatement de l’affaire Publifin. Raté. « Vous n’aurez aucun commentaire » s’est-il borné à déclarer. Dans ses discours liés à la mise à l’honneur du conseil communal des enfants et du personnel retraité, Claude Parmentier n’a fait aucune allusion à l’affaire. Il a présidé la séance comme si rien ne s’était passé : visiblement, il reste bien le patron de sa commune de Wanze.

 Les membres du Collège, interrogés à l’issue de la réception, ont été un brin plus loquaces. Lorsque nous avons demandé à Jean-François Hazette s’il avait été surpris et choqué par les rémunérations attribuées à Claude Parmentier, il a eu une réponse étonnante.

 

 

Publié le Mardi 24 Janvier 2017 à 10h27

Affaire Publifin: les députés-bourgmestres du PS vont devoir passer à la caisse

Rédaction en ligne

Vingt-et-une nouvelles règles pour renforcer la gouvernance et l’éthique en Wallonie et à Bruxelles. Pressé par le scandale Publifin, le PS a frappé fort, à commencer par ses propres mandataires qui se voient imposer une règle qui risque de faire grincer les dents de plus d’un camarade...

Le patron du PS a rendu hommage, lundi matin, au Bureau du parti, aux militants.

Le patron du PS a rendu hommage, lundi matin, au Bureau du parti, aux militants.

Sur les 21 mesures, deux concernent uniquement les mandataires du PS. Elles entreront en vigueur lorsqu’elles auront été votées à un prochain Congrès (la date n’est pas encore fixée, mais on imaginerait mal que cela tarde).

 

Voici celle qui va faire le plus de bruit : «  à l’avenir, le montant des revenus de tout mandataire socialiste issus de ses mandats publics (soumis par la loi à la limitation de 150% de l’indemnité parlementaire) ne pourra dépasser l’indemnité parlementaire fédérale  ». ce qui signifie donc que les 150 % deviennent 100 % ou 33 % de baisse du train de vie (confortable, admettons-le).

 

Le directeur de cabinet de Maxime Prévot démissionne de plusieurs mandats rémunérés

 Philippe Buelen, le directeur de cabinet du vice-président du gouvernement wallon Maxime Prévot (cdH), a démissionné de la plupart de ses mandats rémunérés. L’intéressé dénonce un «bashing» ambiant à la suite du scandale Publifin.

 

 

M. Buelen reste nommé à la Sogepa (bras financier de la Région wallonne pour la santé des entreprises) et détaché auprès du cabinet du ministre Prévot, ainsi qu’administrateur du groupe privé Circus, à titre bénévole. Il a «demandé ce week-end à son ministre» d’être déchargé de ses mandats auprès de la Sofico (bras financier de la Région wallonne pour les grands chantiers), de la SRIW Immobilier, de la Sowalfin (financement des PME) et de New Win, filiale du groupe Nethys (Publifin), selon L’Echo.

«On faisait des amalgames et on mettait l’intégrité de Philippe Buelen en cause (...) pour essayer de me nuire», a dénoncé M. Prévot, rappelant que tous ces mandats étaient publiés.

Selon L’Echo, M. Buelen gagnait 1.200 euros par an à la Sofico, 25.000 euros à la Sowalfin, 5.000 euros à la SRIW et 12.000 euros chez New Win, ainsi que 25.000 euros chez Circus.

A la Sogepa, il gagnerait 306.000 euros par an. L’intéressé ne confirme pas ce montant qui, dit-il, relève de sa vie privée. Il demande «qu’on arrête ce bashing, qu’on nous laisse travailler».

 

 

Publifin: les versements du PS "gelés" par la Croix-Rouge

Belga Publié le mardi 24 janvier 2017 à 13h44 - Mis à jour le mardi 24 janvier 2017 à 13h45

La Croix-Rouge de Belgique a décidé de geler les fonds reversés par le PS à la suite de l'affaire Publifin, réagit mardi l'organisation dans un communiqué. 

Lundi, le Vif avait révélé qu'à la demande du président du parti Elio Di Rupo, les fonds rétrocédés au boulevard de l'Empereur par les membres des comités de secteur de Publifin avaient été reversés à la Croix-Rouge. Le montant total de ces versements est au minimum de 100.000 euros, selon une estimation du magazine.

Alors qu'une information judiciaire est ouverte au parquet général de Liège, notamment pour suspicion d'abus de biens sociaux au détriment de l'intercommunale Publifin, le président du Parti socialiste a donné ordre aux fédérations concernées par le scandale (Huy-Waremme, Liège et Verviers) de reverser les montants indûment perçus par ces dernières à la Croix-Rouge, affirmait lundi le Vif sur son site internet.

Les mandataires PS sont tenus de rétrocéder à la fédération dont ils dépendent "une contribution financière au moins égale à 10% de la rémunération brute ou du total brut des jetons de présence perçus". Les 13 mandataires socialistes concernés ont touché, ensemble, un peu plus d'un million d'euros brut, selon le Vif, qui estime donc à au moins 100.000 euros le montant que devrait percevoir la Croix-Rouge.

Plusieurs dizaines de milliers d'euros ont déjà été versés, précise le magazine, qui rappelle que l'entité lésée, Publifin, est entre les mains de la Province de Liège (61,1%), 75 communes wallonnes et une flamande (38,4%) et la Région wallonne (0,4%).

La Croix-Rouge de Belgique, "en regard de son éthique", a décidé de geler les fonds "tant qu'elle n'aura pas plus d'informations sur les dons liés à la problématique Publifin". Si ceux-ci peuvent être acceptés, ils seront affectés à son plan hivernal, précise l'organisation.

 

Fadila Laanan accusée de mettre à mal la fonction publique

J. Th. Publié le mardi 24 janvier 2017 à 10h23 - Mis à jour le mardi 24 janvier 2017 à 11h48

La secrétaire d’État bruxelloise de la Fonction publique se voit notamment reprocher l’absence de vision à long terme.

"La réforme de l’administration régionale avec la création inconsidérée d’organismes régionaux, l’absence de vision à long terme par rapport à la fonction publique, ainsi que l’absence de communication sur les stratégies adoptées par le gouvernement pose problème. Les conséquences sont désastreuses ! Les travailleurs sont pressés comme des citrons, démotivés et, certains, dont les plus jeunes démissionnent", ont fait savoir lundi les trois syndicats représentant les fonctionnaires bruxellois, peu après avoir claqué la porte des négociations avec la secrétaire d’État bruxelloise de la Fonction publique Fadila Laanan (PS). La socialiste est accusée de mener une réforme de l’administration sans concertation, sans logique économique et pouvant porter atteinte au système démocratique.

"Contrairement à ce qu’affirme Fadila Laanan et malgré les propositions d’amélioration du statut, le personnel se sent manipulé et abandonné. Les conséquences financières pour le citoyen seront indéniables : multiplication des bâtiments administratifs, des supports logistiques et des coûts en management", ont insisté les syndicats. La confiance est désormais mise à mal entre le gouvernement et les syndicats, constatent ces derniers.

Comme la DH le rapportait dès le mois de septembre, des pans entiers de l’administration régionale devaient être déplacés, la fiscalité et l’urbanisme passant sous la bannière d’OIP (organismes d'intérêt public). Du côté des députés de l’opposition, mais aussi de partenaires de la majorité (PS-Défi-CDH), certains n’avaient pas caché leur crainte d’une diminution du contrôle parlementaire et d’une réduction de la responsabilité des ministres de tutelle. Interrogé sur la question par l’opposition en octobre dernier, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) s’était alors montré très vague.

Depuis lors, le gouvernement a préféré opter pour la création de ministères pour les services fiscalité et l’urbanisme en lieu et place des OIP d’abord prévus. Reste que la mise en place en place de ces ministères reste opaque et que d’autres structures, notamment la future agence d’aide aux entreprises, doivent toujours voir le jour. Voilà des mois que les syndicats tentent d’obtenir des réponses auprès de la secrétaire d’État. Ce lundi matin, c’est quand la socialiste leur a affirmé ne jamais avoir entendu parler d’un possible malaise des fonctionnaires bruxellois que les syndicats ont décidé de quitter la table des négociations.

Constatant un problème de confiance avec la secrétaire d’État, les représentants syndicaux demandent à rencontrer le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) afin d’obtenir des garanties sur la vision d’une réelle politique régionale en matière de fonction publique.

Le gouvernement bruxellois assure être à l’écoute des organisations syndicales

Alors que les organisations syndicales ne cachent plus, depuis des mois, leurs inquiétudes face au projet de réforme de la fonction publique, le cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a pourtant réagi en affirmant apprendre avec étonnement le coup de colère des syndicats de ce lundi. 

"Si les nouvelles compétences héritées de la Sixième réforme de l’État ont obligé le gouvernement bruxellois à anticiper les changements structurels à venir, ceux-ci ont été mis en œuvre en tenant compte de tous les travailleurs de l’administration régionale. La décision de créer des ministères dédiés à l’urbanisme et à la fiscalité en lieu et place d’organismes d’intérêt public démontre de l’écoute des membres du gouvernement", ont notamment indiqué, via un communiqué de presse, le ministre-président et la secrétaire d’État bruxelloise de la Fonction publique Fadila Laanan (PS).

 

 

Publié le Lundi 23 Janvier 2017 à 21h47

Robert Joly, président de la fédération PS Namur, demande à Elio Di Rupo de laisser sa place aux jeunes

Rédaction en ligne

Ce lundi soir, la fédération du PS Namur présentait ses voeux à ses militants. Son président Robert Joly a frappé très fort en interpellant Elio Di Rupo, président du parti.

Robert Joly a ainsi appelé Elio Di Rupo a "laisser place aux jeunes" et à se "remettre en question", explique la RTBF sur son site.

Dans cette saillie qui risque de faire beaucoup parler d’elle ce mardi au Boulevard de l’Empereur (et ailleurs), on voit sans problème, en toile de fond, les suites de l’affaire Publifin.

Samedi matin, lors des mêmes voeux façon liégeoise, Elio Di Rupo avait annoncé qu'une batterie de mesures légales serait discutée lundi à l'occasion du bureau de parti afin de rémunérer de façon juste les mandataires.

 

Quatre des cinq membres de la Commission de vigilance du PS liégeois impliqués dans Publifin

Rédaction en ligne Publié le lundi 23 janvier 2017 à 16h53 - Mis à jour le lundi 23 janvier 2017 à 17h34

Selon les révélations du Soir, quatre des cinq membres de la Commission de vigilance du PS liégeois sont impliqués dans l'affaire Publifin. 

 
Le quotidien cite les noms de Bénédicte Bayer (directrice-générale de Publifin), de Philippe Naelten (CEO de NeWin, une des filiales de Nethys), de Josette Michaux (administratrice de Nethys et de Publifin) et de Jean-Dominique Franchimont qui est par ailleurs président de la commission. 
 
Les quatre personnes citées ont démissionné aujourd'hui.

 

 

Publifin: MR et Ecolo déposent une motion de méfiance contre M. Furlan, réclamant sa démission

 

Belga Publié le lundi 23 janvier 2017 à 14h41 - Mis à jour le lundi 23 janvier 2017 à 16h07

 

 

Les chefs de groupe MR et Ecolo au parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet et Stéphane Hazée, ont déposé lundi après-midi au greffe du parlement wallon une motion de méfiance réclamant la démission du ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS), sans remplacement, et la répartition de ses compétences entre les autres ministres de l'équipe Magnette, à la suite du scandale de l'intercommunale Publifin. Cette motion, signée par huit députés, ne pourra être soumise au vote qu'à l'expiration d'un délai de quarante-huit heures. Il s'agirait d'une première dans l'histoire parlementaire wallonne.

 

Dans l'état actuel des choses, le texte, qui entraînerait la démission du ministre PS s'il était adopté à la majorité simple, n'a toutefois aucune possibilité de passer, le PS et le cdH n'ayant pas retiré leur confiance en M. Furlan.

 

Initialement, Ecolo souhaitait réclamer la désignation d'un ministre indépendant des partis politiques à la place du Thudinien. Le terrain d'entente trouvé avec le MR consiste à demander la suppression d'un poste ministériel au gouvernement, qui serait ainsi réduit de huit à sept membres.

 

Dans la motion, MR et Ecolo énumèrent les reproches adressés au ministre et au gouvernement: la cellule de contrôle des mandats de l'administration wallonne, placée sous l'autorité de M. Furlan, "a manifestement et structurellement failli dans l'exercice de sa mission", l'ex-chef de cabinet adjoint de M. Furlan, Claude Parmentier, était "en situation de conflit d'intérêts manifeste" avant sa démission, le gouvernement a bloqué plusieurs réformes qui auraient permis d'éviter le développement des pratiques dénoncées chez Publifin (création d'une commission de déontologie et d'éthique, cadastre des mandats et rémunérations publiques, désignation de commissaires du gouvernement, application du droit wallon sur les intercommunales inter-régionales), etc.

 

Pierre-Yves Jeholet et Stéphane Hazée font de la démission de Paul Furlan et de la clarification des responsabilités un préalable pour discuter avec la majorité de réformes de gouvernance. PS et cdH avaient invité l'opposition à une réunion pour entendre les propositions de réformes, mais "cette réunion n'a pas de sens" tant que la lumière n'est pas faite sur la "nébuleuse Publifin" et que les responsabilités politiques ne sont pas établies, estime M. Hazée. "C'est trop facile pour le gouvernement de fuir ses responsabilités", embraie M. Jeholet, pour qui M. Furlan aurait dû "faire le ménage" plus tôt et contrôler Publifin.

Le réformateur ne se dit pas opposé à une autre proposition Ecolo, visant la création d'une commission d'enquête parlementaire, que le PS et lecdH ne jugent en revanche pas utile, préférant l'outil des réformes.

 

Scandale Publifin: Moreau devrait démissionner d'initiative de son poste de bourgmestre d'Ans

La rédaction

Avec le scandale des rémunérations pour des réunions bidons au sein des comités de secteur de l’intercommunale liégeoise Publifin, le PS va édicter de nouvelles règles qui vont obliger le puissant bourgmestre d’Ans, Stéphane Moreau, à choisir entre son poste de CEO de Nethys (filiale opérationnelle de Publifin) et le mayorat qu’il occupe depuis 2011, après avoir renversé son père spirituel, feu Michel Daerden.

 

Photonews

Ce lundi le Parti socialiste va avancer une batterie de mesures pour plus de transparence et d’éthique au sein des structures publiques. La principale étant la suivante : l’extension des règles d’incompatibilité entre le mandat de bourgmestre ou d’échevin et celle de directeur d’une structure publique, en ce compris ses filiales même si elles ont revêtu la forme d’une société privée.

 

Publifin: Claude Parmentier officialise sa démission de tous ses mandats d'administrateur

Belga

Claude Parmentier, l’ancien chef de cabinet adjoint du ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan, a annoncé lundi par voie de communiqué avoir pris les dispositions nécessaires pour officialiser sa démission de tous ses mandats d’administrateur, décidée, selon lui, vendredi dernier.

Photonews

«J’ai donc ce jour pris les dispositions pour officialiser ces démissions à Publifin, Nethys et aux structures associées. J’ai aussi remis ma démission à la Société wallonne du Logement», a indiqué Claude Parmentier, précisant qu’il ne ferait aucun autre commentaire.

M. Parmentier a cependant dit espérer, «comme les administrateurs indépendants de Nethys, qu’il n’y aura pas de conséquences négatives sur l’avenir du groupe industriel, conséquences qui seraient dommageables pour l’économie de la Wallonie et en particulier, de la Région liégeoise, mais aussi pour les 2.900 travailleurs du groupe».

 

 

Publié le Lundi 23 Janvier 2017 à 12h17

Actualité > Belgique

Scandale Publifin: Ecolo dénonce "l'enfumage du PS et du cdH" et maintient sa demande de commission d'enquête

Belga

Choqué par le scandale Publifin, Ecolo regrette "l’enfumage du PS et du cdH". Selon Ecolo, réuni en bureau de parti ce matin, la coalition PS-cdH ne prend "pas la mesure de l’ampleur du désastre". Les Verts veulent mettre en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur toute cette affaire.


Zakia Khattabi.

Photonews

Zakia Khattabi.

Le bureau politique d’Ecolo a regretté lundi matin que la coalition PS-cdH ne prenne, selon lui, «toujours pas la mesure de l’ampleur du désastre Publifin en rejetant sans aucune justification valable la proposition des Verts de mettre en place une commission d’enquête qu’ils déposeront en toute hypothèse».

«La coalition PS-CDH évite de se pencher sur le coeur des problèmes et fait de la sorte peser à son égard de lourds soupçons. Alors que chaque jour apporte son lot de nouvelles révélations, il importe avant toute chose de faire la lumière sur ces pratiques et sur leur étendue», ont déclaré les co-présidents d’Ecolo, Patrick Dupriez et Zakia Khattabi, à l’issue de la réunion.

Sans attendre, Ecolo a invité par ailleurs le gouvernement wallon à faire la plus grande transparence sur la composition de ses cabinets afin de s’assurer qu’il n’existe pas d’autre conflit d’intérêts.

Pour les Verts, le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan n’a plus la légitimité nécessaire pour faire toute la lumière sur le scandale Publifin et mettre en œuvre les importantes réformes nécessaires. «Si PS et CDH continuent à refuser d’assumer leur responsabilité politique, une motion de défiance sera déposée lundi», ont ajouté les écologistes, à l’issue de la réunion de leur bureau politique.

Pour eux, une fois ces deux étapes franchies, il conviendra «évidemment, d’initier un vaste plan de réformes profondes de la gouvernance publique. A cet égard, Ecolo formulera prochainement de nouvelles propositions, notamment à partir de ce qui est sur la table depuis des années».

«Mais avant d’avancer dans cette voie, PS et cdH seraient plus crédibles en mettant tout d’abord en œuvre les réformes déjà adoptées à l’initiative des écologistes sous la précédente législature, et qui ont été torpillées par le gouvernement wallon», ont conclu les co-présidents d’Ecolo.

 

Tout le monde n’a pas encore compris au PS

vendredi 20 janvier 2017 12h10 - Albert JALLET - L'Avenir

Paul Furlan, Ministre wallon des Pouvoirs locaux et de la Ville, peut compter sur une fan un peu encombrante. Pas n’importe qui: la présidente du conseil provincial du Hainaut. Charlyne Moretti a battu le rappel des troupes pour le soutenir lors d’un «sondage» électronique mais a aussi expliqué comment contourner le système pour voter autant de fois qu’on veut. Tout le monde n’a pas compris ce qui se passait, visiblement.
Paul Furlan, Ministre wallon des Pouvoirs locaux et de la Ville, peut compter sur une fan un peu encombrante. Pas n’importe qui: la présidente du conseil provincial du Hainaut. Charlyne Moretti a battu le rappel des troupes pour le soutenir lors d’un «sondage» électronique mais a aussi expliqué comment contourner le système pour voter autant de fois qu’on veut. Tout le monde n’a pas compris ce qui se passait, visiblement.-ÉdA

Elle est présidente PS du conseil provincial du Hainaut. Pour soutenir Paul Furlan dans une question du jour de La Libre, elle bat le rappel des troupes mais aussi leur explique comment contourner techniquement le système pour voter autant de fois qu’on veut. Visiblement, tout le monde n’a pas encore tout compris au parti socialiste.

«En supprimant l’historique et en recliquant… on peut voter autant de fois qu’on veut.»: c’est clair, Charlyne Moretti n’a pas tout compris à ce qui se passe au PS. Elle propose à ses aficionados de contourner un système de vote par internet pour soutenir son ministre Paul Furlan. Explication.

Hier, notre confrère La Libre lançait sa question du jour: «Paul Furlan doit-il démissionner?» A ce moment, la tempête secouait, déjà, le landerneau politique wallon mais plus spécifiquement le cabinet de Paul Furlan, ministre wallon des Pouvoirs locaux, emberlificoté qu’il était avec son chef de cabinet adjoint, membre du conseil d’administration de Nethys. Bref, la question était posée.

Soutenir le camarade

C’est là qu’intervient Charlyne Moretti qui n’est autre que la présidente socialiste du conseil provincial du Hainaut. Mme Moretti est aussi secrétaire fédérale (Thuin), membre et secrétaire de la Commission fédérale de vigilance (Thuin). Face à la question posée par la La Libre, son sang n’a fait qu’un tour et via les réseaux sociaux a battu le rappel des troupes pour que celles-ci se mobilisent pour soutenir le camarade: «Afin de soutenir notre ami Paul Furlan pouvez-vous de toute urgence remplir l’enquête… Un petit clic pour un grand homme.» Histoire de booster le score.

Contourner le système

Par contre, là où ça devient gênant, c’est lorsque cette même personne glisse en fin de message la façon de contourner le système de vote pour pouvoir voter «autant de fois qu’on veut» Là, ce n’est plus sport du tout. C’est même contourner un système pour arriver à ses fins. On a déjà entendu parler de ça quelque part… Ici, ce n’est qu’une «sorte de sondage» mais c’est quand même révélateur d’un état d’esprit. Dans l’affaire «Publifin» qui secoue le monde politique wallon et le PS actuellement, ce n’est pas autre chose: contourner un système pour en profiter. Alors que les cadors du parti tentent de redresser la barque, certaines ouailles semblent n’avoir pas encore compris. Même à une toute petite échelle, ça fait tache. Il reste du boulot.

Relativiser ces coups de sonde

Autre réflexion que cet incident met en lumière: les questions posées sur les sites, comme le signale le quotidien, ne sont pas des sondages puisque cela ne repose sur aucune base scientifique, dont celui d’un échantillonnage représentatif. C’est donc un coup de sonde qui n’est jamais à l’abri de groupes d’influence qui peuvent s’emparer d’un thème pour le soutenir ou le démolir. Ici, visiblement, Mme Moretti n’a visiblement pas un réseau assez influent et son ministre a été démissionné par les votants.

 

Les députés refusent qu'on leur retire l'alcool servi gratuitement et toute la journée à la Chambre

BELGA Publié le vendredi 20 janvier 2017 à 15h31 - Mis à jour le samedi 21 janvier 2017 à 16h19

Politique belge

La commission déontologique du parlement fédéral demande que la buvette des parlementaires ne serve plus de l'alcool gratuitement, rapportent vendredi "Het Nieuwsblad", "De Standaard" et "Het Belang van Limburg". 

Les députés n'y seraient toutefois pas favorables. L'avis a été rendu après l'incident provoqué par les commentaires du député Luk Van Biesen (Open Vld) à l'encontre de sa collègue Meryame Kitir (sp.a). Le président, Siegfried Bracke, avait demandé à la commission de se pencher sur la possibilités d'instaurer des sanctions à la suite de propos déplacés, irrespectueux ou discourtois.

La commission pointe la consommation d'alcool comme l'une des causes possibles et propose des règles strictes, notamment l'interdiction de servir gratuitement de l'alcool, comme c'est le cas actuellement avec de la bière ou du vin, explique le président de cette commission, Danny Pieters (N-VA).

Selon M. Bracke, le parlement ne suit pas la commission sur ce point. L'alcool n'a rien à voir avec l'incident du mois de septembre, a fait remarquer le président de la Chambre. Les chefs de groupe interrogés estiment également que le problème invoqué d'alcool à la Chambre est "inexistant".

 

Publié le Samedi 21 Janvier 2017 à 14h14

Régions > Liège > Actualité

Le très controversé Claude Parmentier (PS) démissionne aussi du CA de Nethys et d'Ogeo Fund

G.G.

C’est Sudpresse qui le révèle sur ses nouvelles éditions digitales liege.lameuse.be  : Claude Parmentier va quitter le navire. L’intéressé démissionne de son poste d’administrateur chez Nethys, quelques jours à peine après avoir quitté le cabinet du ministre Furlan dont il était chef de cabinet adjoint.

 

> Tous nos articles sur Publifin, pour mieux comprendre ce scandale

Claude Parmentier était dans l’œil du cyclone suite à l’éclatement de l’affaire Publifin. Chef de cabinet adjoint du ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS), l’intéressé, par ailleurs bourgmestre de Wanze, était également administrateur au sein de l’intercommunale Publifin, mais aussi dans Nethys, structure opérationnelle de ladite interco.

 

Bruxelles: Le parti Islam n’arrive pas à recruter des candidats

Julien Thomas Publié le vendredi 20 janvier 2017 à 12h21 - Mis à jour le samedi 21 janvier 2017 à 16h25

Quatre ans après avoir faire élire deux conseillers communaux dans la capitale, le parti peine à recruter d’autres candidats.

"C’est un parti avec beaucoup d’amateurisme. Ils n’ont pas de moyens, de locaux et de programme. En fait, n’importe quelle personne qu’Islam va tenter d’approcher va réfléchir. Ils ne sont pas sérieux. Rien que leur nom pose problème. Beaucoup de musulmans n’apprécient pas qu’ils aient choisi de nommer ainsi leur parti" , insiste Ibrahim R., animateur de 1210 SJTN, un blog couvrant l’actualité tennoodoise, évoquant le parti Islam qui lui a proposé d’être leur candidat aux prochaines élections communales de 2018 à Saint-Josse. L’immédiate fin de non-recevoir opposée par ce blogueur influent du nord de la capitale résume en fait très bien l’impossibilité actuelle du parti à recruter des nouveaux candidats.

Lors des élections communales de 2012, Islam avait créé la sensation en faisant élire deux conseillers communaux dans la capitale: Lhoucine Aït Jeddig à Molenbeek et Redouane Ahrouch à Anderlecht. Si une troisième liste avait été présentée à Bruxelles-ville, son candidat avait échoué à s’y faire élire. Dans la foulée, le parti annonçait sa volonté de présenter des listes dans les 19 communes lors des élections. Quatre ans plus tard, la certitude de déposer une liste électorale n’existe que pour quatre communes : Bruxelles-ville, Anderlecht, Molenbeek et Jette. Les trois têtes de liste de 2012 seront d’ailleurs reconduites en 2018, tandis que le flou règne autour la liste jettoise.

"On est en contact avec de nombreuses personnes et on y travaille. On pense à des personnes à Forest, Ixelles ou encore Auderghem. Nous sommes encore à 18 mois des élections. Reposez-moi la question dans 15 mois et vous verrez alors !", explique Abdelhay Bakkali Tahiri, président du parti et tête de liste à Bruxelles-ville en 2012. "L’objectif est au moins d’avoir des sections dans les 19 communes. On veut que la colère d’une partie de la population maghrébine ne se traduise pas dans la rue, mais dans le jeu politique", explique le jettois Brahim Datoussaid, transfuge du PS en juin dernier.

Reste que le petit parti est bien en peine de donner les noms de personnes ayant rejoint ses rangs. Malgré leurs multiples tentatives sur Saint-Josse, Islam n’est pas parvenu à recruter un… membre ! "On est contact avec Rachid Zegzaoui (NDLR : ancien d’Ecolo, du PJM et d’Égalité). On attend sa réponse", assure Abdelhay Bakkali Tahiri. Une affirmation aussitôt démentie par le principal intéressé. "Je n’ai jamais entendu parler d’eux, ni été en contact avec eux. Et j’aurais tout de suite dit non", s’étonne le Tennoodois.

Pour le chercheur indépendant Pierre-Yves Lambert, l’attrait du parti Islam auprès des musulmans de la capitale est inversement proportionnel à la couverture médiatique que lui a procuré son nom. "Ils essaient, depuis toujours, d’intoxiquer les gens, les médias pour faire croire qu’ils sont plus gros qu’ils ne le sont. Ils racontent un peu n’importe quoi en lâchant des noms de personnes qu’ils ne contactent même pas. Finalement, depuis 1999, il s’agit toujours de la même dizaine de personnes", explique cet observateur de longue date des petits partis musulmans en Région bruxelloise.

Un succès très limité à Molenbeek

Malgré le nombre très important d’habitants de confession musulmane dans la commune de Molenbeek, le parti Islam peut actuellement compter sur une liste composée de seulement trois candidats. "Il y aurait une femme et deux hommes. Quelle femme ? Je ne préfère pas le dire, car les femmes qui nous rejoignent apprécient la discrétion", explique Abdelhay Bakkali Tahiri, qui préside le parti Islam. Malgré son nom, le groupuscule est loin de recueillir un soutien franc et massif de la part des représentants du culte musulman dans la commune. "Ils ont un programme sans aucun fondement et qui n’est pas démocratique. Je ne les entends pas de toute façon. Ce parti fait plutôt un flop", assure Redouane Adahchour, le président de l’association des mosquées de Molenbeek.

"Il existe une niche électorale"

Selon Corinne Torrekens (Docteure en sciences sociales et politiques, spécialisée dans les questions liées à l’islam), il reste une niche électorale pour des revendications très concrètes telles que le port du voile.

1) Comment expliquer le manque d’attrait d’Islam ?

“Il ne faut pas oublier une chose, c’est que le noyau du parti est composé de Chiites. C’est après leur élection que ses membres ne l’ont plus caché, se rendant en Iran à l’invitation d’une fondation de Téhéran. La majorité des musulmans sont sunnites et cela peut poser un obstacle. Il y a aussi le passage avec Laurent Louis qui a montré un manque de professionnalisme. Leurs déclarations sur l’instauration de la Charia, qui n’était d’ailleurs pas dans leur programme, ont pu jouer un rôle.”

2) Comment cela ?

“Il y a une différence entre des revendications sur le halal dans les cantines ou le port du voile, qui relèvent de la liberté religieuse, et l’instauration de la Charia qui signifie l’instauration d’un nouveau cadre juridique.”

3° Les partis focalisés sur l’Islam, c’est fini ?

“Il faudra déjà voir avec Islam comment cela va évoluer avant les élections. De manière générale, je pense qu’il existe une niche électorale pour des revendications très concrètes et pragmatiques telles que le port du voile ou le halal dans les cantines par exemple.”

 

Les administrateurs liégeois cdH de Publifin et Nethys présentent leur démission

 BELGA Publié le samedi 21 janvier 2017 à 07h13 - Mis à jour le samedi 21 janvier 2017 à 09h43

 

 

Les administrateurs liégeois cdH siégeant au sein des conseils d'administration de l'intercommunale Publifin et de sa filiale Nethys ont présenté leur démission des mandats qu'ils exerçaient au sein de ces sociétés, a fait savoir le porte-parole de la vice-présidente du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Alda Greoli (cdH). 

 

Cette décision a été prise en concertation avec les instances du parti et la ministre Greoli "dans l'intérêt général", stipule le communiqué de presse transmis à l'agence Belga. 

 

L'intercommunale Publifin est dans l'oeil du cyclone depuis la révélation en décembre des montants faramineux des rémunérations encaissés par des élus locaux pour des prestations faibles, voire inexistantes, dans des organes consultatifs du holding public.

 

Mardi, Dominique Drion, conseiller provincial et patron du cdH liégeois, avait annoncé sa démission du poste de vice-président de Nethys. Le lendemain, Didier Hamers, administrateur et vice-président cdH, avait également indiqué renoncer à tous ses mandats au sein de Publifin.

 

Le PTB de Charleroi recrute dans la salle d'attente de la maison médicale, à Marcinelle

Loïc Dévière

Ces dernières semaines, le PTB s’est retrouvé englué dans une polémique autour d’un éventuel prosélytisme dans ses maisons médicales de médecine pour le peuple. On a voulu savoir comment cela se passe dans celle de Marcinelle où officie Sofie Merckx, conseillère communale et médecin. Plongée au cœur de cet établissement !


Sofie Merckx se défend bec et ongle dans les différents dossiers.

CHRISTOPHE VANDERCAM

Sofie Merckx se défend bec et ongle dans les différents dossiers.

En arrivant sur place, on croise deux patients sur le parking. Ils sortent chacun d’une consultation avec Sofie Merckx. «  Non, je ne discute jamais de politique avec elle. Je sais bien sûr qu’elle est membre du PTB, mais je possède la carte d’un autre parti  », lance un homme d’une cinquantaine d’années. Une autre jeune femme va dans le même sens… «  Moi, je ne suis pas l’actualité politique, loin de là même !  »

Bref, les patients n’ont pas l’air matraqués par les slogans dans ce lieu. Pourtant, dans la salle d’attente, difficile de passer à côté de la philosophie de l’endroit. Sur un petit présentoir, on retrouve la carte de… conseillère communale PTB de Sofie Merckx. Un autre fascicule indique comment devenir membre du parti, un QR code à scanner avec son smartphone y étant même disponible pour que cela se fasse au plus vite.

La présence de telles « publicités », dans un lieu où on se rend pour simplement recevoir des soins médicaux, peut interpeller.

 

Publifin: l'opposition MR réclame la démission du ministre Paul Furlan

Belga Publié le samedi 14 janvier 2017 à 15h27 - Mis à jour le samedi 14 janvier 2017 à 15h46

L'opposition MR a réclamé samedi la démission du ministre wallon des Pouvoirs locaux pour les propos qu'il a tenus vendredi dans la presse au sujet du scandale des rémunérations des membres des comités d'avis de Publifin.

 

Dans les pages de l'Avenir, le chef de l'opposition au Parlement de Wallonie, Pierre-Yves Jeholet (MR), affirme que le ministre Furlan (PS), qui promet d'être "intransigeant" dans la présente affaire, a depuis les huit années qu'il est en fonction pourtant toujours refusé tout cadastre des mandats pour tous les organismes publics de la Région wallonne. 

Pour M. Jeholet, le ministre fait ainsi preuve d'hypocrisie. "Il est quand même extraordinaire d'imaginer que le ministre qui a validé en juin 2015 le report de deux ans du décret permettant à Publifin et ORES d'échapper au contrôle de la tutelle dise aujourd'hui qu'il ne savait rien de ce dossier", dénonce le député. Vendredi, M. Furlan affichait dans l'Avenir sa "colère" face à ce dossier pour lequel "il a été roulé dans la farine", disait-il. Des affirmations qui, selon le MR, ne tiennent pas la route, le chef de cabinet adjoint du ministre, Claude Carpentier, étant lui-même administrateur de Publifin. La polémique devrait à nouveau être évoquée mercredi au Parlement wallon, où les réformateurs comptent bien réclamer la démission du ministre si celui-ci réitère les propos tenus vendredi dans la presse.

 

Le bourgmestre d’Ath Marc Duvivier renvoyé devant la justice

B.D. Publié le samedi 14 janvier 2017 à 12h50 - Mis à jour le samedi 14 janvier 2017 à 12h54

Inculpé depuis 2008 pour des irrégularités dans la gestion communale, l’ex-secrétaire comparaîtra ce mardi devant la chambre du conseil.

Dans le cadre de la procédure judiciaire qui a conduit en 2008 à son inculpation pour des irrégularités dans la gestion de sa ville à l’époque où il exerçait les fonctions de secrétaire communal, le bourgmestre d’Ath Marc Duvivier (PS) comparaîtra ce mardi devant la chambre du conseil de Tournai. 

Celle-ci décidera s’il y a lieu ou pas de renvoyer l’homme fort de la cité des Géants devant la juridiction correctionnelle. La justice tournaisienne le soupçonne de ne pas avoir respecté la législation en vigueur conditionnant l’octroi de certains marchés publics et d’avoir commis des faux en écriture relatifs à des procès-verbaux de réunions de collège et de séances du conseil communal. 

Les faits reprochés à Marc Duvivier remontent au début des années 2000 jusqu’en 2006. Bénéficiant toujours de la présomption d’innocence, le premier citoyen de la capitale du Pays Vert serait inquiété pour une trentaine de dossiers litigieux. Il est évident qu’un renvoi en correctionnelle, avec à la clé une condamnation, risquerait de compromettre l’avenir politique de Marc Duvivier, lequel entend bien briguer un second mandat de bourgmestre lors des élections de 2018.

Publifin: Claude Parmentier a reçu plus de 153.000 euros brut comme administrateur de Nethy

Rédaction en ligne

Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint du ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, a touché depuis le 28 juin 2013 plus de 153.000 euros brut, comme administrateur de Nethys SA (Voo, BeTV, L’Avenir...), la société opérationnelle de l’intercommunale Publifin, écrit lundi Le Vif. Soit 25 fois plus qu’avec ses jetons de présence chez Publifin, où il est également administrateur, souligne le magazine.

Le Vif s’est procuré une fiche fiscale reprenant les «rémunérations des dirigeants d’entreprise» d’un membre du conseil d’administration de Nethys en 2014. Le montant brut annuel atteint 43.183 euros, soit 3.599 euros brut par mois.

Le conseil d’administration de la filiale Nethys permet donc de toucher, à l’instar des comités consultatifs de Publifin, des émoluments mensuels fixes plutôt que des jetons de présence. Cependant, il s’agit ici d’une société privée, qui n’est pas tenue de respecter des plafonds légaux de rémunération au contraire des intercommunales.

D’après les informations du Vif et ses propres calculs, Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu’il a touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la moindre obligation légale d’assister aux réunions.

Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.

Selon une source du Vif, Claude Parmentier n’aurait pas été nommé chez Nethys par le PS mais par Publifin, actionnaire public de la société et exercerait ce mandat «à titre privé». Joint par téléphone par le magazine, Claude Parmentier n’a pas souhaité commenté sa rémunération mais a confirmé le caractère «privé» de ce mandat. Paul Furlan n’a pas non plus souhaité s’exprimer avant le débat qui aura lieu mercredi après-midi au Parlement wallon.

 

 

 

Les soldats belges sont à bout de souffle

Sarah Freres Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 07h10 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 07h11

Le coût humain de l’opération militaire en appui de la police fédérale est lourd.

Le 17 janvier 2015, peu après le démantèlement de la cellule de Verviers et l’attentat de Charlie Hebdo , des militaires sont déployés dans les rues du pays. L’Opération Vigilant Guardian (OVG), la plus importante mission intra-muros depuis la Seconde Guerre mondiale, est lancée.

Deux ans plus tard, la Défense en dresse un premier bilan. Résultat des courses : l’OVG a permis à l’armée de redorer son blason. En effet, il ressort d’une étude indépendante - portant sur la perception des Belges à l’égard des militaires en rue - que la mission, mal accueillie à ses débuts, est à présent jugée positivement.

Autre constat, moins reluisant cette fois : au-delà de son important coût financier (55 millions pour les neuf premiers mois de 2016, comme nous vous le révélions en décembre dernier ), le coût humain de l’OVG est lourd. En effet, cette mission est considérée comme une mission à l’étranger. Cela signifie que les militaires ne peuvent ni rentrer chez eux tant qu’ils sont déployés en OVG ni voir leurs proches même si ceux-ci habitent dans la région. Ainsi, en 2016, les militaires ont passé au moins 200 jours hors de chez eux, sans voir leur famille. En d’autres mots : pour deux ou trois semaines en mission de surveillance, ils passent deux ou trois jours à la maison.

Les soldats ne le cachent plus : ils sont à bout. "Pour ceux qui ont des enfants ou une copine, ça devient vraiment difficile. Mais c’est le job" , soufflent deux militaires, en chœur.

Une réalité que n’ignore pas le chef des opérations de l’armée, le colonel Bart Laurent, qui concède que "au niveau de la vie privée, la charge sociale pour les soldats et leur famille pèse lourd" .

Mobilisés à tour de rôle - les rotations s’effectuent toutes les deux-trois semaines, sauf pendant les grandes vacances - pour assurer notre sécurité, de nombreux exercices et entraînements ont dû être annulés. OVG empêche aussi les militaires d’acquérir de l’expérience à l’étranger.

Bref, à la Défense, l’inquiétude plane : les militaires ne sont plus assez entraînés. "Les militaires restent qualifiés mais il y a une perte d’expertise. Parce qu’ils sont souvent déployés, ils ont de moins en moins l’occasion de faire des exercices complexes. Le risque, c’est que les jeunes cadres qui sont déployés depuis deux ans n’acquièrent que cette expérience-là, qu’ils grandissent et montent en garde en ne connaissant que les patrouilles en rue" , s’alarme le colonel Bart Laurent, qui parle d ’"expérience manquée." "Et une expérience manquée est une expérience perdue. Et une expérience perdue l’est pour toujours" .

 

 

Bart Laurent Colonel et chef des opérations de l’armée "Un militaire n’a pas le choix"

1. Selon vous, la mission OVG empêche les soldats de s’entraîner. Cela dit, la menace va probablement rester au même niveau et donc, les militaires dans la rue aussi…

"Oui. Je crains que les soldats ne perdent certaines capacités que l’on ne pourra plus récupérer si la mission se poursuit. Mais tant que le gouvernement nous demande de remplir cette mission, il est de notre devoir de le faire."

2. Une solution a-t-elle toutefois été pensée ?

"La seule possibilité, c’est de revoir le calendrier des entraînements, que nous avons décidé d’allonger. En 2016, il a été plus chamboulé que d’habitude et nous avons dû supprimer plusieurs exercices de grande ampleur. Ce n’est pas vraiment idéal."

3. L’année passée, les militaires ont été plus sollicités que jamais. On pense, par exemple, à la grève des prisons. En 2017, avec la fatigue, le rythme élevé des rotations, la colère par rapport à la réforme des pensions, etc., pensez-vous qu’il soit possible qu’ils disent un jour ‘cette fois, je n’y vais plus’?

"Je ne peux pas exclure qu’ils disent non. Mais ils le doivent, qu’ils le veuillent ou non. Il n’ont pas le choix : c’est leur boulot."

 

Des victimes des attentats de Bruxelles toujours pas remboursées de leurs soins de santé

Rédaction en ligne

Comme toutes les autres victimes, Rosine et son mari John n’avaient rien demandé et pourtant un terroriste se fit exploser dans leur dos, le 22 mars dernier à la station de métro Maelbeek. John a reçu sept projectiles. Après un long combat physique, c’est désormais à l’administratif qu’ils doivent se confronter.


Rosine et John, comme d’autres victimes, peinent à être indemnisés.

D.C.

Rosine et John, comme d’autres victimes, peinent à être indemnisés.

«J’ai perdu un rein, 10 cm d’intestin et j’ai eu un pneumothorax. Je suis resté quatre mois à l’hôpital dont trois semaines plongées dans le coma. J’ai subi onze opérations et de la rééducation intensive. Seulement quatre projectiles ont pu être enlevés et je continue la rééducation deux fois par semaine», nous confie John.

Rosine a passé deux semaines en chaise roulante et elle a perdu l’ouïe de l’oreille gauche, auxquels s’ajoutent, comme pour John, toutes les séquelles psychologiques.

«Étant salariée, l’assurance de mon employeur me prend correctement en charge», nous explique-t-elle. Pour John, indépendant, la situation est plus complexe. Entre les prêts contractés, sa perte d’activité et les factures médicales qui s’accumulent, le couple vit dans le «rouge».

Ils ont pu bénéficier de l’aide d’urgence annoncée par le gouvernement peu après les attentats mais elle a rapidement été engloutie par les frais médicaux. John et Rosine devaient recevoir une seconde aide d’urgence car celle-ci a été réévaluée entre-temps. Une demande, qui après plusieurs mois, n’a toujours pas abouti.

 

Publifin: des documents accablants pour Paul Furlan

EVE1 Paul Furlan - Belga

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Incroyable ! Claude Parmentier, le chef de cabinet adjoint du ministre Paul Furlan (PS), a touché depuis 2013 plus de 153.000 euros brut en tant qu’administrateur de Nethys, la société opérationnelle de l’intercommunale Publifin. Cette information, révélée lundi soir par nos confrères du Vif-l’Express, a explosé telle une grenade dans les mains de Paul Furlan. Ce montant fou perçu par Claude Parmentier, est 25 fois élevé que les jetons de présence qu’il touche chez Publifin, où il est également administrateur !

Suite à ces révélations, Claude Parmentier a démissionné de ses fonctions au cabinet du ministre Furlan, où il dirigeait la cellule… pouvoirs locaux. Une tuile de plus pour le ministre hennuyer qui, depuis le début du scandale Publifin, fait face à une vague de critiques… Et l’opposition réclame en chœur sa démission. Le ministre sera donc nettement sur la sellette, cet après-midi, au Parlement wallon où il a promis de s’expliquer. Et pour l’heure, sa situation semble intenable.

L’incroyable ignorance

Depuis la fin décembre, Paul Furlan, ministre des Pouvoirs locaux, le crie haut et fort : il ignorait tout des rémunérations mirobolantes perçues par les mandataires qui siégeaient dans les fameux comités de secteur « bidons » de l’intercommunale Publifin.

Nouveau scandale, même refrain : «  J’ai appris ce lundi soir que Claude Parmentier touchait ces rémunérations importantes  », lançait Furlan ce lundi face aux questions des journalistes. Mais le ministre, qui a la tutelle sur les intercommunales, pouvait-il réellement ignorer ces éléments, pas forcément illégaux, mais bien peu éthiques, qui jettent à nouveau l’opprobre sur la fonction publique et politique ?

Publifin, un vieux dossier

Plusieurs éléments posent question. D’abord, si le ministre affirme qu’il ignorait tout des émoluments perçus dans les comités de secteur de Publifin, son administration était, elle, bien au courant des montants perçus. Un document le prouve (lire page de droite). Ensuite, il faut rappeler que les comités de secteurs ne sont pas une découverte récente. Leur existence avait fait l’objet de débats au Parlement wallon, lorsque la législation avait été spécialement adaptée par le gouvernement, en juillet 2015, pour qu’ils puissent subsister.

Parmentier et Furlan

Concernant Claude Parmentier, il semble fou que Paul Furlan ne se soit pas intéressé aux mandats exercés par l’un de ses principaux collaborateurs. Surtout que ce dernier n’est pas un inconnu. En 2012, le gouvernement avait décidé de lui octroyer un poste de haut fonctionnaire. Une nomination pointée du doigt par l’Inspection des finances, qui y voyait une manière de « recaser » Claude Parmentier. L’homme avait dû auparavant laisser son poste de directeur du Crac, le Centre régional d’aide aux communes, pour cause d’incompatibilité avec son mandat de bourgmestre.

Enfin, à nos confrères de l’Avenir, qui ont levé le lièvre sur la double casquette de Parmentier, Paul Furlan assurait que «  Claude ne s’occupe pas des intercommunales  ». Pour un chef de cabinet adjoint officiellement en charge des Pouvoirs locaux, cela semble possible, mais tout de même… abracadabrantesque.

Guillaume Barkhuysen, Christian Carpentier et Gaspard Grosjean

 

Publifin LE scandale politique wallon qui ne cesse d'enfler

Publifin LE scandale politique wallon qui ne cesse d'enfler
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mrjt
Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 12h24

Entre ceux qui étaient payés pour ne pas assister à des réunions ou Paul Furlan, Ministre des Pouvoirs Locaux, qui ne savait pas que son chef de cabinet adjoint avait des rémunérations scandaleuses.

Votre avis sur LE scandale politique wallon Publifin. C’est compliqué, mais depuis mi-décembre on n’en finit plus de découvrir de l’argent et des postes donnés aux amis.
Publifin est une grande intercommunale qui appartient à plus de 75 communes wallonnes et à la Province de Liège entre autre. On a donc découvert en décembre qu’une trentaine de mandataires politiques avait reçu des postes dans des comités de secteurs avec des pseudo réunions où ils n’allaient pas. Tout en touchant parfois jusqu’à 516€ brut la minute. Le dernier rebondissement en date. C’est que Publifin a une entreprise quasi privée Nethys (Voo, les éditions de l’Avenir, Be Tv). Et que dans cette société, Claude Parmentier, bourgmestre de Wanze, et surtout chef de cabinet adjoint de Paul Furlan était administrateur. Il y a touché 153.000€ en 3 ans. Et il a touché aussi comme administrateur chez Publifin.

Quel est votre avis sur LE scandale politique wallon Publifin? C'est la question que l'on vous posait ce matin dans "C'est vous qui le dites".

Les deux débateurs du jour: Demetrio Scagliola, rédacteur en chef de Sudpresse et Mathieu Ladeveze, rédacteur en chef adjoint de la Dernière Heure ont réponduà la question ce matin. Un auditeur, Alexius de Bertrix a également rejoint le débat pour donner son avis sur ce scandale politique.

 

François Gemenne en remet une couche sur Publifin et Nethys: "J'éviterai de me promener sur les parkings de Cointe..."

Rédaction en ligne

Le chercheur en sciences politiques et spécialiste des politiques migratoires de l’Université de Liège, François Gemenne, a confirmé ses précédentes déclarations à l’antenne de la RTBF et en a rajouté une couche quant à ses critiques envers l’intercommunale Publifin et sa filiale Nethys SA.

 

François Gemenne.

Sophie Kip

François Gemenne.

Interrogé en sa qualité de chercheur en sciences politiques à l’ULg par la RTBF, François Gemenne n’y est pas allé de main morte concernant la structure de l’intercommunale Publifin et sa filiale Nethys SA. L’homme a ainsi réitéré ses accusations de « système mafieux », dont la société Nethys compte se plaindre au pénal. « C’est un système qui a été mis en place par André Gilles et Stéphane Moreau pour étendre l’emprise du PS liégeois sur différents secteurs économiques et industriels liégeois. (...) Ce système fait la loi lui-même et distribue de l’argent à tout le monde pour que personne ne pose de questions. (...) Personne n'a intérêt à dénoncer le système Publifin car tout le monde en bénéficie », affirme François Gemenne. Il affirme ainsi que l’argent public délivré dans l’intercommunale Publifin « permet de couvrir les pertes » d’autres entreprises privées, comme VOO, déficitaire. « Nethys et Publifin jouent au casino avec l’argent des Liégeois », continue-t-il.

Il se veut également critique envers le ministre wallon des Pouvoirs Locaux Paul Furlan (PS), dont les paroles sont remises en cause suite à l’implication de son chef de cabinet adjoint Claude Parmentier dans les comités de secteur juteux de Publifin : « Je pense que Paul Furlan prend les gens pour des imbéciles depuis le début. (...) Il était forcément au courant, il connaît Stéphane Moreau. (...) Il doit démissionner dès cet après-midi ! »

François Gemenne s’est également permis une comparaison avec... l’assassinat d’André Cools, suite à l’annonce d’une plainte de Nethys au pénal. « C’est le propre d’un système mafieux, d’essayer d’intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Cela ne change rien à mes propos. Disons que j’éviterai, à l’avenir, de me promener sur les parkings de Cointe (NDLR : où André Cools avait été assassiné en juillet 1991) », a-t-il lancé.

 

 

 

Publifin: éclaboussé à son tour par le scandale, le président du comité d'éthique du cdH démissionne

Belga

Le vice-président de Nethys, Dominique Drion, a démissionné mardi des fonctions de président du comité de déontologie et d’éthique du cdH qu’il occupait jusqu’à présent, annonce mardi soir le site internet du Soir.


Dominique Drion a démissionné.

Sophie Kip

Dominique Drion a démissionné.

Conseiller provincial et patron du cdH liégeois, M. Drion a également été administrateur de Publifin. Selon le Soir, il a à ce titre bénéficié du régime de rémunérations litigieux mis au jour ces dernières semaines.

Mardi, il a écrit une lettre à son président de parti, Benoît Lutgen, pour lui demander d’être déchargé de la présidence de ce comité de déontologie, ce qu’il a accepté.

Selon Le Soir, il devrait être remplacé par l’ancien président de la Chambre, Raymond Langendries.

Sollicité pour confirmer l’information, le porte-parole du cdH n’était pas directement joignable mardi soir.

 

Madame Furlan travaille depuis 2009 au cabinet de son compagnon… sans que cela soit renseigné

Rédaction en ligne

Alors qu’il doit s’expliquer devant le parlement wallon ce mercredi après-midi, Paul Furlan est plus que jamais au centre des critiques. Nos confrères du Vif révèlent en effet que la compagne du ministre wallon des Pouvoirs locaux était engagée au cabinet de Paul Furlan… sans que cela ne soit mentionné.

Photonews

En effet, nos confrères assurent qu’Anne-Sophie Herbé, la compagne de Paul Furlan, a été engagée en 2009 dans le cabinet de son compagnon en tant que « conseillère particulière », parallèlement à sa fonction au cabinet du bourgmestre de Thuin, qu’elle exerçait depuis plusieurs années.

Seulement voilà, ces deux fonctions ne sont pas renseignées dans ses dernières déclarations de mandats, peut-on lire sur le Vif. Un nouveau couac que Paul Furlan devra plus que probablement expliquer ce mercredi après-midi.

 

Nethys, cette nébuleuse qui échappe au droit wallon (INFOGRAPHIE)

Alice Dive Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 11h37 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 14h17

Via plusieurs pirouettes, l’intercommunale liégeoise échappe au cadre légal régional.

La chronique est longue et ardue. A tel point que même nos interlocuteurs, experts du dossier, semblent s’y perdre. En réalité, cela fait plus d’une décennie que le phénomène est dénoncé cycliquement au sein du monde politico-économique wallon. "La nébuleuse Nethys et ses pratiques conduisent à abîmer la démocratie", peste d’emblée une source parlementaire régionale. 

Et de planter le décor : "Le groupe Nethys/Brutélé (Voo) échappe depuis plus de dix ans au droit wallon. Son actuel directeur général, Stéphane Moreau, par ailleurs bourgmestre socialiste de la commune d’Ans, multiplie les entourloupes afin d’échapper aux législations wallonnes en matière d’intercommunales et d’interrégionales ainsi qu’au contrôle de la tutelle."

Pour bien com prendre l’enjeu, il faut remonter en 2005. A l’époque, c’est l’ALE, l’Association liégeoise d’électricité, qui est en charge de la distribution d’électricité dans la Cité ardente ainsi que dans quelques communes de la province de Liège (jusqu’à son intégration au groupe Tecteo sous le nom de Resa Electricité à la fin des années 2000).

Lorsqu’il prend les commandes de l’intercommunale, Stéphane Moreau décide d’y faire entrer la commune des Fourons, commune à facilités enclavée en Région wallonne mais rattachée depuis 1963 à la province flamande du Limbourg. L’objectif : se mettre à l’abri des règles wallonnes en matière d’intercommunales et ainsi échapper à la disposition décrétale régionale de l’époque qui interdisait aux directeurs d’intercommunales d’être en même temps bourgmestre d’une commune wallonne. "En incluant les Fourons dans l’opération, Stéphane Moreau et l’ALE contournaient ainsi le droit wallon et le contrôle de tutelle", s’offusque une source proche du dossier. 

Ceci, au nez et à la barbe des autres directeurs d’intercommunales qui s’étaient pour leur part soumis aux règles alors en vigueur. Au cours des années qui suivront, ce cas singulier d’"ingénierie" fera l’objet de multiples débats animés au sein du Parlement wallon ainsi qu’avec les autres régions du pays. Le but ultime donc : récupérer la tutelle et l’application du droit régional sur l’ALE.

Anti-cumulards

Il faudra toutefois attendre la législature 2009-2014 et son exécutif, l’Olivier (PS-CDH-Ecolo), pour voir les mesures envisagées prendre forme. En 2010, un décret wallon visant à compléter la première équation est ainsi voté afin d’établir la règle selon laquelle un bourgmestre d’une commune wallonne ne peut plus être directeur d’une intercommunale et ce, qu’elle soit régionale ou non. La première disposition décrétale, couplée à la seconde, signifiait qu’un bourgmestre d’une commune wallonne ne pouvait pas non plus être directeur d’une intercommunale bruxelloise… ou flamande. CQFD ? Pas vraiment.

Au cours de la première phase de sa mutation, l’ALE-Tecteo créera alors plusieurs filiales (voir le graphique ci-dessous). La disposition décrétale précitée ne s’appliquant pas aux directeurs des filiales des intercommunales, Stéphane Moreau aurait trouvé une nouvelle "parade" consistant à transférer l’entièreté de l’activité de l’intercommunale Tecteo dans ses filiales, et à prendre pour sa part la direction de celles-ci. "En faisant diriger Tecteo par un homme de paille tout en restant directeur général des filiales, Stéphane Moreau parvenait encore à s’af franchir du droit wallon, nous expose-t-on. Et tout cela, en conservant une situation matérielle identique."

Nethys en pleine réorganisation

Last but not least dans ce marathon décrétal, un texte visant à clarifier une bonne fois pour toutes cet imbroglio sans fin sera voté au terme de la précédente législature, soit en 2014. Il prévoyait notamment une entrée en vigueur de la législation au premier juillet 2015. Devenu entre-temps Publifin SCIRL en juin 2014, Tecteo n’avait alors d’autre choix que de se plier à ces nouvelles réformes. "Le bourgmestre d’Ans ne pouvait cette fois plus échapper aux règles anti-cumul", nous confie-t-on. 

Sauf que… cette échéance sera finalement reportée de deux ans à la demande du PS et du CDH, assure une source écologiste. " C’est incompréhensible. Nous attendions cette échéance et ces clarifications depuis plus de dix ans. Résultat : Nethys vit toujours aujourd’hui en dehors des règles wallonnes de contrôle." Une proposition de décret, déposée par le groupe Ecolo au Parlement de Wallonie, visant à faire également tomber sous le coup de la législation wallonne les directeurs des filiales et sous-filiales des intercommunales, est actuellement à l’étude.

Depuis décembre 2013, le groupe Tecteo, devenu Nethys, connaît une réorganisation en profondeur de ses structures. Le modèle retenu est similaire à celui mis en œuvre dans de grands groupes détenus par des actionnaires publics actifs dans des métiers apparentés comme Fluxys, Elia ou encore Ethias. 

Publifin est aujourd’hui l’intercommunale qui possède les parts et dont les communes sont actionnaires. L’un des objectifs poursuivis par Nethys est de renforcer le rapprochement des activités de gestion de réseaux de distribution d’énergie avec l’activité télécom. En coulisses, certains s’interrogent enfin sur le sens précis de certaines initiatives prises par Nethys. "Que l’on m’explique où est l’intérêt communal lorsque cette structure nébuleuse rachète un journal dans le sud de la France ?", balance une source. On cherche encore la réponse.

 

Pédophilie dans le foot anglais: 248 clubs impliqués

AFP Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 17h35 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 17h36

 

Deux-cent quarante huit clubs de football sont impliqués dans le vaste scandale de pédophilie qui secoue l'Angleterre, selon le dernier bilan établi mercredi par la police, soit cent de plus qu'il y a un mois. 

Les faits, dont la plupart remontent à plus de 20 ans, pourraient concerner 526 victimes selon ce dernier bilan, avec des enfants âgés de quatre ans au moment des faits supposés. Toutes les divisions du football anglais sont touchées, des amateurs aux clubs professionnels, dont quatre de Premier League.

"Le nombre de signalements effectués au numéro vert mis en place par la NPCC (organisme de coordination des différentes polices régionales, NDLR)dans le cadre de l'opération 'Hydrant' est néanmoins sur le déclin", a toutefois déclaré Simon Bailey, le chef de la police nationale.

"Le traitement des allégations d'abus sexuel est complexe, et nécessite souvent l'expertise de spécialistes, ce qui ralentit la progression de l'enquête", a-t-il ajouté.

Ce scandale a éclaté à la mi-novembre après les révélations d'Andy Woodward (voir photo), un ancien joueur du club de Crewe Alexandra, aujourd'hui âgé de 43 ans, qui a raconté son calvaire dans le quotidien The Guardian.

Depuis, plus de vingt joueurs, parmi lesquels des anciens internationaux, ont pris la parole pour raconter qu'ils avaient été agressés sexuellement par un entraîneur ou un recruteur lorsqu'ils étaient enfants. La Fédération anglaise (FA) et les clubs sont accusés d'avoir couvert pendant des décennies ces actes de pédophilie.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes par Scotland Yard, mais aussi dans les régions de Londres, Manchester, Cambridge, Birmingham, Liverpool, Norwich, Newcastle, en Écosse et dans les Galles du Nord.

 

Publifin: l'administrateur et vice-président cdH Didier Hamers démissionne à son tour

BELGA Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 18h05 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 18h41

L'onde de choc Publifin continue à faire des dégâts. L'administrateur et vice-président cdH Didier Hamers a annoncé mercredi sa démission de tous ses mandats au sein du holding public, rapporte la RTBF sur son site internet

Il occupait les mandat d'administrateur et de vice-président de Publifin depuis 2013.

L'intéressé justifie sa décision par les récentes révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale. Et notamment le fait que des administrateurs publics exerçant la tutelle sur Publifin exercent également, à titre privé, un mandat d'administrateur dans une filiale de l'intercommunale.

Estimant ne plus disposer des informations et de la confiance nécessaires à l'exercice de ses mandats, M. Hamers a décidé de faire un pas de côté, en concertation avec le bureau d'arrondissement de son parti.

 

L'affaire Publifin, dans laquelle des élus ont reçu des milliers d'euros pour ne rien faire, met le PS dans l'embarras

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Paul Furlan, le ministre wallon des Pouvoirs locaux socialiste, est dans une situation délicate. Il y a un paquet de politiciens wallons dans des organes consultatifs de Publifin, la plus grande intercommunale de Wallonie, qui ont reçu des milliers d'euros. Et souvent, ils ne participaient même pas aux séances. Son chef de cabinet adjoint a démissionné. 

"J'en ai marre des parvenus!", c'est le credo lancé par le président du PS, Elio Di Rupo en 2009 pour redorer l'image de son parti. Les socialistes ont depuis longtemps l'image d'être souvent mêlés à des conflits d'intérêts. Mais voilà encore une histoire qui ne va pas faire du bien à leur image. L'affaire tourne autour de Publifin, une grosse intercommunale. Elle chapeaute Nethys qui contient Voo, BeTV et L'Avenir.

Il semble qu'une vingtaine de politiciens locaux ont empoché d'énormes sommes via des organes consultatifs . Ils recevaient entre 1.300 et 2.800 euros pour assister aux séances. Seulement dans la pratique, ils ne s'y rendaient pas très souvent.

Plus de 153.000 euro pour le chef de cabinet adjoint

Le week-end dernier, Paul Furlan (PS) le ministre des Pouvoirs locaux, a avoué qu'il n'était pas au courant. Et plus grave encore: son propre chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier, a touché plus de 153.000 euros brut en tant qu'administrateur de Nethys.

Le MR veut que Furlan démissionne. Mais il y a également des politiciens locaux du MR et du Cdh qui siégeaient dans ces organes consultatifs et qui en ont profité. Furlan n'est pas encore parti.

Les dégâts sont grands pour le PS. Il n'y a pas que le MR qui met la pression aux socialistes. Le PTB aussi. Et coller une mauvaise image sur le PS, c'est exactement ce que le PTB veut.

 

"Dès le début, on s'est sentis abandonnés": les victimes des attentats de Bruxelles et leurs proches en colère

 
 
Attentats à Bruxelles

Plusieurs victimes ou proches de victimes des attentats du 22 mars ont exprimé mercredi leur profond désarroi devant la façon dont les autorités belges leur fournissaient de l'aide. Elles se sont dites abandonnées à leur sort face aux démarches qu'elles doivent entreprendre. "Dès le début, on s'est sentis abandonnés", a confié Thomas Savary, beau-fils de l'une des victimes décédées à Zaventem.

De grosses difficultés à chaque étape

Les témoignages entendus par la commission d'enquête parlementaire se recoupent: grandes difficultés à être informé du sort de la personne disparue, absence d'un service de référence en mesure d'aiguiller les proches vers les autorités compétentes, proactivité quasi-nulle, législations différentes suivant les Régions, statut de victime d'un acte de terrorisme inexistant, lenteur et lourdeur des procédures, particulièrement à l'égard de compagnies d'assurance très réticentes, nécessité d'avancer des sommes parfois considérables, etc.

"Si l'on compare aux pays étrangers, la différence est énorme"

Ces victimes et proches de victimes réclament un statut particulier. "Une victime du terrorisme est visée au nom de l'Etat et on a l'impression que l'Etat nous oublie un peu", a souligné Philippe Vansteenkiste, frère d'une victime et co-fondateur de l'association V-Europe. "Nous avons besoin de votre aide", a lancé aux parlementaires Elizabeth Lasnier de Lavalette, citoyenne américaine mère d'une victime sortie lourdement handicapée des attentats. A entendre les différents témoignages, la Belgique ne sort pas grandie. "Si l'on compare aux pays étrangers, la différence est énorme", a affirmé M. Van Steenkiste, à l'instar des autres témoins citant les exemples français, britannique ou américain.

 

Le politologue de l'ULg persiste: "Le PS à Liège, c'est Stéphane Moreau et pas l'inverse!"Luc Gochel

En traitant carrément Publifin et Nethys de « système mafieux », le politologue liégeois François Gemenne n’y a pas été avec le dos de la cuillère, ce mercredi, dans ses interviews. L’intercommunale a d’ailleurs déposé plainte au pénal contre lui car il n’avance aucune preuve.

 

 Ancien politologue de l’Université de Liège, François Gemenne est actuellement chargé de cours à Sciences Politiques Paris. Il nous a confirmé les propos qu’il a tenus hier en parlant de « système mafieux » pour Publifin et Nethys.

 

Mais en déclarant que tout le système est pourri, n’accentuez-vous pas vous-même le phénomène ? « Il faut pouvoir désigner les choses clairement. On ne peut pas se contenter de la démission de lampistes. C’est le système même, établi par Stéphane Moreau et André Gilles, pour accroître leur empire à tous les domaines de la vie liégeoise (eau, gaz, TV, journaux…) qui est en cause. »

 

Mais ces deux hommes n’ont tout de même pas pu l’établir seuls, sans l’aval de leur parti ? « Soyons clairs. Le PS à Liège, c’est Stéphane Moreau et pas l’inverse. Demeyer et Marcourt sont le doigt sur la couture du pantalon. Et au CDH liégeois, c’est pareil, le parti c’est Dominique Drion. Quant aux MR, il est dans l’opposition, comme Écolo, et il n’y a que des seconds couteaux qui ont été arrosés pour entrer dans la danse. »

 

Devant ces propos à sens unique, sans un mot sur les 3000 personnes occupées chez Nethys et les belles dividendes versées chaque année aux 76 communes actionnaires, le comité de direction a décidé de déposer plainte au pénal. Ce sont des accusations lancées à l’emporte-pièce, sans aucune preuve pour les étayer.

 

Jeholet: "La moitié du Collège communal de Thuin travaille au cabinet Furlan"

J. Lgg. Publié le jeudi 19 janvier 2017 à 10h19 - Mis à jour le jeudi 19 janvier 2017 à 12h36

 

Belgique

Au Parlement wallon, ce mercredi, Pierre-Yves Jeholet est intervenu dans le débat sur Publifin et sur les grasses rémunérations de ses administrateurs. 

Le chef de groupe MR a proposé de "mettre tout à plat" pour l’ensemble des structures publiques wallonnes.

Le représentant libéral a continué sur sa lancée, ce jeudi, sur La Première, durcissant le ton. "Cette affaire ternit à nouveau l'image de la Wallonie", a-t-il signalé, critiquant "une certaine opacité, une politisation des structures, une hégémonie socialiste - il faut à voir les mots justes - qui ternissent terriblement l'image de la Wallonie".

D'après lui, les débats d'hier au Parlement sont "une occasion manquée pour le gouvernement qui n'a pas saisi l'importance du séisme que l'on connait aujourd'hui. Il faut changer d'état d'esprit, casser les codes, les tabous". Pour Pierre-Yves Jeholet, "le ministre a fait des fautes politiques mais ne démissionne pas".

Le chef de groupe MR s'est est également pris au ministre-président wallon, qui "ne prend pas ses responsabilités". "C'est une faute du gouvernement et je m'étonne du silence de Paul Magnette (...) Le gouvernement ne mesure pas la crise dans laquelle on vit aujourd'hui."

Rappelant les révélations concernant les cumuls de la compagne de Paul Furlan, Pierre-Yves Jeholet a également présenté un "nouveau scandale". "J'ai découvert cela hier soir : la moitié du Collège communal de Thuin (NdlR : où Paul Furlan est bourgmestre empêché) travaille au cabinet de Paul Furlan."

D'après Cumuleo, en 2015, on trouvait deux membres (sur sept) du Collège au sein du cabinet du ministre : Vincent Crampont (Premier échevin) et Marie-Eve Van Laethem (présidente du CPAS), qui travaille à temps partiel.

 

Publifin: Une partie des rémunérations litigieuses a été reversée aux partis, ceux-ci répondent

Frédéric Chardon Publié le jeudi 19 janvier 2017 à 07h37 - Mis à jour le jeudi 19 janvier 2017 à 07h58

Belgique

Les partis politiques ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas… Les rémunérations versées forfaitairement aux membres des comités de secteur du groupe public liégeois Publifin ont été partiellement rétrocédées aux fédérations liégeoises des formations concernées. 

La même règle s’applique aux autres structures publiques de même type, bien sûr. En clair, on parle du PS, du MR et du CDH. De fortes sommes d’argent ont été octroyées à certains mandataires qui ne venaient même pas aux réunions des fameux comités et les partis en ont tiré aussi une part.

Une dîme de 10 %…

Au PS et au CDH, la règle est que les bénéficiaires de mandats de ce type redistribuent à leur parti 10 % de la somme versée. Les membres socialistes des comités de secteur de Publifin "ristournaient 10 % du brut à la fédération liégeoise, explique la porte-parole d’Elio Di Rupo. Ces montants seront intégralement remboursés si les rémunérations s’avèrent illégales, ou versées à des associations dans le cas contraire puisqu’il y a de toute façon, à tout le moins, un problème éthique." Autrement dit, le PS s’engage à reverser également les sommes perçues sur le dos de Publifin via les rétrocessions de ses membres placés au sein des comités de secteur.

En ce qui concerne le CDH, un humaniste nous décrit un système similaire. Ici aussi, 10 % des montants perçus chez Publifin (et autres organismes) sont reversés. "Cet argent est rétrocédé aux fédérations d’arrondissement du parti, confie notre source. L’argent perçu au niveau des arrondissements est ensuite consolidé dans les comptes de l’ASBL qui gère les finances du CDH. Ils sont validés ensuite par un expert-comptable qui procède par coup de sonde pour vérifier les montants rétrocédés par les mandataires. Le parti était donc bien au courant des rémunérations versées chez Publifin. Parler de cela, c’est parler aussi du problème de financement des partis politiques."

Ah, et au MR ? Il y a aussi une obole versée par les membres des comités de secteur de Publifin et, de manière générale, par tous les membres de structures publiques exécutives (tels que les comités de secteur) : ils versent 25 euros par mois à la fédération liégeoise du MR, quels que soient les montants perçus. C’est un forfait, autrement dit. "Il s’agit de les faire participer aux frais de secrétariat du parti au niveau provincial et des arrondissements", confirme une source libérale principautaire. S’il fallait que les membres des comités de secteur remboursent les sommes perçues, la fédération liégeoise du MR ne compte pas rendre les primes mensuelles de 25 euros que ces personnes lui versaient.

A la grosse louche : 200 000 euros

Combien au total PS, CDH et MR ont-ils "palpé" grâce à Publifin ? Difficile à estimer. Tout le monde a-t-il bien rétrocédé de l’argent à sa formation ? Mais, à la très grosse louche si l’on applique la rétrocession de 10 % (le cas du PS et du CDH) aux montants bruts perçus depuis 2013 dans les comités de secteur (2 millions d’euros), on arrive tout de même à 200 000 euros reversés aux fédérations…

 

"Mafia wallonne", "fosse à fumier": la presse flamande tire à boulets rouges sur la Wallonie

Rédaction en ligne

Il fallait s’y attendre : toute la presse flamande tire à boulets rouges sur la Wallonie, malade des pratiques douteuses d’une partie de sa classe politique. Il est question de « Mafia wallonne » ou encore de « fosse à fumier ». Et le PS reçoit à nouveau les coups de boutoir qui se retrouve, selon certains éditorialistes, « dans une situation désespérée ».

Belga

L’épisode Publifin donne, comme on peut le comprendre, du grain à moudre aux éditorialistes flamands. L’image de la Wallonie s’en trouve une fois de plus ternie. Tous les quotidiens flamands s’en donnent, ce jeudi, à coeur joie pour dénoncer les pratiques des politiciens wallons.

De Morgen titre : « Mafia wallonne » et écrit : «  L’affaire Publifin place le PS dans une situation désespérée. Le parti risque à nouveau de perdre certains de ses partisans au profit de la gauche radicale PTB. Le problème d’image est encore plus grand ».

« Caste intouchable »

De Tijd titre : « Scandale wallon ». Reprenant la théorie du politologue de l’Ulg François Gemenne, il écrit : «  Le but est d’avoir les leviers dans les mains et d’exercer ainsi un pouvoir économique. Et du pouvoir économique peut être construit un pouvoir politique. Les politiciens des autres partis sont plongés dans le bain, lorsqu’ils se voient offert des mandats lucratifs qui les rendent complices et qui permettront d’étouffer leurs possibles critiques » (...) On ne touche pas aux grands garçons, comme Stéphane Moreau. Ils sont intouchables, parce qu’ils se sont rendus eux-mêmes puissants. Le PS a plus besoin d’eux qu’eux du PS ».

« Fosse à fumer »

Le Standaard ne fait pas dans la dentelle et écrit : «  La Wallonie doit vider sa fosse à fumier. (...) Elle (l’affaire Publifin, NDLR) donne encore plus à la politique wallonne une image de caste intouchable  ».

Enfin, Hel Belang Van Limburg parle du « désastre pour le PS » et note que cette affaire constituera « une aubaine » pour le PTB.

 

 

 

Les 15.223 Wallons privés d'allocations depuis début 2015 trinquent: 53% ont disparu de la circulation!

Benoît Jacquemart

Que sont devenues les 15.000 personnes qui ont perdu leur « allocation d’insertion » entre janvier et juillet 2015 ? Deux chiffres inquiétants : 10 % d’entre elles seulement sont à l’emploi, et le Forem n’a plus de trace de 53 % d’entre elles.

Illustration Photo News

Le Forem vient de réaliser un focus sur les chômeurs en fin de droits qui, depuis le 1 er  janvier de cette année, ne bénéficient plus de la moindre allocation d’insertion. Entre janvier et juillet, cela concerne 15.223 personnes.

Un premier constat s’impose : sur ces 15.000 personnes, seuls 10 % ont retrouvé un emploi. C’est extrêmement faible. Si le but était de forcer ces personnes à retrouver du boulot, c’est plutôt raté. Un petit pour cent des 15.000 est en formation, 35 % sont en demande d’emploi. Soit parce que leur CPAS les a obligés à s’inscrire, soit parce qu’ils se sont inscrits librement, soit parce qu’ils sont en demande d’allocation.

Mais un autre chiffre est très interpellant : sur les 15.000 Wallons en fin de droits aux allocations d’insertion, 53 % ont disparu de la circulation. Ou plutôt, le Forem a perdu leur trace. Ils ont été exclus ou radiés mais ne sont pas retournés s’inscrire au Forem, ni via leur CPAS, ni librement. La proportion est évidemment énorme.

 

Paul Furlan ignorait-il aussi que sa compagne cumulait ?

Rédaction Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 14h29 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 17h21

Politique belge

Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS), est sous le feu des critiques depuis quelques jours, suite aux révélations concernant son chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier, qui était membre du conseil d’administration de Nethys. Le socialiste affirme qu'il n'était nullement au courant des activités de son conseiller.

Comme si ce dossier ne suffisait pas, un autre vient s'abattre ce mercredi sur le ministre. D'après Le Vif, et confirmé par nos propres sources, Paul Furlan a engagé sa compagne, Anne-Sophie Herbé, dans son cabinet en 2009, en tant que "conseillère particulière". Et ce, en plus de sa fonction locale, au cabinet du bourgmestre de Thuin, où elle assure des permanences. Or, d'après nos confrères, aucune de ces deux fonctions n'est renseignée dans les dernières déclarations de mandats de cette conseillère provinciale.

En 2015, selon Cumuleo, elle exerçait deux postes rémunérés en tant qu'administratrice : auprès de l'Association Intercommunale d'Electricité du Sud du Hainaut et auprès du Foyer de la Haute Sambre.

 

L'ancien premier fonctionnaire de Mons lié au cartel de Sinaloa?

 

18/05/13 - 11h38  Source: Belga © photo news.

L'ex-bras droit d'Elio Di Rupo à la Ville de Mons Pierre Urbain, inculpé en mars dernier pour sa participation à une organisation criminelle, aurait entretenu des liens avec le cartel de la drogue de Sinaloa (Mexique), l'un des plus puissants au monde, relate samedi L'Echo.

© photo news.

Pierre Urbain a été inculpé le 14 mars pour participation à une organisation criminelle, abus de confiance et infractions à la loi sur l'intermédiation bancaire. Une semaine plus tard, il était suspendu de ses fonctions par le collège communal.

Selon L'Echo, M. Urbain aurait participé avec un ami d'affaires, le Brésilien Daniel Fernandes Rojo Filho, à des placements spéculatifs comparables à une pyramide "de Ponzi". L'ami du secrétaire communal, dont la holding DWB est bien connue des autorités américaines pour son implication dans diverses procédures judiciaires, figurerait selon l'Institute for Defense Analyses dans l'organigramme du cartel de Sinaloa, particulièrement actif dans l'évasion fiscale, le blanchiment, le trafic d'armes et de stupéfiants ou encore le kidnapping.

M. Urbain et ses deux complices belges également inculpés auraient rabattu des investisseurs crédules vers cette pyramide frauduleuse aux ramifications planétaires. L'ex-bras droit d'Elio Di Rupo et son ami seraient restés en contact direct jusqu'aux ennuis de ce dernier avec la justice américaine, durant l'été 2008, lorsque la Drug Enforcement Administration (DEA) découvre 80 millions d'euros sur des comptes suspects de la DWB, dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue en Arizona.

La holding de M. Rojo Filho et ses filiales sont dès lors soupçonnées par les autorités américaines d'être le bras financier du cartel. L'enquête a déjà débouché sur plusieurs arrestations, dont celle d'un certain Pedro Benevides, vice-président d'une filiale de la DWB et soupçonné par l'IDA d'être l'alter ego de Daniel Fernandes Rojo Filho à la tête d'une branche très active du cartel.

 

Stéphane Moreau gagne 960.000 euros par an en tant que CEO de Nethys: c'est le triple d'Elio Di Rupo quand il était Premier ministre

Rédaction en ligne

Stéphane Moreau, au centre de la polémique depuis quelques jours, n’est pas épargné. Ce vendredi, c’est son salaire de CEO de Nethys qui fait débat. Le bourgmestre d’Ans gagne en effet… 960.000 brut par an ! c’est trois fois plus qu’Elio Di Rupo quand il était Premier ministre.

TVA

Suite au scandale Publifin, plusieurs personnalités du PS ont fait comprendre à Stéphane Moreau qu’il allait devoir choisir entre son statut et bourgmestre de la ville d’Ans et celui de CEO de Nethys, une des filiales de Publifin. « Tout travail mérite salaire mais il faut qu’il y ait du travail », avait notamment déclaré l’ancien Premier ministre Elio Di Rupo ce jeudi sur les antennes de Bel RTL.

Le Montois avait également estimé que « quand on est bourgmestre ou échevin, on ne peut pas être patron d’une entreprise privée ». Sans le citer, Elio Di Rupo faisait, avec ces propos, clairement référence à Stéphane Moreau. Selon nos confrères du Vif, le socialiste gagne en effet un peu plus de 80.000 euros brut par an en tant que bourgmestre d’Ans, mais, surtout, 960.000 euros brut en tant que CEO de Nethys.

 

Quand le PS tente d'influencer la "question du jour" de LaLibre.be sur Furlan

Rédaction en ligne Publié le vendredi 20 janvier 2017 à 09h01 - Mis à jour le vendredi 20 janvier 2017 à 09h16

 

Belgique

Malgré les bourrasques, Paul Furlan reste bien accroché à son poste de ministre wallon des Pouvoirs locaux.

Les soutiens de la présidence du PS et de la majorité wallonne n'y sont pas étrangers. Il n'empêche, depuis qu'il est de notoriété publique que son chef de cabinet adjoint était membre du conseil d’administration de Nethys, le bourgmestre empêché de Thuin se trouve dans une position délicate.

Vu les circonstances, ce jeudi, LaLibre.be interrogeait ses internautes dans la traditionnelle "question du jour" posée sur la page d'accueil : "Paul Furlan doit-il démissionner ?". Le "oui" l'emportant largement, à plus de 90%.

Sont-ce ces résultats qui ont poussé deux proches du ministre wallon à le soutenir dans un mailing ? Toujours est-il qu'à 18h09, Charlyne Moretti, secrétaire fédérale du PS, et Philippe Tison, président fédéral, ont demandé à leurs contacts de "soutenir notre ami Paul Furlan" en allant voter "de toute urgence" sur le site de La Libre. "Un petit clic pour un grand homme!", ajoutent ces deux personnalités thudiniennes, expliquant même comment faire pour voter à plusieurs reprises et ainsi tronquer les votes.

 

Trente collabos belges continuent à percevoir une pension: Georges Dallemagne veut que cela cesse!

Didier Swysen

Trente collaborateurs belges des nazis continuent à percevoir une pension plus de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une situation qui révulse plusieurs députés dont Georges Dallemagne (cdH) : il veut que le gouvernement obtienne des Allemands la fin de cette injustice choquante.

 

Illustration Photonews

La polémique était née au printemps dernier. À la date symbolique du 8 mai (date anniversaire de la fin de la guerre en Europe), le Groupe « Mémoire-Herinnering », qui rassemble des rescapés des camps de concentration et d’extermination nazis et des citoyens engagés, révélait que des collaborateurs militaires belges, anciens membres de la Waffen SS, et condamnés par la justice belge d’après-guerre, percevaient toujours, eux ou leurs ayants droit, du gouvernement allemand, des pensions de guerre (600 à 1.500 €).

 

Publifin: le conseiller de Stéphane Moreau gagnerait 50.000 euros par mois

Daniel Weekers perçevrait ce salaire à travers une société afin d’en diminuer la charge fiscale

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 ©Le Soir
©Le Soir
 Daniel Weekers, conseiller stratégique de Stéphane Moreau chez Nethys, perçoit un salaire de 600.000 euros par an sans compter les avantages divers, lit-on vendredi dans L’Echo qui reprend une information du journal Le Soir. L’article, publié en juin 2013 , montre également que Daniel Weekers perçoit ce salaire à travers une société afin d’en diminuer la charge fiscale.

«  À l’intérieur même de la galaxie Nethys, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une rémunération injustifiée. ’Il travaille 10 heures par semaine’, assure une source  » à L’Echo.

Daniel Weekers a refusé de commenter cette information expliquant que Nethys est une société privée et qu’il n’a pas à se justifier.

 

Affaire Publifin-Tecteo : nouvelle démission d'un administrateur CDH

Raphaël Amieva
Raphaël Amieva - © tous droits réservés

Raphaël AMIEVA ACEBO a écrit ce vendredi après-midi à André Gilles, le président du conseil d'administration de Publifin pour lui présenter sa démission comme administrateur. Raphaël Amieva est conseiller communal CDH à Crisnée. Il était administrateur de Publifin-Tecteo Group depuis juin 2013. Il avait aussi, depuis la même date, siégé dans le comité de secteur "énergie" de l'Intercommunale, où il n'avait participé qu'à quatre réunions sur neuf. Il avait touché pour ça une somme totale de 67 198 Euros bruts. Cette somme couvrant aussi sa rémunération comme administrateur du holding.

Un silence "regrettable et irresponsable"

Dans sa lettre de démission, le mandataire centriste regrette le silence observé sur l'affaire lors du Conseil d'Administration du 19 janvier dernier. Il souligne n'avoir rien à se reprocher et ne pas vouloir jeter le bébé avec l'eau du bain, mais il regrette que "des gestes forts n'aient pas été posés". L'affaire met Raphaël Amieva très mal à l'aise. Il est inconvenant écrit-il "et scandaleusement inconscient de minimiser l'ampleur de l'incompréhension au sein de la population." Le mutisme des partis est contre-productif et irresponsable. C'est pour ça qu'il n'a pas avalisé le communiqué de presse du Conseil d'Administration.

Raphaël Amieva explique dans sa lettre de démission qu'il est "fondamental de faire dès aujourd'hui la lumière sur l'ensemble des activités et d'entreprendre un énorme travail de communication et d'information auprès du grand public. qu'y a-t-il à craindre s'il n'y a rien à cacher ? Le silence laisse planer la suspiscion."

Jeu de dominos

La cascade des démissions continue donc dans cette affaire Publifin-Tecteo. Après le socialiste Claude Emonts (dès le premier jour), après Claude Parmentier, chef de cabinet de Paul Furlan, après Serge Manzato, président de la fédération socialiste de Huy-Waremme, après le CDH disonnais Didier Hamers, la vice-présidente libérale Virginie Defrang-Firket, après Laurette Onkelinx qui a demandé un pas de côté à Stéphane Moreau, voici un centriste hesbignon qui démissionne de ses fonctions chez Publifin-Tecteo. Une question se pose : le vent du boulet risque-t-il de porter plus loin et de décoiffer aussi le centriste Dominique Drion (qui a déjà démissionné du comité d'éthique du CDH) et le président socialiste André Gilles ?

 

Grand Prix Samyn en Hainaut: la trésorière avoue avoir détourné 180.000 euros

Isabelle Petit a avoué avoir détourné 180 000€ de la caisse qui finance l'organisation de la course cycliste le Grand Prix SAMYN
2 images Isabelle Petit a avoué avoir détourné 180 000€ de la caisse qui finance l'organisation de la course cycliste le Grand Prix SAMYN - © Commune de Honnelles

 

Isabelle Petit, la trésorière de l'asbl Le Samyn, a avoué avoir détourné 180 000 euros de la caisse qui finance l'organisation de la course cycliste, le Grand Prix Samyn. L'asbl a porté plainte ce jeudi. L'organisation a eu la puce à l'oreille quand elle a constaté que des fournisseurs n'étaient plus payés, certains depuis deux ans.

"Tout a commencé quand on a découvert des anomalies dans les comptes, explique Jean-Luc Vandenbroucke, organisateur du Grand Prix Samyn,  c’était fin de l’année dernière lorsque nous avons commencé les réunions et que nous avons fait le point sur les finances, à ce moment-là je me suis posé quelques questions mais de là à penser à une telle affaire! Aujourd’hui, nous sommes à cinq semaines de l’événement (le Samyn 2017 est programmé le mercredi 1er Mars, ndlr), avec ce fait divers qui nous tombe dessus et dont je me serais bien passé, je suis déçu, triste… Il y a déjà très peu d’épreuves en Wallonie, le Samyn est la course d’ouverture de la saison. J’ai fait d’une course de kermesse une course de prestige, je lui ai donné ses lettres de noblesse, aujourd’hui le Samyn c’est, par an, un budget de 100 à 120 000€, j’espère que cet acte, qui est le fait d’une personne, ne compromet pas l’avenir de la course, on doit repartir sur des nouvelles bases".

Dans l'impossibilité de répondre aux nombreuses sollicitations dont il faisait l'objet depuis que nous avons révélé l'information cet après-midi, Olivier Rougraff, Président de l'asbl Le Samyn, a livré sa réaction "...Nous sommes atterrés et restons sans voix, tant cette situation nous était improbable. Puisque nous sommes victimes et préjudiciés, nous avons pris les conseils d'un avocat et avons déposé plainte auprès du parquet. Nous espérons évidemment que les sommes détournées pourront nous être rapidement restituées".

Echevine (PS) de la commune des Honnelles depuis un an, Isabelle Petit avait en charge la Population, l'Etat-Civil, l'aménagement du territoire, l'Urbanisme et le Bien-être animal.  Le bourgmestre de la commune de Honnelles, Bernard Paget (PS), a indiqué que l'échevine avait toujours fait montre d'une "correction absolue" dans l'exercice de ses fonctions scabinales.  Il ajoute que l'échevine a tenu à immédiatement présenter sa démission ce vendredi matin "afin de ne pas pénaliser le groupe".

C'est pour assouvir son addiction aux jeux d'argent qu'Isabelle Petit a mené ces détournements.

 

Une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030

Pour avancer cette hypothèse stupéfiante, l'organisme se base sur la mise au point d'un nouveau modèle des cycles solaires qui permet «des prédictions d'une précisions sans précédent». (Image d'illustration)

D'après des scientifiques britanniques, le Soleil pourrait être confronté, dès 2030, à un phénomène appelé « minimum de Maunder ». Celui-ci pourrait provoquer une nette baisse des températures sur Terre.

La Terre va-t-elle connaître de nouveau un «petit âge glaciaire»? D'après une étude menée par la Royal Astronomical Society, un organisme de recherche astronomique britannique, l'activité du Soleil pourrait brutalement chuter de 60% d'ici les années 2030-2040, provoquant une baisse de température généralisée comme de 1645 à 1715. Une période appelée «Minimum de Maunder», se traduisant par un nombre de taches solaires - de petites régions sombres où la température est plus basse que celle de son environnement - très faible.

Pour avancer cette hypothèse, l'organisme se base sur la mise au point d'un nouveau modèle des cycles solaires qui permet «des prédictions d'une précision sans précédent», commente l'organisme. Le modèle repose sur l'analyse de la circulation des champs magnétiques à l'intérieur et à la surface du Soleil, un phénomène appelé «effet dynamo».

«Nous avons remarqué que les deux vagues magnétiques qui circulent à l'intérieur du Soleil ont pour origine deux différentes couches de matière. Elles ont toutes deux une fréquence d'environ 11 années, même si elles sont légèrement différentes et sont parfois décalées. Au cours d'un cycle, les vagues fluctuent entre les hémisphères nord et sud du Soleil. En combinant les effets des vagues et en les comparant avec les données réelles du cycle du soleil, nos prévisions montrent une exactitude de 97%», a expliqué le professeur Valentina Zharkova, lors d'une présentation devant l'Assemblée nationale de l'astronomie à Llandudno, au nord du Pays de Galles.

Pour Etienne Parizot, professeur à l'université Paris Diderot et astrophysicien au laboratoire AstroParticule et Cosmologie (APC), cette découverte est à prendre avec des pincettes. «Ce nouveau modèle est intéressant puisque le groupe de scientifiques a manifestement identifié un niveau de complexité supérieur par rapport aux précédents modèles. Mais de là à prédire un petit âge glaciaire, restons prudents», commente-t-il. «L'étude du Soleil est une science complexe. L'activité magnétique a certes une incidence sur les rayons cosmiques, c'est certain. Mais est-ce que les rayons cosmiques ont une incidence sur le climat et les températures? C'est moins sûr, des expériences sont en cours à ce propos, et les résultats sont semi-concluants», explique l'astrophysicien.

Un minimum de Maunder d'ici quinze ans

Toutefois pour le groupe de scientifiques britanniques, les prochaines prévisions sont sans équivoque. «Lors du 26eme cycle, qui couvre la décennie 2030-2040, les deux vagues magnétiques seront complétement désynchronisées et cela va provoquer une réduction significative de l'activité solaire. Les deux champs magnétiques se reflèteront exactement. Il y aura un pic d'activité en même temps dans les deux hémisphères opposés (…). Nous prévoyons que cela va conduire à des propriétés d'un «minimum de Maunder», a déclaré Zharkova.

En 2014, la NASA alertait déjà sur la possibilité d'un tel phénomène mais avec beaucoup moins de certitude. Les scientifiques estimaient à 20% «la probabilité que les températures évoluent vers des ‘modifications majeures'», révélait Atlantico. «Nous allons tout droit vers des hivers très rudes, vers un mini âge de glace» confiait Richard Harrison du Rutherford Appleton Laboratory à la BBC, s'appuyant sur la nette diminution des taches solaires depuis 2011.

Le précédent «minimum de Maunder» remonte à la période de 1645 à 1715. A l'époque les hivers étaient tellement rudes que certains fleuves d'Europe, comme la Tamise ou bien la Seine, et d'Amériques avaient entièrement gelé. «Plusieurs peintures de l'époque montrent la Tamise gelée», raconte Etienne Parizot et ajoute: «Pendant plusieurs décennies les températures ont été plus froides que la moyenne». En France durant cette période, les températures pouvaient descendre jusqu'à -25°C.

 

Grand Remplacement et islam : le sondage choc qui secoue la Belgique

Lundi 9 janvier 2017 à 18:06

Une enquête sociologique menée en Belgique ne laisse plus de place au doute : 77% des sondés “ne se sentent plus chez eux comme avant”.

C’est une enquête sociologique qui secoue la classe politico-médiatique belge depuis plusieurs jours. Les deux médias belges Le Soir et la RTBF ont réalisé, vingt ans après, l’enquête d’opinion nommée Noir Jaune Blues. Ce que les journalistes et les politiques belges n’avaient pas prévu, en revanche, ce sont les résultats… pour le moins sans appel. Dans un pays secoué par des troubles essentiellement issus de l’immigration et de l’islamisme qui envahit, chaque jour un peu plus, le pays (cf Molenbeek, base arrière belge des djihadistes qui ont commis des attentats dans notre pays), les citoyens ont décidé de dire la vérité.

Ainsi, selon cette enquête, 77% des sondés affirment que “oui, ils ne se sentent plus chez eux comme avant”. De plus, toujours selon l’enquête, plus d’un citoyen belge sur deux estime que “même après plusieurs générations, les descendants d’un immigré ne seront jamais vraiment belges”. D'autres données sont sans appel : 67% des sondés estiment “qu'il y a trop d'immigrés dans notre société” et 66% estiment qu'ils sont “de plus en plus envahis”. Pour 60% des belges interrogés, “la présence d'une communauté musulmane en Belgique est plutôt une menace pour l'identité du pays”. 74% estiment également que l'islam n'est pas une religion tolérante.

Des réactions politiques belges surprenantes

La classe politique n’a pas manqué de réagir à de tels résultats. Ainsi, La députée bruxelloise Mahimur Ozdemir a par exemple déclaré qu’il fallait “ d’urgence travailler sur le NOUS !”, quand le ministre (PS) du Budget de la Communauté française André Flahaut, lui, estime qu’il “faut renforcer les mécanismes de solidarité qui permettent à l’État de jouer son rôle”. La classe politique belge, tout comme en France, a subi ce qu’elle déteste le plus : être mise face à la réalité.

 

 

Les maisons médicales du PTB, outils de propagande

Comment le PTB utilise les fichiers des patients des maisons médicales pour sa propagande électorale.

Tout le monde aime Raoul. Ou presque. Alors que le PTB affole les compteurs des derniers sondages – installé comme troisième force politique wallonne –, pour la première fois, des voix discordantes s’élèvent depuis les rangs même de la formation d’extrême-gauche pour dénoncer la récupération politique outrancière que pratique le PTB – par exemple dans les maisons médicales dont il a la responsabilité.

    "On prétexte un élément médical, par exemple une prise de sang, pour contacter un patient."

Les faits reprochés ont été transmis de manière anonyme à L’Echo: ils ont été rassemblés par "une douzaine" de membres et ex-membres du PTB et/ou des médecins ayant travaillé dans une des maisons médicales du PTB à Herstal.
Dans les coulisses du PTB

Les faits sont détaillés et circonstanciés sur 25 pages: mis bout à bout, ils révèlent une manière de faire pour le moins effarante – entre autres au niveau de l’utilisation des fichiers médicaux et des données des patients à des fins politiques.

Rappel, le PTB "gère" 11 maisons médicales en Belgique via "Médecine pour le Peuple". C’est dans les 11 communes où ces maisons médicales sont implantées que le PTB performe le mieux électoralement, note le politologue Pascal Delwit (ULB).

Extrait de ce rapport sur les pratiques du PTB:

"Nombre de fois, un patient a été contacté pour un avis, un élément de son dossier, une prise de sang, peu importe l’excuse. En fait, c’est juste pour pouvoir voir la personne puis, quand elle est dans la salle d’attente, un cadre du parti l’approche et discute avec elle. C’est souvent avec la prise de sang que la personne est convoquée alors que cliniquement, il n’y a absolument rien. Beaucoup de collègues se sont d’ailleurs souvent demandés pourquoi on convoquait des patients pour rien."

"Durant les campagnes électorales, le PTB Herstal téléphone aux patients de la maison médicale pour leur demander s’ils envisagent de voter pour lui. Quand un médecin a signalé (à un responsable du parti) que cela constituait un conflit du point de vue éthique de la médecine et du point de vue des libertés individuelles, ce dernier a répondu qu’il ne fallait pas dire qu’on effectuait un baromètre pour les élections mais dire que c’était pour revenir ensuite vers eux et savoir si on avait tenu nos engagements", détaille le document. "Certains cadres du PTB viennent parfois poser des questions aux membres de la maison médicale pour connaître l’état de santé de tel ou tel patient afin de savoir s’il (…) peut participer à tel événement. Ce qui présente une violation du secret professionnel."

> A lire également Quand les dégoûtés seront partis, resteront les dégoûtants
"La drague politique"

"Au niveau du dossier des patients et de leur utilisation à des fins politiques, c’est très facilement prouvable. Toute personne cadre du parti a accès au dossier médical du patient avec un mot de passe. Les informations sont recherchées à des fins politiques. Voici les informations recherchées en priorité: la personne travaille-t-elle? Où travaille-t-elle? A-t-elle un revenu? A-t-elle des enfants? Toutes ces informations aident à orienter la prospection électorale et la drague politique", lit-on dans le rapport.

Mais l’organisation interne des maisons médicales est également pointée: "Lors des réunions médicales du jeudi midi, le PTB engloutit entièrement médecine pour le peuple à travers des projets politiques. Le PTB se sert de médecine pour le peuple pour approcher les patients, les manipuler et gagner de l’argent. Les disputes et malaises au sein des équipes sont mis de côté pour parler de grèves et de manifestations."
© Nicolas Vadot © Nicolas Vadot

Et gare aux patients des maisons médicales qui n’auraient pas la bonne couleur politique: "Certains patients ont eu le culot de se présenter sur d’autres listes électorales que le PTB. Une pression a été exercée sur les membres de la famille de ces personnes dissidentes allant jusqu’à la dispute en formulant la clause de refus de soins de la part de certains médecins, etc. Au moins deux personnes ont été désinscrites de la maison médicale pour avoir figuré sur des mauvaises listes électorales."

Plus loin, les auteurs du rapport écrivent: "Certains d’entre nous ont dû retirer des commentaires sur Facebook ou autres réseaux sociaux parce qu’ils dévoilaient la faiblesse du PTB ou ses contradictions."

 

Publié le Mercredi 11 Janvier 2017 à 08h10

 Régions > Charleroi > Actualité

Le PTB de Charleroi recrute dans la salle d'attente de la maison médicale, à Marcinelle

Loïc Dévière

Ces dernières semaines, le PTB s’est retrouvé englué dans une polémique autour d’un éventuel prosélytisme dans ses maisons médicales de médecine pour le peuple. On a voulu savoir comment cela se passe dans celle de Marcinelle où officie Sofie Merckx, conseillère communale et médecin. Plongée au cœur de cet établissement !

En arrivant sur place, on croise deux patients sur le parking. Ils sortent chacun d’une consultation avec Sofie Merckx. «  Non, je ne discute jamais de politique avec elle. Je sais bien sûr qu’elle est membre du PTB, mais je possède la carte d’un autre parti  », lance un homme d’une cinquantaine d’années. Une autre jeune femme va dans le même sens… «  Moi, je ne suis pas l’actualité politique, loin de là même !  »

Bref, les patients n’ont pas l’air matraqués par les slogans dans ce lieu. Pourtant, dans la salle d’attente, difficile de passer à côté de la philosophie de l’endroit. Sur un petit présentoir, on retrouve la carte de… conseillère communale PTB de Sofie Merckx. Un autre fascicule indique comment devenir membre du parti, un QR code à scanner avec son smartphone y étant même disponible pour que cela se fasse au plus vite.

La présence de telles « publicités », dans un lieu où on se rend pour simplement recevoir des soins médicaux, peut interpeller.

 

 

 

 

Vers une profonde mutation du marché du travail dans les 15 années à venir

Publié le 8 Avril 2016

Le marché de l’emploi est en perpétuelle évolution et celle-ci devrait au minimum se maintenir voire s’accélérer. Selon une étude publiée récemment par le CBRE - le CBRE est l’acronyme de Coldwell & Banker & Richard Ellis, il est le leader mondial du conseil en immobilier commercial, et est côté sur le New York Stock Exchange, avec approximativement 44.000 employés - intitulée Fast Forward , 50% des métiers tels que nous les connaissons actuellement vont disparaître d’ici 2030. Cela ne signifie pas automatiquement qu’ils n’existeront plus, mais qu’ils vont au minimum profondément évoluer quant au contenu et à l’organisation du travail.
 
3 GRANDES TENDANCES
 
Selon une étude du professeur américain Daniel Jelski (doyen de l’école des sciences et d’ingénierie de la New Paltz State University of new York), 3 grandes tendances se dégageront dans un futur proche. La première prévoit que l’ordinateur (ou le robot) prendra de plus en plus de place, et que de ce fait, les gens ne feront plus que les travaux qu’il ne pourra pas réaliser.
 
AUTOMATISATION
 
Après l’industrie, l’automatisation a maintenant gagné le secteur des services. Toutes les tâches répétitives pouvant être automatisées le seront et d’ailleurs la plupart le sont déjà. L’intervention humaine sera néanmoins toujours indispensable pour faire fonctionner, exploiter et valoriser ces robots. Corrélativement à cette donnée, les emplois dans les sciences de l’informatique devraient être voués à un bel avenir. Le deuxième point est une conséquence directe du premier: les personnes disposant de compétences « non-échangeables » ou « non-informatisables » auront d’avantage de chances de réussir.
 
INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE
 
Cette dimension devrait quant à elle favoriser à l’avenir les connaissances et compétences spécifiquement humaines, créatives et sociales, telles que l’empathie, la compréhension, la psychologie et tout ce qui fait intervenir l’intelligence émotionnelle. Ces qualités devraient devenir très prisées dans un marché du travail de plus en plus compétitif. Le troisième et dernier élément mis en avant par cette étude, peut-être celui qui nous intéresse le plus, concerne la forme que prendra le travail du point de vue de son organisation. Les travailleurs « Freelances » et indépendants seront de plus en plus nombreux. Cette tendance est constante et semble s’intensifier.
 
FLEXIBILITÉ DU TRAVAIL
 
Un quart des travailleurs à temps plein actuel pourrait devenir indépendant d’ici 2025, toujours selon ces deux études. L’emploi fixe se transformant progressivement en réalisation de projets prédéfinis. Ce dernier aspect n’est pas forcément négatif et doit surtout encourager les gens, particulièrement les jeunes, à développer des compétences plurielles et transversales , à appréhender le travail différemment, et à développer de la flexibilité. Selon un rapport de l’Institut d’enquête du travail et de la société (HIVA) de la KU Leuven,vle travail intérimaire est le secteur qui a la plus forte croissance sur le marché belge du travail. «L’intérim est l’un des secteurs ayant connu une des plus fortes croissances. 14.500 emplois ont été créés » expliquent les chercheurs Ludo Struyven et Tim Goesaert. Ces éléments ne sont que prédictifs mais néanmoins à prendre en compte.
 
 
 
 
 

Un proche de Poutine: "Si Trump n'avait pas été élu, c'était la Troisième Guerre mondiale"

Christophe Da Silva
11/11/16 - 16h06  Source: The Sun, The Daily Mail
 
En théorie, Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s'entendre. © (Twitter).

Pour Sergei Glazyev, un conseiller de Vladimir Poutine, Hillary Clinton incarnait "le symbole de la guerre".

Ce n'est pas un secret: Vladimir Poutine a rapidement félicité Donald Trump pour son élection à la Maison Blanche. Le président russe a "exprimé l'espoir que soit mené un travail mutuel pour sortir les relations entre la Russie et les Etats-Unis de leur situation critique" et "a dit être certain qu'un dialogue constructif sera établi entre Moscou et Washington", a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

Clinton, "le symbole de la guerre"
Comme on peut le lire dans The Sun et le Daily Mail, Sergei Glazyev, un conseiller de Vladimir Poutine, a précisé que le peuple américain avait deux choix entre Hillary Clinton et Donald Trump: la "Troisième Guerre mondiale ou une paix mutuelle". Il décrit aussi Hillary Clinton comme "le symbole de la guerre" et Donald Trump comme "une chance pour un changement de course".

Relations glaciales
Les relations entre Washington et Moscou ont connu un sévère coup de froid après la suspension du dialogue sur la Syrie, celle d'un accord sur le désarmement nucléaire, et des soupçons de piratage russe de la campagne électorale américaine.

 

 

 La collaboration de gauche et de droite

Henri de Man, chef du Parti ouvrier belge (POB), le principal parti socialiste du royaume. De Man créée en novembre 1940 un syndicat unique, l'UTMI (Union des travailleurs manuels et intellectuels).
L'UTMI (Union des travailleurs manuels et intellectuels). Le comité central est composé de socialistes, de démocrates-chrétiens, de syndicalistes libéraux. Edgard Delvo, socialiste et pacifiste, prend en 1942 sa direction. Donc Henri De Man se réfugie en Haute-Savoie et les socialistes, les libéraux et les jocistes quittent l'UTMI. Edgar Delvo poursuit l'UTMI avec des effectifs nationalistes flamands et wallons réduit mais résolus.
Les Amis du Grand Reich Allemand (AGRA), est fondé par Joseph Spilette, Alfons De Boungne et dirigé par Georges Scaillet. L'AGRA recrute essentiellement des gens de gauche opposés au rexisme. Mais les deux formations finiront par s'entendre.
Deutsch-wallonische Arbeitsgemeinschaft (Dewag), organisation créé en 1943 par les SS pour dépasser l'AGRA et dirigée par Camille-André Ernaelsteen. Dewag tente de noyauter les Cercles Wallons de Roger De Moor (AGRA), foyers de détente des ouvriers wallons en Allemagne, et les Maisons Wallonnes, dirigées par Paul Garain (président de l'UTMI wallonne).
Le Journal de Charleroi, journal socialiste et pro-collaborationniste dirigé par J. Spilette. En 1941, il fait la promotion du Mouvement national-socialiste wallon(autre dénomination de l'AGRA), partisan d'un « État raciste » wallon.
La Légia (à Liège) est dirigée par Pierre Hubermont, écrivain prolétarien qui défend une ligne socialiste, collaborationniste modérée. Hubermont mène aussi plusieurs journaux édités par la « Communauté Culturelle Wallonne - CCW », dont « La Wallonie » (revue culturelle de bon niveau qui ne doit pas être confondue avec le journal La Wallonie).

 

UBU PAN, en train de lire Stalin.

Dans UBU PAN cette semaine...

Ah ! Ces gros titres de la presse bien-pensante : "Le PTB, troisième parti de Wallonie". Les lecteurs d'UBU PAN le savent : ce n'est pas vrai. Selon un sondage tout aussi "sérieux" et tout aussi peu fiable, ses 19 % d'opinions favorables en Wallonie font de la N-VA le vrai troisième parti au Sud du pays.

Après les titres, les interview de Raoul Hedebouw, le Staline/Castro/Chavez de ce parti aux racines pleines de promesses. Ah, ma chère, le troublant frisson que ces pétébistes nous font remonter dans l'échine !

Trêve de plaisanterie : qui a caché le cordon sanitaire ?
En novembre 1991 (le terrifiant "dimanche noir", ma bonne dame), il n'avait pas fallu une semaine pour que soit décrété un "cordon sanitaire" autour du Vlaams Blok, parti "non-démocratique".
Même les Laurette Onkelinx (PS) et Philippe Moureaux (PS) y allaient de leurs diatribes contre le VB, alors que les électeurs francophones ne pouvaient pas voter pour lui !

Certes, le VB, c'est l'extrême droââââte, et le PTB, c'est l'extrême gauche. Selon les Grandes Consciences de Ce Pays, il y a un bon (PTB) et un mauvais (VB) extrémisme.

Le mauvais, c'est celui qui a tué 6 millions d'innocents pendant la Seconde Guerre mondiale ; le bon, c'est celui qui a tué 20 millions de personnes, hors de toute guerre, en les affamant, les fusillant, les torturant, les envoyant dans des goulags.

Car le camarade Staline avait une très particulière et personnelle vision de l'opposition à sa façon cavalière de gouverner. Elle n'existait pas, puisqu'on ne s'opposait pas aux idées de Staline et que, de toute façon, Staline avait déjà liquidé les opposants avant qu'on leur demande leur avis et qu'ils aient eu le temps de constituer une opposition.

Le PTB se réclame de Staline - et de ses clones : Mao (Chine), Kim Il-sung (Corée du Nord), Pol Pot (Cambodge), Castro (Cuba), Chavez (Venezuela).

Rendez-vous à la boutique du PTB, boulevard Lemonnier, à Bruxelles : vous -y trouverez le gros volume "Un autre regard sur Staline", signé Ludo Martens, l'ancien et vénéré gourou du parti. Un "autre regard" frappé d'un sérieux strabisme divergent :
Martens y exonère Staline de tous ses crimes !

Voilà de quoi faire se tordre de rire tous les cordons sanitaires...
Et c'est avec ce même PTB qu'Elio Di Rupo envisageait de gouverner pour barrer la route au MR et à tous ces partis, cependant démocratiques, qui ne veulent plus de l'imposture socialiste.

Il est vrai que les extrémismes ont toujours fasciné (fascisé ?)
les socialistes.

Dans les années 1920, les "Grrrrands" Socialistes (Emile Vandevelde et son fidèle disciple et successeur à la tête du parti, Henri De Man) insistaient sur le fait que M. Benito Mussolini dirigeait en Italie un mouvement qui se réclamait du socialisme - cette "référence" excusait beaucoup de choses.

Et le parti de Monsieur Hitler ne s'intitulait-il pas "Parti National Socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) ?

Après 1945, il fallut tout entreprendre (y compris la falsification des manuels scolaires !) pour précipiter aux oubliettes ces opinions malsonnantes et gênantes. Le même soin fut apporté pour faire oublier la collaboration massive de la gauche avec l'occupant nazi, dès le 10 mai 1940 (invasion de la Belgique).
Mais en quoi le PTB est-il facho ?

D'abord, par sa prétention à être le "Parti des Travailleurs de Belgique". Comme Hitler se réclamait des travailleurs allemands, au travers de son parti national-socialiste. Les mots ont un sens et il convient de ne pas l'oublier.

Pour imposer ses idées, le "petit caporal" avait besoin d'un bouc émissaire : les Juifs. Depuis la découverte des camps d'extermination, l'antisémitisme se fait plus discret - encore qu'il le soit de moins en moins.

Antisémite, le PTB ? Pas officiellement. Mais il est de toutes les manoeuvres contre Israël, état juif jusqu'à plus ample informé...
Le PTB fait cause commune avec les fondamentalistes musulmans qui veulent tous les juifs israéliens à la mer, comme le préconisait le grand Mufti de Jérusalem, ami de Hitler et inspirateur des actuels dirigeants palestiniens. Ces mêmes musulmans, amis du PTB, déplorent que "les Juifs contrôlent tout, tiennent tous les leviers de commande".

Quand le PTB proclame qu'il "veut faire payer les riches", suivez mon regard...

La Belgique n'a pas de Marine Le Pen, mais bien un Raoul Hedebouw. Voter pour l'un ou l'autre revient au même : le vote du dégoût, le vote du rejet de la politicaillerie traditionnelle. Il se fait que l'extrémisme de droite français est de gauche, dès qu'il franchit la frontière de la Belgique.

Tout le reste n'est que cuisine politicienne. Les criailleries de Laurette Onkelinx (PS) ne font que refléter le vide abyssal du programme du PS. Et elle en subit les coups de boutoir : depuis qu'elle dirige la fédération bruxelloise du PS, les scores du parti n'arrêtent de sombrer !

La nature a horreur du vide. Face à la nullité du PS et de ses dinosaures, le PTB s'offre une voie royale. Si on ose dire...

 

 

 
 
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Paul Magnette : "La Marine, c'est ma copine !"

Spectacle hallucinant au parlement européen. Très en verve, Marine Le Pen n'a pas eu de mots assez doux pour encenser Paul Magnette (PS), le "champion" de la résistance au traité Ceta avec le Canada.

Le mariage Marine/Magnette de Sebaspopol, on a bien fait de ne pas mourir avant d'avoir vu ça !

Mais était-ce aussi imprévisible que ça ? On connaît la position trouble du Front National français à l'égard d'un certain passé nazi, c'est-à-dire, national-socialiste. Et du côté Magnette, on donne volontiers dans le nationalisme wallon. National + socialiste = national-socialiste.

François Hollande (PS français) ferait bien de s'inspirer de Popol : cela ferait remonter sa cote de popularité !

Cela dit, le tintouin (deux semaines !) engendré par Magnette relève de la pire des impostures démagogiques.

Pas une lettre n'a été modifiée dans l'accord Ceta - ce qui n'a pas empêché le ministre-président du "gouvernement" wallon de le signer en grande pompe.

Il aura donc réussi ce qui l'intéresse le plus : faire parler de lui en se faisant passer pour ce qu'il n'est pas, le défenseur du citoyen européen!

Il faudra demander aux agriculteurs et aux éleveurs ce qu'ils pensent de la comédie "Popol Tartufe". Ce dernier a cyniquement abandonné le monde agricole et l'a livré sans sourciller à la concurrence déloyale canadienne et nord-américaine.

C'est bien le cas de dire qu'entre Marine Le Pen et Paul Magnette (PS), c'est l'amour vache...
 
 
 
 
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Magnette et Lutgen nous prennent pour des cons!

Il a fallu 7 ans de négociations pour rédiger le traité Ceta. Pendant 7 ans, le PS et le CDH n'ont strictement rien fichu pour y imposer leurs idées -en avaient-ils ?

Pour des raisons bassement électoralistes, Paul Magnette (PS) a déclenché une crise dont le seul effet aura été de lui permettre de parader devant les caméras.

On ne nous fera pas croire qu'il aura suffi d'un week-end pour amender un traité que Magnette et Lutgen remettaient fondamentalement en cause !

Comme UBU PAN l'affirme depuis le début (voir le numéro en vente cette semaine), cette remise en cause du traité CETA est une sinistre comédie à visées électorales.

Tant le PS que le CDH l'auraient signé s'ils avaient été au gouvernement fédéral. Elio Di Rupo (PS) en avait l'intention quand il était premier ministre, de même que Magnette, ministre dans le gouvernement Di Rupo.

Aujourd'hui le PS et le Cdh sont prêts à capituler en rase campagne , après avoir déclenché une crise inutile, qui salira encore une fois la réputation de la Belgique dans le monde.

Sans doute le traité Ceta est-il une fuite vers l'inconnu, mais en trahissant le citoyen belge, le PS et le CDH sont en tête du peloton !

*A l'heure où nous rédigeons ces lignes, un accord semble avoir été trouvé. Autant dire que tout ce cirque ne rimait à rien, sauf mettre en avant le PS et le CDh à la conquête des voix du PTB...
 
 
 
La Belgique ridiculisée par Benoit Lutgen, le CDH et le PS.

En pleine conférence de presse retransmise dans le monde entier, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a "expliqué la Belgique aux Belges".
(voir vidéo : http://www.rtl.be/info/monde/europe/-j-ai-quelques-mots-a-dire-a-la-wallonie-juncker-cible-directement-magnette-et-lutgen-video--863280.aspx )

Ils nous a rappelé que les dirigeants de la région wallonne mentaient aux Wallons comme des arracheurs de dents.

Contrairement à ce qu'ont prétendu Magnette et Lutgen, l'Europe n'a JAMAIS menacé la Wallonie de mesures de rétorsion si elle ne signait pas le traité Ceta.

Par la même occasion, Juncker rappelait que RIEN n'a été changé au traité, pas même une virgule !

Lutgen et Magnette ont donc menti à la population. Et cela a été dénoncé devant le monde entier.

Merci, Lutgen ! Merci, Magnette, de nous avoir ridiculisés et d'avoir démoli la réputation de la Belgique !

Mais ces personnages sont tellement médiocres qu'en ce moment, ils triomphent: on a vu leur tête à la télévision canadienne. Ils sont célèbres, pensent-ils. Pour eux, rien d'autre ne compte...
 
 
 
 

Ceux qui veulent vous faire croire à un « islam modéré » vous mentent afin d’aider à l’islamisation de la Belgique.

Il n’y a qu’un seul et unique islam et voyez par vous même combien il est modéré !

 

Le Coran, Al-Fath 16 : " Dis à ceux des Bédouins qui restèrent en arrière : ‹Vous serez bientôt appelés contre des gens d'une force redoutable. Vous les combattrez à moins qu'ils n'embrassent l'Islam. Si vous obéissez, Allah vous donnera une belle récompense, et si vous vous détournez comme vous vous êtes détournés auparavant, Il vous châtiera d'un châtiment douloureux. "

Le Coran, An-Nisa 84 : " Combats donc dans le sentier d'Allah, tu n'es responsable que de toi même, et incite les croyants au combat. Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition. "

Le Coran, Al-Baqarah 190 : " Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. "

Le Coran, Al-Baqarah 193 : " Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes. "

Le Coran, An-Nisa 56-57 : " Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d'autres peaux en échange afin qu'ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, bientôt Nous les ferons entrer aux Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement. Il y aura là pour eux des épouses purifiées. Et Nous les ferons entrer sous un ombrage épais. "

Le Coran, Al Iram 15 : " Dis : ‹Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela ? Pour les pieux, il y a, auprès de leur Seigneur, des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, et aussi, des épouses purifiées, et l'agrément d'Allah.› Et Allah est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs. "

Le Coran, An-Nisa 95-96 : " Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmité - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d'Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d'excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense; et Allah a mis les combattants au-dessus des non combattants en leur accordant une rétribution immense; des grades de supériorité de Sa part ainsi qu'un pardon et une miséricorde. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. "

(Oui, Allah est pardonneur et Miséricordieux, pour ceux qui tuent pour leur cause et pour ceux qui embrassent l'Islam.)

Le Coran, An-Nisa 66-67 : " Si Nous leur avions prescrit ceci : ‹Tuez-vous vous-mêmes›, ou ‹Sortez de vos demeures›, ils ne l'auraient pas fait, sauf un petit nombre d'entre eux. S'ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et (leur foi) aurait été plus affermie. Alors Nous leur aurions donné certainement, de Notre part, une grande récompense. "

Haine du peuple Juif et négation de la crucifixion de Jésus :

Le Coran, An-Nisa 155-157 : " Nous les avons maudits (les Juifs) à cause de leur rupture de l'engagement, leur mécréance aux révélations d'Allah, leur meurtre injustifié des prophètes, et leur parole : ‹Nos cœurs sont (enveloppés) et imperméables›. En réalité, c'est Allah qui a scellé leurs cœurs à cause de leur mécréance, car ils ne croyaient que très peu. Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie. Et à cause leur parole : ‹Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah›... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. "

Le Coran, An-Nisa 160-161 : " C'est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu'ils obstruent le sentier d'Allah, (à eux-mêmes et) à beaucoup de monde, et à cause de ce qu'ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu'ils mangent illégalement les biens des gens. A ceux d'entre eux qui sont mécréants Nous avons préparé un châtiment douloureux. "

Pourquoi donc, les Musulmans haïssent tant les Juifs ? C'est que, dès leur jeune âge, le Coran leur apprend à les haïr et à traiter les Juifs de singes et de porcs :

Le Coran, Al-Maidah 60 : " Dis : ‹Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès d'Allah ? Celui qu'Allah a maudit (le Juif), celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs (les juifs), et de même, celui qui a adoré le Tagut, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit›. "

Le Coran, Al-Maidah 64 : " … Nous avons jeté parmi eux (les Juifs) l'inimitié et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection… "

La religion d'Allah est anti-chrétienne et anti-Christ, et ils sont contre la divinité de Jésus et contre la Trinité :

Le Coran, Al-Maidah 17-18 : " Certes sont mécréants ceux qui disent : ‹Allah, c'est le Messie, fils de Marie !› - Dis : ‹Qui donc détient quelque chose d'Allah (pour L'empêcher), s'Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre ?... À Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux›. Il crée ce qu'Il veut. Et Allah est Omnipotent. Les Juifs et les Chrétiens ont dit : ‹Nous sommes les fils d'Allah et Ses préférés.› Dis: ‹Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés?… "

Le Coran, Al-Maidah 72-73 : " Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : ‹En vérité, Allah c'est le Messie, fils de Marie.› Alors que le Messie a dit: ‹Ô enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur›. Quiconque associe à Allah d'autres divinités, Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent: ‹En vérité, Allah est le troisième de trois.› Alors qu'il n'y a de divinité qu'Une Divinité Unique ! Et s'ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d'entre eux. "

Le Coran, Al-Maidah 75 : " Le Messie, fils de Marie, n'était qu'un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent. "

76 Dis : ‹Adorez-vous, au lieu d'Allah, ce qui n'a le pouvoir de vous faire ni le mal ni le bien?› Or c'est Allah qui est l'Audient et l'Omniscient.

77 Dis : ‹Ô gens du Livre, n'exagérez pas en votre religion, s'opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit.

78 Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru (les Juifs) ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. "

(Cette dernière affirmation est fausse. Ni David, ni notre Seigneur Jésus n'ont jamais maudits les Juifs. Car pour les Musulmans qui maudissent les Juifs, il est écrit : " …Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira ! En parlant de la descendance de Jacob " (Genèse 27:29, Nombres 24:9).

Le Coran, An-Nisa 171 : " Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas ‹Trois›. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur. "

 

 Dans la Bible il est écrit :

 

1 Jean 2:18 : " Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c'est la dernière heure. "

 

1 Jean 2:22-23 : " Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. "

L'Islam renie Christ et sa divinité. Il s'agit donc d'une religion Anti-Christ.

L'Islam empêche tout Musulman de croire en Jésus :

Le Coran, Al-Baqarah 120 : " Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. – Dis : Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction. Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu la science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. "

L'Islam place le Coran au dessus de la Bible, et prétend avoir reçu la promesse d'Abraham par dessus les Juifs et les Chrétiens :

Le Coran, Al Iram 65-71 : " Ô gens du Livre, pourquoi disputez-vous au sujet d'Abraham, alors que la Thora et l'Evangile ne sont descendus qu'après lui ? Ne raisonnez-vous donc pas ? Vous avez bel et bien disputé à propos d'une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n'avez pas connaissance ? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas. Abraham n'était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n'était point du nombre des Associateurs.

Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants. Une partie des gens du Livre aurait bien voulu vous égarer. Or ils n'égarent qu'eux-mêmes; et ils n'en sont pas conscients. Ô gens du Livre, pourquoi ne croyez vous pas aux versets d'Allah (le Coran), cependant que vous êtes témoins ? Ô gens du Livre, pourquoi mêlez-vous le faux au vrai et cachez- vous sciemment la vérité ? "

Et le Coran, a placé Ismaël dans la promesse d'Abraham au lieu de Isaac, comme nous l'enseigne la Bible :

Le Coran, As-Saffat 100-109 : " Seigneur, fais-moi don d'une [progéniture] d'entre les vertueux›. Nous lui fîmes donc la bonne annonce d'un garçon (Ismaïl) longanime. Puis quand celui-ci fut en âge de l'accompagner, [Abraham] dit : ‹Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses›. (Ismaël) dit : ‹Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé : tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants›. Puis quand tous deux se furent soumis (à l'ordre d'Allah) et qu'il l'eut jeté sur le front, voilà que Nous l'appelâmes ‹Abraham ! Tu as confirmé la vision. C'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants›. C'était là certes, l'épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : ‹Paix sur Abraham›. "

La religion d'Allah encourage le meurtre et la vengeance des hommes: 

Le Coran, Muhammad 4-8 : " Lorsque vous rencontrez ceux qui ont mécru, frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d'Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. Il les guidera et améliorera leur condition, et les fera entrer au Paradis qu'Il leur aura fait connaître. Ô vous qui croyez ! si vous faites triompher la cause d'Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas. Et quand à ceux qui ont mécru, il y aura un malheur pour eux, et Il rendra leurs oeuvres vaines. "

Alors que la Bible dit :

 

Romains 12.19 : " Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. " (Voir aussi Deutéronome 32:35.)

Pourquoi tout processus de paix, signé avec l'Islam sera voué à l'échec ?

Le Coran, An-Nisa 89 : " Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur. "

Et encore :

Le Coran, Al-Maidah 51 : " Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. "

Le Coran encourage le peuple islamique à rejeter le dialogue et à refuser de faiblir devant les autres peuples, ce qui est une attitude orgueilleuse :

Le Coran, Muhammad 35 : " Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu'Allah est avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais du mérite de vos œuvres. "

Quelles œuvres !!! Le meurtre ! La Haine ! Et le Mensonge !

Le Coran, Al-Fath 28 : " C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l'Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin. "

Il ne peut y avoir aucun allié pour les Musulmans, sans que ceux-ci n'embrasse l'Islam. Cela est très clair. Et ceux qui désobéissent à cet ordre sont pour eux des rebelles. Le Coran n'existe uniquement que dans le but de triompher par la force au dessus de toutes autres religions.

 

Voilà donc la religion de l'Islam et c’est ce même Islam que l’on vous décrit comme pacifique

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 Peuple de Belgique,

Nous, citoyens de la Belgique, participerons à un grand effort national dès 2020 pour reconstruire notre pays et rétablir sa promesse envers tous ses habitants. Ensemble, nous allons déterminer l’avenir de notre pays pour de nombreuses années à venir. Nous aurons des défis à relever. Nous aurons des difficultés à surmonter. Mais nous ferons ce qu’il faut pour réussir.

Pendant trop longtemps, une petite élite dans la capitale de notre pays a tiré profit du gouvernement au détriment du peuple. L'élite a prospéré mais le peuple n’en a pas profité. Les politiciens ont prospéré mais les emplois ont disparu. Et les usines ont fermé leurs portes. Les membres de l’establishment se sont protégés mais ils n’ont pas protégé les citoyens de ce pays. Leurs victoires n’ont pas été les vôtres. Leurs triomphes n’ont pas été les vôtres. Et pendant qu’ils les célèbrent dans notre capitale, les familles en difficulté partout à travers le pays ont peu de raisons de se réjouir.

Tout cela va changer à partir de 2020 si vous votez CHRETIEN en 2019. Car ce moment sera alors votre moment. Il vous appartiendra. Ce moment appartiendra à tous ceux réunis ici et à tous ceux qui nous suivent à travers la Belgique.

Mai 2019 sera votre jour. Ceci sera votre célébration. Et cette Belgique est votre pays. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas de savoir quel parti sera au pouvoir ; l’important, c’est de savoir si le gouvernement sera aux mains du peuple. On se souviendra de mai 2019 comme de la date à laquelle le peuple aura retrouvé le pouvoir dans cette nation. Les laissés pour compte de notre pays ne seront plus laissés pour compte. Tout le monde vous écoutera. Venez par centaine de milliers pour participer à ce mouvement historique, un mouvement comme la Belgique n’en a encore jamais connu.

Au cœur de ce mouvement CHRETIEN réside une conviction profonde – à savoir que la nation existe pour servir ses citoyens. Les Belges veulent de bonnes écoles pour leurs enfants, des voisinages où règne la sécurité pour leur famille, de bons emplois pour eux-mêmes et une vie digne même si ils n'ont pas la chance d'avoir un emploi. Ce sont là des revendications justes et raisonnables, celles de gens vertueux et d’un public vertueux.

Mais trop de nos concitoyens sont confrontés à une réalité entièrement différente. Des mères et leurs enfants pris au piège de la pauvreté dans nos quartiers défavorisés, des usines délabrées dispersées à travers notre pays comme des tombes dans un cimetière, un système scolaire riche, mais qui n’enseigne rien à notre belle jeunesse. Et la criminalité, les gangs et la drogue qui ont dérobé trop de vies et ont privé notre pays de tant de son potentiel. Ce carnage Belge s’arrêtera ici et maintenant.

Nous formerons une seule nation, et leur souffrance est la nôtre. Leurs rêves sont les nôtres, et leurs succès seront les nôtres. Nous aurons un cœur, un foyer et une glorieuse destinée en commun.

Le serment que je prêterai et que CHRETIEN prêtera en 2019 si vous votez en masse pour CHRETIEN est un serment d’allégeance à tous les Belges.

Pendant de nombreuses décennies, nous avons enrichi des industries étrangères aux dépens de la nôtre, subventionné les armées d’autres pays alors que nous assistons à la déperdition de la nôtre. Nous avons défendu les frontières d’autres pays tout en refusant de protéger les nôtres. Et nous avons dépensé des milliards d'euros à l’étranger alors que l’infrastructure Belge est tombée dans le délabrement et le déclin.

Nous avons enrichi d’autres pays tandis que la richesse, la force et l’assurance de notre pays se sont dissipées au fil du temps. L’une après l’autre, nos usines ont fermé et ont quitté nos rives, sans même une pensée pour les milliers et milliers de travailleurs Belges laissés pour compte. La richesse de notre classe moyenne a été arrachée de nos foyers pour être redistribuée dans le monde entier. Mais c’est le passé et nous nous tournons maintenant vers l’avenir.

Nous parti politique CHRETIEN réunis ici aujourd’hui prenons un nouveau décret qui sera entendu dans toutes les villes et tous les centres du pouvoir. À partir de 2020, une nouvelle vision gouvernera notre nation. À partir de 2020, ce sera strictement la Belgique d’abord – le peuple Belge d’abord. Toutes les décisions sur les échanges, la fiscalité, l’immigration, les affaires étrangères seront prises pour bénéficier aux travailleurs et sans emploi Belges et aux familles Belges. Nous devons protéger nos frontières des ravages que font d’autres pays quand ils fabriquent nos produits, volent nos entreprises et détruisent nos emplois.

La protection aboutira à la prospérité et à la force. Je me battrai pour vous avec chaque souffle en moi. Et jamais, jamais, je ne vous décevrai. La Belgique sera de nouveau gagnante, plus encore qu’autrefois.

Nous CHRETIEN ramènerons l’emploi et aussi une dignité pour tous via une allocation universelle de 1400 euros par mois. Nous rétablirons nos frontières. Nous rétablirons notre prospérité et nous rétablirons nos rêves.

Nous CHRETIEN construirons de nouvelles routes et autoroutes, et des ponts, et des tunnels et des voies de chemin de fer à travers notre magnifique nation.

Nous CHRETIEN libérerons les gens de l’aide sociale et nous les remettrons au travail pour reconstruire notre pays avec une main-d’œuvre Belge et un labeur Belge et si pas au minimum nous garantirons une vie digne pour tous via une allocation universelle de 1400 euros par mois.

Nous CHRETIEN respecterons deux règles très simples – acheter Belge et embaucher Belge.

Nous CHRETIEN chercherons l’amitié et la bonne volonté auprès des nations du monde.

Mais nous CHRETIEN le ferons en sachant que toute nation a le droit de mettre ses propres intérêts en avant. Nous cherchons non pas à imposer notre mode de vie sur les autres, mais à le faire rayonner par l’exemple.  Nous rayonnerons par l’exemple.

Nous CHRETIEN renforcerons les alliances existantes et en forgerons de nouvelles. Et nous unirons le monde civilisé contre le terrorisme islamiste radical, que nous éradiquerons entièrement de la surface de la Terre.

Le socle de notre politique sera l’allégeance totale à la Belgique, et par notre loyauté envers notre pays, nous redécouvrirons notre loyauté les uns envers les autres. Quand vous ouvrez votre cœur au patriotisme, il n’y a pas de place pour les préjugés.

La Bible nous dit comme il est bon de voir tous les peuples de Dieu vivre en harmonie. Nous devons parler franchement, discuter de nos désaccords ouvertement, mais toujours rechercher la solidarité. Lorsque la Belgique est unie, rien ne peut l’arrêter.

Il n’y a pas de raison d’avoir peur. Nous sommes protégés, et nous le serons toujours. Nous serons protégés par les hommes et femmes remarquables de nos forces armées et de la police. Mais surtout, Dieu nous protégera.

Enfin, nous devons penser grand et rêver plus grand encore. En Belgique, nous comprenons qu’une nation ne peut vivre que tant qu’elle fait son possible. Nous n’accepterons plus les politiciens qui ont du bagou mais qui ne font rien, qui se plaignent tout le temps mais qui ne font jamais rien pour changer les choses.

Le temps de la parlote est fini. L’heure de passer à l’action est arrivée. Ne laissez personne vous dire que ça ne peut pas se faire. Aucun défi n’est trop grand devant le cœur, l’ardeur et l’esprit de la Belgique. Nous n’échouerons pas. Notre pays va réussir et prospérer de nouveau.

Nous sommes à l’aube d’un nouveau millénaire, prêts à percer les mystères de l’espace, à libérer la Terre des misères de la maladie, et à maîtriser les énergies, les industries et les technologies de demain. Une nouvelle fierté va nous animer, élever nos regards, panser nos divisions.

Le moment est venu de nous rappeler les sages paroles que nos soldats n’oublieront jamais – à savoir, que nous soyons noir, brun ou blanc, nous avons tous dans nos veines le même sang rouge des patriotes. Nous jouissons tous des mêmes libertés glorieuses, et nous saluons tous le même grand drapeau Belge. L’enfant né dans la ville tentaculaire de Bruxelles et celui né dans les plaines des Ardennes ou des Polders balayées par le vent voient le même ciel nocturne, emplissent leur cœur des mêmes rêves, et leur souffle de vie leur a été donné par le même Créateur Tout-Puissant.

À tous les Belges de toutes les villes proches et éloignées, petites ou grandes, d’une colline à l’autre, d’une rivière, d'un fleuve à l’autre, écoutez ces paroles : vous ne serez plus ignorés. Vos voix, vos espoirs et vos rêves définiront notre destinée Belge. Et votre courage, votre bonté, votre amour nous guideront pour toujours tout au long du chemin.

Ensemble, nous rendrons à la Belgique sa force. Nous rendrons à la Belgique sa richesse pour tous les Belges. Nous rendrons à la Belgique sa fierté. Nous rendrons à la Belgique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous rendrons à la Belgique sa grandeur.

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse la Belgique.



Emmanuel Colbrant

Président fondateur de CHRETIEN